Également professeure d’histoire à l’université McGill de Montréal, l’écrivaine de 76 ans succède au Hongrois László Krasznahorkai.
Publié le 08 octobre 2026 à 14h27Mis à jour le 08 octobre 2026 à 15h21



Lavinia Braniste, romancière roumaine de la nouvelle génération, raconte dans Camping l’histoire de Sofia, une émigrée ordinaire. Jeune veuve, elle part en Espagne avec un visa de touriste pour quelques semaines. Elle a l’idée de gagner un peu d’argent, de quoi aider son fils et son vieux père.






Anne Carson, poétesse, essayiste, traductrice du grec ancien et professeure de renommée mondiale, échappe à toutes les étiquettes : aucun de ces mots, à lui seul, ne parvient à contenir la singularité de son art.
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| Anne Carson |
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| Anne Carson |
Également professeure d’histoire à l’université McGill de Montréal, l’écrivaine de 76 ans succède au Hongrois László Krasznahorkai.
Par Nathalie Crom
Publié le 08 octobre 2026 à 14h27Il est des rencontres et des émotions qui décident d’une vie. Récompensée ce jeudi 8 octobre par le prix Nobel de littérature 2026, la poétesse et écrivaine canadienne Anne Carson (née le 21 juin 1950 à Toronto) a raconté les circonstances dans lesquelles la culture grecque ancienne est entrée dans sa vie : en 1965, alors qu’elle était adolescente et qu’elle feuilletait des ouvrages au hasard dans une librairie de la ville de Hamilton, en Ontario, lui tomba entre les mains une édition bilingue de la poésie de Sappho. « Ça semblait si fascinant que je me suis dit que je devais apprendre cette langue. » Ce qu’elle fit. Quelques années plus tard, après avoir étudié les lettres classiques à l’université de Toronto, puis le grec ancien à l’université de St Andrews en Écosse, c’est à Sappho qu’elle consacra sa thèse de doctorat, dont elle tira en 1986 son tout premier ouvrage, Eros the Bittersweet (Eros doux-amer) — « un traité dense et concis sur la place centrale du manque dans le désir », écrit The Paris Review à propos de ce livre dont la première traduction en France est annoncée le 6 novembre prochain, aux éditions de L’Arche.
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| Anne Carson |
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| Jean Cocteau (1923) |
par Odile Hunoult
25 mai 2022Né en 1889, poète, écrivain, cinéaste, dramaturge, mais aussi peintre, dessinateur, céramiste, Cocteau est partie prenante dès sa première jeunesse des luttes de l’avant-garde, à un moment où le monde de l’art se reconstruit, bouillonne, s’affronte : fauvisme, dadaïsme, cubisme, surréalisme… Pour ces Écrits sur l’art, David Gullentops a compilé et trié un important corpus ; il nous offre un dictionnaire alphabétique des artistes vus par Cocteau – ses contemporains en majorité, mais pas seulement –, peintres, sculpteurs, photographes… Coco Chanel a son entrée. Beaucoup, bien sûr, sont ses amis.

La piqûre d’abeille de Paul Murray, nommé à la liste courte du Booker Prize 2023, est un roman familial à quatre voix sur la chute de la famille Barnes, propriétaire d’une concession automobile, à la suite de la crise financière de 2008. Magnifiquement écrit, il dépeint le quotidien tragique d’une petite ville des Midlands d’Irlande.
Du 10 décembre 2025 au 29 mars 2026, le Grand Palais a invité les artistes Eva Jospin et Claire Tabouret à venir investir ses deux galeries. Elles se visitent par une même entrée. Face à face. Mais le gigantisme des chefs-d’œuvre se reflète et ricoche différemment sous nos regards ébahis. D’un côté, Grottesco, le parcours atypique à travers les forêts de carton et leurs grottes géantes, aux architectures qui nous invitent dans le monde imaginaire de Jospin ; de l’autre, D’un seul souffle nous dévoile les coulisses d’un autre projet monumental : les maquettes en carton grandeur nature des futurs vitraux contemporains et modernes qui habilleront la nef de Notre-Dame de Paris.