Inachevée, vivante, de Pierrine Poget
Pierrine Poget / Inachevée, vivante/ Naître à soi-même
J'avais déjà été séduite par le premier récit en prose de Pierrine Poget, Warda s'en va (La Baconnière 2021) où, en proie à une remontée de souvenirs, elle reprenait un carnet de voyage au Caire, faisant revivre une mémoire plus intime et plus vive. Inachevée, vivante, ce second petit opus en prose creusant en profondeur en s'appuyant sur des notes et une mémoire floue «montrant la fragilité et la confusion de ces époques», revient de même à la première personne sur un passé encore plus intime. Et l'auteure, grâce à une langue poétique délicate, précise et suggestive, réussit à y traduire avec force et légèreté la complexité des instants vécus, oeuvrant toujours à une réconciliation avec soi et avec le monde en retrouvant la joie du vivant.

