Jean Paul Belmondo et Jean Seberg |
Nouvelle Vague : quand une bande originale secoue le cinéma français
Et soudain un vent de liberté souffle sur le cinéma français. C’est la Nouvelle Vague. Elle révolutionne les tournages, fait naître un cinéma d’auteur, libère les acteurs en les orientant vers davantage de naturel et impose enfin à l’écran des gueules loin des stéréotypes d’antan : Jean-Paul Belmondo, Jeanne Moreau ou Jean-Pierre Léaud.
Est-ce une révolte ? Non, une révolution, fomentée par quelques intellectuels qui ne peuvent pas devenir cinéastes – ils n’ont pas été second, puis premier assistant, comme l’exige la tradition à l’époque. Ils s’appellent Jean-Luc Godard, François Truffaut, Jacques Rivette, Claude Chabrol… Contre toute attente, ces jeunes ambitieux vont parvenir, en deux, trois ans à peine, à renouveler de fond en comble un art corseté qui, malgré quelques exceptions (Jacques Tati, Robert Bresson, Max Ophuls), s’asphyxiait. Et à influencer durablement tout le cinéma européen : des « jeunes gens en colère » anglais (Lindsay Anderson, John Schlesinger, Tony Richardson) aux révoltés tchèques (Milos Forman, Ivan Passer, Vera Chytilova)…
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