Alignés comme une promesse de lumière, les vitraux de Claire Tabouret dévoilent au Grand Palais les coulisses d’une œuvre monumentale, entre spiritualité, couleur et modernité, en écho à la future renaissance de Notre-Dame
Jospin face à Tabouret ? Rien de grotesque !
D’un seul souffle à Grottesco, Claire Tabouret et Eva Jospin redessinent le Grand Palais
Du 10 décembre 2025 au 29 mars 2026, le Grand Palais a invité les artistes Eva Jospin et Claire Tabouret à venir investir ses deux galeries. Elles se visitent par une même entrée. Face à face. Mais le gigantisme des chefs-d’œuvre se reflète et ricoche différemment sous nos regards ébahis. D’un côté, Grottesco, le parcours atypique à travers les forêts de carton et leurs grottes géantes, aux architectures qui nous invitent dans le monde imaginaire de Jospin ; de l’autre, D’un seul souffle nous dévoile les coulisses d’un autre projet monumental : les maquettes en carton grandeur nature des futurs vitraux contemporains et modernes qui habilleront la nef de Notre-Dame de Paris.
Septembre 2010. Nous sommes perdus dans un hameau isolé, en plein cœur des Hautes-Alpes. Une fillette de trois ans et demi disparaît. Sans laisser la moindre trace. Tout le village la recherche. Et plus les battues se suivent, sans résultat, plus le désespoir envahit ses proches. Très vite, l’enquête dépasse l’horrible fait divers. Car des corps sont exhumés et l’on découvre des secrets de famille enfouis depuis des générations. Cachés depuis trop longtemps.
L'architecte britannique Nicholas Grimshaw a été chargé des travaux de construction de la « Ludwig Erhard Haus », célèbre immeuble du quartier huppé de Charlottenburg
Je suis un Gazaoui
Imaginez le successeur de Benyamin Netanyahou s’avancer devant la tribune palestinienne et prononcer cette phrase
Nous sommes le 7 octobre 2038. Dans son discours devant la tribune palestinienne, le Premier ministre d’Israël prononce ces quatre mots célèbres, quinzeans après le début des bombardements : « Je suis un Gazaoui ». Il s’inspire de la phrase « Ich bin ein Berliner » prononcée par John Fitzgerald Kennedy, alors président des États-Unis, dans l’allocution qu'il fit à l'occasion des quinze ans du blocus de Berlin.
En visitant le Nord de l’Inde, sur les traces des écrivains bengali Rabindranath Tagore et Amitav Ghosh, il est impossible de ne pas se jeter à la mer.
Le monde doit savoir ce qui se passe. Sinon, qui va raconter l’Histoire ?
Retour sur les « Regards » du grand photographe de l’agence Magnum, superbement mis sous les projecteurs de l’Hôtel Caumont - Centre d’Art, du 8 novembre 2024 au 23 mars 2025, à Aix-en-Provence.
Cinemo est un fournisseur mondial de produits hautement innovants. Il propose des expériences multimédias numériques multi-écrans et multi-passagers pour l'automobile, avec des jeux embarqués et des visioconférences
Derrière ses tatouages et son marcel, un film !
CinéMo, une salle de cinéma qui roule partout en France
Nationale 7. Il est passé 20h. Voilà des heures que je fais du stop, et personne ne s’arrête. Jusqu’à ce qu’un klaxon digne d’un gros ferry en partance pour Dunkerque me fasse sursauter. Un camion s’arrête. Le chauffeur m’invite à monter à bord. Mais à ma grande surprise, il ne me dirige pas vers la cabine avant. On fait le tour du bahut et il me force à monter derrière
À Marseille, aucune exposition n’avait été dédiée entièrement à l’artiste. En s’associant à la Fondation Giacometti, le musée Cantini a permis de réparer cet oubli.
Bien avant l’an zéro, la naissance du Christ et notre calendrier, une ville s’est érigée entre les calanques et la côte bleue. C’est sans doute la raison pour laquelle les délinquants s’y sentent comme chez eux. Les Marseillais y habitaient bien avant les églises et leur Bonne Mère. Et ce jeudi 13 novembre 2025, vers 14h30, en plein jour et à la vue de tous, les narcotrafiquants ont encore frappé. En assassinant, l’arme au poing, avec la précision d’un tueur à gage, Mehdi Kessaci. Un jeune innocent de vingt ans. Dans sa voiture, en face de la plus grande salle de concert de la ville, dans le quatrième arrondissement. Nicolas Bessone, procureur de Marseille, avait déclaré dans un communiqué :
Avec la guerre en Iran et les pluies de missiles, des centaines de milliers de passagers, pour la plupart européens, sont bloqués à l’étranger. D’autres sont tenus en « otages » dans les aéroports, en attendant que les compagnies émiraties leur trouvent une solution. Des familles entières se voient au pied du mur et doivent puiser dans leurs économies, quand elles le peuvent, pour faire face aux nuitées forcées, presque toujours dans des hôtels de fortune, pour ne pas dire miteux. Nombreux ne savent même pas comment continuer à se nourrir et subvenir aux besoins de leurs proches. Et ceux qui ne peuvent plus attendre perdent leurs vols et doivent débourser des sommes astronomiques pour être rapatriés.
Bombers (1963) de Gerhard Richter est une peinture photographique austère en noir et blanc représentant des avions américains bombardant Dresde, la ville de son enfance, reflétant sa relation complexe avec l'histoire allemande et la guerre
Gerhard Richter à la fondation Louis Vuitton
Une rétrospective sur six décennies d’un des plus grand peintres du vingtième siècle
Faire abstraction du passé et de la vie de Gerhard Richter, c’est passer à côté de son œuvre. Ne pas la comprendre. Et rester insensible à ce qu’il nous montre en le cachant.
Le Louvre Abu Dhabi est le premier musée universel du monde arabe. Il fut conçu par l’architecte Jean Nouvel comme une « ville-musée » sur la mer. Ce chef-d'œuvre architectural fusionne les traditions arabes et la modernité. Inspiré par l'environnement local (le sable, la mer et le ciel), Jean Nouvel associe le béton, l’eau et les jeux de lumière sous un dôme d’aluminium et d’acier inoxydable, qui forme un espace universel et qui symbolise le pont culturel entre l'Orient et l'Occident. Associant Abu Dhabi au nom du Louvre, ce lieu incontournable, inauguré en 2017, nous permet de voir dialoguer des œuvres d’intérêt historique, culturel et sociologique distincts. Quelles soient anciennes ou contemporaines, elles proviennent du monde entier.
La Dolce Vita marque un tournant dans la filmographie de Federico Fellini. Qui ne se souvient pas de la scène où Anita Ekberg s’ébat dans la fontaine de Trevi, et quand Marcello Mastroianni l’y rejoint ? Ce film, sorti en 1960 et qui remporte la Palme d’or à Cannes, annonce le propre langage cinématographique fellinien, qui deviendra irrévocablement sa marque de fabrique. Inimitable. Avec l’enchevêtrement de séquences, comme des sketches. Et pourtant, il provoqua un énorme scandale dès sa sortie, du fait de sa description d'une société italienne oisive et débauchée. Les scènes d’orgie ont choqué le public romain. Qui a sans doute oublié l’histoire de son empire décadent.
Fin avril 2023, l’éditeur The Melmac Cat qualifie ce nouveau genre littéraire de « pop roman ». Tout au long du récit, dans le monde parallèle de « 1m976 », des paroles de chansons sont intégrées dans les dialogues. Les codes QR parachutent le lecteur en plein milieu de clips vidéo qui ont marqué l’année 1976. L’éditeur décrit le pop roman comme « un courant littéraire né ailleurs(s), par lequel les auteurs marient la musique pop à leurs récits, et où la discographie tient lieu et place de bibliographie. L’insertion de QR codes rend la navigation vers les escales des vidéoclips plus intuitive. Ces temps morts, comme des publicités vivantes, ont leur importance dans le rythme et la compréhension de l'histoire. C'est une singularité que l’on retrouve dans tout pop roman. »
Extrait de « 1m976 » avec l’aimable autorisation de l’éditeur :
Le réveil
J’entends des voix qui me chantent :
Ne me brise pas le cœur Je ne pourrais pas si j'essayais Oh, maman chérie, si je m'agite Bébé, tu n'es pas de ce genre Ne me brise pas le cœur Toi tu m'enlèves ce poids Oh, maman chérie, quand je frappe à ta porte Ouh, je t'ai donné ma clé.
Ça vient de la chambre de maman.
Il est 7 heures 7. C’est le réveil radio de ma mère. Mais pourquoi ne vient-elle pas ? La chanson d’Elton John et de Kiki Dee va sur sa fin et les chiffres blancs de mon horloge à piles en plastique orange affichent déjà « 0…7…H…0 et 9 » sur le fond noir. Il faut que je me lève sans plus tarder. Absolument. Je fais un effort surhumain pour me redresser sur les pieds encore endormis et qui dépassaient du petit lit. Je peux alors me diriger vers le calendrier qui pend au mur. Je déplace une nouvelle fois le curseur qui indique le jour, le mois et l’année : 1/m9/76. On est bien le premier septembre 1976. Je viens d’avoir quinze ans.
Alors, le pop roman est-il un nouveau genre littéraire, ou doit-on le considérer comme une adaptation de l’écriture qui fait écho aux évolutions technologiques du XXIème siècle ?