L’Âme à l’envers d’Eugène Durif
Elma regrette-telle vraiment son départ ?
Bernard trouve un soutien moral dans la lecture des poèmes de Stanislas Rodanski. L’amour ne serait alors que morne plaine ? Bernard prend le train pour Lyon. Il faut tirer cette historie au clair… de lune à Maubeuge, sur une mer de nuit à Capri, sur les remparts où madame promène son cul et Brel chante à fendre l’âme. Partir, oui. Mais non pas fuir. Même si ses pieds vont le trahir. Après une visite de mémoire ce seront des lieux plus glauques pour amants désaxés.
Dans une langue particulière, Eugène Durif peint la quête utopique d’un ailleurs dans l’amour. Plus qu’une fin en soi, c’est l’aventure de l’après. Ce qui se cache derrière, qui fait courir l’homme. Le mâle en quête d’absolu dans la possession d’un triangle de chair. L’amour physique par extension au sentimentalisme ravageur. Miroir aux alouettes qui ne renvoie que l’abandon. De soi. De toute chose.
Annabelle Hautecontre
Eugène Durif, L’Âme à l’envers, Actes Sud, janvier 2015, 224 p. – 19,00 euros
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