mercredi 21 octobre 2026

Mikołaj Łoziński / Stramer / Le passé au présent


Stramer, de Mikołaj Łoziński : le passé au présent


Le passé au présent

par Jean-Yves Potel
2 décembre 2022

Conter l’histoire de sa famille est devenu un trait d’époque. C’est une manière personnelle d’approcher le passé, ses aventures, ses héros, ses conflits, ses déceptions. De mettre en forme un patrimoine. « C’est ce que j’ai voulu éviter », nous confie Mikołaj Łoziński lors d’une conversation à Paris. Figure remarquée de la nouvelle génération d’écrivains polonais, il évoque dans son troisième livre (le premier traduit en français) une famille dans son présent, une famille qui pourrait être la sienne. Mais il ne la raconte pas. Il l’observe. Elle vit à Tarnów, au sud-est de la Pologne, une ville à forte minorité juive entre les deux guerres.


Mikołaj Łoziński, Stramer. Trad. du polonais par Laurence Dyèvre. Noir sur Blanc, 362 p., 23 €

Né en 1980, Mikołaj Łoziński a grandi entouré d’artistes. Son père est un des maîtres du cinéma documentaire polonais, son frère aîné est également cinéaste. Il s’est d’abord orienté vers la photographie et une formation de sociologue. Après quelques expositions et une année d’études aux Beaux-Arts de Paris, il a collaboré avec une psychothérapeute aveugle, ancienne élève de Jacques Lacan. Son art de regarder est alors passé par l’écriture. Les mots se sont imposés, quoique difficilement, comme son meilleur moyen d’expression. Ils sont venus « par hasard », assure-t-il, et son premier roman, paru en 2006, l’a conduit dans un voyage étrange. Son personnage découvre le passé inattendu de sa mère qui vient de décéder. Il cherche à le comprendre, il interroge de vagues témoins, et le voilà pris par une Reisefieber, titre du roman qui signifie une « fièvre de voyage » ou plus précisément la peur du voyage. D’emblée, un rapport méfiant au passé.

Stramer, de Mikołaj Łoziński : le passé au présent

Mikolaj Lozinski © Weronika Lawniczak

Avec Stramer, le passé est enfin apprivoisé, non pour inventer un récit familial mais pour en partager l’existence. « Je voulais, précise Łoziński, que le lecteur entre dans la vie des personnages, se lie d’amitié avec eux, sans savoir (ou en oubliant) ce qui les attend pendant la guerre. » Il y a Nathan, le père revenu d’Amérique par amour pour Rywka, une amie d’enfance, qu’il a épousée aussitôt. Ils se sont installés rue Goldhammer à Tarnów, et sept enfants sont nés. Le premier n’a pas survécu. Les autres, quatre garçons et deux filles, dont on suit les vies ordinaires, font d’abord rêver leurs parents. Ainsi voulaient-ils faire du cadet un grand musicien ! « Sans être jamais allé dans une salle de concert ou à l’opéra, avec les yeux de l’imagination, Nathan voyait déjà son fils de sept ans se produire sur les scènes de Cracovie, et même de Vienne. Rywka n’avait aucun mal, elle non plus, à se le représenter sur scène vêtu d’un petit smoking, avec un nœud papillon et sa crinière bouclée. »

Chaque matin, Rywka se tient dans l’embrasure de la porte pour dire au revoir à ses enfants qui partent à l’école. Elle se hausse « d’abord sur la pointe des pieds devant l’aîné », puis « se baisse progressivement en pliant les genoux » devant les autres, « jusqu’à s’accroupir pour embrasser » les petits derniers. « Tu descends comme un ascenseur new-yorkais », lui fait remarquer Nathan. Ainsi, chapitre après chapitre, la vie quotidienne de ces personnages, rêvée ou réelle, est jaugée à l’aune du rêve américain. « Là-bas, ajoute Nathan, même le ciel est plus haut. » Lorsqu’il dit cela, ses yeux brillent d’une énergie particulière, « rapportée d’Amérique » (ainsi qu’une ceinture de cuir à boucle en laiton) ; surtout, Nathan se lance dans de multiples entreprises commerciales ou autres pour faire fructifier les dollars de là-bas, et le plus souvent cela échoue. Des dollars que lui envoyait son frère Ben, marchand à New York. Ce qui l’autorise aussi à demeurer des journées entières sous sa couette, à la grande surprise des enfants.

Stramer, de Mikołaj Łoziński : le passé au présent

Tarnow (carte postale de 1931)

En fait, il est souvent arnaqué, ou plus simplement trompé par ses illusions. Une fois, il achète mille bougies qui s’avèrent… sans mèche ! Une autre fois, il se lance dans l’ouverture d’un café, ébloui qu’il est par ces foules qui s’entassent autour de certains comptoirs. Il invente des astuces pour réduire les coûts, par exemple ne mettre que des fleurs ou des journaux de la veille, jetés par ses potentiels concurrents. Le « boss » revenu d’Amérique place toute sa fortune dans la location d’une salle : Rywka à la cuisine, lui au bar, et quelques tables pour accueillir les clients. Les premiers jours, personne. Il avait jugé inutile d’organiser une opération de promotion. Et lorsque certains s’attablent enfin derrière une modeste boisson, ils ne commandent pas le fameux plat de tripes concocté par Rywka. Nathan découvre qu’ils restent des heures, voire la journée, à lire ou à bavarder en consommant si peu. Alors il invente un moyen pour écourter leurs séjours, l’effet est irrémédiable : plus personne ne vient, il doit fermer boutique.

Ces déboires rapportés avec humour se transforment en autant d’histoires juives traduites avec subtilité par Laurence Dyèvre, au point que l’on ne sait plus très bien ce qui est récit et ce qui est légende. Le lecteur est pris dans l’atmosphère familiale, sa chaleur et ses ridicules, l’ambiance d’une époque si éloignée du sort tragique qu’ils connaîtront quelques années plus tard. Chaque personnage se donne à ses projets et à ses désirs. La fille aînée tombe amoureuse d’un homme marié, un frère milite au syndicat de la bougie, tandis que deux autres s’orientent vers le communisme. D’ailleurs, l’attrait pour cette idéologie nouvelle est vécu moins comme une adhésion fanatique que comme une alternative à la violence, aux injustices et à la misère qui les entourent. Un sentiment de liberté. Une façon aussi de s’assimiler à la société polonaise en tournant le dos au religieux. Ils ne croient pas, dit l’un d’eux, « que les Juifs ont traversé la mer Rouge à pied sec ».

Les Juifs dont nous parle Mikołaj Łoziński sont bien différents de ceux que l’on a l’habitude de voir sur les vieilles photos sépia en noir et blanc. Ils sont vivants et en couleur. Avant d’écrire Stramer et de s’être plongé dans des archives, il avait, dit-il, « une vision très stéréotypée de la communauté juive, alors qu’elle était hétérogène, vivante, croyante, orthodoxe, sioniste ou communiste ». À l’inverse, « il ne s’agissait pas de regarder mes personnages à travers le prisme de la Shoah. Je voulais les voir tels qu’eux-mêmes se voyaient à l’époque, avec leurs amours, leurs désirs, leurs plans d’avenir, etc. Je me suis rendu compte que nous ne nous intéressions qu’à ce qui leur est arrivé plus tard ». L’antisémitisme, par exemple, n’est pas oublié, mais il est raconté par l’intermédiaire des attaques « de monstres paysans » rapportées dans les récits familiaux.

Et quand la guerre arrive, chacun réagit selon ses habitudes. Nathan et Rywka ne veulent pas quitter Tarnów. « Si seulement on pouvait s’enfermer dans son petit chez-soi », pense-t-elle devant son fourneau, et Nathan attend avec conviction l’invitation de son frère à New York. Elle ne viendra pas, tandis que ses enfants communistes sont plus confiants : l’un « comme à son habitude, était sûr que les choses allaient s’arranger d’une manière ou d’une autre. […] Demain, on trouvera une combine pour se procurer une charrette et on partira plus loin. Quant à la machine d’Hitler, elle va finir par capoter… ». Certains se demandent s’il faut ou non se réfugier à Lwów, dans la zone occupée par les Soviétiques. Hésitations tragiques.

La réponse est dans l’image de la fin, une plage, que Łoziński nous dit être un souvenir familial qui lui a permis de démarrer ce roman, un lieu qui réunit les douceurs de la vie et la cruauté de l’avenir.


EN ATTENDANT NADEAU




mardi 20 octobre 2026

Mikolaj Lozinski / Les enfants Stramer / Sortir de l’enfer

 


Sortir de l’enfer

par Jean-Yves Potel
14 avril 2026

Juifs rescapés de la guerre, les six enfants du couple Stramer avaient été pourchassés en Pologne occupée, ou bien déportés en Sibérie. Plusieurs ont combattu dans les résistances communistes ou nationalistes, ou rejoint l’Armée rouge. Six histoires extraordinaires que raconte Mikolaj Lozinski dans Les enfants Stramer, le deuxième volume de son histoire familiale.

lundi 19 octobre 2026

Lavinia Braniste / Camping / Les désarrois d’une émigrée

 

Lavinia Braniste, Camping,
Lavinia Braniste (2026) © Jean-Luc Bertini


Les désarrois d’une émigrée 

par Jean-Yves Potel
29 septembre 2026

Lavinia Braniste, romancière roumaine de la nouvelle génération, raconte dans Camping l’histoire de Sofia, une émigrée ordinaire. Jeune veuve, elle part en Espagne avec un visa de touriste pour quelques semaines. Elle a l’idée de gagner un peu d’argent, de quoi aider son fils et son vieux père.

dimanche 18 octobre 2026

Sergio Aquindo / Rien d’anormal

 

Casa Rosada, siège du pouvoir exécutif argentin (Buenos Aires, Argentine) © CC BY 2.0/Jon Gilbert Leavitt/Flickr


Rien d’anormal

par Sergio Aquindo
2 juillet 2024
8 mn
Numéro 201
À quelques jours du second tour d’élections législatives anticipées qui pourraient être remportées par le Rassemblement National, En attendant Nadeau ouvre ses pages à des écrivains venant de pays connaissant, eux aussi, l’extrême droite au pouvoir : comme l’Argentine, en 2023. L’auteur et artiste franco-argentin Sergio Aquindo nous fait vivre l’atmosphère de Buenos Aires avant et après la victoire de Javier Milei.

samedi 17 octobre 2026

Le livre et nous



Enseignes de boucherie argentines © Sergio Aquindo
Enseignes de boucherie argentines © Sergio Aquindo


Le livre et nous

vendredi 16 octobre 2026

Illustrer Alice / Entretien avec Pat Andrea

 


Pat Andréa (né en 1942) a l’occasion de contribuer à son tour à une édition d’Alice, dirigée par Diane De Selliers, faisant la part belle aux illustrations.
« Alice » © Pat Andrea


Illustrer Alice : entretien avec Pat Andrea

par Sergio Aquindo
25 novembre 2025
Au début des années 2000, l’artiste Pat Andrea (né en 1942) a l’occasion de contribuer à son tour à une édition d’Alice, dirigée par Diane de Selliers, faisant la part belle aux illustrations. Les images (48 dessins grand format) sont un condensé de l’œuvre de Carroll et de l’univers artistique de Pat Andrea, qui ne se prive pas de jouer, à la suite de l’écrivain, avec les symboles et le sous-texte.

jeudi 15 octobre 2026

À propos du travail de John Tenniel sur Alice

 

La crèche Alice", John Tenniel Lewis Caroll
« La crèche Alice », John Tenniel (1890) © CC0/British Library


À propos du travail 

de John Tenniel 

sur Alice

par Sergio Aquindo
25 novembre 2025

Sergio Aquindo, dessinateur, graveur et écrivain (auteur notamment d’un Atlas des monstres connus et inconnus), se penche ici sur la part prise par les images de John Tenniel dans l’œuvre de Lewis Carroll, et plus généralement sur les aventures heureuses ou malheureuses d’Alice avec ses divers illustrateurs.

mercredi 14 octobre 2026

Femmes / Sara Soldati




Il portiere Courtois beccato con la bella Sara Soldati: le foto hot della modella



Li hanno beccati insieme a Ibiza, in atteggiamenti molto teneri. La nuova coppia dell'estate potrebbe essere quella formata da Thibaut Courtois, portiere belga del Real Madrid, e la modella italiana Sara Soldati. La ragazza ha un profilo Instagram da più di 100 mila fan e i suoi scatti lasciano veramente a bocca aperta.

mardi 13 octobre 2026

L’œuvre mobile d’Anne Carson


Anne Carson © Éditions Corti
Anne Carson © Éditions Corti


L’œuvre mobile 

d’Anne Carson

par Claude Grimal
13 octobre 2026
Poète et essayiste, la Canadienne Anne Carson, née en 1950, vient de recevoir le prix Nobel de littérature. Déjà lauréate de nombreuses récompenses dans le monde anglophone, elle est connue pour une œuvre savante et « confessionnelle », qu’elle a fait connaître, outre par les livres, par ses conférences et ses collaborations régulières à des magazines comme la London Review of Books, par exemple. Son œuvre, mal connue en France, demande à ce qu’on s’y plonge pour y découvrir l’originalité et l’ouverture.

lundi 12 octobre 2026

Anne Carson

 





Anne Carson

Anne Carson, M.C., poète, essayiste, chercheuse et professeure, est née le 21 juin 1950 à Toronto, en Ontario.

dimanche 11 octobre 2026

Anne Carson / Autobiographie du rouige






Anne Carson
Autobiographie du rogue


Anne Carson, poétesse, essayiste, traductrice du grec ancien et professeure de renommée mondiale, échappe à toutes les étiquettes : aucun de ces mots, à lui seul, ne parvient à contenir la singularité de son art.

samedi 10 octobre 2026

Anne Carson / L’Anthropologie de l’eau

 

Anne Carson


Anne Carson
L’Anthropologie de l’eau


Je me suis réveillée avant l’aube.
La lumière était une fine lame de nickel
posée sur le bord du monde.

On ne possède rien.
Pas même ce moment de passage,
où l’eau de la rivière devient l’eau de la mer,
où le sel commence à mordre la douceur.

La mémoire est une fatigue des yeux.
Elle cherche une forme là où il n’y a que du mouvement.
Elle cherche une rive là où tout est dérive.


vendredi 9 octobre 2026

Le Nobel de littérature 2026 attribué à la poétesse canadienne Anne Carson

 

Anne Carson


Le Nobel 

de littérature 2026 

attribué à 

la poétesse 

canadienne

Anne Carson

Également professeure d’histoire à l’université McGill de Montréal, l’écrivaine de 76 ans succède au Hongrois László Krasznahorkai.

Par  Nathalie Crom 

Publié le 08 octobre 2026 à 14h27
Mis à jour le 08 octobre 2026 à 15h21

Il est des rencontres et des émotions qui décident d’une vie. Récompensée ce jeudi 8 octobre par le prix Nobel de littérature 2026, la poétesse et écrivaine canadienne Anne Carson (née le 21 juin 1950 à Toronto) a raconté les circonstances dans lesquelles la culture grecque ancienne est entrée dans sa vie : en 1965, alors qu’elle était adolescente et qu’elle feuilletait des ouvrages au hasard dans une librairie de la ville de Hamilton, en Ontario, lui tomba entre les mains une édition bilingue de la poésie de Sappho. « Ça semblait si fascinant que je me suis dit que je devais apprendre cette langue. » Ce qu’elle fit. Quelques années plus tard, après avoir étudié les lettres classiques à l’université de Toronto, puis le grec ancien à l’université de St Andrews en Écosse, c’est à Sappho qu’elle consacra sa thèse de doctorat, dont elle tira en 1986 son tout premier ouvrage, Eros the Bittersweet (Eros doux-amer) — « un traité dense et concis sur la place centrale du manque dans le désir », écrit The Paris Review à propos de ce livre dont la première traduction en France est annoncée le 6 novembre prochain, aux éditions de L’Arche.

jeudi 8 octobre 2026

Anne Carson, Albertine et nous

Anne Carson


Anne, Albertine et nous

par Claude Grimal
21 novembre 2017

 

Avant une lecture publique de son Atelier Albertine, la poète canadienne Anne Carson confia à son auditoire qu’ayant un jour décidé de lire À la recherche du temps perdu de bout en bout, elle y avait consacré une demi-heure chaque matin pendant sept ans. « Les plus belles années de ma vie », ajoutait-elle, signalant qu’elle s’était ensuite trouvée dans « le désert d’Après-Proust » et que, pour en sortir, elle s’était tournée vers les critiques (« chose inutile »), puis avait choisi d’écrire le petit livre que nous tenons aujourd’hui entre les mains (publié dans sa version anglaise en 2014).

jeudi 1 octobre 2026

L’œil de Cocteau

 

Écrits sur l'art : l'œil de Jean Cocteau
Jean Cocteau (1923) 


L’œil de Cocteau

par Odile Hunoult
25 mai 2022
Né en 1889, poète, écrivain, cinéaste, dramaturge, mais aussi peintre, dessinateur, céramiste, Cocteau est partie prenante dès sa première jeunesse des luttes de l’avant-garde, à un moment où le monde de l’art se reconstruit, bouillonne, s’affronte : fauvisme, dadaïsme, cubisme, surréalisme… Pour ces Écrits sur l’art, David Gullentops a compilé et trié un important corpus ; il nous offre un dictionnaire alphabétique des artistes vus par Cocteau – ses contemporains en majorité, mais pas seulement –, peintres, sculpteurs, photographes… Coco Chanel a son entrée. Beaucoup, bien sûr, sont ses amis.

vendredi 25 septembre 2026

« J’écris sur des rêveurs » / Entretien avec Paul Murray

 


Paul Murray (2026) © Jean-Luc Bertini


« J’écris sur des rêveurs » : entretien avec Paul Murray

La piqûre d’abeille de Paul Murray, nommé à la liste courte du Booker Prize 2023, est un roman familial à quatre voix sur la chute de la famille Barnes, propriétaire d’une concession automobile, à la suite de la crise financière de 2008. Magnifiquement écrit, il dépeint le quotidien tragique d’une petite ville des Midlands d’Irlande.

jeudi 24 septembre 2026

Jospin face à Tabouret ? Rien de grotesque !


Alignés comme une promesse de lumière, les vitraux de Claire Tabouret dévoilent au Grand Palais les coulisses d’une œuvre monumentale, entre spiritualité, couleur et modernité, en écho à la future renaissance de Notre-Dame
Alignés comme une promesse de lumière, les vitraux de Claire Tabouret dévoilent au Grand Palais les coulisses d’une œuvre monumentale, entre spiritualité, couleur et modernité, en écho à la future renaissance de Notre-Dame

Jospin face à Tabouret ? Rien de grotesque !

D’un seul souffle à Grottesco, Claire Tabouret et Eva Jospin redessinent le Grand Palais

9 JUILLET 2026, 

Du 10 décembre 2025 au 29 mars 2026, le Grand Palais a invité les artistes Eva Jospin et Claire Tabouret à venir investir ses deux galeries. Elles se visitent par une même entrée. Face à face. Mais le gigantisme des chefs-d’œuvre se reflète et ricoche différemment sous nos regards ébahis. D’un côté, Grottesco, le parcours atypique à travers les forêts de carton et leurs grottes géantes, aux architectures qui nous invitent dans le monde imaginaire de Jospin ; de l’autre, D’un seul souffle nous dévoile les coulisses d’un autre projet monumental : les maquettes en carton grandeur nature des futurs vitraux contemporains et modernes qui habilleront la nef de Notre-Dame de Paris.

mercredi 23 septembre 2026

Le silence des louves / Le nouveau thriller de Bruno Carpentier


Dans le silence des montagnes, la meute veille sur des secrets plus anciens que les hommes
Dans le silence des montagnes, la meute veille sur des secrets plus anciens que les hommes


Le silence des louves

Le nouveau thriller de Bruno Carpentier

9 AOÛT 2026, 

Septembre 2010. Nous sommes perdus dans un hameau isolé, en plein cœur des Hautes-Alpes. Une fillette de trois ans et demi disparaît. Sans laisser la moindre trace. Tout le village la recherche. Et plus les battues se suivent, sans résultat, plus le désespoir envahit ses proches. Très vite, l’enquête dépasse l’horrible fait divers. Car des corps sont exhumés et l’on découvre des secrets de famille enfouis depuis des générations. Cachés depuis trop longtemps.