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lundi 24 mai 2021

Peter Lindberg / Pirelli 2017



Penélope Cruz vuelve al Calendario Pirelli. Hace 10 años que la actriz española apareció en el famoso almanaque, que en aquella ocasión fue firmado por Inez y Vinoodh.

Peter Lindberg

 Pirelli 2017


Après avoir mis son talent au service de la marque en 1996 et en 2002, Peter Lindbergh expose sa propre vision de la beauté dans un calendrier Pirelli plus sobre que jamais. En attestent ses choix artistiques, le noir et blanc et, surtout, l’absence d’artifice de son casting 5 étoiles. Léa Seydoux, Lupita Nyong'o, Rooney Mara, Helen Mirren, Julianne Moore, Charlotte Rampling, Jessica Chastain, Penelope Cruz, Uma Thurman, Alicia Vikander, Kate Winslet, Zhang Ziyi, Nicole Kidman et Robin Wright : 14 actrices à la renommée internationale n’hésitent pas à poser sans maquillage, les cheveux à peine coiffés et simplement vêtues de débardeurs noirs, vestes de tailleur, basiques blancs… Un naturel désarmant, charmant, à mille lieux des codes ultra-sexy qui caractérisent, année après année, les modèles Pirelli. Des clichés à découvrir avant la sortie du calendrier le plus attendu de l’année, qui, comme le veut la tradition, sera distribué au compte-gouttes à une liste de privilégiés. 


Nicole Kidman

Robin Wright

Robin Wright

 Julianne Moore.

Julianne Moore
Lupita Nyong'o


Uma Thurman

Jessica Chastain 

Jessica Chastain
Kate Winslet

Nicole Kidman
Nicole Kidman

Penélope Cruz

Penelope Cruz


Robin Wright & Peter Lindbergh
Nueva York

Uma Thurman


Léa Seydoux,

Alicia Vikander

Zhang Ziyi

Rooney Mara

Helen Mirren


vendredi 15 février 2019

Pulp Fiction / L’odyssée sanglante



PULP FICTION 

(1994) 

L’odyssée sanglante

★★★★☆

Synopsis : L’odyssée sanglante et burlesque de petits malfrats dans la jungle de Hollywood à travers trois histoires qui s’entremêlent.
Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Quentin Tarantino
Scénariste : Quentin Tarantino
Acteurs : John Travolta, Samuel L. Jackson, Uma Thurman, Harvey Keitel, Tim Roth, Amanda Plummer, Maria de Medeiros, Ving Rhames, Eric Stoltz, Rosanna Arquette, Christopher Walken, Bruce Willis
Musique : Rolf Johnson
Genre : Action, Comédie, Drame
Durée : 2 heures et 34 minutes
Date de sortie : 26 octobre 1994 (France)
Année de production : 1994
Sociétés de production : A Band Apart, Jersey Film
Distribué par : Miramax Films
Titre original : Pulp Fiction
Notre note : ★★★★☆
Notre commentaire : « Pulp Fiction » une comédie noire mêlant action et criminalité, datant de 1994, écrite et réalisée par Quentin Tarantino. Les acteurs principaux sont John Travolta, qu’on a pu voir dans « The Punisher » (2004), Samuel L. Jackson, qu’on a pu voir dans « Kong: Skull Island » (2017), Uma Thurman, qu’on a pu voir dans « Bienvenue à Gattaca » (1997), Harvey Keitel, qu’on a pu voir dans « The Grand Budapest Hotel » (2014), Tim Roth, qu’on a pu voir dans « Les Huit Salopards » (2015)Ving Rhames, qu’on a pu voir dans « Mission: Impossible – Rogue Nation » (2015), Christopher Walken, qu’on a pu voir dans « Arrête-Moi si tu peux » (2002), et Bruce Willis, qu’on a pu voir dans « Retour en Enfer » (2007).
« Pulp Fiction » est réalisé d’une manière très stylisée, reliant des récits de gangsters de Los Angeles, de marginaux, de criminels sans envergure, ainsi qu’une mallette mystérieuse. Le titre du film se réfère aux magazines de la presse écrite et aux romans policiers durs au milieu du 20e siècle, connus pour leur violence graphique et leur dialogue punchy.
Le scénario de « Pulp Fiction » a été écrit entre 1992 et 1993, et comportait certaines scènes écrites à l’origine par Roger Avary pour « True Romance » (1993). Son intrigue, comme dans plusieurs des autres œuvres de Quentin Tarantino, est présentée en dehors d’une ligne chronologique. Ce qui forcément peut s’avérer déstabilisant, mais cependant, l’ensemble garde une certaine fluidité. Un nombre considérable de scènes est consacré aux monologues et à des conversations désinvoltes avec un dialogue éclectique révélant les perspectives de chaque personnage sur divers sujets. Le métrage présente une combinaison ironique d’humour et une forte violence. Le script de « Pulp Fiction » aurait été rejeté par Columbia TriStar, le jugeant trop démentiel. En revanche, le coprésident de Miramax, Harvey Weinstein, fut instantanément fasciné, et le film est devenu le premier que la société Miramax a entièrement financé.
« Pulp Fiction » a remporté la Palme d’Or au Festival de Cannes en 1994 et fut un succès critique et commercial majeur lors de sa sortie américaine. Il a revitalisé les carrières de John Travolta, qui a obtenu une nomination aux Oscars, de Samuel L. Jackson et d’Uma Thurman. Il a également été nommé pour sept Oscars, y compris dans la catégorie du Meilleur Film. Quentin Tarantino et Roger Avary ont gagné la statuette dans la catégorie Meilleur Scénario Original. La nature de son développement, son marketing, sa distribution ainsi que sa rentabilité conséquente, ont eu un effet ravageur dans le domaine du cinéma indépendant.
Que peut-on écrire sur « Pulp Fiction » qui n’ait déjà été écrit ? Certainement rien. L’histoire n’est pas vraiment une histoire, c’est une succession de scénettes qui viennent s’emboîter les unes dans les autres par l’intermédiaire d’un certain nombre de personnages qui font le pont offrant ainsi quelque chose de nouveau, de novateur. C’est très bien écrit avec un aspect débraillé, peu soigné. C’est inventif. 
La marque Quentin Tarantino se dessine clairement, son style, son emprunte, allant jusqu’à s’octroyer un petit rôle, comme apposer encore un peu plus sa marque de fabrique. C’est lent, ça discute, ça détaille, puis ça explose, ça part dans tous les sens, souvent dans un déferlement de violence. Le tout servi par une excellente distribution, dont certains seront à plusieurs reprises au casting de Quentin Tarantino, comme Samuel L. Jackson, Uma Thurman, Harvey Keitel, ou encore Tim Roth.
John Travolta n’était pas le premier choix de Quentin Tarantino pour le rôle de Vincent Vega. Il s’est tourné vers lui, car Michael Madsen, qui avait joué dans « Reservoir Dogs » (1992), aura préféré jouer dans « Wyatt Earp » (1994) de Kevin Costner, qui se tournait à la même époque. Ce dernier a depuis exprimé son regret pour cette décision. John Travolta a accepté de jouer dans le film pour un faible salaire à l’époque, soit aux alentours de 100.000 dollars. Mais le succès du film et sa nomination aux Oscars ont reboosté sa carrière. 
La société Miramax aurait préféré avoir Holly Hunter ou Meg Ryan pour le rôle de Mia Wallace, mais Quentin Tarantino a préféré Uma Thurman après l’avoir rencontrée. Elle a participé à une grande partie de la promotion du film. Elle a été nominée pour l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. Elle va retravailler avec le réalisateur pour les deux Kill Bill (2003 et 2004). 
Bruce Willis était une vedette de premier plan à cette époque, mais la plupart de ses films récents avaient été des déceptions au box-office. Jouer dans un film disposant d’un faible budget était une prise de risque pour l’acteur, car cela signifiait qu’il fallait abaisser son salaire et risquer son statut de star, mais la stratégie a été payante. « Pulp Fiction » a ,non seulement apporté à Bruce Willis un nouveau respect en tant qu’acteur, mais lui a également valu plusieurs millions de dollars en raison de son contrat particulier lui offrant des revenus supplémentaires en fonction du nombre d’entrées. 
« Pulp Fiction » a fait l’objet d’une édition en DVD ainsi qu’en Blu-ray, paru le 5 mars 2009 chez Universal Pictures Vidéo (France). Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à consulter la fiche du film sur le site DVD.Fr.
En conclusion, « Pulp Fiction » est un film charnière dans la carrière de Quentin Tarantino, mais également pour la carrière d’un certain nombre d’acteurs y ayant participé. On pourrait même aller jusqu’à dire qu’il fait figure de charnière dans le cinéma hollywoodien. L’histoire part dans différentes directions d’une manière qui peut apparaître comme chaotique et absurde. Le rythme est lent pour exploser violemment sans prévenir. La bande originale est absolument excellente et créer une atmosphère particulière. Un métrage qui combine malicieusement l’humour et la violence. C’est culte !


dimanche 18 février 2018

Quentin Tarantino, "inglourious basterd" ?





Quentin Tarantino, "inglourious basterd" ?

Par Marion Galy-Ramounot | Le 09 février 2018


Montré du doigt dans l'affaire Weinstein, malmené sur le cas Polanski, accusé puis pardonné par Uma Thurman, le réalisateur de Kill Bill pourrait passer une année en enfer. Il joue et rejoue la carte de l'excuse.
Bientôt, Quentin Tarantino sera marié - en juillet 2017, il annonçait ses fiançailles avec Daniella Pick, une «fille de» israélienne de vingt ans de moins de lui. Et surprise, Hollywood s'occupe de son enterrement de vie de garçon. Le garçon de 54 ans a, semble-t-il, quelques mauvais souvenirs à inhumer. À commencer par ceux qu'il avait lui-même longtemps essayé d'oublier.

Weinstein & cie


La fête commence le 19 octobre dans les colonnes de New York Times. Au lendemain de l'éclatement de l'affaire WeinsteinQuentin Tarantino livre qu'il savait, pour les agissements de son ami producteur, depuis des décennies. «J'en savais assez pour faire plus que je n'ai fait», dit-il alors, donnant quelques exemples d'actrices impliquées. «Il y avait plus que des rumeurs, que des gossips. Ce n'était pas de la seconde main. Je savais qu'il avait fait certaines de ces choses. J'aurais aimé prendre mes responsabilités vis-à-vis de ce que j'ai entendu. Si j'avais fait ce que j'aurais dû faire, j'aurais arrêté de travailler avec lui.» À l'inverse, depuis que l'actrice Mira Sorvino lui a parlé la première du comportement inapproprié de Harvey Weinstein, en 1995, il a réalisé quatre films (Kill Bill : Volume 1 et 2, Inglourious Basterds, Django Unchained) produit par la Weinstein Company.

Thurman au tournant



Comme Ben Affleck - qui aurait su pour l'agression sexuelle de Rose McGowan -, Quentin Tarantino est rattrapé par la tempête médiatique. Dans sa tribune parue sur le site du New York Times le 3 février, l'éditorialiste Maureen Dowd raconte l'expérience «déshumanisante» d'Uma Thurman sur le tournage de Kill Bill : Volume 2. Pour tourner la scène de la décapotable bleue, le cinéaste l'aurait contrainte à conduire la voiture sans doublure, promettant que l'engin était en parfait état de marche. «Mais j'étais dans un cercueil (deathbox dans le texte). Le siège n'était pas correctement vissé. C'était une route de sable et ce n'était pas une route droite». L'actrice à la combinaison jaune perd le contrôle du véhicule et percute un arbre de plein fouet, le choc laissant son cou et ses genoux «irrémédiablement endommagés».
Les images vidéo, Quentin Tarantino lui a finalement données, après les avoir gardées quinze ans sous clé. Elle vient de les poster sur son compte Instagram, ce 5 février. «Les circonstances de cet événement relèvent de la négligence voire de la criminalité, commente-t-elle en légende. Pour cela je tiens Lawrence Bender, E. Bennett Walsh, et le très connu Harvey Weinstein pour seuls responsables.» Là, étrangement, le nom de Quentin Tarantino n'apparaît plus sur le banc des accusés. Sans doute parce que le 5 février, il prenait lui aussi la parole - sur le site Deadline - pour qualifier cet accident comme «l'un des plus gros regrets de sa vie».

Excuses tardives

Il y a d'autres choses qu'il regrette, M. Tarantino. Il regrette par exemple d'avoir défendu Roman Polanski contre les accusations de viol de Samantha Geimer, lors d'une interview en 2003. Ce jour-là, l'animateur de radio Howard Stern l'interroge autour de l'affection de Hollywood pour Roman Polanski, «cet homme fou, ce réalisateur qui a violé une jeune fille de 13 ans». Ce à quoi le réalisateur de Pulp Fictionrépond qu'«il n'a pas violé une fille de 13 ans (...). Il a eu une relation sexuelle avec une mineure. Ce n'est pas un viol. Selon moi, quand vous utilisez le mot "viol", vous impliquez de la violence, c'est l'un des crimes les plus violents du monde. Vous ne pouvez pas utiliser le mot "viol" à tout-va.»
Quinze ans plus tard, ce 6 février, Samantha Geimer est revenue sur les propos du réalisateur sur le site du New York Daily News. «Il avait tort. Je parie qu'il le sait, a lancé la victime de Polanski, aujourd'hui 54 ans. Je ne suis pas fâchée, mais je me sentirais probablement mieux si il réalisait maintenant qu'il avait tort, après quinze ans, après avoir entendu les faits.»
Les excuses de Quentin Tarantino sont immédiates. «Je veux publiquement m'excuser auprès de Samantha Geimer pour mes remarques cavalières, déclare-t-il dans un communiqué publié sur le site IndieWire le 8 février. Je réalise aujourd'hui à quel point j'avais tort. Mme Geimer a ÉTÉ violée par Roman Polanski. Quand Howard Stern a évoqué le sujet, j'ai joué l'avocat du diable pour être provocateur». Conclusion : «Mme Geimer, j'étais ignorant, et insensible, et au delà de tout, incorrect.»

Terrain glissant

Le drapeau blanc, arme de défense massive. Un jour, Quentin Tarantino s'excusera peut-être aussi de ses excès de zèle, voires abus de pouvoir, sur les tournages de ses films. Dans le New York Times, Uma Thurman dit que dans Kill Bill, le réalisateur lui-même lui crachait au visage et l’étranglait avec une chaîne pour les besoins de certaines scènes. En 2009, Diane Kurger raconte aussi à Parade que c'est le cinéaste qui l'étrangle dans Inglourious Basterds : «Je ne suis jamais morte dans un film avant. Là je me fais étrangler, ce qui assez bizarre (...). Le plus drôle, c’est qu’on voit les mains de Quentin sur le plan serré. Quentin a dit : "il (Christoph Waltz, NDRL) ne va pas bien le faire, ce sera trop ou pas assez. Je sais exactement ce dont j’ai besoin, et je pense que je devrais le faire moi-même."» Bref, on attend les discours de mariage.


dimanche 4 février 2018

Uma Thurman accuse à son tour Harvey Weinstein d'agressions

Uma Thurman


Uma Thurman accuse à son tour Harvey Weinstein d'agressions

AFP agence
Mis à jour le 03/02/2018 à 19:10
Publié le 03/02/2018 à 18:47

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VIDÉO - Dans une interview publiée dans le New York Times, l'actrice américaine, star de Pulp Fiction et Kill Bill détaille les agressions et les pressions du magnat déchu d'Hollywood à son encontre.

Uma Thurman

«Oui, Uma Thurman est en colère. Elle a été violée. Elle a été agressée sexuellement. Elle a été mutilée avec de l'acier brûlant. Elle a été trahie et menée en bourrique par ceux en qui elle croyait». Dans une interview accordée au New York Times , l'actrice américaine brise le silence sur Harvey Weinstein et l'accuse, à son tour, d'agressions sexuelles et de pressions. «Ça a été comme un coup de batte sur la tête», souligne-t-elle.
«Quand je serais moins en colère, je dirais ce que j'ai à dire», déclarait Uma Thurmansur un tapis rouge en octobre dernier alors interrogée sur l'affaire Weinstein qui venait d'éclater outre-Atlantique. Si elle a refusé de parler à ce moment-là, c'est parce qu'elle avait peur de pleurer. «Ce que vous avez vraiment vu, c'est une personne qui gagne du temps», précise la comédienne à nos confrères américains. Quelques lignes plus loin, elle raconte sa rencontre avec Harvey Weinstein. Au moment de la sortie de Pulp Fiction , film qu'il a produit. «Je l'ai bien connu avant qu'il ne m'attaque», révèle-t-elle. «Il passait des heures à me parler, à complimenter mon esprit, ma façon d'être. Cela m'a peut-être fait oublier les signes avant-coureurs», reconnaît-elle.
Puis, comme d'autres actrices qui ont témoigné dans la première vague de plaintes contre le magnat déchu de Hollywood, Uma Thurman a accepté ses invitations dans des palaces. Après un rendez-vous de travail à Paris qui avait pris une tournure équivoque quand Harvey Weinstein avait invité l'actrice dans sa chambre d'hôtel, puis dans un sauna de l'établissement, Uma Thurman avait retrouvé son producteur à Londres, aussi dans sa chambre d'hôtel. «Il m'a poussée et a essayé de se jeter sur moi et de se déshabiller. Il a fait plein de choses désagréables». Elle décrit également son état pendant cette agression: «Vous êtes comme un animal qui se trémousse, comme un lézard. Je faisais tout ce que je pouvais pour reprendre le contrôle».


Le lendemain, le producteur lui aurait envoyé un bouquet de roses avec le mot. «Tu as de très bons instincts». Elle explique être retournée à l'hôtel pour le mettre en garde: «Si tu fais ce que tu m'as fait à d'autres personnes, tu vas perdre ta carrière, ta réputation et ta famille, je te le garantis». Selon son amie Ilona Herman qui l'avait accompagnée, Uma Thurman était bouillonnante de colère quand elle a quitté Harvey Weinstein à l'issue de leur discussion ce jour-là. Le producteur avait menacé de compromettre sa carrière. Une agression qui s'est déroulée avant le tournage de Kill Bill: Vol. 1 (2003).
D'ailleurs, Quentin Tarantino, le réalisateur de ce long-métrage, en prend aussi pour son grade dans cet article. Car, en 2001 lors du Festival de Cannes, Uma Thurman raconte l'épisode de l'hôtel au réalisateur. Ce dernier relativise d'abord: «Oh, pauvre Harvey, essayant d'avoir des filles qu'il ne peut pas avoir». Finalement, il décide d'en parler au principal intéressé, en présence de l'actrice. Si dans un premier temps, Harvey Weinstein nie, il finit par présenter ses excuses.

Les coulisses de Kill Bill

Autre passage accablant pour Quentin Tarantino: celui où Uma Thurman raconte le tournage de Kill Bill: Vol. 2 . Pour tourner la fameuse scène de la décapotable bleue, le cinéaste l'aurait forcée à conduire la voiture à vive allure. «J'étais dans une boîte à mort. Le siège n'était pas correctement vissé. C'était une route de sable et ce n'était pas une route droite». Uma Thurman perdra le contrôle du véhicule et percutera un arbre de plein fouet. Un accident qui la ferait encore souffrir aujourd'hui de la nuque et des genoux. Aujourd'hui, elle dénonce l'attitude de Quentin Tarantino et de Harvey Weinstein après l'accident: étant donné qu'elle refusait de signer une décharge de responsabilité au profit de la société de productions Miramax, le cinéaste ne voulait pas lui céder les images de l'accident. Il finira par lui donner... quinze ans après. Le New York Times a, de son côté, décidé de les partager. Contacté par le quotidien, Quentin Tarantino a refusé de commenter ces déclarations.
«Personnellement, cela m'a pris 47 ans pour arrêter de dire que les personnes qui étaient méchantes avec moi étaient ‘amoureuse'”. Cela m'a pris du temps parce que je pense que lorsque les petites filles sont conditionnées pour croire que la cruauté et l'amour ont, quelque part, une connexion. C'est l'ère de laquelle il faudrait s'extraire aujourd'hui», conclut Uma Thurman.