mercredi 19 août 2015

Le calvaire d'Omayra Sanchez, morte sous les yeux du monde entier


Omayra Sanchez, 13 ans victime de l'éruption du volcan Nevado del Ruiz, Armero, Colombie, novembre 1985 (Frank Fournier/Contact Press Images)


Le calvaire d'Omayra Sanchez, morte sous les yeux du monde entier


Ces photos mythiques qui ont marqué l'histoire - Aujourd'hui, "L'agonie de Omayra Sanchez", terrible cliché de Frank Fournier.


Deux jours et trois nuits coincée dans la boue


Que montre la photo ? Omayra Sanchez aura éternellement 13 ans. La jeune Colombienne aux grands yeux noirs est décédée quelques heures après que cette photo a été prise, le 16 novembre 1985.

mardi 18 août 2015

"La fillette et le vautour" / Le photographe sur le banc des accusés

"La fillette et le vautour"

Kevin Carter

"La fillette et le vautour" : le photographe sur le banc des accusés


Ces photos mythiques qui ont marqué l'histoire - Aujourd'hui, la terrible photo de Kevin Carter, "la fillette et le vautour", au Soudan.


Par Renaud Février
Publié le 06-08-2015 à 15h37

L'horreur de la famine


Devenue un symbole de la famine en Afrique, cette terrible photo a été prise en mars 1993, dans le village d'Ayod, dans le sud du Soudan (l'actuel Soudan du Sud), par le photographe sud-africain Kevin Carter, 33 ans. On y voit un enfant soudanais famélique, affreusement affaibli, qui ne parvient même plus à se déplacer. Derrière lui, un vautour semble guetter le moment où il pourra se jeter sur sa proie, prostrée et trop frêle pour se défendre.
Lorsqu'il est témoin de cette scène, d'une puissance symbolique sans pareil pour témoigner de la famine qui frappe la région, le photographe appuie sur le déclencheur. Il prendra au moins cinq photos.
Kevin Carter attend même une vingtaine de minutes, espérant que le charognard déploie ses ailes et accentue encore plus la force de cette image,assure "Le Monde" qui était revenu en 2013 sur cette "si pesante image". Le vautour, immobile, n'ouvrira finalement pas ses ailes. Après de longues minutes, le photographe décide de chasser l'animal avant de s'éloigner de la scène et de s'effondrer en larmes.

lundi 17 août 2015

Mia Couto / La Confession de la lionne


Mia Couto
La Confession de la lionne

Marine Landrot 
Telerama n° 3416
Le 04/07/2015 - Mise à jour le 21/07/2015 à 17h17

Biologiste dans une réserve naturelle du Mozambique, et par ailleurs grand écrivain du réalisme féerique (si vous ne connaissez pas son chef-d'œuvre,L'Accordeur de silences, la lecture est toute choisie pour l'été), Mia Couto a commencé à écrire ce livre sous la tente où il s'était réfugié, tremblant de peur, pour échapper au lion qui venait de tuer un de ses collègues. C'est donc un roman de secours, une bouée littéraire à laquelle il s'est accroché, condensant dans l'urgence toutes ses obsessions et observations d'écrivain blanc, issu de migrants portugais, engagé aux côtés des indépendantistes depuis le plus jeune âge et pétri de culture africaine. En alternant la voix d'un chasseur de lions, terrifié par sa mission, et celle d'une jeune femme hallucinée dont la sœur est morte sous les crocs d'une lionne, Mia Couto signe une partition électrique et envoûtante, sur la difficulté d'être en prise sur le monde. Ses personnages ont l'art de se retrancher dans leur univers intérieur, pour se laisser ballotter par des pensées libres et folles, dans une nature toujours triomphale, réduisant les êtres à des grains de sable qui crissent et s'évanouissent. Comme toujours, chez cet auteur nourri par la magie de l'enfance, briseuse de frontières et ancrée dans le présent, le silence est d'or, jusque dans l'écriture, chantante et soudain recueillie.



samedi 15 août 2015

Biographies / Valérie Trierweiler


RIMBAUD
Valérie Trierweiler cherque du travail / J'attends que des portes s'ouvrent

Valérie Trierweiler



Valérie Trierweiler



Valérie Trierweiler

Née à Angers, Valérie Massonneau est la cinquième d'une famille de six enfants. Son père, Jean-Noël Massonneau, ayant le statut d'invalide de guerre pour avoir perdu une jambe en sautant sur un engin explosif à 13 ans, meurt quand elle a 21 ans.
 Valérie Massonneau suit une scolarité successivement au collège Jean Lurçat et au lycée Joachim du Bellay d'Angers, où elle obtient son baccalauréat en 1983, avant de poursuivre ses études à Paris, à la Sorbonne. Elle suit dès lors les cours d'Histoire puis de sciences politiques et obtient son DESS de sciences politiques.

vendredi 14 août 2015

Valérie Trierweiler cherque du travail / J'attends que des portes s'ouvrent


VALÉRIE TRIERWEILER CHERCHE DU TRAVAIL : "J'ATTENDS QUE DES PORTES S'OUVRENT"


News publiée le 13/08/2015 à 18h00 - Mise à jour le 13/08/2015 à 18h16

Par Élodie Mandel
Après Femme Actuelle, c'est à Grazia que Valérie Trierweiler a choisi de parler pour évoquer ses combats, son engagement dans l'humanitaire et son avenir professionnel... Et surprise, elle cherche du travail !

jeudi 13 août 2015

Paris / Femmes


Natasha_Gudermane_Photography
Floriane

INTIMATE PORTRAITS OF PARISIAN WOMEN 

IN VARIOUS STATES OF UNDRESS (NSFW)

Natasha_Gudermane_Photography
Leah
Being a foreigner in Paris and feeling slightly de-rooted, I tried to get closer to the things and people around me by studying and understanding them. Thus I started to make portraits of Parisian women. I use my work as a means to approach and better undertstand these women, who I first found to be quite different. Having nothing on to cover their bodies, my models seem to envelope themselves in their souls. It is this magic moment I am trying to capture in my lens.—Natasha Gudermane
Mademoiselles is an extensive collection of nudes by Paris-based photographer Natasha Gudermane. A mix of friends and strangers she met on the streets of Paris, Gudermane captured her subjects in their homes amongst their things, making for unique and intimate portraits.

mercredi 12 août 2015

Biographies / Adele

Adele

KISS

BIOGRAPHIE DE Adele



Représentante de la génération MySpace et de la vogue anglaise des chanteuses soul, Adele s'impose dès son premier album 19 en 2008 comme une héritière du modèle Amy Winehouse, les frasques en moins. Deux ans plus tard, la chanteuse à la silhouette affinée confirme avec le réussi 21.
Née le 5 mai 1988 à Londres, Adele Laurie Blue Adkins, alias Adele, grandit dans le quartier de Brixton, élevée par sa mère. Pas vraiment intéressée par l'école, elle préfère passer ses journées à chanter, notamment de la soul. C'est en interprétant le titre « Rise » de Gabrielle durant une fête scolaire que la jeune femme décide de son avenir : faire carrière dans la chanson. Elève à la Brit School, qui a vu défiler Amy Winehouse, Katie Melua et Kate Nash, Adele en sort diplômée en 2006.


samedi 8 août 2015

The Rolling Stones / Le plus grand groupe de l'histoire du rock


Le plus grand groupe de l'histoire du rock

BIOGRAPHIE DE The Rolling Stones


Considérés comme le plus grand groupe de l'histoire du rock, The Rolling Stones ont développé depuis 1962 une carrière d'une exemplaire de longévité, fortement influencée à leurs débuts par la musique noire américaine. Entraînés par le duo de compositeurs Mick Jagger et Keith Richards, les Britanniques ont enregistré quelques-uns des standards définitifs de la musique populaire : « Satisfaction », « Paint it, Black », « Honky Tonk Women »... Longtemps opposés aux Beatles dans leur représentation du mauvais garçon sexy et outrageant et attraction majeure du genre en concert, The Rolling Stones ont résisté à tout : à la consommation de substances psychotropes, à la disparition tragique de leur guitariste Brian Jones, et, surtout, au temps qui passe. Car, crédités de plus d'une trentaine d'albums en studio et public, et de six cents millions de disques vendus de par le monde, The Rolling Stones bénéficient d'un avantage incommensurable sur leurs concurrents : ils sont immortels. Les cinquante ans du groupe fêtés en 2012 donnent lieu à la compilation ultime Grrr! et à une nouvelle tournée à guichets fermés.
Lewis Brian Hopkins Jones (né le 28 février 1942) adore jouer en toutes circonstances de la guitare, au risque de se faire arrêter par la police au premier coin de rue.

Michael Philip (Mick) Jagger (né le 26 juillet 1943) poursuit des études d'économie. Mais il aime également chanter du rhythm'n'blues avec son ami, le guitariste Keith Richards (né le 18 décembre 1943).

Tout ce petit monde se retrouve souvent chez le pianiste Ian Stewart (né en Écosse le 18 juillet 1938), après que Jones ait publié une annonce dans un magazine musical. Et tous fréquentent Alexis Korner, alors pape du blues britannique.

Le 12 juillet 1962, c'est sur la scène du Marquee Club que les Rollin' Stones (d'après le titre d'une chanson du bluesman américain Muddy Waters) donnent leur premier concert. Dick Taylor (futur The Pretty Things) tient alors la basse, et Tony Chapman la batterie.

Au mois de janvier 1963, le batteur et fan de jazz Charles Robert (Charlie) Watts (né le 2 juin 1941) et le bassiste William George Perks, dit Bill Wyman (né le 24 octobre 1936) mettent un terme au frénétique carrousel des sections rythmiques du groupe. En mai, le manager du groupe, Andrew Loog Oldham licencie Stewart, jugé trop vieux. Ce dernier se reconvertit jusqu'à sa mort en 1985 en chauffeur, roadie de scène, puis pianiste de séances ou de concerts du groupe.

Des 45 tours, sinon rien

C'est à la même période que le guitariste des Beatles George Harrison recommande chaudement The Rolling Stones à un directeur artistique de la maison de disques Decca. Dick Rose, entré dans l'histoire pour avoir refusé de signer les Beatles, ne se fait pas prier.

Le groupe enregistrent son premier single en juillet 1963 (« Come on »). Une deuxième session fournit « I Wanna Be Your Man » un nouveau succès (signé Lennon-McCartney), confirmé par une reprise de Buddy Holly, « Not Fade Away ».

Au mois d'avril 1964, le premier album éponyme du groupe, composé essentiellement de reprises, voit la première apparition de Nanker Phelge, dénomination collective utilisée lorsque tous les membres du groupe sont intervenus dans la composition d'une chanson. Une catastrophique tournée américaine offre néanmoins l'occasion d'enregistrer « It's All Over Now » (Bobby Womack).

Alors que le second album, The Rolling Stones No. 2 est édité en janvier 1965, Jagger et Richards peaufinent leurs compositions communes : « The Last Time » atteint le sommet des charts en février, et « (I Can't Get No) Satisfaction » déferle sur le monde au mois de mai. Le 24/9/1965, le troisième album Out of Our Heads connaît le même sort, ainsi que le single « Get Off of My Cloud ».

Le 15 avril 1966, l'album Aftermath n'est constitué que de compositions originales, et l'utilisation d'instruments inhabituels dans le rock (tel le sitar), initiée par Jones, éloigne un peu plus les Rolling Stones de leurs racines blues. Les tubes se succèdent : « 19th Nervous Breakdown » (février), « Paint it, Black » (mai), « Mother's Little Helper » (juin) et « Have You Seen Your Mother, Baby, Standing in the Shadow ? » (septembre). L'album Between The Buttons (janvier 1967) voit le départ d'Oldham.

The Rolling Stones commencent alors à être suspectés d'abus de substances psychotropes, ce que confirme une perquisition au domicile de Keith Richards. Ce dernier se console dans les bras d'Anita Pallenberg, actrice que le guitariste vient de subtiliser à Brian Jones. L'ambiance au sein du groupe en devient instantanément détestable. Jagger, Jones, et Richards sont simultanément condamnés à de la prison ferme pour possessions de drogues, peines commuées, après appel interjeté, en amendes. C'est dans la confusion que sort Their Satanic Majesties Request (décembre 1967), album souvent considéré comme à la traîne psychédélique duSgt. Pepper's des Beatles.

Cinq majeur

Le recadrage vers les racines du groupe s'effectue grâce à Beggars Banquet et au single « Street Fighting Man » (décembre 1968), où débute la collaboration avec le producteur Jimmy Miller.

Au mois de juin 1969, Jones, dont le comportement de plus en plus erratique interdit la participation à une tournée américaine, est remplacé par le guitariste Mick Taylor (né le 17 janvier 1949), transfuge des Bluesbreakers de John Mayall. Le 3 juin 1969, le corps de Brian Jones est retrouvé noyé dans la piscine de sa demeure du Sussex.

Deux jours plus tard, les Stones entrent sur la scène de Hyde Park pour un concert-hommage : on les salue alors comme le plus grand groupe de rock au monde. En décembre paraît Let it Bleed, nouveau triomphe de part et d'autre de l'Atlantique, malgré l'assassinat par les Hells Angels d'un spectateur à Altamont.

Get Yer Ya-Yas Out! sort en septembre 1970. On le considère comme l'un des meilleurs albums live de tous les temps. En mars 1971, Sticky Fingers, agrémenté d'une pochette signée Andy Warhol, est édité par le tout nouveau label du groupe, Rolling Stones. La chanson « Brown Sugar » confirme la place du groupe dans l'histoire du rock.

Ayant quitté l'Angleterre pour des raisons fiscales, c'est dans le sud de la France que le groupe enregistre Exile on Main St. (mai 1972), double album considéré comme l'un des sommets de leur oeuvre. Ce disque conclut le cinq majeur des Rolling Stones : le groupe enregistrera de nouveau de bons albums, mais jamais plus de disques historiques.

Jet set

C'est en Jamaïque qu'est enregistré Goats Head Soup (août 1973), dont le single « Angie » est un tube mondial. Mais les Stones restent de mauvais garçons, considérés persona non grata au Japon ou en Australie. Pour It's Only Rock'n'Roll (octobre 1974), le producteur Jimmy Miller est remplacé par Jagger et Richards, réunis sous le pseudonyme Glimmer Twins.

En 1975, Taylor, peu satisfait de la place congrue qu'on lui réserve au sein du groupe, quitte les Rolling Stones. Il est remplacé par Ron Wood (né le 1er juin 1947), guitariste qui a fait les beaux jours de The Faces avec le chanteur Rod Stewart. Le rythme des enregistrements reprend avec le studio Black and Blue (avril 1976) et le double Love You Live.

Au mois de juin 1978, les Stones sont remis en selle par l'album Some Girls et le tube « Miss You ». Malgré des tensions extrêmes entre Jagger (plus soucieux de sa carrière personnelle) et Richards (désormais sevré), le groupe enregistre Emotional Rescue (juin 1980), Tattoo You (août 1981), Still Life (live, 1982), Undercover (novembre 1983), et Dirty Work (mars 1986).

Le 12/12/1985, Ian Stewart, considéré comme le sixième Stones, est emporté par une crise cardiaque. La même année, Jagger édite son premier album solo, et en 1988, Keith Richards agit de même.

Honneur et réconciliation

En 1989, The Rolling Stones sont honorés par le Rock and Roll Hall of Fame. La même année, les Glimmer Twins se réconcilient dans l'album Steel Wheels, qui est perçu comme un énième retour en forme, confirmé au mois d'avril 1991 par l'album en publicFlashpoint.

En 1993, Wyman décide que la plaisanterie a assez duré : il est remplacé au pupitre par le bassiste américain Daryl Jones, ancien sideman de Miles Davis. Ce dernier n'est toutefois pas considéré comme un membre à part entière des Rolling Stones. Voodoo Lounge (juillet 1994), disque certifié double platine, remporte en outre le Grammy Award du meilleur album rock.

En novembre 1995, le live Stripped succombe aux joies des sonorités acoustiques. Se succèdent alors le très modérément appréciéBridges to Babylon (septembre 1997), le live No Security (novembre 1998) et Live Licks (novembre 2004). A Bigger Bang (septembre 2005) est l'occasion pour les Stones de retrouver le chemin des studios, pour la troisième fois en compagnie du producteur Don Was.

Les années qui passent ne semblent pas avoir de portée sur le groupe qui fête ses cinquante ans d'activité par la sortie d'une compilation ultime Grrr! en novembre 2012 et une nouvelle tournée à guichets fermés après les rééditions successives de Exile on Main St. et Some Girls, garnis d'inédits.
Christian LarrèdeCLOSER


vendredi 7 août 2015

Emily Ratajkowski / Et maintenant elle dévoile ses fesses



Emily Ratajkowski 

Et maintenant elle dévoile ses fesses 

Emily Ratajkowski a posté de nouvelles photos très caliente d'elle sur son compte Instagram

Par Lucile Pesquet Le 12 juillet 2015 à 11h31

Emily Ratajkowski sait comment s'y prendre pour faire grimper la température sur les réseaux sociaux ! Ce vendredi 10 juillet 2015, la jolie brune, qui se trouve actuellement en Italie, a posté des clichés particulièrement sexy d'elle sur son compte Instagram. Sur une première photo, le top model apparaît au bord d'une piscine, vêtue d'un maillot de bain noir une pièce très décolleté qui met en valeur sa silhouette de rêve. Sur la seconde photo, la jeune femme prend cette fois la pose de dos, toujours vêtue de son maillot de bain noir qui laisse entrevoir ses fesses et met en valeur ses longues jambes.

Autant dire que ces clichés caliente ont été très commentés sur Instagram. Nombreux sont ceux qui ont déclaré qu'Emily Ratajkowski a "un corps de rêve" et qu'elle est "trop sexy". D'autres ont complimenté la jeune femme pour son choix de maillot de bain qui laissait largement deviner ses courbes. Une chose est en tout cas certaine, Emily Ratajkowski semble profiter au maximum de son séjour en Italie. Quand elle ne poste pas des photos d'elle en bikini, la jolie brune partage des clichés des endroits qu'elle visite, pour le plus grand bonheur de ses fans ! 





mercredi 5 août 2015

Elizabeth Hurley vend sa ferme de luxe

Elizabeth-Hurley-a-Londres-le-10-juin-2015

ELIZABETH HURLEY VEND 

SA FERME DE LUXE 



News publiée le 04/08/2015 à 14h59
Par Clémentine Santerre

Elizabeth Hurley a tiré définitivement un trait sur ses envies de campagne bucolique en vendant sa très noble ferme du centre de L'Angleterre. Un investissement immobilier qui lui a fait gagner trois fois sa mise de départ.
Une belle vente ! Elizabeth Hurley a (enfin) réussi à vendre sa ferme dans le Gloucestershire au centre de l'Angleterre pour la coquette somme de 12,8 millions d'euros, une des meilleures ventes de l'année en Angleterre. L'actrice de 50 ans avait acheté ce domaine dans le petit village de Barnsley en 2002 au prix de 4,6 millions d'euros. Une plus-value non négligeable...
À l'époque, elle souhaitait vivre une vie de fermière avec des chèvres, des poules et des moutons... On est bien loin du glamour auquel elle nous a habitués. L'année dernière, elle a décidé de mettre son bien en vente à 8,5 millions d'euros, sans trouver d'acheteur. Elle a alors divisé son domaine et a vendu séparément 165 hectares de terre agricole, un marché très porteur outre-Manche. Une vraie business woman sous son regard de tigresse.
C'est une famille de fermier de la région qui s'est porté acquéreur pour ce domaine. Pour ce prix, les nouveaux propriétaires bénéficieront de neuf chambres, six salles de bain, une salle à manger, un très joli salon et une superbe cuisine équipée d'une cuisinière Aga. Les invités auront le propre cottage et les enfants leur salle de jeux



mardi 4 août 2015

Biographies / B.B. King

B.B. King

B. B. KING 

Christian Larrède
CLOSER
Mise à jour le : 16/05/2015 à 21h06

B.B. King, né en 1925 dans le delta du Mississippi, fut le plus important et influent chanteur, guitariste etentertainer de blues du vingtième siècle. Il a influencé des générations entières de musiciens, d'Eric Clapton à Stevie Ray Vaughan, en passant par Mike Bloomfield et Johnny Winter, à tel point que la question se pose : quel bluesman moderne n'a t'il pas inspiré ? À l'actif du « roi du blues » qui n'a guère usurpé sa couronne, subsistent quelques standards immortels dont « Everyday I Have the Blues » et « The Thril Is Gone » ; une myriade d'albums qui ont défini et accompagné un genre - le blues électrique - dans toute son évolution, deSingin' the Blues (1955) à Live at the Regal (1964) ou Completely Well (1969) ; une collection impressionnante de Grammy Awards et autres récompenses honorifiques glanées de son Mississippi natal aux grandes capitales européennes...et une guitare baptisée « Lucille », qui lui a porté bonheur et lui est restée fidèle tout au long de son parcours. Devenu le bluesman le plus populaire de la planète, B.B. King a soufflé son dernier soupir le 14 mai 2015, à l'âge de 89 ans.
« Il n'y aura probablement jamais plus de parcours musical comparable à celui de B.B. King », Colin Escott.

Riley Ben King (donc passé à la postérité sous le nom de B.B. (pour « Blues Boy ») King, est né, le 16 septembre 1925, à Itta Bena, dans ce Sud des Etats-Unis (une plantation de coton) qui ne fait rire que les cartes postales. D'une enfance, parfois partagée dans la douleur entre mère absente mais très pieuse, qui le prémunit contre les dangers du blues (elle décèdera alors qu'il n'est âgé que de quatre ans), et grand-mère tendrement attentive, on retiendra assez banalement l'apprentissage de la musique à l'église (le gospel, partout et toujours), des petits boulots (métayer, laboureur, conducteur de tracteurs), et, à l'occasion de retrouvailles avec son père, un déménagement précoce (1943) à Indianola, ville située au c?ur du Delta. Dans son quotidien, le jeune homme constate bien vite que chanter dans les rues de la ville rapporte bien davantage que travailler en usine. Il épouse précocement une jeune fille prénommée Martha.


Si le gospel reste naturellement au centre de ses premières influences musicales majeures, à parité avec les grands noms du blues de l'époque (comme Lonnie Johnson, l'un des artisans essentiels du développement de la guitare blues, ou T-Bone Walker, dont le « Stormy Monday » incitera le jeune garçon à s'intéresser à ce type de musique, qu'il découvre particulièrement à la fin de son service militaire, à l'issue de la seconde guerre mondiale), le jazz y occupe également une place de choix : B.B. King écoute régulièrement le manouche Django Reinhardt, et celui qu'on considère comme l'inventeur de la guitare électrique, Charlie Christian. D'un point de vue plus exotique, le jeune homme subit également l'empreinte de la country. Dès cette époque, il se produit dans un quatuor de rue, spécialiste du gospel, les Elkhorn Singers.


C'est en 1943, à Greenwood (Mississippi) qu'il participe à sa première émission de radio. En 1946, King s'installe à Memphis pour une dizaine de mois (et un emploi dans une usine) : il y retrouve son cousin, le chanteur de country blues Booker T. Washington dit Bukka White, qui lui offre sa première guitare, et l'initie, à la fois à quelques rudiments de l'instrument (le style de King se construit, en fait, sur la transposition des sonorités que son parent obtient sur un manche grâce à l'emploi d'un bottleneck)...et à la fois à l'attraction que peut exercer la musique sur la gent féminine. Dans les deux circonstances, King développe un doigté incomparable. Son style est peaufiné : des soli de note à note, un chant de velours où règne un sublime vibrato, et une guitare en prolongement de la voix, à moins que ce ne soit le contraire.


1948 voit l'installation prolongée du jeune musicien dans la capitale du Tennessee : sa carrière commence à prendre de l'ampleur grâce à ses participations (comme musicien, mais également, plus prosaïquement, en tant qu'animateur et dj), aux émissions de radio à l'adresse du public noir. Il participe ainsi aux shows du grand Rice Miller Sonny Boy Williamson. Entre deux spots pour un vague élixir alcoolisé et miracle, c'est là qu'il se voit affublé de son surnom de « Blues Boy ».


C'est en 1949 que le guitariste enregistre pour la première fois (en particulier une pièce - « Miss Martha King » - en hommage à sa femme), pour le compte d'un jeune producteur débutant, un certain Sam Phillips (dont le rêve de Sun Studios qui accueilleront Elvis Presley, Carl Perkins, Jerry Lee Lewis, ou Johnny Cash, n'est encore que perdu dans le lointain de ses rêves). Grâce à l'intermission d'Ike Turner, King signe sur RPM, label des frères Bihari (par ailleurs patrons des compagnies subsidiaires Kent ou Modern).


Révolution de l'époque : certaines de ces sessions sont captées par un matériel portatif d'enregistrement, ce qui permet à King de graver, en 1951, son premier hit (« Three O'Clock Blues ») dans une auberge de jeunesse. Il est accompagné dans l'exercice par rien moins que le pianiste Johnny Ace, et la future star du soul blues Bobby Blue Bland, avec lesquels il tourne sous le nom des Beale Streeters. Dès lors, impeccablement vêtu de smokings, B.B. King ressuscite l'âge d'or des chefs d'orchestre de l'ère swing des années quarante.


C'est à l'occasion d'un concert dans une petite ville de l'Arkansas que se construit l'un de ces contes de fée dont la musique populaire est friande. En plein show, deux jaloux à sang chaud se disputent pour les beaux yeux d'une belle. Dans la bagarre, un bidon de pétrole est renversé sur le poêle, unique chauffage de la pièce, ce qui met le feu au baraquement.


Après s'être initialement enfui devant l'incendie, King se ravise (difficile de laisser partir trois cents dollars en fumée), et plonge dans les flammes afin de récupérer sa guitare. Apprenant a posteriori que la jeune femme à l'origine de ces débordements passionnels s'appelle Lucille, il décide de désigner son instrument de ce prénom, en souvenir de sa propre stupidité à frôler aveuglément le danger. Il y aura beaucoup de Lucille par la suite, jusqu'à la décision de la manufacture Gibson de commercialiser une ligne de guitares sous ce nom.


B.B. King - qui alors tourne sans cesse -, devient un incontournable personnage de la scène rhythm and blues durant les années cinquante, et durcit son attaque du manche, enchaînant une vingtaine de succès (dont, en 1950, l'immortel « Woke Up This Morning », qui sera par la suite volé par une génération entière de groupes britanniques de blues, et, en 1955, une version de « Everyday I Have The Blues », succès du guitariste gourmand - dans sa capacité à embrasser tous les styles, jusqu'à une reprise du « Why Don't We Do It On The Road » des Beatles - Lowell Fulson, et inspiré de Leadbelly et Memphis Slim).


Les années 60 débutent de semblable façon, mais King, à l'étroit dans le contexte qu'il connaît depuis le début de sa carrière (et où il perd à satiété royalties et droits d'auteur), décide de signer sur un label multinational, ABC-Paramount : il y retrouve rien moins que Ray Charles (un modèle commercial pour B.B.), Fats Domino, et Lloyd Price.


C'est au mois de novembre 1964 qu'il enregistre à Chicago l'un de ses albums phares, Live at the Regal (dans lequel il fait montre d'un triple talent de chanteur, guitariste, et homme de spectacle). Le 4 avril 1968, il organise un concert en l'hommage de la mort du leader noir Martin Luther King, en compagnie de Buddy Guy et Jimi Hendrix.


En 1969, King, donnant une version en mineur dans l'album Completely Well d'une chanson composée par le pianiste Roy Hawkins (le pianiste le plus malchanceux de toute l'histoire du jazz, dont le nom sera oublié dans les premiers pressages du disque, et qui perdit un bras dans un accident de voiture) atteint le centre de la cible. « The Thrill Is Gone » devient, non seulement un nouveau tube pour le guitariste, mais un succès déchaînant les passions du public blanc, plus accoutumé à des parfums pop. C'est à cette occasion que l'homme du sud conçoit toute l'importance d'une section de cuivres (et de l'emploi des cordes) en soutien à sa voix. B.B. King parvient ainsi à une quasi-perfection de l'utilisation d'un big band (une douzaine de musiciens) dans le contexte du blues. Et c'est la même année qu'il assure, en compagnie de Ike and Tina Turner, la première partie de la tournée des Rolling Stones (huit dates), asseyant définitivement sa réputation au sein d'un plus large public.


Alors que la scène blues plonge en pleine déliquescence, B.B. King maintient haut son activité durant les années 70 (il suffit d'écouter l'album Live at Cook County Jail - au bénéfice de convicts du district - pour considérer cela comme une évidence). Car il est talentueux, certes, mais également parce qu'il ne se cantonne pas à un idiome strict, n 'hésitant pas à enregistrer avec la section rythmique de groupes aussi sophistiqués que les O'Jays ou les Spinners, à concevoir des duos (avec son vieux complice Bobby Bland) quand le genre a la faveur du public, à reprendre des chansons de The Lovin' Spoonful, ou à plonger dans le jazz funk aux côtés des Crusaders.


Ainsi, il partage en 1970 un studio avec quelques stars du marché blanc, comme Joe Walsh, Carole King, ou Leon Russell (Indianola Mississippi Seeds). En 1971, et pour le compte de l'album In London, il croise Ringo Starr, l'ex-Small Faces Steve Marriott ou Peter Green (Fleetwood Mac). Certes, certaines de ses tentatives (en particulier lorsqu'il s'approche d'un peu trop près de la country nashvillienne), restent à oublier d'urgence. Mais on peut considérer que le guitariste tire en général remarquablement son épingle du jeu...tout en conservant le goût de ses racines, et en se réservant chaque mois de juin un retour aux sources à Indianola, retraite et manifestation qu'il intitule lui-même le Mississippi Homecoming. En 1977, B.B. King est fait doctor honoris causa de l'Université de Yale.


En 1979, il assure une tournée inédite en URSS. En 1980, il est intronisé dans le Rock And Roll Hall Of Fame, naturellement dans la section blues de cette distinction. En 1982, il fait don de sa collection d'albums et de 78 tours de blues, jazz et country, à l'Université du Mississippi.


En 1983, il obtient un Grammy Award à l'occasion de la réalisation de son album Blues'n'Jazz. Le 16 septembre 1985, le guitariste fête son soixantième anniversaire avec l'enregistrement de son cinquantième disque, Six Silver Strings le bien nommé. La même année, il apparaît dans la série de films de John Landis Nuit blanche pour série noire (on le verra également dans le Spies Like Usdu même, et, en 1987, dans Amazon Women On the Moon de Joe Dante). En 1988, il est lauréat d'un Grammy Award pour l'ensemble de sa carrière.


S'il maintient haut l'invraisemblable quantité de concerts qu'il assure annuellement (environ trois cents dates !) durant cette période, les années 80 voient une incontestable baisse d'activité en matière d'enregistrements (conséquente d'ennui de santé dû à son diabète).


Toutefois, la fascination qu'il exerce sur les jeunes musiciens blancs trouve une nouvelle acception dans l'enregistrement de « When Love Comes to Town » pour le compte de l'album de U2 Rattle And Hum (groupe qu'il suivra en tournée).


En 1990, il se voit remettre la Médaille Présidentielle des Arts des mains du Président des Etats-Unis. La même année, il assure son soixantième concert depuis une prison, et enregistre son cinquième album dans les mêmes circonstances, dans le contexte de la création d'une fondation pour la réinsertion des détenus.


En 1991, il devient propriétaire du Memphis Blues Club (il en fait de même à Los Angeles en 1994). En 1992, l'album Live At The Apollo remporte le Grammy Award du meilleur album de blues de l'année. En 1997, il offre une guitare, et un concert de Noël, au pape Jean-Paul II.


En 1998, il est nommé Ambassadeur de la Musique par le gouvernement des Etats-Unis, et représente son pays lors de l'Exposition Universelle de Lisbonne, au Portugal.


Le 15 février 2005, est décrété « B.B. King Day » par l'état du Mississippi. Et, de plus, la dernière décennie le voit en remarquable forme du point de vue discographique, multipliant les hommages à Louis Jordan, des duos avec des copines et copains de classe (Etta James, Koko Taylor, John Lee Hooker), ou une rencontre tant différée, et tant attendue, avec Eric Clapton (Riding With The King, 2000), pour le premier album certifié disque de platine du maître.


Lors de sa tournée européenne « d'adieu » de 2006, il s'est produit à Montreux, Paris et Londres, en compagnie de Gary Moore, David Sanborn, George Duke ou Barbara Hendricks. Le temps est désormais compté pour le bluesman qui enregistre un dernier album studio, One King Favor, paru en 2008, qui lui vaut un nouveau Grammy Award. 


Le 14 mai 2015, souffrant de problèmes de déshydratation liés à un diabète, B.B. King s'éteint paisiblement à Las Vegas, à l'âge de 89 ans. Le monde du blues et du rock, qui lui doit tant, est en deuil et les hommages se multiplient (notamment celui d'Eric Clapton à travers une vidéo). Jusqu'au président Barack Obama qui annonce : « Le blues a perdu son roi et l'Amérique a perdu une légende. »


Plusieurs fois titulaire d'un Grammy Award honorant ses disques, classé par le magazine Rolling Stone en 2003 comme le troisième meilleur guitariste de tous les temps (derrière Jimi Hendrix et Duane Allman), il a placé ses albums, à plus de soixante-dix reprises en trente années, dans les classements des meilleures ventes rhythm and blues. Par sa maîtrise absolue de l'orthodoxie du genre, mais également sa capacité à élargir les frontières naturelles de sa musique de prédilection (jusqu'aux scènes de Las Vegas), par son aptitude à la perfection dans l'économie des moyens, B.B. King fut incontestablement le plus important et influent chanteur, guitariste et entertainer de blues des soixante dernières années. Et son Roi.