Selfie : l’ego à l’ère numérique (exposition)
5 octobre 2015

Düsseldorf consacre une exposition, «Ego Update : the Future of Digital Identity», aux selfies. Rien de nouveau, comme le souligne l’écrivain Douglas Coupland — en 2014, cité dans le catalogue — « il n’y a actuellement rien sur les selfies qui surprenne… La seule chose qui soit surprenante, c’est le nombre d’années qu’il nous a fallu pour isoler et donner un nom au phénomène. »


Avant d’être un genre artistique, les selfies sont une pratique d’amateurs, liée à une volonté de se montrer sur la toile ou d’y faire passer un message. C’est aussi un mode de communication politique (Obama et sa perche à selfie, en Alaska, en septembre dernier, Obama à la cérémonie en hommage à Nelson Mandela, Obama et sa vidéo décalée, et si Obama en use…) et le réflexe de tout quidam croisant une célébrité, le nouvel autographe…
L’enjeu de l’exposition est donc de voir comment il est possible de trouver une démarche artistique singulière et originale dans un tel phénomène. Avec une différence de taille entre l’autotoportrait et le selfie, la présence du bras qui tient l’appareil. Selon le critique d’art Jerry Saltz, le premier du genre (même si la technique diffère, évidemment) serait l’Autoportrait dans un miroir convexede Parmigianino (1524).


Ego Update : the Future of Digital Identity NRW-Forum, Ehrenhof 2, Düsseldorf, jusqu’au 17 janvier 2016
Sylvie Weil, Selfies, Buchet-Chastel, 2015, 149 p., 13 €
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