
Promener sa chienne intérieure
Bleue comme la rivière, de Louise Browaeys, est un livre de l’eau, après La reverdie, le livre du vert. Deux volumes qui suivent une couleur, mais peuvent se lire indépendamment. Deux volumes qui ne sont ni programmatiques ni historiques, mais noués de phrases tendres, franches et nerveuses. Si le livre vert « conduisait en état d’ivresse jusqu’au mariage », le livre bleu raconte ce qui survient ensuite, dans l’angle mort d’une littérature féminine encore peu éditée, et très précieuse. Car, à quoi ressemble l’amour après cinq ans de vie commune ?