samedi 30 septembre 2017

Mort de Hugh Hefner: quand Marilyn et Romy posaient dans Playboy


Mort de Hugh Hefner: quand Marilyn et Romy posaient dans Playboy


EN IMAGES - Hugh Hefner, le fondateur de la célèbre revue de charme, est décédé mercredi à l'âge de 91 ans. Pour promouvoir son magazine il avait su convaincre les plus belles actrices de poser presque nues.
Marilyn, Romy, Ursula... et d'autres sublimes actrices ont accepté de poser, presque nues, dans Playboy . Ces photos vont désormais appartenir à l'histoire du magazine car son fondateur, Hugh Hefner, est décédé mercredi 27 septembre à l'âge de 91 ans. «La vie est trop courte pour vivre le rêve de quelqu'un d'autre»: c'est avec cette citation de son ancien patron et un portrait de celui-ci que la rédaction de Playboy a salué cette disparition sur son compte Twitter.

Pendant plus d'un demi-siècle la beauté des plus belles actrices du monde a fait sa réputation. Pourtant en 2015 le nouvel éditeur du magazine de charme Playboy, Cory Jones, avait rencontré Hugh Hefner, le fondateur historique de la revue, pour lui signifier qu'il n'y aurait plus désormais de photos de femmes nues dans ses pages.
La révolution numérique était à l'origine de cette décision radicale. Dans un entretien accordé à notre confrère américain, le New York Times, Cory Jones donnait un argument implacable: «La libération sexuelle a été gagnée. Playboy était pionnier mais aujourd'hui il suffit d'un seul clic, et vous pouvez voir toutes les images osées ou provocantes gratuitement. Playboy et ses premières images sulfureuses appartiennent désormais à l'Histoire.»
Les statistiques de vente du magazine, cruelles, corroboraient l'analyse du nouveau patron de Playboy. En 1975 sa diffusion avait atteint les 5,6 millions d'exemplaires. En, elle ne dépassait plus guère les 800.000 exemplaires par mois.
Le temps avait passé où les plus belles actrices du monde posaient, dans la tenue d'Éve, pour le journal de Hugh Hefner. Marilyn Monroe en 1953, Ursula Andress en 1980 et Romy Schneider en 1980. Le Figaro se souvient de ces exceptionnelles séries de photos.
● Marilyn Monroe en 1953
Marilyn appartient à l'histoire de Playboy. En novembre 1953, elle devient la première playmate du journal. L'idée même de la bombe sexuelle est née. Depuis toutes les éditions internationales de la revue de charme ont exploité à l'envi son sourire et son incomparable plastique.
● Ursula Andress en 1965
En 1962 Dans Dr No, Ursula Andress inventa le concept de la James Bond Girl. Au faîte de sa gloire, en 1965, elle acceptera de poser pour Playboy. Ce fut alors considéré comme un choix particulièrement osé, presque sulfureux.
● Romy Schneider en 1980
L'inoubliable actrice franco-allemande a attendu 1980 pour poser dans le magazine de Hugh Hefner. Ses huits nus artistiques étaient accompagnés d'entretiens exclusifs avec deux de ses réalisateurs fétiches, Claude Sautet et Francis Girod.


vendredi 29 septembre 2017

Pamela Anderson pleure la mort de Hugh Hefner dans une vidéo

Pamela Anderson pleure la mort de Hugh Hefner dans une vidéo

Par Baptiste Erondel | Le 28 septembre 2017


Dans une vidéo publiée sur son compte Instagram, Pamela Anderson apparaît en larmes et dévastée après la mort du fondateur du magazine Playboy, Hugh Hefner.




De son propre aveu, Pamela Anderson est «dévastée» par la mort de Hugh Hefner, le créateur du magazine Playboy. Dans une vidéo publiée sur Instagram le 28 septembre, l'ex-modèle canadien apparaît en pleurs, mascara dégoulinant, et légèrement vêtue.

jeudi 28 septembre 2017

Hugh Hefner, fondateur de Playboy, est mort

Hugh Hefner
(1926 - 2017)


Hugh Hefner, fondateur de Playboy, est mort


Par Le Figaro.fr avec AFP
Mis à jour le 28/09/2017 à 07:40
Publié le 28/09/2017 à 06:13
Le fondateur de Playboy, Hugh Hefner, est mort mercredi à 91 ans, a annoncé la société éditrice du magazine érotique américain.
Il s'est éteint paisiblement, chez lui, a précisé Playboy Enterprises dans un communiqué.
Hugh Hefner a créé Playboy en 1953. Ce magazine a rapidement acquis de la notoriété avec ses photos de femmes dénudées, contribuant à la révolution sexuelle des années 1960, et il a servi de base à son fondateur pour bâtir un empire commercial fondé sur son mode de vie libertin.

Game of Thrones / Gwendoline Christie


Game of Thrones 
Gwendoline Christie



mardi 26 septembre 2017

Alissa Walser / Et ce n'est pas toute mon histoire





ET CE N’EST PAS TOUTE MON HISTOIRE

... «et ce n'est pas toute mon histoire», nous prévient d'emblée Alissa Walser qui, telle l'héroïne de son roman, souhaiterait tout raconter et ne rien révéler.Son livre s'ouvre sur la description d'une relation père-fille très complexe. Dans le moindre détail, la fille raconte à son père, au téléphone, comment elle s'est payé un amant avec l'argent qu'il lui a donné pour son anniversaire.C'est cette même jeune femme, la narratrice, qui est au centre de chacun des récits. Elle retrouve son amant à l'hôtel. Elle travaille comme mannequin. Elle rencontre dans un aéroport l'homme de ses rêves et lui fait part de ses fantasmes. Elle disparaît avec son amant au milieu des noces de ce dernier. Et surtout, elle ne veut pas être seule.Un destin contemporain, celui d'une jeune femme lucide poussée par le désir – désir de voyages, de nouvelles rencontres. Et qui dit l'intimité du malheur et du bonheur, la solitude et les moments partagés, dans une prose de la fin du XXe siècle : abstraite et glacée comme le chrome et l'ordinateur, affectant l'insensibilité des robots mais, en réalité, débordant d'une tendresse qui va droit au coeur.





Alissa Walser est née en 1961. Elle a étudié les beaux-arts à New York et à Vienne et a fait de nombreuses traductions de pièces de théâtre anglaises. Pour le texte «en cadeau», qui ouvre ce premier volume de prose très remarqué outre-Rhin, elle a reçu le prestigieux prix Ingeborg Bachmann.

ROBERT LAFFONT




RETRATOS AJENOS
Alissa Walser

DE OTROS MUNDOS
Literatura alemana actual / Las novelas de la era Merkel
Alissa Walser / Al principio era la música
Alissa Walser / Detrás del síntoma

RIMBAUD
Alissa Walser / Au commencement la nuit était musique

DANTE
Alissa Walser / La musica della notte




lundi 25 septembre 2017

Alissa Walser / Au commencement la nuit était musique

Alissa Walser

Au commencement la nuit était musique



Ecrit par Léon-Marc Levy 
11.09.11 

Vienne au temps de Mozart est déjà la brillante capitale des arts, des sciences et de la littérature qu’elle sera jusqu’à la catastrophe de la première guerre mondiale. La silhouette et les airs du divin Wolfgang (et du grand Haydn) y flottent partout dans la ville et dans les têtes.

1777. Les figures étonnantes sont déjà nombreuses dans la capitale de l’empire et parmi elles, celles des deux héros de ce livre : le Dr Mesmer, médecin atypique et controversé qui croit aux vertus essentielles des ondes magnétiques sur le corps humain. Et notre héroïne, qui n’est rien moins que la célèbre pianiste et compositrice Maria Theresia Von Paradis.
Elle est aveugle. Plus exactement devenue curieusement aveugle. Les parents, grands bourgeois viennois proches de la cour, ont tout essayé. Ils appellent alors à l’aide le sulfureux Mesmer et ses aimants. Et dans une relation fébrile, haletante, ambiguë, les deux personnages vont se nouer, se dénouer, s’aimer (platoniquement ; Mesmer est marié et irréprochable !), se haïr. On ne peut s’empêcher de se projeter plus d’un siècle plus tard avec un certain Freud et une certaine Anna O. (et quelques autres) !
Alissa Walser raconte Maria Theresia au rythme de l’hystérie. Les phrases sont d’une brièveté éclair qui donnent au récit – par longues périodes – une prosopopée douloureuse et suffocante ; presque gênante parfois.

«  Elle est laide. Elle est belle. Dans sa souffrance. Elle porte des vêtements qui ne l’avantagent pas. Elle joue mieux au piano qu’elle ne chante. Elle a un glaucome parfait. Elle feint la cécité … Il va la guérir. »

Il la guérit (rassurez-vous, on est loin de la fin du livre !). Et la vue retrouvée va lui faire perdre son talent d’instrumentiste ! Des yeux, plus de doigts ! Commence alors le plus fou des destins, dans des nœuds de vie où une figure de femme se débat, annonçant, malgré la chape de plomb d’une classe sociale et du machisme dominant, les aspirations à être femme qui sonnent déjà les combats du XIXème siècle et leurs aspirations à la liberté.

Et Vienne. Toujours décrite comme brillante et belle, devient ici une ville hideuse et morbide.

«  Vienne, la plus grande ville où il ait vécu. Un gros tas de cailloux. Un tas puant. Cela pue où qu’on aille, surtout durant les étés torrides. Insupportable. Et les gens (…). La ville grouille d’amateurs de musique ! La ville grouille de musiciens. Tous veulent aller à Vienne. »

Etrange roman écrit dans un étrange rythme autour d’étranges personnages. Décalé, loin de tout cliché. Agaçant parfois mais un livre, un vrai. C’est-à-dire définitivement pas comme les autres. C’est-à-dire définitivement attachant.

Au commencement la nuit était musique. 

Trad de l’allemand par Juliette Aubert. 
252p. 21€
Ecrivain: Alissa Walser 
Edition: Actes Sud





vendredi 22 septembre 2017

Oscar Wilde / Ne te marie jamais


Oscar Wilde

NE TE MARIE JAMAIS


Ne te marie jamais, Dorian. Les hommes se marient par lassitude et lesfemmes par curiosité. Ils sont l'un et l'autre déçus.

Oscar Wilde
Le Portrait de Dorian Gray (1891) 


Marina Hands / “j’adore ceux qui transgressent”

Marina Hands“j’adore ceux qui transgressent”

Par Viviane Chocas | Le 11 août 2007

Après «Lady Chatterley», elle incarnera Coco Chanel

Éblouissante de naturel et de sensualité dans Lady Chatterley, qui lui valut un césar, Marina Hands aime les rôles qui s’éloignent de la morale convenue. Elle sera bientôt sous les projecteurs dans la peau de Coco Chanel.
Elle est toute en lignes, Marina Hands : ligne des yeux, en amande, ligne des jambes, interminable, ligne des hanches, féline, ligne de chance, resplendissante… Cette jeune femme, à la fois légère et profonde, s’asseoit dans un fauteuil du bar du Lutetia à Paris, commande une orange pressée et nous dit d’emblée qu’elle a tout son temps. En parlant, doucement, avec ce rythme si particulier qui donne de l’éclat autant que de l’aspérité à ses mots, elle est précise, attentive. Et soudain elle s’égare dans un rire qui éclot comme s’il lui brisait la gorge avec de l’eau. Pure. Lumineuse.
« Ça fait réfléchir… » Cette phrase revient chez elle comme un refrain. Cultivée, extrêmement, ancienne cavalière aussi, presque jusqu’à l’excès, Marina Hands, après avoir si nécessairement incarné Lady Chatterley pour la réalisatrice Pascale Ferran, puis Ysé au théâtre, dans Partage de midi, de Claudel, aura un automne chargé. Un tournage, où elle deviendra Coco Chanel (pour Coco et Igor, de William Friedkin), puis la scène de la Comédie-Française à nouveau, dans les habits de Célimène, pour une reprise du Misanthrope, de Molière (en février 2008). Avant cela, Marina Hands profite de quelques jours de pause, à peine, en passant par La Baule et ses souvenirs d’enfance. Avec nous, elle parle de son amour de la vie, de ses rôles, d’un métier qui la gâte, de ses parents – la comédienne Ludmila Mikaël et le metteur en scène Terry Hands –, de son coeur qui balance entre Londres et Paris.
Madame Figaro. – Le succès de Lady Chatterley, celui de Partage de midi à la Comédie-Française, des tournages et le théâtre encore pour la rentrée… Besoin de vacances ?
Marina Hands. – Je ne pense qu’à ça, je l’avoue ! J’ai quinze jours de vacances cet été, ça va être bien. Il y a une agitation nerveuse liée au fait de jouer, à cette tension émotionnelle et physique, à cette pression qui entoure les rôles… alors oui, c’est important de se poser.
Que faites-vous quand vous ne faites rien ?
– Un rattrapage de sommeil, d’abord. Je prends le temps de voir des amis, d’aller en pleine nature, le plus possible. J’ai besoin de calme, de retraite, de retrouver le rythme du quotidien, de me lever et de me coucher tôt, de bien manger…
La plage de votre enfance, ce fut donc La Baule ?
– C’est un endroit lié à ma mère, qui aimait partir à La Baule en vacances. J’allais au club de plage l’Albatros, où je passais mon temps à faire du trampoline. Et j’aimais tant les pins…

Rencontre (II)




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Pull (Caroll), bague (Pianegonda).
Est-ce là que vous avez découvert le cheval, et une passion pour l’équitation ?
– Très vite je suis allée voir les poneys, puis les chevaux. Et mon adolescence a été marquée par ce grand rendez-vous équestre. Comme je suis très mono-maniaque, c’était chez moi une passion féroce, dévorante ! C’est un art véritable, d’ailleurs on parle d’art équestre, voilà pourquoi je crois beaucoup aux vertus thérapeutiques des chevaux, auprès des handicapés, des enfants autistes aussi. Pendant des années, l’équitation a fait partie de mon équilibre. Puis j’ai arrêté à 19-20 ans,
prise dans une spirale de compétition, de discipline, où finalement peut-être je n’étais pas à ma place.
J’ai eu alors un temps de deuil, vraiment, de difficulté.
Une mère française, un père anglais : comment avez-vous grandi entre deux langues, deux cultures ?
– Le français est ma première langue, la plus évidente, et en même temps je préfère mes origines anglaises, j’idéalise absolument tout là-bas, je ne suis pas du tout objective ! Les Anglais construisent des ponts entre le passé et le présent sans complexes.Je me sens bien à Londres, où un punk dans le métro ou au restaurant cohabite avec une dame qui ressemble à la reine d’Angleterre dans une totale simplicité. Les Anglais ont une culture de la différence. À Paris, je ressens moins d’ouverture. Je viens d’une famille où se mêlent aussi l’Espagne, la Grèce, la Russie, l’Allemagne, et je me sens
composée de tout cela, j’adore ça !
Quelles autres richesses retenez-vous d’eux ?
– Cultiver une absence totale de jugement, un regard ouvert… Cela fait partie de mon éducation. Mes parents sont partis de rien, et m’ont transmis avec beaucoup de douceur cette capacité à s’enthousiasmer qu’ils sont allés chercher en dehors de leur condition. Un rapport essentiel à la vie.
Votre corps, décidé, votre voix, claire et puissante, votre présence, la lumière que vous dégagez… À l’écran ou sur scène, tout cela crée chez vous un condensé de force, de détermination ! Où se cache votre fragilité ?
– C’est drôle ce que vous dites, je me sens tellement fragile… Je pense qu’il y a quelque chose qui relève d’une nécessité pour moi dans l’expression artistique, un tel besoin qu’il se transforme peut-être en une énergie… Mais ce besoin de dire, de montrer, d’exprimer, il part bel et bien d’une fragilité. Jouer me nourrit, me donne la sensation d’exister. Je suis dans une exaltation des sens quand je travaille ! Dans quelque chose qui est tourné vers la lumière, même quand je joue des personnages tragiques, qui sont pour moi des personnages de vie contrariée, de désir contrarié. C’est cruellement humain alors, et c’est pour ça que la tragédie m’émeut…

Rencontre (III)




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Marina Hands porte une robe Alberta Ferretti, bague (Karry’O).
Vous avez évoqué la difficulté, la pudeur à jouer des scènes physiques dans Lady Chatterley. Votre corps est-il devenu votre allié ?
– Je m’en sers beaucoup dans mon travail, j’aime décider si je compose un corps rigide ou souple pour tel ou tel personnage… Après, au niveau de l’image, mon corps n’est pas un allié, mais pas du tout ! Je n’ai pas un regard. Enfin je n’aime pas trop me voir, comme beaucoup de femmes, voilà quoi. Mais dans le travail oui, mon corps m’aide, ce qui fait que j’avale la couleuvre quand je me vois. J’aimerais… enfin il y a des actrices beaucoup plus libres par rapport à cela.
De l’amour, Claudel fait dire à Ysé, votre personnage dans Partage de midi : « Il ne faut pas comprendre, il faut perdre connaissance. » Osez-vous l’abandon ?
– Perdre connaissance… je ne sais pas si j’en suis capable. Ysé provoque tout le monde sur la question de l’amour. C’est pour cela qu’elle est tellement fascinante, intéressante.
L’amour vous tourmente-t-il ?
– Il me questionne. Éternellement! J’ai l’impression que ça s’apprend, que c’est un art ! Ce que Lawrence nous en dit est magnifique, mais c’est un idéal ! Constance Chatterley pour moi est une sorte d’héroïne presque inhumaine dans sa maturité, dans son ouverture à elle-même et au monde, même si elle a parfois l’air d’avoir quatorze ans ! Je me sens plus proche de la mauvaise foi, des contradictions, de la jalousie, bref de l’immaturité d’Ysé. Quand je ne travaille pas, je passe des heures à observer les gens au café. Et ce qui est beau, ce sont leurs aspérités, précisément. C’est pareil avec mes personnages, j’adore ceux qui transgressent une certaine morale, car ils vous obligent à réfléchir, avec une tendresse pour eux. J’ai entendu des jugements terribles sur Ysé, on m’a dit : « elle fait des choses épouvantables, elle abandonne son mari, ses enfants. » Oui… mais
elle court après son bonheur.
Et vous ?
– À 30 ans, c’est pour moi bien plus agréable qu’à 20. Je n’ai pas eu la vingtaine facile, je suis plus apaisée aujourd’hui.


jeudi 21 septembre 2017

Julien Doré et Marina Hands / La rupture




Julien Doré et Marina Hands : La rupture

07/03/2013 par EDITH

Trois ans après leur rencontre sur le tournage de « Ensemble nous allons vivre une très grande histoire d’amour » , Julien Doré et Marina Hands sont aujourd’hui séparés.
C’est la comédienne Marina Hands qui vient d’annoncer la nouvelle en se confiant au magazine Paris Match. L’actrice qui a toujours souhaité rester très discrète sur sa vie privé a dévoilé ne plus être en couple avec Julien Doré depuis déjà plusieurs mois.
Nous ne sommes plus ensemble depuis six mois. La douleur d’une rupture est valable pour les deux, peu importe celui qui est parti.
Egalement très discret, le gagnant de la « Nouvelle Star » 2007 aujourd’hui âgé de 30 ans parlait souvent de sa chérie dans les médias sans toutefois la nommer :
 Je suis en train de vivre une belle histoire. Et elle n’a rien à voir avec ce que j’ai vécu auparavant.

POTINS


mercredi 20 septembre 2017

Julien Doré et Marina Hands / Fous d’amour



Julien Doré et Marina Hands, fous d’amour

Par Valentin Portier | Le 19 novembre 2013
Une romance folle par Pascal Thomas


Pascal Thomas aime la comédie et les marivaudages. Il la filme bien aussi, en témoigne son délire amoureux porté par Julien Doré (aussi bon musicien qu’acteur) et Marina Hands. C’est enlevé et c’est absurde. Déconcertant, diront certains. Surprenant, répondrons-nous.

MADAME



mardi 19 septembre 2017

Marina Hands / Une adolescence retrouvée



Marina Hands : une adolescence retrouvée

Par Elizabeth Gouslan | Le 02 octobre 2009
Lucide et instinctive, l’actrice se livre

Elle joue Phèdre ou Lady Chatterley avec le même bonheur. DansMères et filles, élégante dissection d’une relation impossible, cette comédienne incandescente fait face à Catherine Deneuve et Marie-Josée Croze. Lucide et instinctive, Marina se livre.
L’effet Marina Hands. Longue, sculpturale, dotée d’une beauté scandinave qui aurait inspiré Ingmar Bergman ; son authenticité rayonne. C’est une fille du feu – au sens nervalien – qui doit se débarrasser de ses fantômes. Ils sont multiples : un père anglais avec lequel elle n’a pas vécu, une mère slave – l’actrice Ludmila Mikaël –, brûlante icône du théâtre français, et quelques complexes incompréhensibles en voie de guérison. À 32 ans, mademoiselle Hands affiche un C. V. d’excellence : Conservatoire, passage à la Comédie-Française, travail sur Shakespeare, Racine, Claudel, Schnitzler. Ses mentors ? Gérard Desarthe, Patrice Chéreau, Denys Arcand, Julian Schnabel. En Lady Chatterley, dénudée deux heures durant, elle décroche un César de la Meilleure Actrice en 2006 : scandaleuse et pure, surdouée et modeste, « gretagarbienne » et postmoderne.
La jeune réalisatrice Julie Lopes-Curval lui offre dans Mères et Filles,sonate d’automne pianissimo, l’un de ses plus beaux rôles. La voici donc, comédienne littéraire, flottant dans un décor rétro, égérie soudaine d’une nouvelle vague contemporaine. Avec son veston Christian Lacroix homme, ses santiags, sa dégaine de bobo de Greenwich et sa douceur pénétrante, Marina fait, lentement mais sûrement, main basse sur le cinéma…
Madame Figaro. – Vous portez cette délicate partition de la filiation mère-fille sur vos épaules. Le spectateur se sent guidé par vous, vous suscitez sa confiance…
Marina Hands. – C’est le film le plus important pour moi depuis L’Amant de lady Chatterley, de Pascale Ferran. J’adore travailler en binôme avec le metteur en scène. Je fais ce pari de suivre complètement sa ligne, ce qu’il veut et ce qu’il attend de moi, et donc je ne tombe pas toujours sur des choses qui vont m’épanouir ; mais comme je ne travaille qu’en confiance, je ne contrôle jamais rien, je ne regarde pas les rushs. Je suis dans le ressenti et j’avance comme ça.
On sent chez vous et dans vos compositions une vraie défiance vis-à-vis du narcissisme. D’où vient-elle ? De votre éducation ?
Dans mon cas, le narcissisme est plus destructeur que productif, car mon regard sur moi-même est extrêmement négatif, et je me suis rendu compte que les réalisateurs avaient une vision beaucoup plus douce et plus aimante de moi… !
À quel moment surgit-il, ce regard négatif ?
Quand il a fallu que je me définisse au moment de la crise d’identité, à partir de 16 ans. J’ai traversé des années de doute et d’errance, période de stagnation où je ne m’aimais pas. J’ai travaillé cela en thérapie, et c’est comme ça que j’ai trouvé ce métier où je me suis fuie pour mieux me retrouver par l’intermédiaire des personnages.
Fuir votre mère, Ludmila Mikaël, comédienne, et votre père, Terry Hands, metteur en scène shakespearien ?
Il y a eu une intimidation, c’est sûr. Mais quand j’ai senti que j’aimais jouer, les gens m’ont renvoyée à cette légitimité, et cela a construit ma façon de travailler, qui est toujours en rapport avec un autre. Peu à peu, je me suis dit : ah bon, alors je peux, alors j’ai le droit.

« Je n’avais pas le droit d’être médiocre »



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Le terrain maternel est tabou, en somme. Nous sommes là au cœur du film…
Oui, mais c’était complètement malgré elle, parce que s’il y a bien quelqu’un qui m’a toujours poussée dans cette voie, c’est ma mère. Moi, je me disais que je n’avais pas le droit d’embrasser cette profession et, en tout cas, pas celui d’être médiocre.
Dans Mères et Filles, il existe une violente opposition entre Audrey (que vous jouez) et Martine, sa mère, qu’interprète Catherine Deneuve…
À vrai dire, le caractère de cette mère-là est vraiment à l’opposé de la personnalité de ma propre mère.
Comment résumez-vous le personnage de Catherine Deneuve, femme traumatisée qui ne s’autorise pas à se réaliser en tant que mère de sa fille ?
Il y a chez elle une forme de distance qui peut s’apparenter à de la dureté et à une autorité, et qui crée ce problème de communication entre les deux. Audrey va casser la barrière, pour reconstruire leurs rapports sur des bases saines.
Aucune ressemblance, donc, avec votre propre histoire ?
Ma mère est complètement à l’écoute, cool, proche. Le point violent et difficile à gérer dans ma vie, c’était mon père. Ma mère est fusionnelle, elle. Ce ne sont pas nos rapports qui ont résonné en moi dans le scénario, c’est plus la transmission féminine entre générations. Ma grand-mère dans le film ressemble à ma grand-mère dans la vie. C’est une femme qui a été adoptée, et beaucoup de choses qui la constituent se retrouvent chez ma mère et chez moi. Du coup, je peux ressentir l’abandon ou l’affirmation de m’exprimer, d’exister.
Il y a dans le film une scène de tête-à-tête d’une dureté extrême entre Catherine Deneuve et vous. Les non-dits volent en éclats.
C’est bien écrit, n’est-ce pas ? Julie a choisi des actrices qui avaient toutes un rapport secret avec ce scénario. Je voyais ça dans les scènes avec Catherine et aussi avec Marie-Josée Croze (qui joue ma grand-mère, jeune, en flash-back). On avait toutes envie de travailler sur cette histoire et de réfléchir à nos propres relations mère-fille.
L’ombre de Chiara Mastroianni s’est-elle glissée dans l’aventure ?
Non, à aucun moment. D’ailleurs, je ne la connais pas. Je pense qu’il eût été impossible pour Catherine de jouer son rôle de mère avec sa propre fille. Le jeu entre enfants et parents est trop impudique.

« Catherine Deneuve n’est pas distante, elle est dans l’instant »



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Aviez-vous avec Catherine Deneuve des rapports de mère et de fille sur le tournage ?
Absolument pas. Par ailleurs, Catherine n’est pas distante, elle est dans l’instant, attentive aux autres, elle observe, elle est gourmande des gens et des personnalités. Et, en même temps, j’étais contente qu’elle ne ressemble pas à son personnage. Cela établissait une confiance entre nous. Il y avait un vrai plaisir du jeu, on libérait des choses sans qu’il y ait trop d’intensité dans nos rapports. Avec les personnalités en présence sur le plateau, on aurait pu basculer dans une grande noirceur.
Votre personnage, Audrey, enceinte, dit qu’elle n’aime que son travail de designer, qu’elle est trop affreusement égoïste pour être mère. Vous êtes-vous reconnue en elle ?
Oui, complètement, et beaucoup de copines, et ma mère aussi. C’est vrai que c’est tabou, même pour une fille de 30 ans aujourd’hui, mais, dans mon milieu, le milieu artistique, toutes ces aberrations sont normales et intégrées.
Un milieu d’égoïstes ?
D’égoïstes et de « défectueux » assumés ! On n’est pas dupes de nos défauts à nos âges, et on assume failles et contradictions. C’est ce que j’adore dans ce métier : l’antihéroïsme et la tolérance sont une bouffée d’oxygène. La singularité de chacun devient une mine d’or à explorer.
Audrey, vêtue sportswear, jamais maquillée, archidéterminée, vous ressemble-t-elle ?
Un peu. Je me suis amusée de certaines choses que j’ai enfin dépassées mais dans lesquelles je me suis longtemps empêtrée. Ces chemises larges, ces pantalons informes et l’absence absolue de coquetterie. J’étais ainsi : je souhaitais exister pour ce que j’avais dans la tête et pas pour mon apparence, je désirais sortir de l’image de l’objet sexuel, féminin. J’ai eu envie dans ma vie de contrer ça de façon extrême de 18 à 25 ans. Pas question d’être à la mode ; tout ce qui comptait, c’était l’intériorité. En fait, je rejetais l’être visible, je ne voulais pas que l’extérieur raconte quoi que ce soit.
C’était une négation de votre séduction ?
Oui, ou alors un orgueil suprême. J’avais besoin de jouer avec les codes. Tous les clichés sur ce qu’est la féminité, nier la part de masculinité chez la femme, la taxer de dominatrice dès qu’elle travaille, tout cela m’énerve terriblement. L’être humain possède deux pôles : féminin et masculin confondus. Mais c’est fini, j’ai dépassé ça en douceur. C’était un combat personnel.
Et maintenant ?
J’ai retrouvé mon adolescence, je suis retournée en arrière, je mets plus d’insouciance, plus de jeu dans les apparences. Je m’habille casual ou vamp : un fourreau noir, des robes courtes, longues, des souliers Christian Louboutin, des Jimmy Choo. Je raffole toujours des tailleurs-pantalons, des silhouettes androgynes. J’aime le mélange. Les hommes, d’ailleurs, devraient s’habiller davantage chez les femmes – Jean Paul Gaultier fait ça magnifiquement. J’adore quand, l’été, les hommes portent des paréos. Je trouve cela hypersexué, plus sexy que d’être juste le type dans son costard Hugo Boss et la fille en minirobe avec bijoux et paillettes !
De quoi vous méfiez-vous le plus chez vous ?
De ma douceur. Cette douceur peut me faire dire oui quand je veux dire non !