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jeudi 4 juin 2026

Marie Étienne / Couleurs de la disparition

 

« Bleu de ciel », Vassily Kandinsky (1940) (détail) © CC0/WikiCommons


Couleurs de la disparition

Les êtres, de même que les revues ou les familles littéraires, sont mortels, et leurs disparitions, comme nous allons le voir avec Anouchka Vasak (Le lieu du bleu), François Bordes (À plat) et la revue Java, peuvent revêtir, avant de s’accomplir, des couleurs (ou douleurs ?) différentes.


Anouchka Vasak | Le lieu du bleu. Enquête sur un ciel de Provence. Anamosa, 202 p., 20 €
François Bordes | À plat. L’Atelier contemporain, 146 p., 20 €
Java 1989-2006. L’anthologie. Flammarion, 480 p., 28 €

Le lieu du bleu tient de l’enquête – ainsi que l’indique son sous-titre – comme du poème (enquête-t-on sur un ciel ?), de l’essai littéraire, de la réflexion scientifique… tout cela à la fois. Anouchka Vasak se situe au croisement de la science, de l’esthétique et de la littérature, elle est maîtresse de conférences en littérature française, dix-huitiémiste, codirige le réseau Perception du climat, hébergé à l’ENS, et la collection « MétéoS » aux éditions Hermann. L’ouvrage, tout de bleu vêtu (couverture, pages de titre intérieures, caractères), se lit comme une enquête, avec grand intérêt et le désir de savoir le fin mot de l’énigme, et aussi grand plaisir : l’écriture en est belle.