Kate Moss et l'agence Smart Model Management, retour sur 28 ans de collaboration
Par Jade Serieys, Marion Galy-Ramounot
Le 04 avril 2016 Après vingt-huit ans d'étroite collaboration, Kate Moss dit « goodbye » à Smart Model Management, l'agence qui a lancé sa carrière en 1988. L'occasion de revenir sur son impressionnante carrière.
Un peu comme il est difficile d'imaginer Chanel sans Karl Lagerfeld, on pensait Kate Moss liée à son agence de mannequinat, Smart Model Management, à jamais. Mais la nouvelle est tombée : la rupture est consommée après vingt-huit ans d'alliance. Retour sur un quart de siècle d'anthologie.
1988, "a star is born"
Tout commence en juillet 1988 quand Sarah Doukas, fondatrice de l'agence de mannequins Smart Model Management, repère la jeune Kate à l'aéroport de New York. À tout juste 14 ans, la rose anglaise voit une grande carrière s'ouvrir à elle, entre défilés pour les marques les plus prestigieuses du prêt-à-porter et de la haute couture (Dior et Chanel entre autres) et contrats d'ambassadrice pour des marques comme Calvin Klein ou encore pour des parfums comme Opium d'Yves Saint Laurent. Le jeune mannequin a accompli l'ensemble de sa (prestigieuse) carrière sous la houlette de l'agence britannique, qui ne l'a jamais laissée tomber, même lors de la fameuse affaire dite « Cocaïne Kate ». En 2005, des photos embarrassantes montraient la jeune femme en train de consommer de la drogue. Mais Kate Moss a repris les choses en main et la direction des podiums s'offrant le luxe dêtre un top emblématique non seulement des années 1990 et 2000, mais aussi des années 2010.
En somme, entre Kate et Smart Model Management, il s'agissait d'un mariage solide, d'autant plus que l'agence a intégré dans ses rangs la demi-sœur de Kate, Lottie en 2015. Plus qu'un contrat juteux, une affaire de famille.
Une séparation à l'amiable
Cependant, même les plus belles histoires ont une fin. Et ce vendredi 1er avril 2016 a sonné d'une part le départ d'Hedi Slimane de la maison Saint Laurent Paris mais aussi la rupture du contrat liant Smart Model Management et Kate Moss. En cause, la volonté de l'ex de Jamie Hince de gérer elle-même ses affaires. L'agence a cependant annoncé qu'elle continuait de « s'impliquer activement dans les offres en cours pour le mannequin », révèle le site dailymail.co.uk. Le signe d'un divorce heureux ? Peut-être mais il reste à savoir ce que le top nous réserve pour l'avenir. Contrairement à nombre de ses consœurs, Kate Moss n'a en effet toujours pas choisi de reconversion post-mannequinat.
"BRIGHT FUTURES" : EMILY RATAJKOWSKI VA JOUER DANS UNE SÉRIE INSPIRÉE DE "FRIENDS"par Géraldine Verheyen
Avis aux fans nostalgiques de "Friends" : NBC travaille actuellement sur le pilote de "Bright Futures", une sitcom inspirée du show mythique des années 90. Et Emily Ratajkowski a été choisie pour faire partie du casting. On vous en dit plus...
L’année 2018 commence visiblement très bien pour Emily Ratajkowski. Mariée depuis peu à Sebastian Bear-McClard, le top vient d’être choisi pour faire partie du casting de Bright Futures, une comédie en préparation pour la chaîne NBC. D’après Variety, la série suit l’histoire d’une bande de potes d’une vingtaine d’année ayant du mal à entrer dans l’âge adulte. L’actrice, qu’on a déjà pu voir à l'œuvre dans le thriller Gone Girl, devrait incarner Sarah, une girl-next-door qui va prouver qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Preuve que l’on devrait y retrouver l’ADN de Friends : Lisa Kudrow, aka Phoebe dans la série star des années 90, sera la narratrice du show.
Au casting, on retrouve également la YouTubeuse Lilly Singh (Bad Moms), Shameik Moore(The Get Down), Jimmy Tatro (American Vandal) et Calum Worthy (Austin et Ally, American Vandal), pour jouer les colloc’ d'Emrata. S’il est confirmé, le show créé par Kenya Barris, déjà à l’origine de la série Black-ish et de son spin-off Grown-ish, devrait particulièrement plaire aux fans de Friends. Avant lui, How I met Your Mother et Big Bang Theory, deux sitcoms dans la même veine avaient, en tout cas, réussi à les séduire. Rendez-vous en mai prochain pour savoir si le projet est lancé après ce premier pilote.
Peter Lindbergh Gathers 90’s Famous Models for a Revival Shooting
En souvenir des glorieuses années de ces mannequins iconiques.
Le photographe allemand Peter Lindbergh a voulu réunir de célèbres mannequins, qu’il a capturées dans les années 90 et devenues « plus célèbres que les vêtements qu’elles portent », dans le cadre d’un shooting-photo en souvenir de leur beauté iconique, leurs obstacles, leur expérience et leur maturité. En voix-off, nous entendons la voix de Cindy Crawford, une des mannequins faisant parties de ce projet aux côtés de Eva Herzigova, Karen Alexander, Nadja Auermann et Tatjana Patitz.
Pour le magazine de mode Vogue Italia de janvier 2015, le célèbre photographe Peter Lindbergh a été appelé pour réaliser un éditorial en noir et blanc consacré à la mannequin Kate Moss. Le seul mot d’ordre était « naturel » : le magazine a insisté pour que Kate Moss ne soit pas trop maquillée ni retouchée par le photographe. Un pari largement tenu puisque Lindbergh a l’habitude de capturer les femmes sans artifices.
Elle a les dents du bonheur, le sex-appeal de son père, Mick, et la grâce de sa mère, Jerry. Georgia May Jagger est la nouvelle étoile de la mode, et comme le fut sa mère avant elle, l’égérie du parfum Angel de Thierry Mugler.
Paris Match. Quelles sont les senteurs qui vous rappellent votre enfance ? Georgia May Jagger. Le parfum Angel, bien sûr, que ma mère portait. L’odeur boisée du santal et l’émanation de la pluie : en Angleterre, il pleut beaucoup et je me souviens d’être allée à l’école trempée. L’odeur de la typique “shepherd’s pie”, mon plat préféré. Si je devais créer un parfum, il sentirait probablement comme cette tourte que j’adorais !
Vous êtes anglaise par votre père, américaine par votre mère. Trouvez-vous une différence entre les parfums britanniques et ceux des Etats-Unis ? Non, mais ma mère a toujours été obsédée par les parfums français, comme beaucoup d’Américaines qui veulent être un peu parisiennes. Je ne crois pas que mon père en portait, je ne m’en souviens pas en tout cas…
Comment avez-vous réagi quand on vous a proposé de devenir le visage du parfum Angel ? Je l’ai tout de suite annoncé à ma mère, Jerry Hall, qui en avait été la première égérie. Cette fragrance a fait partie de mon enfance, ma mère avait sur sa coiffeuse tous les flacons Angel et je regardais les défilés de Mugler. Quand j’ai commencé à être modèle, je trouvais les défilés ennuyeux, je me souvenais avec nostalgie des shows exubérants des années 1990.
Pourquoi avoir arrêté vos études ? J’ai étudié à l’université tout en commençant le métier. J’ai pris des cours du soir à New York en peinture, dessin et photographie. J’en aimais l’ambiance car les autres élèves, comme moi, étaient déjà dans la vie professionnelle. De retour à Londres, j’ai suivi un cursus de photographie. Je travaillais comme mannequin le week-end. Etudier la photo en étant photographiée par des professionnels m’a donné envie d’apprendre sur le tas, au fil des séances de mode. D’autant que le mannequinat, ça ne dure jamais longtemps, alors j’ai pensé qu’il fallait en profiter.
Qu’est-ce qui vous plaît dans ce métier ? Au départ, je ne souhaitais pas y mettre le pied parce que tout le monde dans ma famille y a goûté. Je voulais me rebeller contre ce chemin tracé. Mais à force d’entendre des propositions de contrats et de belles campagnes, je me suis laissé convaincre. Ça me rendait nerveuse au début d’être au centre de l’attention. J’aime voyager, comprendre l’aspect créatif de la mode. Ce sont les points positifs.
Quels sont les côtés négatifs ? On ne dort pas assez, on est souvent seule. Le fait que je sois plus petite que la moyenne des tops est un problème : je ne peux pas défiler dans la plupart des shows.
Vous avez déclaré ne pas vous soucier que les gens vous prennent en photo dans la rue. Maintenant que vous êtes davantage connue, est-ce toujours votre avis ? Peu de gens me reconnaissent. Sauf parfois de très jeunes filles et je suis heureuse de poser pour elles. Quand j’ai fait mes premières couvertures de magazines, je n’osais plus rentrer chez les marchands de journaux de peur que l’on me reconnaisse, j’envoyais mes amis acheter “Vogue” pour moi !
Vous êtes pourtant très présente sur Instagram, avec plus de 500 000 abonnés. Est-ce une obligation professionnelle ? J’ai été obligée de m’y inscrire car quelqu’un se faisait passer pour moi. Je me suis prise au jeu. J’aime la photo, Instagram m’amuse. C’est aussi une partie de mon travail, je ne poste pas de clichés privés.
Pensez-vous que le nombre d’abonnés est un signe aujourd’hui de réussite ? Cela indique une certaine popularité, mais beaucoup de mannequins très célèbres ne sont pas sur ces réseaux, comme ma mère. Elle, elle oublie comment on envoie un mail et lui apprendre à utiliser iTunes a été une de nos plus longues conversations ! Elle continue à envoyer des fax ! Mon père est bien meilleur avec les nouvelles technologies.
Est-ce que cela vous gêne que l’on fasse constamment référence à vos parents ? Non. Je leur dois au moins la moitié de mon succès. Mais si j’étais mauvaise, je ne ferais pas ce métier depuis si longtemps. Je parle beaucoup de l’industrie de la mode avec ma mère, elle en a une vision très intéressante.
Après votre carrière de mannequin, qu’aimeriez-vous faire ? J’aimerais continuer la photographie et la mode, de manière éthique et écologique. Petite, je voulais devenir chercheuse naturaliste et documentariste animalier, comme David Attenborough. Ce serait un rêve.