samedi 30 avril 2016

Olga Papadopoulou / Le monde des signes


Le monde des signes

Le symbolisme logique et arbitraire des mots

9 JANV. 2014 
par 
La langue des signes est une langue spéciale, unique et différente aux autres. C'est une langue produite par les mouvements des mains, du visage et du corps dans son ensemble. C'est la langue qu'utilisent les gens avec une perte partielle ou totale de l'ouïe. La surdité est un état pathologique, alors les gens qui utilisent cette langue sont non seulement une minorité linguistique, mais aussi une minorité handicape. C'est un peu bizarre, car ces gens appartiennent dans la même société culturelle et, si on pourrait les écouter, ils font partie de la même société linguistique avec ceux qui peuvent articuler et écouter.
La langue des signes n'est pas internationale. Il y a une langue des signes pour chaque communauté parlante. Cest une langue complète, strictement structurée dont les signes jouent le rôle de nos mots et lexpression produit des sons. La première référence pour la langue des signes grecque se fait dans le dialogue de PlatonKratilos, où Socrate parle avec Ermogenis et Kratilos des avantages de la langue des signes, la capacité de communication des gens sourds et la relation entre les objets et les mots, le symbolisme logique ou arbitraire des mots.
Au niveau internationale l'histoire de la communauté des sourds est plein des luttes et des revendications, des luttes faites pour l'évident. Avant le 18ieme siècle il était considéré que les sourds ne pouvaient pas apprendre, mémoriser ou communiquer et que leur langue maternelle, la langue des signes, était une pantomime pour de créatures d'une nature moins développée. En 1755 l'abbé Charles Michel de l'Épée a contesté cette perception et il a établit la première école pour des enfants sourds à Paris. Ses élèves ont voyagés dans le monde entier, pour établir d`autres écoles et pour continuer le travail et la mission de leur professeur (Pays Bas, Pologne, Irlande, Êtas-Unis).
En 1880, au Conseil International de Milan, la langue des signes était interdite, parce que, d'après les résultats du Conseil, la surdité était considérée une maladie que l'éducation devait guérir à travers l'articulation. Mais comment est-ce qu'on peut articuler si on ne peut pas entendre!?! Tous les enseignants sourds étaient licenciées et les personnes sourdes étaient peu à peu marginalisés et considérés comme des personnes mentalement retardés. En 1960 la recherche de William Stokoe, sur la structure de la langue des signes Americaine a changé, enfin, le point de vue de la communauté scientifique vers la langue des signes. Alors, c'était dans cette période là que les sociétés ont commencé à considérer les sourds comme une communauté culturelle et linguistique minoritaire et pas comme des créatures inférieures.
Aujourd'hui les sourds font partie de chaque société parlante. La communauté des sourds à travers leur langue crée ses propres coutumes, habitudes et mœurs. En générale, les membres de cette société se marient entre eux, il s'agit d'une société fermée, quand même il y a beaucoup de personnes parlantes (ceux qui parlent et peuvent utiliser la langue des signes) qui font partie de la société sourde et soutiennent leurs luttes.

Olga Papadopoulou
Olga est née à Athènes et vit au Pirée. Elle a fait des études de traduction à lʼUniversité Ionienne de Corfu. Au cadre des ses études elle a suit un semestre à l'Université Paul Valery III de Montpellier, où elle a fait des cours de littérature grecque et française, de traduction bilingue et de linguistique. Elle a participé à un cours estival pour apprendre lʼitalien à lʼUniversité de Siena. Elle parle lʼanglais, le français et lʼitalien. Elle a étudié, aussi, la théorie et l'harmonie de la musique et joue du piano.
Aujourdʼhui, elle fait un master dʼinterprétation des conférences et suit des cours de la langue des signes grecque.
Elle sʼoccupe de la traduction, écrite et orale, elle fait des léçons des langues étrangères aux enfants et aux adultes et sʼoccupe volontairement de la traduction et du sous-titrage au festival international dʼanimation “Bethere! Corfu Animation Festival”.
Elle aime bien le théâtre, le cinéma, la musique, et la littérature. Les voyages et la connaissance des cultures, des cuisines et des civilisations différentes font partie importante de sa vie. Elle cherche, aussi, à sélectionner des objets vieux et des disques vinyle.



vendredi 29 avril 2016

Gustave Flaubert / Extraits de "Voyage en Egypte"


Statue-de-Flaubert-a-Rouen

Gustave Flaubert

Extraits de "Voyage en Egypte"

14 AVR. 2011 
par 
C'est entre juin et septembre 1851, juste avant de se lancer dans la rédaction de Madame Bovary, que Gustave Flaubert mit toute son énergie à écrire le récit du voyage en Orient qu'il venait de faire, quelques mois plus tôt, avec Maxime Du Camp : un texte direct, sauvage, parfois éblouissant, toujours surprenant de vérité, où le jeune écrivain, encore inconnu, se faisait à lui-même le pari de « tout dire » et d'enregistrer tels quels les souvenirs de cette traversée de l'Égypte qui avait été pour lui une expérience décisive.




Extraits de "Voyage en Egypte" :
Près de Memphis
A la tombée du jour, le ciel est devenu tout rouge à droite, et tout jaune à gauche. - les pyramides de Sakkarah tranchaient en gris dans le fond vermeil de l'horizon. C'était une incandescence qui tenait tout ce côté-là du ciel et le trempait d'une lumière d'or.
Sur l'autre rive, à gauche, c'était une teinte rose - plus c'était rapproché de terre, plus c'était rose. Le rose allait montant et s'affaiblissant, il devenait jaune, puis un peu vert - le vert pâlissait et, par un blanc insensible, gagnait le bleu qui faisait la voûte sur nos têtes où se fondait la transition (brusque) des deux grandes couleurs.

En allant vers Rosette
... le soleil se couche. C'est du vermeil en fusion dans le ciel, puis des nuages plus rouges en forme de gigantesques arêtes de poisson (il y eut un moment où le ciel était une plaque de vermeil et le sable avait l'air d'encre) - en face, et à notre gauche du côté de la mer et de Rosette, le ciel a des bleus tendres comme au pastel -

Du haut des Pyramides
Le soleil se levant en face de moi, toute la vallée du Nil, baignée dans le brouillard, semblait une mer blanche immobile, et le désert, derrière avec ses monticules de sable, comme un autre Océan d'un violet sombre, dont chaque vague eût été pétrifiée. Cependant, le soleil montait derrière la chaîne arabique, le brouillard se déchirait en grandes gazes légères, les prairies coupées de canaux étaient comme des tapis verts arabesqués de galon. En résumé trois couleurs : un immense vert à mes pieds au premier plan ; le ciel blond rouge = vermeil usé ; derrière et à droite, étendue mamelonnée d'un ton roussi et chatoyant.

Dans le désert
Nous revenons - le soleil se couche - la verte Egypte au fond - à gauche pente de terrain toute blanche, on dirait de la neige - les premiers plans sont tout violets, les cailloux brillent, baignés littéralement dans de la couleur violette : on dirait que c'est une de ces eaux si transparentes qu'on ne les voit pas, et les cailloux entourés de cette lumière glacée, sur elle ont l'air métallique et brillent.

Sur le Nil
Les pyramides de Sakkarah se détachent en gris dans la couleur d'or qui s'étend depuis la ligne de la terre jusqu'au milieu du ciel - à gauche c'est d'abord rose - jaune- vert, enfin bleu - au milieu est le Nil jaune.

Coucher de soleil
Des nuages d'or, semblables à des divans de satin - le ciel est plein de teintes bleuâtres
gorge-de-pigeon.

Medinet-Abou
Les montagnes sont indigo foncé (côté de Medinet-Abou) - du bleu par-dessus du gris noir, avec des appositions longitudinales lie-de-vin, dans les fentes des vallons - les palmiers sont noirs comme de l'encre - le ciel est rouge - le Nil a l'air d'un lac d'acier en fusion.

Élephantine
Au coucher du soleil, les arbres ont l'air faits au crayon noir et les collines de sable semblent être de poudre d'or. De place en place elles ont des raies noires minces (traînées de terre, ou plis du vent) qui font des lignes d'ébène ce sur fond d'or - or comme celui des vieux sequins.

Sous le tropique
Au coucher du soleil, le ciel s'est divisé en deux parties. Ce qui touchait à l'horizon était bleu pâle, bleu tendre, tandis qu'au-dessus de nos têtes et dans toute sa largeur, c'était un immense rideau pourpre à trois plis - un, deux, trois - derrière moi et sur les côtés, le ciel était comme balayé par de petits nuages blancs, allongés en forme de grèves - il avait eu cet aspect toute la journée - la rive à ma gauche était toute noire. Le grand rideau vermeil s'est décomposé en petits monticules d'or moutonnés - c'était comme tamponné par petites masses régulières - le Nil, rougi par la réflexion du ciel, est devenu couleur sirop de groseille. Puis, comme si le vent eût poussé tout cela, la couleur du ciel s'est retirée à gauche, du côté de l'Occident, et les ténèbres sont descendues.

Désert de Kosseïr
... à notre droite un tourbillon de khamsim s'avance, venant du côté du Nil dont on aperçoit encore à peine quelques palmiers qui en font la bordure - le tourbillon grandit et s'avance sur nous - c'est comme un immense nuage vertical qui, bien avant qu'il nous enveloppe, surplombe nos têtes, tandis que sa base, à droite est loin de nous - il est brun-rouge- et rouge pâle - nous sommes en plein dedans.
(...) Le vent chaud vient du midi - le soleil a l'air d'un plat d'argent bruni - une seconde trombe nous gagne - ça s'avance comme une fumée d'incendie, couleur de suie avec des tons complètement noirs à sa base - Ça marche... ça marche... le rideau nous gagne, bombé en volutes par le bas, avec ses larges franges noire.


David Levine


Gustave Flaubert (1821 - 1880) est un écrivain français. Prosateur de premier plan de la seconde moitié du xixe siècle, Gustave Flaubert a marqué la littérature française par la profondeur de ses analyses psychologiques, son souci de réalisme, son regard lucide sur les comportements des individus et de la société, et par la force de son style dans de grands romans comme Madame Bovary (1857), Salammbô (1862), L'Éducation sentimentale (1869), ou le recueil de nouvelles Trois Contes (1877).



dimanche 24 avril 2016

Ugo Rondinone / "La nature est ma religion"


Ugo Rondinone : "La nature est ma religion"

Par Shirine Saad 
Le 29 mars 2016


Les inspirations poétiques du plasticien suisse nous emportent dans un voyage à travers le temps et l’imaginaire. Portrait d’un artiste rock qui rêve en couleur.

Ugo Rondinone a redonné vie à l’église baptiste Mount Moriah à Harlem ; longtemps abandonnée, elle a été transformée en studio-résidence. Dans la grandiose entrée où les mosaïques originales ont été restaurées, un colosse de pierre siège sur son socle. Plus loin, derrière les lourdes portes de bois, le studio de l’artiste est rempli de clowns à taille humaine, que son équipe habille pour une nouvelle exposition. Des horloges de verre teinté suspendues au plafond rappellent les vitraux intacts de la bâtisse originale. Au milieu de ce décor spectaculaire, de grands arbres noirs. Au mur, des canevas découpés en forme de nuages attendent d’être recouverts d’aérosol bleu ciel. Dans un studio adjacent, un joyeux groupe d’assistants perfectionne des sculptures en pierre peinte de couleur fluorescente, qui seront prochainement exposées dans le désert du Nevada (1). Les espaces privés regorgent aussi d’œuvres d’art (Urs Fischer, Sarah Lucas) que l’artiste collectionne. Le poète new-yorkais John Giorno, qui partage la vie de Rondinone depuis vingt ans, y a installé son studio. Voici l’univers bariolé, fantasque et onirique d’Ugo Rondinone.
Né en 1964 à Brunnen, en Suisse, l’artiste lance sa carrière à Vienne à la fin des années 1980, avec des dessins monochromes de paysages romantiques. Il crée ensuite ses fameuses cibles-mandalas, cercles colorés peints à l’aérosol sur des canevas blancs aux lignes floues. Il multiplie les styles et les références, bâtissant des murs et des portes sans maison, modifiant des photographies de mode, créant des arcs-en-ciel pop géants, des nus de cire mélancoliques, des chevaux et des oiseaux de bronze, des sculptures de pierre...
Chaque nouvelle série contraste avec la précédente pour raconter l’artiste dans une œuvre d’art totale en plusieurs temps, aussi magiquement cathartique qu’universelle. Rondinone crée des associations lyriques et candides, qui font allusion à des thématiques éternelles : l’absurde, le désir, la nature, la société de consommation, la vie, la mort.


Lenteur

La question du temps obsède l’artiste depuis le début de sa carrière. Aussi, il titre ses œuvres de dates biographiques mystérieuses. Au cours de l’élaboration d’une œuvre, il crée un journal intime marqué par l’existentialisme et fait l’éloge de la lenteur comme démarche métaphysique. Ainsi, avec ses montres sans cadran, ses fenêtres bloquées ou ses scènes de cirque figées, le temps ralentit pour créer un univers parallèle propice à la contemplation : c’est l’anti-Hollywood. « La lenteur est un thème important pour moi, puisque je pense que la valeur de l’art est dans sa lenteur inhérente. Je ne cherche pas à entrer en concurrence avec une industrie où la rapidité est la force principale. Au contraire, la lenteur me permet de trouver ma propre voie. Je crois en la créativité individuelle. Je crée mes propres règles et mon temps. Un artiste doit rester indépendant et solitaire. » L’œuvre de Rondinone est marquée par une dualité intrinsèque entre cette lenteur et une qualité industrielle, inexorable après les ready-mades de Duchamp. Les sculptures de pierre semblent précaires, mais exigent de rigoureuses techniques d’architecture. Pour l’artiste, ces contrastes témoignent de la frontière factice entre réalité et fiction, nature et culture, art et entertainment.


L’absurde

La pensée de Samuel Beckett imprègne l’œuvre de Rondinone, qui refuse d’offrir un projet de vie et propose plutôt des moments d’existence mélancoliques. Pour Rondinone, artiste prestigieux mais notoirement timide, l’artiste est l’anti-entertainer, l’anti-intellectuel public, l’antistar. « L’art ne doit avoir aucune proposition, mais n’existe que pour nourrir l’âme et pour se trouver. L’art est l’extension de mon être. Et, bien entendu, la vie est absurde. Elle n’a aucun sens. Comme le dit le titre de l’une de mes expositions (à Shanghai) Breathe, Walk, Die (“respire, marche, meurs”), c’est une répétition éternelle. La frontière entre le sérieux et l’absurde est si fine que l’on peut aisément la traverser. Nous devons inventer nos propres valeurs puisque celles de la société n’ont aucun sens. »


La poésie

« Comme l’art, la poésie n’est pas logique. Comme l’art, elle vous oblige à ralentir, à ne pas essayer de comprendre puisqu’il faut sentir un poème tout comme il faut sentir une œuvre d’art. Il faut s’ouvrir aux sons du monde. » L’expérience poétique est essentielle à l’œuvre de Rondinone, qui présente des images immédiates, simples, naïves, enfantines, subtilement manipulées, cherchant à provoquer des réactions plutôt émotives que cérébrales. Par ailleurs, il aime juxtaposer des mots et des phrases à connotation personnelle à ses œuvres sans créer de lien descriptif évident. Un monstre de bronze repeint en argent est titré Sunrise. Un olivier en aluminium :Feel, You Feel, We Feel Through Each Other Into Ourselves. Une fenêtre masquée de Plexiglas rouge : The Stillness. De ces associations libres, réminiscences des cadavres exquis des surréalistes, importante influence pour Rondinone, émerge un mystère dont seul l’artiste a la clé. « J’aime la simplicité du langage, quand le mot devient une image, une icône. J’utilise le langage pour renforcer l’émotion de l’œuvre d’art. »


La mélancolie

Pour Rondinone, l’art permet de provoquer un état de mélancolie, à l’écart de l’agitation de la vie quotidienne, permettant de rêver d’un horizon imaginaire. « La mélancolie, ce n’est pas la tristesse, explique l’artiste. C’est un désir pour quelque chose dont on pense manquer sans savoir exactement ce qu’il est. C’est imaginer une fin heureuse au bout de l’horizon. La mélancolie me motive puisque le sentiment de ne pas être comblé doit être comblé. » Comme ses clowns apathiques, contemplant une réalité parallèle, il cherche à maintenir un état de passivité par rapport à la société hypermédiatisée. « C’est à ce moment-là que l’on s’ouvre et que l’on accueille tout ce qui se passe en soi. Rothko par exemple aurait été inimaginable dans un rôle actif. »

La nature

Les premiers dessins à l’encre, traçant les lignes sinueuses d’arbres et de forêts, ont établi le thème essentiel de son œuvre : la nature. Depuis, l’artiste crée des lithographies de ciels étoilés, des nuages peints à l’aérosol, des séries d’arbres métalliques, des sculptures de pierre évoquant des « montagnes magiques »… Tel le promeneur romantique, Rondinone retourne à la nature consolatrice au fil de sa vie. « La nature est ma religion et les arbres sont mes amis. C’est elle qui me donne toutes mes idées. Tout existe déjà dans la nature. La nature, c’est aussi cette notion d’horizon infini, cette notion romantique de méditation et de recherche de soi. » Lors de ses explorations dans son village natal en Suisse, Rondinone se met à mouler les oliviers anciens, qu’il recrée en aluminium, telles des « capsules de temps ». Il les repeint en blanc pour donner l’illusion de fantômes d’arbres, « les fantômes du temps qui passe ».


Gesamtkunstwerk (Œuvre d'art totale)

Les expositions de Rondinone ne présentent pas les œuvres comme des entités indépendantes, mais plutôt comme un tout formant un univers multimédia, souvent isolé du monde extérieur. Rondinone construit des thématiques qui se répètent et se complètent, des références à l’histoire de l’art (du romantisme au surréalisme en passant par le pop art et le minimalisme). Il crée une œuvre d’art totale, à l’image des opéras romantiques de Wagner. « Ma génération est la première qui n’a eu aucun autre choix que de créer un Gesamtkunstwerk. Avant les années 1980, l’avant-garde existait. Mais depuis, il n’y a plus de mouvements. Nous recyclons l’histoire de l’art. Nous créons notre style à travers ceux d’autres artistes. Dans une œuvre d’art totale, on peut aligner des images et des moments et voir une impression de votre vie. Tout est connecté. » Contrastant ses paysages avec les cibles, les sculptures de pierre avec les clowns mous, les arbres fantômes avec les nuages artificiels, Rondinone invente un monde de son propre imaginaire où tous les éléments reflètent les émotions et les phases de l’existence. 
(1) Seven Magic Mountains, Art Production Fund & Nevada Museum of Art, jusqu’en 2018 dans le désert du Nevada (viaartfund.org). À voir aussi : Ugo Rondinone, Vocabulary of SolitudeMuseum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam, jusqu’au 29 mai. Ugo Rondinone, Becoming SoilCarré d’Art, Nîmes, du 14 avril au 18 septembre .