Simon Paré-Poupart, éboueur à Montréal durant vingt ans, publie Ordures ! Journal d’un vidangeur, un superbe récit de ses tournées d’hiver, 25 km par jour, sacs poubelle en main et en colère contre notre surconsommation et les regards de travers des passants. Sébastien Jacquot et Marie Morelle, dans Mécaniciens de rue, suivent des migrants qui réparent, désossent, remontent de vieilles voitures à la sauvette pour des clients désargentés. Entre sale boulot et boulot sale, entre travail de rue et entrepôts, rencontre au cœur des banlieues.
Les êtres, de même que les revues ou les familles littéraires, sont mortels, et leurs disparitions, comme nous allons le voir avec Anouchka Vasak (Le lieu du bleu), François Bordes (À plat) et la revue Java, peuvent revêtir, avant de s’accomplir, des couleurs (ou douleurs ?) différentes.
Anouchka Vasak | Le lieu du bleu. Enquête sur un ciel de Provence. Anamosa, 202 p., 20 €
François Bordes | À plat. L’Atelier contemporain, 146 p., 20 €
Le lieu du bleu tient de l’enquête – ainsi que l’indique son sous-titre – comme du poème (enquête-t-on sur un ciel ?), de l’essai littéraire, de la réflexion scientifique… tout cela à la fois. Anouchka Vasak se situe au croisement de la science, de l’esthétique et de la littérature, elle est maîtresse de conférences en littérature française, dix-huitiémiste, codirige le réseau Perception du climat, hébergé à l’ENS, et la collection « MétéoS » aux éditions Hermann. L’ouvrage, tout de bleu vêtu (couverture, pages de titre intérieures, caractères), se lit comme une enquête, avec grand intérêt et le désir de savoir le fin mot de l’énigme, et aussi grand plaisir : l’écriture en est belle.
Pour la sortie de son livre autobiographique Les souvenirs viennent à ma rencontre, nous avons pu parler longuement avec Edgar Morin. Ce fut l’occasion de revenir sur les points saillants de sa pensée et d’évoquer les lignes d’une vie tissée avec les fils de l’histoire du XXesiècle. Le temps donne bien sa forme au livre, mais pas seulement : d’autres logiques, celles des lieux, des rencontres, président au récit d’une vie. Ce livre de souvenirs présente une structure tantôt linéaire, tantôt circulaire, une forme qui fait sa force.
Edgar Morin est un homme sympathique, chaleureux, ouvert et généreux. Son œuvre est à son image : vaste, plurielle, ambitieuse, riche. Comme le dit Régis Debray dans l’un des nombreux hommages qui composent ce Cahier, seuls les sectaires peuvent lui reprocher d’aimer être aimé. Pourtant, n’aurait-il pas gagné à être un peu plus sectaire ?
António Lobo Antunes est mort le jeudi 5 mars à Lisbonne à 83 ans. Nous perdons l’un, peut-être le plus grand écrivain contemporain. Il a inventé une manière de dire le monde, de faire tenir ensemble l’individu et le réel, qui bouleverse l’ordre narratif à un point si extrême et si virtuose qu’il a changé notre manière de lire, de sentir le texte. Labeur sisyphéen d’une vie entière pour un homme qui éprouvait la littérature comme la vie. Au-delà de l’admiration absolue, nous sommes tristes de perdre un homme étonnant et profond, un peu ours et si drôle, de savoir aussi que les voix qu’il a inventées ne peupleront désormais, dans un paradoxe ultime, que notre mémoire. Mais comme il le rappelait, les livres sont infinis, définitivement inachevés.
Avec L’empereur de la joie, Ocean Vuong confirme un immense talent de romancier. Son livre est à la fois simple et touffu, épuré et complexe. On y entend une voix, une affirmation de la nécessité d’une poétique qui réinvente le romanesque. Il signe à la fois une bouleversante fiction sociale à la hauteur de notre présent qui promeut des relations nouvelles entre les êtres et une sorte de manifeste esthétique pour une poétisation du roman. Lecture rare, forte, infiniment précieuse.
Construite entre 1936 et 1939, la « maison sur le cascade », ou Fallingwater, imaginée par l’Américain Frank Lloyd Wright (1867-1959), constitue l’un des symboles les plus forts du renouveau de l’architecture du 20e siècle. Outre son caractère totémique, elle représente aussi et surtout le génie de l’homme qui l’a conçue.
Asselin est une entreprise historique. Transmise de père en fils, la société magnifie le savoir-faire et contribue à la préservation du patrimoine français. Rencontre.
Georgina a réalisé un rêve : celui d’être avec un footballeur. Qui n’en a pas rêvé étant petite ? Et elle incarne à merveille son rôle de princesse. Georgina s’est fait connaître comme étant la compagne de Cristiano Ronaldo. Le couple s’est formé en 2016 et c’est depuis l’amour véritable. Georgina est issue d’une famille modeste, elle a travaillé dans de luxueux magasins avant de rencontrer celui qui sera son prince : Cristiano Ronaldo. En 2022 elle sort la série « Soy, Georgina » pour couper l’herbe sous le pied des paparazzis et répondre à la presse. On y découvre une femme plus naturelle que jamais.
Louna et son frère repartent pour d’autres aventures. Une histoire que les deux frères écrivent au fil de l’eau et qui se vit comme une romance, où chaque jour est une aventure
Louna Ladevant, 23 ans, a réussi une prouesse. Une de plus. Celle de réunir sur un même terrain l’art et l’escalade. Comment ? Par la magie de son corps, ce médium qui permet tous les possibles. L’art se définit comme un ensemble d’œuvres artistiques, mais c’est également l’habileté, le talent, le don pour faire quelque chose. Louna Ladevant est de ces hommes-là. A seulement 23 ans, il entre dans l’Histoire d’une discipline. Celle de l’escalade. Et ce n’est pas une discipline comme les autres ; l’escalade demande de la rigueur, un accord parfait entre son corps et la Nature car tout ne fait plus qu’un. « Pour l’escalade, chaque parcelle du corps est utilisée : des doigts jusqu’aux orteils des pieds. Tous les muscles sont nécessaires » indique Louna. « L’escalade sur glace est un sport naturalisé. Il dérive des sports de montagne, de l’alpinisme en particulier. Ce sport me passionne par l’esthétisme des mouvements, la technicité, l’aspect complet qu’il y a dans les qualités physiques à avoir ».
Milo Manara a présenté au festival d’Angoulême sa première grande rétrospective. LP/Jean-Baptiste
Milo Manara : «L’érotisme, c’est la vie»
Maître de la bande dessinée coquine, l’Italien était l’une des stars du festival d’Angoulême qui vient de s’achever. Du « Déclic » au « Caravage », retour avec lui sur 50 ans de carrière.
Par Christophe Levent
Le 29 janvier 2019 à 08h39, modifié le 29 janvier 2019 à 08h40
À 73 ans, il a toujours l'œil qui pétille et le goût des belles choses. Milo Manara, maître d'érotisme en BD, était l'une des attractions du festival d'Angoulême, qui s'est achevé dimanche soir. Pour la première fois, une grande rétrospective rendait hommage à sa prolifique carrière.
Christian Sicault est né pour être mosaïste. Il s’inspire d’une technique ancestrale, magnifie grâce à son doigté, la lumière et la matière. Il nous a ouvert les portes de son atelier près de Melle.
Ce n’est pas le soleil qu’elle aime c’est la pluie et les orages. Ce n’est pas le jour qu’elle apprécie c’est la nuit. Elle c’est la sorcière. Cette fameuse figure de l’histoire est merveilleusement adorée par Tim Burton qui la met en scène dans Mercredi Addams : une série Netflix sortie le 23 novembre 2022 et qui fait un véritable tabac. Mais allons plus loin, qui est cette étrange créature qui a toujours fait partie de l’histoire et qui au fil des siècles a toujours été torturée ? Explications.
Wolfang Amadeus Mozart (1756-1791). Comprendre l’œuvre de Mozart n’est pas chose aisée, comprendre l’homme qui se cache derrière un talent si éminent, l’est encore moins