Dans son dernier roman, Isabelle, l’après-midi, Douglas Kennedy propose sa variation de l’Américain à Paris, devenu l’un des canons du parcours littéraire des grands maîtres. Mêlant solitude et frénésies érotiques, épiphanies et découvertes, une liaison unit par intermittence un étudiant de Harvard et une traductrice de la bourgeoisie parisienne, à la fin des années 1970. La trame de l’apprentissage croise celle de la maturité tourmentée, le contrepoint transatlantique jouxte le sixième arrondissement, mais le passage du temps cerne les couples pour donner un roman intense, bien cadencé, qui se lit d’une traite.