lundi 21 septembre 2026

Lucy Truman / Femmes 2

Zendaya


Lucy Truman
CELEBRITIES


Carmeon Hamilton

Diana Vreeland

Iris Apfel

Jenny Han

Lizzo

Louise Brooks

Lucy Bointon

Lupita Nyong'o

Miley Cyrus

Natalie Portman

Rosario Dawson

Sasha Valour

Shakira

Suann Song

Twiggy

Vivienne Westwood

Willow Smith


BIOGRAPHY 

Lucy Truman is an international illustrator. Her specialism lies within portrait, lifestyle and fashion. She has worked for many clients including, Ralph Lauren, LVMH, Vanity Fair and American Girl, to name but a few. Lucy is also prevalent in the children's illustration market, working with clients such as Penguin Random House and  Candlewick Press. Her work is listed in the New York Times Bestsellers with the successful Unicorn Academy series, written by Julie Sykes, published by Nosy Crow (UK) and Penguin (USA). 

Lucy's work has been recognised by American Illustration (38) IMAA, American Illustration (41) and Society of Illustrators Los Angeles for the animated artwork entitled Anxiety and Her Many Voices. [This is viewable on Lucy's Children's Portfolio.] 

samedi 19 septembre 2026

À l’ouest de Fox Point

 

Gold Coast © CC-BY-4.0/RB Photo/Flickr

À l’ouest de Fox Point

par Steven Sampson
22 juillet 2025


Frontier veut dire à la fois « limite » et « frontière », concept flou souvent assimilé à l’Ouest américain. Toutes les frontières se valent-elles ? Quand on était adolescent au début des années soixante-dix dans une banlieue de Milwaukee, on voyait dans les limites de sa commune un symbole du mythe de l’Ouest, ainsi que de sa disparition, chantée dans un tube qui faisait rage :  American Pie


jeudi 17 septembre 2026

Marghanita Laski / La méridienne / Romancières libres

 

Marghanita Laski La méridienne Trad. de l’anglais par Agnès Desarthes Olivier, 168 p., 17,50 € Ursula Parrott Ex-épouse
« Jeune femme couchée en costume espagnol », Édouard Manet (1862) © CC0/WikiCommons

Romancières libres

par Steven Sampson
1 août 2025

Écrivait-on mieux au milieu du siècle dernier ? On privilégiait la subjectivité, l’inconscient, le surréalisme et l’ambivalence, notamment chez les femmes de lettres anglophones, dont Marghanita Laski (1915-1988), auteure britannique de La méridienne, et l’Américaine Ursula Parrott (1899-1957), à qui l’on doit Ex-épouse. La cohabitation compliquée entre les sexes pouvait encore être traitée de manière fantaisiste ou humoristique : inspiré par des modèles, on fabriquait de la Littérature.

mercredi 16 septembre 2026

Le déplacement du western / Entretien avec Pierre-Julien Marest

 


Le déplacement du western : entretien avec Pierre-Julien Marest
« Quand la Terre appartenait à Dieu », Charles Marion Russell (1914) © CC0/WikiCommons

Le déplacement du western : entretien avec Pierre-Julien Marest

par Steven Sampson
5 août 2025


L’Ouest dans le cinéma serait-il le paysage de l’anarchie ? Sinon, comment comprendre le sens de la frontière dans le western ? Pierre-Julien Marest, éditeur et critique de cinéma, a accordé un entretien à EaN pour y répondre et pour identifier les nouvelles frontières du western.

mardi 15 septembre 2026

Daniel Mendelsohn / Entrelacs / Entretiens avec Déborah Bucchi et Adrien Zirah



Entrelacs : Entretiens Daniel Mendelsohn
Daniel Mendelsohn © Jean-Luc Bertini

Le genre Mendelsohn

par Steven Sampson
9 mars 2026

Entrelacs est une série d’entretiens avec Daniel Mendelsohn menés par les chercheurs Déborah Bucchi et Adrien Zirah. L’auteur des Disparus y explique la spécificité de son travail, ce mélange d’expériences personnelles et de recherches bibliques, classiques et contemporaines. On comprend mieux pourquoi, aux États-Unis, Mendelsohn est sui generis.


Daniel Mendelsohn | Entrelacs. Entretiens avec Déborah Bucchi et Adrien Zirah. Trad. de l’anglais (États-Unis) par Adrien Zirah. Seuil, 192 p., 18,50 €

Là-bas, Mendelsohn fait figure d’ovni. D’abord, par son érudition : professeur de littérature au Bard College, il a publié des articles savants sur la poésie latine et sur la religion grecque. Ensuite, par sa polyvalence : essayiste, critique littéraire, traducteur et auteur des mémoires, il brille dans tous les genres. Il est à la fois marqué par sa judéité et par son homosexualité, sans être cantonné dans l’une ou l’autre catégorie. New-yorkais, premier editor-at-large de la New York Review of Books, il a toujours vécu sur la côte Est – hormis quelques années sabbatiques à Venise, à Rome et à Berlin – et pourtant il ne fait pas vraiment américain, comme s’il était arrivé sur le tard, comme si l’anglais n’était pas sa langue de naissance, même s’il la maîtrise mieux que quiconque.

En 2022, il accorde un entretien à la revue K., la revue des « Juifs, l’Europe, le XXIe siècle ». Le présent livre en est issu, amplifié par des échanges supplémentaires ayant trait à l’actualité récente. Le texte se partage entre l’Introduction et deux sections : « Le cimetière et le berceau » et « Écritures multiples ». Dans la première, Déborah Bucchi rappelle que l’œuvre de Mendelsohn comprend un triptyque – L’étreinte fugitive ; Les disparus ; Une odyssée – qui s’inscrit, selon elle, « dans le sillage de l’écriture de soi moderne, européenne », et qu’on applique parfois à son travail l’étiquette « autofiction ». Bucchi évoque son mélange des genres et des « tonalités », en particulier dans L’étreinte fugitive, et se demande si l’œuvre ne possède pas un aspect « camp », défini par Susan Sontag comme l’amour du kitsch. Mendelsohn répond qu’en effet il emploie divers registres et tonalités, mais que sa pratique relève plutôt de l’« oral » et du « conversationnel », qu’elle est influencée par la tragédie grecque. L’étreinte fugitive, explique-t-il, interroge l’origine de son goût pour le geste dramatique, lié en partie à « une certaine forme de sensibilité gay traditionnelle », même si aujourd’hui la « théâtralité » ne fait plus vraiment partie de cette culture. Quoi qu’il en soit, il récuse l’étiquette « camp », du fait que son œuvre est « assombrie par la Shoah ».

En même temps, Mendelsohn admet la pertinence du terme camp lorsqu’il met en scène des débats sans fin, qu’il trouve « amusants » ; dans la culture juive, on peut débattre de tout, puisqu’il y a la nécessité d’interpréter. Il voit une double filiation chez lui – classique et hébraïque ; de ce fait, son œuvre prend la forme de « deux genres réunis en un seul ». Si d’aucuns le considèrent comme « romanesque », d’autres lui demandent pourquoi il n’écrit pas de romans, question à laquelle il répond : « C’est ce que j’ai fait ! » Mais il s’agit de fictions parsemées de commentaires – « généralement avec une inflexion classique » –, pratique qui commence dans L’étreinte fugitive, livre de souvenirs oscillant entre « le côté gay et le côté familial », où des textes classiques éclairent les événements. De fait, ses « mentors » – c’est ainsi qu’il les nomme dans Une odyssée – sont les philologues américaines Froma Zeitlin et Jenny Strauss, deux hellénistes d’origine juive.

L’intervieweuse met Mendelsohn en dialogue avec William Marx, pour qui l’expérience du désir homosexuel conditionne le savoir. À une épistémologie de l’homosexualité Mendelsohn préfère celle du placard : « L’expérience formatrice fondamentale qui dérive de mon homosexualité a été de devoir vivre avec un secret […] lorsque vous vivez avec un secret, vous percevez tout comme un ensemble de codes que vous devez comprendre pour survivre […] le fait de vivre une double vie, une vie secrète, fait prendre conscience qu’il y a toujours un sous-texte […] Et ça, c’est un outil formidable pour un écrivain ou un critique […] cela m’a appris à « lire » ». Mendelsohn lie cette épistémologie à des éléments caractéristiques de la « sensibilité gay », notamment le drag, en précisant que cette sensibilité n’est plus d’actualité pour les jeunes, « parce qu’ils peuvent tout simplement être gays, ce n’est pas un problème ». Cela dit, la représentation de l’homosexualité dans les médias reste problématique, donc on a encore besoin du « militantisme ».

Mendelsohn opère des comparaisons entre l’Europe et l’Amérique, notamment au sujet de la culture gay : le ressenti américain serait protestant : « Je travaille dur, j’ai fait ma part et je mérite mes droits. » Il pointe le fait que le mariage gay a été légalisé par la Cour suprême, non pas sur une question de moralité, mais sur une question de propriété : la plaignante lesbienne avait intenté un procès parce que, n’ayant pu se marier légalement, elle avait dû payer des droits de succession plus élevés.

Quant à la France, elle aurait « à peu près trente ans de retard sur la culture américaine ». Prenant l’exemple de son ami Édouard Louis, il dit qu’En finir avec Eddy Bellegueule n’aurait jamais eu le même effet galvanisant aux États-Unis. : « Depuis les années 1980, des centaines de livres ont été publiés à propos de jeunes garçons de province qui font leur coming out auprès de leur famille et découvrent leur sexualité. » À Brooklyn, Mendelsohn est allé voir la pièce de son ami – Qui a tué mon père –, qu’il a trouvée excellente, tout en estimant que c’est une pièce qui aurait pu être montée à New York « en 1996 ».

Francophone et francophile, Mendelsohn chevauche les deux continents – il lit dans l’original le latin, le grec, le français, l’allemand et l’italien – et se plaît à commenter les rapports transatlantiques. Il reconnait la justesse du propos d’Adrien Zirah concernant la présence dans son œuvre d’un « désir de retour » vers l’Europe, configuration illustrée par Shmiel, son grand-oncle assassiné par les nazis qui est au cœur de la recherche dans Les disparus ; l’homme avait émigré en Amérique avant de retraverser l’Atlantique. Mendelsohn semble être plus influencé par les Européens – son book club est en train de lire l’intégralité du cycle des Rougon-Macquart – que par ses pairs états-uniens.

Est-il animé par l’éthos américain ? On adore la formule de Zirah – n’en déplaise à Marc Weitzmann – concernant la judéo-américanité de la famille Mendelsohn : « Comme si au fond l’immigration aux États-Unis était vécue comme un moment de perte fondamentale d’identité, un moment d’exil, et non, comme cela a pu être vécu par certains Juifs européens, comme une libération d’une Europe oppressive, avec l’idée enthousiaste d’une symbiose judéo-américaine. » Mendelsohn affirme que les étrangers ont du mal à discerner ce sentiment d’une identité clivée : « Il y a une sorte de crise fondamentale de l’identité américaine – la « crise du trait d’union », pour ainsi dire, être « américain » veut à la fois tout dire et rien dire. On est à la fois américain […] et toujours hanté par le passé européen, surtout si, comme moi, vous êtes un petit-fils d’immigrants. Je ne parle pas là d’un trait qui serait spécifiquement juif ; tous mes amis étaient comme ça : italo-américains, gréco-américains, germano-américains, ceci, cela, etc. Nous avions en commun ce sentiment que l’Europe plane toujours à l’arrière-plan, même lorsqu’on est un enfant américain ordinaire, comme je l’étais ». La singularité de Mendelsohn réside sans doute dans sa volonté de se focaliser sur ce qui vient avant le trait d’union.

EN ATTENDANT NADEAU

 




lundi 14 septembre 2026

Nora Ephron / J’en fais toute une histoire / La stratégie du dévoilement

 

L’enseigne de Katz’s Delicatessen en hommage au film « Quand Harry rencontre Sally… » © CC-BY-3.0/Erika39/WikiCommons

La stratégie du dévoilement

par Steven Sampson
21 avril 2026
J’en fais toute une histoire, recueil d’articles de Nora Ephron (1941-2012), se distingue par le style ironique, intime et tranchant de cette New-yorkaise, connue pour ses scénarios (Quand Harry rencontre Sally) et ses films (Nuits blanches à Seattle, Vous avez un mess@ge). Les éditions de L’Olivier ont pris la relève de la regrettée maison Baker Street, éditeur de Heartburn, pour faire rayonner une œuvre injustement ignorée.

samedi 12 septembre 2026

Leonard Michaels / Sylvia / Sexe, poèmes et sécobarbital

 

59 Grove St., 7th Ave, Greenwich Village (1956) © CC0/WikiCommons

Sexe, poèmes et sécobarbital

par Steven Sampson
2 juin 2026

Sylvia, roman de Leonard Michaels (1933-2003), est un livre culte. Il raconte la relation torturée d’un jeune couple d’intellectuels dans le Greenwich Village du début des années 1960. Il parait aujourd’hui dans une réédition française. Un récit obsédant.

vendredi 11 septembre 2026

Nos intimes compagnons / Maître et animal sur le divan

 



Un chien jouant au passager © Jean-Luc Bertini


Maître et animal sur le divan

par Steven Sampson
27 juillet 2026

Nos intimes compagnons, du psychanalyste Patrick Avrane, explore les ressorts du rapport de l’homme aux animaux de compagnie. L’essai mêle une discussion clinique à une analyse de fables, de bandes dessinées et d’autres œuvres littéraires ; le cocktail est drôle, riche et passionnant. Et d’une grande actualité !

jeudi 10 septembre 2026

Hommage à Richard Brautigan


Olivier Haralambon Le petit homme dans ma tête qui m'empêcha de m'y mettre
Olivier Haralambon © James Startt

Hommage à Richard Brautigan

par Steven Sampson
7 août 2026

Olivier Haralambon, ancien coureur cycliste, écrivain et philosophe, s’intéresse à la volonté. Dans Le petit homme dans ma tête qui m’empêcha de m’y mettre, récit consacré à Lee Mellon, héros d’Un général sudiste de Big Sur, roman de Richard Brautigan, il imagine une relation surréelle avec son sujet, afin de réfléchir sur l’immobilité. Ce qui l’amène à Descartes et à la primauté de la pensée ou l’intention… Ce livre serait-il un éloge de la paresse ? Ou plutôt de l’action ?

vendredi 4 septembre 2026

Aladdin, Frankenstein et l’IA / Entretien avec Jeanette Winterson

 


Jeanette Winterson © Jean-Luc Bertini

Aladdin, Frankenstein et l’IA : entretien avec Jeanette Winterson

Aladdin et moi, essai de Jeanette Winterson, raconte sa rencontre avec le personnage d’Aladdin ainsi qu’avec Les Mille et Une Nuits. C’est un livre hybride, à la fois intime, érudit et théorique, où l’autrice mélange souvenirs personnels et considérations sur l’histoire des sciences, sur les modes de narration orientaux et occidentaux, sur de grands mythes – comme Dracula et Frankenstein –, sur l’intelligence artificielle, et sur le binaire, dans le domaine sexuel aussi bien qu’en informatique. Son essai est passionnant. 

dimanche 30 août 2026

Peter Nadas, figure de la littérature européenne, est décédé mercredi à 83 ans

 


L’écrivain hongrois Peter Nadas, figure de la littérature européenne, est décédé mercredi à 83 ans


L’écrivain hongrois Peter Nadas, figure majeure de la littérature européenne, est décédé mercredi à 83 ans. A cette occasion, nous republions une interview de lui, parue initialement en septembre 2025 pour la sortie de ces mémoires autobiographies


Isabelle Rüff

Publié le 27 août 2026 


L’écrivain hongrois Peter Nadas, une figure majeure de la littérature européenne dont l’œuvre monumentale a exploré les traumatismes du XXe siècle, est mort mercredi à l’âge de 83 ans. Son agente littéraire Anett Orosz a confirmé sa mort à l’AFP, après une annonce sur le compte Facebook de l’écrivain. Il est décédé mercredi matin à son domicile de Gombosszeg.