jeudi 8 mars 2018

Les heures sombres / Dix-sept jours dans la fumée des cigares brûlés par le feu de la guerre






Les heures sombres, dix-sept jours dans la fumée des cigares brûlés par le feu de la guerre


Les heures sombres, c’est avant tout une performance, celle de Gary Oldman qui, du cigare à la montre en passant par sa bague, les lunettes, le chapeau, incarne un Churchill plus vrai que nature. Bref, tous les accessoires caractéristiques de l’homme d’état et de guerre sont bien présents dans le film et la production est remontée à la source pour les trouver. Sauf pour le bottier qui n’est plus en activité. C’est aussi la seconde fois qu’un film reçoit l’autorisation de déposer ses caméras au palais de Westminster, ainsi qu’à la résidence et lieu de travail de Churchill, au 10 Downing Street. Puis, on ne peut regarder ce film sans avoir une pensée pour John Hurt, décédé avant le tournage, et à qui Ronald Pickup a eu la lourde tâche de succéder dans le rôle Neville Chamberlain.
Note : 15/20 (Vu au cinéma Caméo des Grignoux)
Résumé: Homme politique brillant et plein d’esprit, Winston Churchill est un des piliers du Parlement du Royaume-Uni, mais à 65 ans déjà, il est un candidat improbable au poste de Premier Ministre. Il y est cependant nommé d’urgence le 10 mai 1940, après la démission de Neville Chamberlain, et dans un contexte européen dramatique marqué par les défaites successives des Alliés face aux troupes nazies et par l’armée britannique dans l’incapacité d’être évacuée de Dunkerque. Alors que plane la menace d’une invasion du Royaume- Uni par Hitler et que 200 000 soldats britanniques sont piégés à Dunkerque, Churchill découvre que son propre parti complote contre lui et que même son roi, George VI, se montre fort sceptique quant à son aptitude à assurer la lourde tâche qui lui incombe. Churchill doit prendre une décision fatidique : négocier un traité de paix avec l’Allemagne nazie et épargner à ce terrible prix le peuple britannique ou mobiliser le pays et se battre envers et contre tout. Avec le soutien de Clémentine, celle qu’il a épousée 31 ans auparavant, il se tourne vers le peuple britannique pour trouver la force de tenir et de se battre pour défendre les idéaux de son pays, sa liberté et son indépendance. Avec le pouvoir des mots comme ultime recours, et avec l’aide de son infatigable secrétaire, Winston Churchill doit composer et prononcer les discours qui rallieront son pays. Traversant, comme l’Europe entière, ses heures les plus sombres, il est en marche pour changer à jamais le cours de l’Histoire.
« Les Heures Sombres » nous emmène dans les coulisses du pouvoir durant les premiers jours d’un Winston Churchill fraîchement élu Premier ministre de Grande-Bretagne, par défaut et au détriment de la grande majorité du Parlement, ne croyant plus en ses priorités politiques, lui qui préférerait combattre que de négocier pour une quelconque idée de paix. De la veille de sa nomination jusqu’au premier jour de l’évacuation de Dunkerque (où il n’y a que 17 jours d’écart), le film nous plonge dans l’enfer historico-politique avec lequel il a dû jongler, alors qu’Hitler était aux portes de la Grande-Bretagne, après n’avoir fait qu’une bouchée de la Belgique, du Luxembourg et des Pays-Bas.
Faisant globalement impasse sur la carrière qui précéda son rôle de Premier ministre (si ce n’est via des dialogues contredisant sa nomination ou favorisant sa destitution), le film de Joe Wright impressionne par l’intérêt qu’il soulève à travers la course effrénée que Churchill a dû mettre en place pour raisonner son peuple. Ce dernier étant alors prêt à capituler avec les puissances de l’Axe pour permettre à son pays de conserver son indépendance (mais à quel(s) prix?).
Bon parleur (comme bon buveur), ses discours et ses paroles ont marqué le peuple britannique et les forces alliées, leur donnant la force de combattre, d’aller chercher la victoire, et de sauver (plus de) trois-cents mille vies prises au piège à Dunkerque, grâce à l’opération « Dynamo » (pour ça, allez voir Dunkerque de Christopher Nolan), initiée par Winston Churchill, et qui mobilisera la marine marchande, des flottes de pêche et de plaisance, ainsi que des canots de la Royal National Lifeboat Institution.
Le film rend à ce passage, déterminant de la Second Guerre mondiale, toute sa dimension politique complexe, entre complot, manipulation et idéologie. « Les Heures Sombres » est un film historiquement intéressant, qui nous rappelle par la même occasion que l’avenir qui se jouait à l’époque s’est dessiné et décidé dans un mouchoir de poche. Coulisses de la naissance de l’opération « Dynamo », « Les Heures Sombres » est un peu le penchant plus cérébral et terre-à-terre du « Dunkerque » de Christopher Nolan, sorti l’été dernier.
Ce film, c’est aussi l’opportunité pour un acteur d’entrer dans la peau d’une personne ayant foisonné dans la politique britannique, et même européenne, et inscrit au panthéon de celles qui ont contribué au monde tel que nous le connaissons aujourd’hui. C’est Gary Oldman qui interprète ici Churchill, lui qui a accepté de supporter près de trois heures trente de maquillage par jour pour le bien de la ressemblance. Il a ainsi travaillé sa voix, sa démarche corporelle, tandis que maquilleur Kazuhiro Tsuji s’est occupé de lui créer un moulage en silicone qui lui fut appliqué, mais auquel il fallait encore ajouter une bonne dose de maquillage, ainsi que la coiffure, pour achever la transformation. Près de six mois de travail ont été nécessaires pour réaliser cet ensemble de prothèses, qui pesait la moitié du poids de l’acteur. Et, finalement, Oldman livre une très belle interprétation, à hauteur de l’extraordinaire métamorphose réalisée, lui qui mérite donc toute la reconnaissance du cinéma pour son rôle. Dommage qu’à côté du personnage principal, le reste de la galerie peine à soulever les foules. Ainsi, on regrettera un manque flagrant de la place de la femme dans l’intrigue, et ce n’est pas le rôle tenu par Lily James (la dactylographe de Churchill), ni celui de Kristin Scott Thomas (l’épouse), qui vont changer la donne.
En termes de divertissement, « Les Heures Sombres » tisse davantage sa toile dans le discours et l’éloquence, plutôt que dans le film de guerre. Il est bien entendu question ici d’un portrait humain en proie à d’énormes responsabilités, et aux répercussions qui dépassent tout entendement. Heureusement, sa mise en scène (classique dans le genre) ne manque pas de rythme, ni de tension, malgré l’histoire que nous connaissons tous. De plus, la musique de compositeur Dario Marianelli permet à l’ensemble de vibrer d’autant plus, au-delà des mots et de l’intonation.
« Les Heures Sombres » entre donc dans la cours des bons élèves, à défaut de sortir du lot.Après le Golden Globe du meilleur acteur dans un drame, le film devrait aussi offrir à Gary Oldman son premier Oscar, le 4 mars prochain. Et ce ne serait que mérité.
Titre : Les heures sombres
Pays : Grande-Bretagne
Réalisateur : Joe Wright
Acteurs : Gary Oldman, Kristin Scott Thomas, Ben Mendelsohn, Lily James, Ronald Pickup, Stephen Dillane, Samuel West, David Schofield…
Genre : Biopic, Historique, Drame
Durée : 126 min
Date de sortie : le 17/01/2018





mercredi 7 mars 2018

Le Churchill « patriotique » que Le Monde et Télérama n’ont pas aimé



Gary Oldman interprète Winston Churchill dans "Les Heures sombres" de Joe Wright (2018)

Le Churchill « patriotique » que Le Monde et Télérama n’ont pas aimé


CAUSEUR



mardi 6 mars 2018

Robert Redeker / «Céline est-il un salaud sadien ?»

Louis-Ferdinand Céline


Robert Redeker : «Céline est-il un salaud sadien ?»


Par Robert Redeker
Publié le 08/01/2018 à 17:08
FIGAROVOX/TRIBUNE - Gallimard s'apprête à rééditer les pamphlets, ouvertement antisémites, de Louis-Ferdinand Céline. Alors que s'ouvre une nouvelle polémique au sujet du sulfureux écrivain, Robert Redeker défend, contra Bourdieusem, que tout écrit n'est pas nécessairement de la littérature... même sous la plume d'un grand écrivain.

Robert Redeker est professeur agrégé de philosophie. Il a notamment écrit L'Eclipse de la mort (Desclée de Brouwer, 2017).

Ainsi donc, les écrits directement antisémites, les écrits qui n'ont pas d'autre objet que de désigner les juifs à la persécution et à la mort, de Céline, vont revoir le jour chez un prestigieux éditeur. Derrière la question «Faut-il publier ces écrits?», s'en profilait une autre, préalable, décisive et importante, qui a été occultée: «Ces écrits sont-ils de la littérature, ou bien ne s'inscrivent-ils que dans le seul registre de la propagande, de l'appel à la haine et au meurtre?»
Pourquoi la question du caractère littéraire ou non de ces écrits a-t-elle été laissée de côté? Parce qu'elle dérange les stéréotypes de notre époque, ceux que l'école elle-même cherche à répandre, en rétablissant une dichotomie dans la culture: un haut et un bas, un noble et un ignoble, une hiérarchie des valeurs. La mode du jour tient à considérer tout écrit comme littérature, à brouiller, du fait de la promotion de la para-littérature, la frontière entre littérature et non-littérature. Bourdieu et sa critique de la distinction, matrice de l'anti-élitisme culturel contemporain, a gagné dans les esprits. D'où le refus feutré de poser dans tout son éclat cette question.

Ces écrits sont-ils de la littérature, ou bien ne s'inscrivent-ils que dans le seul registre de la propagande, de l'appel à la haine et au meurtre ?

Une bataille analogue se mena quelques décennies durant pour lever la censure sur les écrits de Sade. Le «divin marquis» était accusé de pornographie. Ses œuvres étaient tenues pour appartenant au dernier des genres, le plus diabolique de tous. L'enjeu - dont l'éditeur Jean-Jacques Pauvert sortit victorieux - fut de faire reconnaître que Sade était un écrivain, que ses livres appartenaient de plein droit à la littérature. La différence avec les ouvrages antisémites de Céline saute aux yeux: toute l'œuvre de Sade est une sorte d'interminable songe, certes assez monotone, décrivant une effrayante société que l'inconscient de l'auteur prenait pour idéale. La matière de ces récits est de part en part onirique. La langue employée y est du plus pur classicisme, précise et belle. La manière de raisonner y est hypothético-déductive, comme Descartes l'a enseigné. C'est évident: les livres de Sade ne sont pas de la sous-littérature. Toutes ses scènes sont très distanciées, glacées autant que glaçantes.
Nul ne rencontre ces qualités dans les écrits antisémites de Céline. Ils ne se hissent pas au-dessus du niveau du tract. Ils dénoncent, alarment, appellent au meurtre ; ils lynchent en un temps où les persécutions antijuives battent leur plein. Ils hurlent avec les loups. Sade passa sa vie en prison, Céline se complaît du côté du bâton, il tient le manche, la crosse du revolver. Dans ces ouvrages-là, Céline n'écrit pas: il crache, il vomit, il ne prend aucune distance. À ce moment, rappelle Taguieff, Céline «est un agent d'influence nazi». Autrement nous n'avons pas affaire à de la littérature ; Céline ne peut revendiquer pour ces textes le statut d'écrivain maudit qui allait si bien à Sade
Pourtant, rapprocher Céline de Sade nous dit quelque chose de Céline. Michel Onfray a eu raison de présenter Sade comme un auteur qui anticipait le XXe siècle dans son horreur, en évoquant l'identité entre l'univers sadien et l'univers concentrationnaire moderne. L'utopie est un monde fermé. Il est possible de développer la proposition d'Onfray: Sade est un écrivain de l'utopie du Mal, nous avertissant, à son insu et contre son sentiment, que toute utopie, fût-ce celle du Bien, peut tourner de la sorte. Le monde de Sade est, en lieu-clos (utopie), celui des bourreaux et des victimes, de la race des seigneurs et de celle des autres, faite pour subir tous les outrages, les humiliations, le dépeçage, les viols, les meurtres à n'en plus finir. Dans son chef-d'œuvre, Salo, Pasolini a su tirer parti de toute la force critique de Sade en le retournant sur lui-même contre lui-même.
Or, cet univers sadien et sadique, où tout est possible à la race des seigneurs, est celui dans lequel se vautrent les écrits antisémites de Céline. C'est l'univers que Céline justifie, précisément parce qu'il n'y a chez lui ni distance ni glaciation. Le Céline des années 37-44 se meut à l'intérieur de Sade, englobé par lui, il est l'un de ses personnages. Il est un salaud sadien. Si le rêve de Sade, son utopie du mal, peut, du fait de ce surplomb englobant (Sade écrit comme un réalisateur de cinéma, à la manière de Pasolini), être lu dans une distance critique, cette posture n'est pas possible avec les écrits antisémites de Céline. Pourquoi? Parce qu'ils sont directs, performants et performatifs, ils n'existent que pour agir immédiatement sur la réalité: sur Céline lui-même (la médiocrité illitéraire de ces textes montre qu'ils sont du soulagement, de la compensation pulsionnelle), et sur la réalité politique (participer efficacement à l'élimination des juifs).

Les textes antisémites de Céline ne contiennent rien de littéraire, se limitant à n'être que du combustible pour des passions tristes.

Sade nous donne des leçons sur notre monde et sur Céline. Ses ouvrages sont de la littérature de haut niveau, le combat pour leur reconnaissance était justifié et nécessaire. Au contraire, les textes antisémites de Céline ne contiennent rien de littéraire, se limitant à n'être que du combustible pour des passions tristes. Reconnaître que ces livres ne sont pas de la littérature revient à rétablir une échelle d'évaluation, du supérieur et de l'inférieur dans les lettres. Si - passant outre le nihilisme égalisateur qui a la faveur des esprits aujourd'hui - la question de l'identité littéraire des écrits antisémites de Céline avait été posée sérieusement et publiquement, l'opinion éclairée n'en serait pas à se poser celle de la légitimité de leur publication.





dimanche 4 mars 2018

Natasha Poly / On the Road



Natasha Poly
ON THE ROAD
November 2011
Vogue Spain
Photographer: Lachlan Bailey



November 2011 Vogue Spain editorial

Model: Natasha Poly
Photographer: Lachlan Bailey
Stylist: Geraldine Salglio
Makeup: Sally Branka
Hair: Rudi Lewis


samedi 3 mars 2018

Olivier Ménégol / Harvey Weinstein



Le dessin d'Olivier Ménégol : «Coupez !»


LE DESSIN DE LA SEMAINE - Le dessinateur, invité de la rédaction du Figaro, illustre l'actualité récente alors que le scandale Harvey Weinstein ne cesse d'enfler et dépasse largement les frontières des États-Unis.

Par Olivier Ménégol 
Publié le 18/10/2017 à 15:59

Emporté par le scandale, l'homme qui faisait trembler Hollywood et qu'on surnommait le «nabab», a chu. Depuis l'article dénonciateur du New York Times, le 5 octobre, et la pluie de témoignages qui ont suivi, le producteur Harvey Weinstein est dans la tourmente.
Attouchements répétés, agressions sexuelles et même viols, les accusations sont très graves. Des actrices de premier plan comme Gwyneth Paltrow, Angelina Jolie , Rosanna Arquette, Asia Argento, Emma de Caunes, Lucia Evans, Judith Godrèche, Léa Seydoux, Cara Delevigne ou Eva Green (par le biais de sa mère, Marlène Jobert) ont révélé au monde entier l'inadmissible comportement d'Harvey Weinstein.


vendredi 2 mars 2018

Brigitte Bardot par Thierry Jousse / Blow up



https://www.youtube.com/watch?v=jT9ckU1W2jE

Brigitte Bardot par Thierry Jousse  

Blow up


C'est le retour de la chronique de Thierry Jousse consacrée aux BO de films. Cette semaine, 80 ans de la star oblige : Brigitte Bardot !



jeudi 1 mars 2018

Sophie Monk VI / Rouge

Sophie Monk VI
ROUGE
Sophie Monk bikini photoshoot candids




Drops / Gouttes des sens

Christelle Boulé
Rose 31

Drops

Gouttes des sens

1 MARS 2018, 

[…] Du prisme toute la richesse,

Du soleil toute la splendeur,
Captives dans sa petitesse,
Y font éclater leur grandeur […]

(Henri-Frédéric Amiel)
Lorsque l’on pense au parfum, per fume, littéralement « par la fumée », on se remémore une fragrance définie, un nuage enveloppant qui annonce une présence – l’autre ou moi –, nous embrasse, nous étouffe, nous émeut, nous grise, nous idéalise, nous rend fou ou malade. Et puis on y associe le nom, le flacon, le geste, la manière ; en vaporisant ou en frottant quelques gouttes sur la peau, la tenue qu’il sublime…

Christelle Boulé
Paris

Ainsi les images auxquelles les parfums nous renvoient portent rarement sur l’essence propre transparente ou ambrée. Le liquide enfermé qui ressemble à tant d’autres possède pourtant une composition particulière. Mais comment saisir le caractère d’un parfum, comment ancrer l’évanescence ?
C’est tout ce que représente la série intitulée Drops (« gouttes » en anglais) de l’artiste Christelle Boulé qui s’est attelée à la captation visuelle du parfum durant les trois dernières années. Photographe de formation et passionnée de parfum, l’artiste a réalisé des portraits visuels et olfactifs : fragments manifestes de 100 différentes fragrances sous la forme de photogrammes colorés.

Christelle Boulé
Angel

L’idée était d’explorer la matière en soi en observant la réaction chimique du liquide au contact direct du papier argentique. Il lui a d’abord fallu faire cinq fois l’expérience avec chaque parfum pour voir si la réaction était bien la même et, arrivée à cette conclusion elle a constitué sa série sous les conseils avisés d’un chimiste parti travailler à Grasse comme parfumeur.
Interprète de ces trésors odorants, telle une magicienne-alchimiste, dans la noirceur totale, elle appliquait rituellement trois gouttes de parfum sur le papier photo qui, une fois sec, était exposé à la lumière. Là, comme sous le charme d’un élixir, les amours du parfum et du papier s’embrasent alors en une exquise osmose. Enfin, l’ultime étape de la cérémonie était la révélation colorée. Pour un rendu au plus près de la personnalité de la fragrance et pour une reconnaissance symbolique visuelle, elle choisissait ses couleurs en fonction de celles emblématiques des flacons respectifs – des tons ocres et bleus pour Shalimar, du rouge pour Habit rouge, des tons pourpres pour Alien, du vert pour Amazingreen, etc. – qu’elle ajoutait lors du développement, tâche la plus ardue. L’enivrant miracle fut ainsi conçu.

Christelle Boulé
Lipstick Rose

Véritable ballet où se mêlent durs à cuir, fougères robustes, fiévreux orientaux, zélés hespéridés, chics chyprés, folâtres floraux, langoureux boisés, la série Drops s’expose comme un laboratoire de merveilles.
Libres hybrides, les parfums se déclinent, au rythme des gouttes, en 100 miniatures tantôt cellulaires, tantôt galactiques, tantôt vaporeuses, qui charment les sens irrémédiablement.
Drops. Une exposition de Christelle Boulé au Grand Musée du Parfum.