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samedi 13 avril 2019

Stalker / Les constantes poursuites



Stalker

Les constantes poursuites

14 JANVIER 2019, 
VERA FELICIDADE DE ALMEIDA CAMPOS
Les réseaux sociaux, les médias et les super spectacles présentent les idoles, présentent les célébrités et aussi mettent en avant les voies, les chemins pour essayer de les atteindre, quand vus par des personnes obsessives ou personnes avec des références en objectifs de succès et de réalisation. Dans ce dernier cas, immergés dans ses propres frustrations et insatisfactions, quelques individus supposent que s’ils arrivent à atteindre des personnes célèbres, ils seront connus et célèbres aussi.
Fan clubs étaient à la mode il y a quelques temps et dans une petite échelle réalisaient le désir de contact avec un idole, en ayant ce contact comme hommage et révérence. La motivation principale était l’expression d’affection, basée sur le besoin de combler les envies insatisfaites, si l’on veut toucher quelque point psychologique.
Le contact obsessif, répétitif, indésiré, non-consenti, enfin, l’harcèlement qui résulte de l’obsession et de la fixation e que, par conséquent, met la victime mal à l’aise, lui fait peur et la stresse, c’est connu comme stalking, très différent du contact de fan. Le stalker menace, est dangereux, peut devenir violent, envahit la privacité, interprète tout comme un signe de communication pour lui, oblige la victime de sa fixation à avoir des relations avec lui, même que ce soit par la peur et par l’obligatoire changement d’habitudes tournées à la sécurité et stabilité émotionnelle.
Ce ne sont pas seuleument les personnes célèbres qui deviennent victimes des poursuites obsessives. Les statistiques internationnelles identifient les femmes comme les plus grandes victimes des stalkers, la plupart étant ses ex-compagnons, mais aussi des amis, des collègues de travail ou même des inconnus. Les hommes victimes sont peu nombreux.
La chasse et l’embarras c’est ce qui motive les individus obsessifs, vides, les individus auto-référencés, et cette attitude de poursuite constante aux célébrités, ou à des gens normaux, crée une vraie violence et invasion de privacité. Tout est fait dans le sens d’atteindre, par le bien ou par le mal, le recherché, la personne poursuite, et l’obliger à avoir une relation. Avec la facilité technologique, ils vont aux e-mails, WhatsApp, des messages abusifs, ils envoient des cadeaux et vont même jusqu’à l’harcèlement face à face.
Sans limites, tout est défini par poursuivre et vaincre, et la violence et les agressions sont fréquentes. Des rumeurs, du bullying, des pièges autant que des démonstratives manifestations d’affection et de soin coexistent dans ce scénario. Des fois, le suicide comme un dernier essaie d’atteindre sa victime, aussi bien que des pièges et d’embuscade de mort sont vus dans la presse.
L’harceleur constant – le stalker – c’est la nouvelle figure amplifiée par l’utilisation des grands réseaux relationnels, quand ce que l’on veut, quand la motivation c’est remplir le vide en créant une nouvelle personnalité, d’un nouveau profil, ou par les mêmes habits crées avec ce qu’est donné ou offert par la personne normal ou par la célébrité poursuivie. Se constitue le stalker par ce qu’il poursuit et, de cette manière là en détruisant le mythe recherché, il rencontre son propre vide et ses non-acceptations cachées, masquées par l’appropriation faite des morceaux des autres, différents de ses propres résidus fragmentés, non-accéptés, par conséquent, dépersonnalisés. Pour lui, les points de référence changent, il n’est plus un inconnu ou mouton de panurge, il est ami du plus célèbre joueur de football, ou le responsable par la dispute avec la super célébrité, ou encore, dans son auto-référencement, il n’est plus seul et isolé, mais un amant désiré.
Les paparazzi peuvent aussi être considérés des stalkers, mêmê s’ils sont calmés par la confluence pécuniaire, par l’objectif de gagner de l’argent, qui les caractérise. Ce qui les calme c’est ce revenu, c’est aussi ce qui gère beaucoup d’anxiéte et d’ambition quand ils veulent plus et, de cette manière, quand ils n’arrivent pas, ils font du chantage.
Ces comportements, ces poursuites caractérisent l’insatisfaction, la frustration, le désespoir et la méchanceté et sont responsables par de grand maux comme: l’insécurité, la peur, la violence, le malaise et la dysharmonie.
Stalking, dans plusieurs pays, c’est l’objet du Droit Pénal, c’est un crime, mais, indépendant des nuances et des difficultés de la loi, les victimes des stalkers généralement passent des années de stress, de peur et d’angoisse, en nécessitant aussi d’un suivi psychothérapeutique. Les agressions psychologiques auxquelles elles sont soumises peuvent devenir irréparables. Plusieurs situations équivalentes à celle là, des diverses inadéquations et problématiques sociales, ont toujours existé, “rien est nouveau sous le soleil” disait Salomon, mais Héraclites disait aussi: “les eaux de la rivière dans laquelle l’homme se baigne, ne sont jamais les mêmes”. Tout dépend du contexte, dans ce cas là, des plataformes et médias d’accès.




jeudi 11 avril 2019

Le Désir et la Magie / Sarah Bernhardt et Houdini


Sarah Bernhardt

Le Désir et la Magie

Sarah Bernhardt et Houdini

14 FÉVRIER 2019, 
VERA FELICIDADE DE ALMEIDA CAMPOS

Quelques situations arrivent sans que rien ne puisse être fait: la mort et les pertes par exemple. C’est três difficile d’accepter ce qui nous blesse ou nous détruit (seulement nous savons ce qui nous détruit, ce qui nous tue, à l’avance), autant que c’est difficile d’accepter ce qui peut détruire les autres, aimés et chères, qui vivent avec nous.
Les tragédies et les accidents existent et laissent des traces dans la tête, dans le corps et dans le coeur. C’est la condition humaine, ce sont les obstacles de la trajectoire de l’être dans le monde. Diverses attitudes peuvent être choisies par rapport à cette réalité. Nous pouvons accepter l’irréparable, l’impuissance, ou même toujours vivre dans l’espérance de que quelque chose de magique, quelque loi, quelque intervention divine puisse tout changer. La superstition, autant que croire à l’impossible, sont des façons de masquer l’inévitable en retardand ainsi le désespoir, mais en mettant à l’avant l’insécurité. Cette attitude magique transforme le désir – ce que l’on veut – en possibilité et l’on imagine quelqu’un capable de le servir (Lacan, dans le concept du Sujet-Supposé-Savoir, commente cette question). La meilleure manière de comprendre les déplacements magiques c’est par le concept de non-acceptation de la réalité, de non-acceptation de l’impuissance en face de ce qui arrive.
Sarah Bernhardt

Un jour j’ai lu quand Houdini, le magicien, en tournée aux États-Unis, faisait une démonstration à New York, l’actrice Sarah Bernhardt – à cette époque là, l’une des actrices les plus célèbres au monde (1916) – a été le voir. À l’époque, Sarah Bernhardt était déjà sans une de ses jambes (elle a été amputée à cause d’un accident dans le théâtre, à Rio de Janeiro). L’actrice est restée émerveillée avec le tour de magie de Houdini, avec l’impossible atteint et réalisé, que, en un cri de désir magique a demandé “M. Houdini, je veux ma jambe à nouveau! S’il vous plaît, faites ça!”. En interview avec des journalistes, Houdini a confirmé la conversation qu’il a eu avec elle, en ajoutant: “She honestly thought I was superhuman”. Cet évènement laisse bien visible la liaison entre le désir et la magie, c’est-à-dire, l’attitude d’onmipotence gérée par la transformation de ce qui arrive em fonction des idées fixées à atteindre.
Houdinini

La non-acceptation de la réalité amène à la non-acceptation en tant que personne, en tant qu’être social, en créant ainsi, une omission face aux demandes (ne pas vivre le présent). De cette non-acceptation il surgit le manque d’initiative, la peur, l’établissement d’objectifs, les illusions de changement, et enfin, la non-acceptation du sentiment d’incapacité face aux situations présentes qui dépassent les conditions de l’action. La non-acceptation de l’impuissance, non-acceptation des limites qui empêchent, motive des rêves de transformations magiques, crée l’espérance que, même s’ils sont dans les nuages, ils passent à avoir des appuis sur terre, en créant des attitudes omnipotentes – de la foi fervente aux obstinations inamovibles. L’omnipotence c’est toujours um déplacement de l’impuissance – dans une vision relationnelle, non pas dualiste.
Houdini


L’omnipotence crée des perceptions magiques et établit des « supposé-savoir » que tout peuvent résoudre, en créant plus d’espérance, plus de peur, plus de dépendance. Les classiques solutions à l’impuissance de l’opprimée par des prières et ebós (des travaux aux divinités africaines) sont des façons magiques, des deplacements de l’impuissance qui créent des référentiels d’omnipotence: la magie, où tout peut arriver. Le désir c’est le tapis magique qui mène à d’autres univers, synchronise des référentiels par rapport aux propres difficultés et le manque.
Attendre le sauveur de la patrie, le prince charmant, peut être la passion d’une vie que, en dévotion et enfermée, rien n’aperçoit de ce qu’il existe autour d’elle-même. Cette attitude établit des structures propices à tous les niveaux de pièges et mensonges, de croyances et espérances.


dimanche 24 mars 2019

La Phénoménologie du graffiti / L’art et l’expression urbaine





La Phénoménologie du graffiti

L’art et l’expression urbaine

14 DÉCEMBRE 2018, 
VERA FELICIDADE DE ALMEIDA CAMPOS
Les travaux artistiques réalisés dans les rues, dans les espaces publiques, différents de ceux qui ont lieu dans des espaces institutionalisés (des musées, des galeries, des théâtres) sont nommés d’Art Urbaine (Street Art).
L’art urbaine s’exprime dans le champ de la musique, du théâtre, du cirque, du dessin etc. Ce sont des innombrables performances dans les rues des villes, où, principalement, les artistes cherchent à recevoir des paiements des passants qui s’arrêtent et regardent leur rendement. C’est l’art exercée dans les rues qui leur donne le pain de tous les jours. Le graffiti est différent.

Les graffeurs sont différents des les vandales. Dans le monde entier, d’incomptables graffeurs écrivent, dessinent, et peignent sur les murs depuis l’antiquité (depuis les peintures rupestres dans les grottes). Ils sont l’objet de beaucoup de controverses quant à la reconnaissance et à la légalité de leurs travaux; quelques uns assument leur identités, d’autres se cachent sous des pseudonymes, beaucoup passent inaperçus et d’autres deviennent célèbres: Basquiat, par exemple, Les Jumeaux à São Paulo et le super créatif Banksy (pseudonyme de l’artiste guérrillero) qui a eu un de ses panneaux recouvert de peinture par des fonctionnaires embauchés par la préfecture de la ville britannique de Bristol, en ayant plus tard toutes ses oeuvres préservées par le Conseil Municipal de cette même ville. La condamnation et la protection des graffitis se produisent toujours, en gérant ainsi des controverses entre les pouvoirs régulateurs de l’utilisation des villes, partout.

Le contexte des rues, plus espécifiquement de leurs murs, est constitué dans l’écran, dans le cadre choisi pour faire le graffiti. Faire du graffiti c’est exprimer par des dessins, par des phrases, ce que l’on ressent et aperçoit du quotidien, surtout en relation à la ville, à la ville “vécue”, autant que c’est aussi apporter aux gens, sa propre manière, sa façon onirique, sa propre façon de percevoir.

Faire du graffiti c’est crier, c’est exprimer ce que l’on ressent. Ces cris, ces expressions résument des clameurs individuels, faibles et non-exposés, et c’est exactement là où l’on trouve la motivation, la subtilité et la popularité des graffitis: ils exposent ce que l’on murmure, aux cris, et comme ça, toute la ville peut entendre.


L’important dans le graffiti c’est faire du graffiti avec ce qu’il arrive, sous la forme de dessin et/ou de mots, c’est établir des résumés qui s’ouvrent comme des dynamites, des explosions éclairantes de ce qu’il y a dans les rues, dans les maisons, dans les têtes. Dans ce sens, le graffiti prend la places des charges des journaux, autant qu’il résume les bandes déssinées des super-héros. C’est le divertissement des bandes déssinées, c’est aussi les confessions cachées des toilettes publiques. Il y a toujours un aspect d’explosion individuel en face de ce qui emprisonne. Le graffiti peut être aussi une expression de révolte, de critique au système aliénant. Le graffiti est libérateur, à partir du moment qu’il exprime ce que l’on ressent. Tout ce qu’il est mis dans le graffiti est un acte contre une situation établie, c’est la manifestation d’un désir, c’est une réflexion, une critique, c’est pourquoi le graffiti exemplifie une protestation urbaine.

Nous sommes dans un système dans lequel, malheureusement, tout est capitalisé, utilisé, et comme ça, depuis que le graffiti s’est popularisé dans les villes modernes, les gens, les entreprises, les organisations, et même les institutions religieuses, payent pour avoir un graffiti avec de la propagande, des mots d’ordre, des verses et des dessins sacrés, en essayant d’attirer des clients, des consommateurs, ou d’attraper des âmes.
Cet art spontané, ce cri du peuple, coagulé et exprimé sur les murs – le graffiti – se transforme aussi par la médiation des marchands – propriétaires et agents des galeries – en un objet de luxe, peinture chère, et on a là les rues sur les murs, qui décorent d’immenses livings. Le graffiti est maintenant à la mode et commence à avoir une valeur rattaché, ses cris sont, alors, mécanisés, soit par l’amplification, soit par bâillonnement.




vendredi 22 mars 2019

Le charactère / La force et la débilité


Le charactère

La force et la débilité

14 NOVEMBRE 2018, 
VERA FELICIDADE DE ALMEIDA CAMPOS
Les notions de charactère, tempérament, vocation, nature, enfin, des situations déterminantes de comportement et de motivation humaine sont une constante dans la pensée non spécialisé, et malheureusement, aussi dans la pensée psychologique. L’essaie de comprendre les problèmes humains, en général, est basé sur des idées de cause, des éléments déterminants de la réalité, d’antériorité et de substantivité en tant que fondements explicatifs des évènements présents, en gérant des typifications, des préjugés et des justificatives.
Percevoir et entendre ce qu’il existe, par son évidence, c’est une attitude phénoménologique, défendue par Edmund Husserl, mais qui a été peu comprise et acceptée dans cet universe de causalisme élémentaire. Pour Husserl, ce qu’existe apparaît, devient évident et cela apporte toute la configuration, toute la physionomie qui l’identifie, l’individualise, et le caractérise.
Comprendre le charactère comme une stigmatisation a crée des théories préconçues, des classifications qui n’ont rien de scientifique, malgré adoptées depuis très longtemps par la science, comme c’est le cas de Cesare Lombroso, qui décidait la supériorité et l’infériorité des êtres et des races par la variation des mesures de la lobe frontal, lobe occipital et d’autres mesures du crâne, en créant une classification responsable par des traces du charactère. Ses études ont influencé, pendant des décénies, la criminologie et les systèmes juridiques occidentaux, a priori, avec des explications sur les “personnalités criminelles” et le “charactère prédisposé à la criminalité”.
L’idée de tempérament est aussi responsable par l’explication a priori des comportements humains. Actuellement, le concept de tempérament c’est l’un des piliers des DSMs (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), manuel qui est une référence mondiale pour la typification et le diagnostic des troubles psychiatriques, qui dans les dernières années reçoit de nombreuses critiques et accusations qui disent que ses définitions de désordres mentaux varient en fonction des meilleurs ajustements du marché pour amplifier la vente de médicaments.
La différence entre les hommes ne consiste pas en son aspect physique, racial, ou alors sa condition social et économique. La différence entre les hommes consiste en son humanisation et déshumanisation. Devenir cruel, déshumain, arrive partout dans le monde, dans n’importe quel système social et économique; cela résulte toujours de la transformation des possibilités relationnelles en contingences nécessaires, où la survie s’impose et ce processus se certifie tant aux plus misérables (lumpen, rebut de la société), quant à ceux qui ont les plus grandes richesses, des fortunes construites généralement par l’utilisation et l’appropriation de l’autre. Nous voyons encore aujourd’hui, dans plusieurs points de la planète, le trafic des gens, des individus qui tirent profit de la faim, de la peur, de l’ignorance, qui utilisent des êtres humains et les transforment en des résidus, en de la matière-première et en un moyen de gagner de l’argent, en les transportant dans des radeaux, en vendant leur travail, en les transformant en des esclaves, prostituées, donneurs d’organes etc. Des cruautés comme celles-ci ne viennent pas des “traces du charactère”, du “faible charactère”, des variations tempéramentales ou des aspects innés; elles viennent, si, de la déshumanisation crée par la cupidité avec une attention sur la survie et la satisfaction des besoins.
La force ou la faiblesse humaine ne viennent pas d’un don, d’une caractéristique innée (charactère, tempérament). Elles viennent de comment nous nous relationnons les uns avec les autres et avec le monde. Accepter les limites, intégrer des possibilités, interroger sur les usages e les abus, créer de nouvelles perspectives, établit des relations configurateurs de courage, de consistence, d’acceptation des frustations et des transformations de ces dernières.
Être fort c’est s’accepter en tant qu’humain, être faible c’est vouloir être reconnu en tant qu’humain, c’est instrumentaliser cette reconnaissance, cette marque humaine. Vivre la contingence, la férocité des systèmes comme une suite, sans positionnements fragmentateurs, empêche la construction de bunkers qu’isolent l’individu et rend la participation du semblable difficile, en créant des glaces qui dépersonnalisent.
La force c’est accepter la difficulté, par exemple; la faiblesse c’est la fuir, en créant des justificatives et des deplacements qui empêchent l’antithèse qui transforme, qui apporte le nouveau quand les difficultés, les limites, sont affrontés.


lundi 18 mars 2019

La coexistence / La peur et le préjugé


La coexistence

La peur et le préjugé

15 OCTOBRE 2018, 
VERA FELICIDADE DE ALMEIDA CAMPOS
Être au même endroit, dans la même famille, dans la même ville c’est vivre avec l’autre, c’est vivre avec des autres. La proximité tout simplement c’est ce qu’établit la coexistence entre les personnes, entre les créatures.
La proximité comprend aussi la temporalité et elle est tellement large dans cette acception qu’elle explique les concepts de contemporanéité et d’antiquité. Les scénarios de coexistence sont vécus (nourris) «dans» le maintenant, «dans» l’avant et «dans » l’après, autant proche que distant.
Vivre c’est partager le même space, la même époque, mais c’est aussi participer de ce qui arrive à l’autre. La question de la participation dans la coexistence c’est une obligation qui a éte réduite quasiment à quelque chose qui ne signifie pas la coexistence, même si cela maintient en matière de tranquilité, ou ce qui transforme en difficulté, en créant des obstacles, en transformant les rencontres en chocs, des disputes, des querelles et des dissensions. Ces apescts là de disharmonie compromettent les coexistences, étant donné que les parties ont été faussement transformées en totalités, en contextes qui les définissent, et ainsi sont faits les «moules à coexistence». Dorénavant cela ne suffit plus seulement d’être proche, dans le même space, dans la même famille qui traduit la coexistence: les vecteurs, les signalisations qui struturent les valeurs et les règles créent des groupes où les personnes se sentent representées et sont d’elles mêmes les représentantes. L’égal, le différent, l’étranger, ce qui est consideré bon ou mauvais sont intégrés ou désintégrés en partant de cette définition. La coexistence c’est maintenant entre des égaux et des différents.
Les sociétés sont des ensembles où les directions, les espaces sont définis selon des modèles socioéconomiques. L’espace des riches, l’espace des pauvres, des places pour handicapés sont crées dans le but de ne pas déranger la coexistence sociale. Des zones de craqueiros1, des endroits interdits et des lignes de mort – dans des certaines agglométarions urbaines – établissent le sens de « l’aller » et du « venir ». Il existe l’interdit, le permis, ce qui va gérer du préjudice, la mort, autant que d’autres situations, d’autres avaliations peuvent amener au succès et au pouvoir. Les endroits ont leur sens en fonction de ce qui circule en eux et par où ils se trouvent, à commencer par les églises, les hopitaux, les prisons jusqu’au hall du pouvoir.
La question de la coexistence n’est plus une question ouverte, en continu, elle n’est pas typique des êtres humains, c’est un carrefour représentatif de tout ce qui doit être selectioné, de tout ce qui doit être continué ou ne pas continué : des préjugés, des peurs, de l’anxiété et de l’insécurité remplissent ces trous et soutiennent ces tentacules. Les valeurs créent des espaces, établissent des limites, autorisent l’inclusion, l’invasion et la menace. Les zones de pauvreté, dans n’importe quelle périphérie des villes, ont généralement des déchets à ciel ouvert, en créant fréquemment des espaces pour la coexistence avec d’autres différentes espèces: des insectes ou même des cafards et des rats créent des problèmes et des maladies, en détruisant ainsi les hommes avec qui ils coexistent. De cette manière là, coexister avec l’autre est complètement différent en fonction de ces valeurs sociales et économiques, une coexistence qui gère des conflits et des difficultés, totalement différente des situations dans lequelles coexister consiste à se trouver par rapport à l’autre, à soi-même et au monde, en questionnant, en prennant dans ses bras, en arrêtant et en continuant ce qu’est autour.
La lucidité, le questionnement empêchent que l’homme soit transformé en objet, en possibilitant de l’espace de coexistence, autant que de dialogue, de rencontre et d’interaction créative de coexistences significatives et humanisantes.

Note

1 «Craqueiros»: Utilisateurs de crack. Quelques villes brésiliennes ont des zones où les accros au crack vivent ou passent des heures et des jours donnés à la consommation de la drogue.



samedi 16 mars 2019

Savoir et Agir / Des suggestions kantiennes et psychologiques


Savoir et Agir

Des suggestions kantiennes et psychologiques

14 SEPTEMBRE 2018, 
VERA FELICIDADE DE ALMEIDA CAMPOS

En face du monde, en face de l’autre, aprés les processus éducationnels et des expériences en famille, enfin, aprés de nombreuses expériences relationnelles, des fois les êtres humains se demandent: que puis-je savoir?
Pour Kant, c’était la première question: que puis-je savoir? (Suivie de: que dois-je faire? Et puis: que dois-j’attendre?). Peu de gens s’intéressent à cela. Quand la question est posée, c’est la curiosité, l’intérêt geré par la volonté de répondre, d’entendre la signification du monde, de l’autre, des buts et des contributions individuelles au panorama humain.
L’homme qui demande ce qu’il peut savoir, s’aperçoit de sa curiosité, s’aperçoit qu’elle est large, qu’elle n’est pas ligotée, ni directionnée, mais qu’il a besoin de s’organiser pour que la question soit répondue. Il sait que la méthode et l’organisation s’imposent et que les réponses s’articulent dans la portée de la science ou de la transcendence – généralement religieuse –, sait que la question se déplie en des questions sur l’origine, sur savoir où allons-nous, d’où venons-nous et que sommes-nous. Ce que l’on peut savoir – jusqu’à ce que ce soit répondu – ouvre des possibilités infinies, nécessite de soignées immersions dans les multiples organisateurs de réponses existants. Ce que l’on peut savoir c’est contextualisé par les référentiels qui possibilitent cette même question. Dans ce sens là, la question agrandit les contextes de la curiosité, ou les transforme en instruments, en leviers de contingence, en utilitaires, par exemple: que puis-je savoir pour aller loin dans la vie ? Pour gagner de l’argent ? Cette contingence est implicite, parce qu’elle est subordonnée aux besoins, et permet de développer l’intelligence, capacité liée aux résultats. La curiosité elle-même, atteinte, est interrompue, en disparaissant, et le “que puis-je savoir” n’a plus jamais sa place.
La curiosité, le vouloir savoir implique toujours une praxis – qui rappelle la question kantienne: que dois-je faire. De la curiosité, des recherches e dans celles-là ancré, il surgit: que dois-je faire? Dépliement de celui-ci, cohérent avec ce que l’on recherche: le désir de réaliser ce que l’on sait.
La société, son organisation économique, canalise les savoirs, compromettant ainsi les diversifications. Cette homogénéisation établit des règles et des solutions de comment vivre, tellement génériques, que les spécificités individuelles sont engagées en faveur d’un ensemble définisseur et déterminant. Donc, il n’y a pas toujours de cohérence, les expériences sont fractionnées, ce que l’on doit faire normalement est imposé par les règles ou les avantages – et ne vient pas du questionnement de que l’on peut savoir - et quand cela arrive, l’utilité et le résultat donnent la réponse. De l’effort, du sacrifice du déni de soin s’imposent quand ils tombent sur l’égoisme, sur l’autoritarisme, en limitant la liberté de réalisation de la cohérence. Il y a de nombreuses situations dans laquelle nous observons cette incongruité: des attitudes individuelles et de tous les jours aux positionnements collectifs ou institucionalisés, des omissions en prendre position en face de que l’on sait être injuste, par exemple, aux options stratégiquement pensées et décidées, comme quand un groupe décide laisser tomber un de ses principes pour un contrat avantageux. Des questions éthiques surgissent. Vrai, faux et des ajustements sont questionnés, à partir du moment où faire résulte toujours en créer d’autres configurations qui échappent à ses propres formateurs.
L’éthique est fondamentale, c’est le premier pas pour que l’autre soit considéré. Elle devient une règle vidée quand on ne prend pas en compte les individualités qui diffèrent des propres prérogatives mises à l’avance. Les contensions et les chocs gérés par convénience créent des controles, vident, créent des espérances et de l’anxiété. Le demander et attendre (espérance) dénnoncent dejá avoir transformé la curiosité et l’action en entreprendre, en désir qui résolut les différences et les impossibilités.
Pour Kant, le devoir, sa réalisation éthique dans la sphère humaine, c’était fondamental. Psychologiquement, le fondamental c’est de ne pas vivre en fonction des résultats, des objectifs et des valeurs aliénantes – même si ce sont des agglutinateurs des ordres établies.
Être vrai, c’est-à-dire, être dans le monde se connaissant avec l’autre, fait en sorte que l’on connaisse les limites et les possibilités, en sachant ainsi, ce que peut être fait et donc ce que peut être attendu. Tout cela est une expérience en continu et entière. Quand aliéné – robotisé, coopté par les ordres constituées, déshumanisé – on ne sait jamais, sauf ce qui a été enseigné par les manuels, les médias, les livrets et les institutions. Elles aussi déterminent ce que l’on fait, en mettant des arènes de combat, de scénarios dans lesquels les vainqueurs et les perdants savent ce qu’ils doivent attendre.




jeudi 14 mars 2019

La Tristesse / L’absence de ce qui avait un sens


«Mélancolie» (1894), E. Munch


La Tristesse

L’absence de ce qui avait un sens

14 AOÛT 2018, 
VERA FELICIDADE DE ALMEIDA CAMPOS
La tristesse est toujours issue d’interruptions: des pertes, des morts, des changements non-voulus, et encore, c’est la mise au clair de projets qui se planifiaient, en gérant un sentiment de manque et des frustations. Être triste c’est la grande douleur en face de l’abrupt, même si cela a été pressenti ou attendu. L’unification de ces opposés – abrupt et attendu – est cousue par la tristesse, ligne qui allume et éteint des expériences, des rencontres et des référentiels, en créant ses dépliages de manque, de nostalgie.
La mort d’un fils, d’un être cher, d’un animal de compagnie, provoque de la tristesse. C’est la disparition des signes, de la présence, des expériences. Tout devient blanc et sans traces: ce qu’aujourd’hui sont des signes est le souvenir d’hier. Le présent est avalé, seulement le souvenir, la mémoire règne, en réalisant la magie de faire revenir, de faire écouter et de tout voir tel qu’il était avant. Dans ces moments là, la tristesse est un abîme, la rupture qui empêche la suite, la satisfaction et la tranquilité. La persistence de ce processus fait devenir le présent en récéptacle de souvenirs, installe la nostalgie, le manque.
Ce regard en arrière et là y rester, quand trop prolongé se transforme en un puits où tout est englouti, rangé et de cette façon-là surgissent des révélations, la tristesse a été le signe, le mot de passe pour l’actualisation de processus de non-acceptation de soi-même, de la realité, de la limite.
Être triste, être pris par la tristesse est une rencontre fréquente quand on vit l’affection, quand celle là est transformée, quand ele est perdue – séparations, morts, accidents – et elle disparaît. La disparition, l’absence de ce qui détenait et de ce qui avait un sens, produit de la tristesse. Est l’obscur que tout éteint, obscurcit et ne laisse rien voir, sauf les tribulations. La tristesse est la chute dans le vide de la réalité quand la même est transformée, quando c’est un indicateur seulement de temporalité: Avant et Après. Cette tendue transition est le passage qui étroite, angoisse et fait pleurer.
Vivre avec cette tristesse devient une trace, un fond d’écran, une référence, un contexte qui permet une tranformation et de nouvelles experiences ou gère de la persistence, des positionnements destructeurs de la dynamique du “être-au-monde”.
La tristesse est un événement, est un processus de la vie, est le passage, la disparition de ce qui nous détenait, de ce qui avait un sens. La transformer en un point d’appui, en référentiel à savoir que tout est perçu, transforme cet aspect de la rencontre, des expériences, en un puits sans fond pour justifier la non-acceptation des limites, des pertes, des séparations et des changements.

samedi 23 décembre 2017

La Fuite / Fuir les douleurs et les échecs


La Fuite

Fuir les douleurs et les échecs

19 DÉCEMBRE 2016, 

Souvent, les drogues, les vices sont des moyens de fuir de la réalité, une manière de s’en protéger.
Quand le présent est perçu comme menaçant, nous y faisons face de manière présentifiée et structurante ou bien nous traitons cela au travers de filtres - peurs, désirs, anxiétés, valeurs -, perdant l'autonomie, générant des conflits, vivant tout comme étant insupportable que ce soit en famille, à l'école, au travail, entre amis ou dans les relations intimes.
En ne s’arrêtant pas au perçu, en ne s’arrêtant pas à la réalité, en n’intégrant pas les limites, l’individu crée des déplacements, des fuites qui s’expriment sous forme de symptômes, d’isolement et de vices (drogues autorisées ou illicites, le travail, le sexe, la nourriture, les réseaux sociaux etc). La répétition immobilisatrice - la tentative d’éviter les tensions - configure la soumission, le vide, la position entre se sentir bien et éviter de se sentir mal. Cette immobilité acquise crée des points de tension, équivalents aux points de douleur créés par les escarres. Plus le processus d'immobilité, de subordination, de manque d'autonomie augmente, plus on se protège de la douleur, de la frustration et plus on atteint l'impossibilité de toute action. Cette expérience étourdit, la réalité fait mal. Les drogues, les dépendances sont les déplacements qui s’imposent pour éviter la douleur, pour éviter l'échec. A ce moment-là, la drogue, la fuite de la réalité, est transformée en protection contre la réalité, en amortisseur qui permet de vivre avec l'humiliation, la frustration, l'impuissance, l'incapacité, et ainsi se sentir capable et opérationnel dans la « chasse à la drogue » ou dans la clandestinité perpétrée contre la surveillance familiale ou policière.
Le drame humain commence quand les possibilités de relations sont restreintes, réduites aux besoins, dévitalisant l’être. Conceptualiser les drogués comme des dépendants aux produits chimiques est, paradoxalement, une généralisation et une réduction (un déterminisme biologique), car à partir de ce concept, pratiquement tout peut être considéré comme de la drogue : l'ecstasy, les médicaments, les boissons socialement partagées, le café et la nourriture quotidienne, ainsi que le sexe et le sentiment de plaisir dû aux approbations et aux éloges. Le corps crée des habitudes et des dépendances dans la recherche de la satiété, de succès, mais c’est l'expérience psychologique, contextualisée en bien-être/mal-être qui établira l'habitude.
Les drogués accros aux drogues illicites, au sexe, à la nourriture, au travail, aux jeux, aux réseaux sociaux etc limitent considérablement leurs possibilités car ils sont fixés sur leurs désirs. Tout converge pour les satisfaire et cet objectif devient le structurant de l’être : les possibilités de relations sont réduites à la recherche de la satisfaction, de ce qui soulage la douleur et les mal-être, à la fin, manger c’est être, se saouler c’est être, se blesser c’est être, le travail c’est être et ainsi de suite. Le toxicomane, le fugitif, c’est l’exténué paré de boucliers, d’excuses, d’alibis et de buts. Fuir de la réalité frustrante c’est une tentative de s’en protéger et de l'éviter.
La douleur, la peur, le doute sont des brumes qui empêchent la vision. Rien n’est distinct ou distingué. La drogue (alcool, cocaïne et autres) fonctionne comme une lanterne qui permet d’éviter les trous, bien qu’elle nous y précipite. Ces nouvelles expériences au niveau de la survie, dans l’underground, mettent le monde à l'envers, à renvoyer et à créer de nouveaux paradigmes et syntaxes.
Le réapprentissage des situations va permettre la survie au sein de cet enchevêtrement étouffant. Fuir est un moyen de trouver de nouvelles portes, fermées ou ouvertes à de nouvelles fuites. Fuir c’est le déplacement par excellence, qui détruit l'individualité, transformant l'individu en un bras prêt à être coupé, une bouche pour fumer, un nez pour sentir. Cette déconstruction crée des fragmentations sans fin et souvent irrécupérables. Les attitudes transformatrices commencent quand une force de cohésion arrive.
Chercher des polarisant, arrêter la fuite est nécessaire pour déclencher des changements dans ces cas-là et ce pour toujours. Comme je le dis, si l'on considère la drogue comme synonyme de remède, comme synonyme de soulagement, nous avons besoin de vérifier ses effets secondaires; si nous considérons les drogues comme une source de plaisir, nous devrons arracher l'homme au vide des jouissances et des satisfactions, nous aurons à l’humaniser; si nous prenons la drogue comme indice de transgression, il est nécessaire que nous vérifions ce qui a été transgressé.
Quel que soit l'aspect organique de la toxicomanie (dépendance chimique renforcée par le noyau accumbens) son expérience est psychologique et toute psychologie qui réduit l'être humain à son état biologique ou à sa vie sociale, culturelle, économique, échoue parce qu’elle fragmente, elle limite l’humain à des contingences et à des nécessités satisfaites ou insatisfaites, offrant à peine des solutions d'adaptation. La fuite de la réalité est transformée quand il y a un questionnement, une acceptation, une expérience du présent, à savoir quand il y a des structurants d’autonomie, des structurants de possibilité de relation.
Traduit du portugais par Gilda Bernard.


vendredi 22 décembre 2017

La jalousie / Obsession et fragilité


La jalousie

Obsession et fragilité

19 NOVEMBRE 2016
VERA FELICIDADE DE ALMEIDA CAMPOS

Être jaloux c’est se sentir perdre le contrôle, se sentir rejeté, remplacé. Plus il y a d’incertitude, plus grands sont nos non-acceptations, nos problèmes et difficultés, plus grand est le besoin de jokers et de certitudes. La fidélité, la manipulation de compromis font que l’autre est toujours présent, en conséquent, sous la main pour réaffirmer le pouvoir et faciliter la sécurité. Ces situations sont très explicites et fréquentes dans les relations de couple, mais elles existent aussi entre parents et enfants et entre amis.
À concentrer les expériences de jalousie dans le contexte du manque affectif, on voit surgir des situations étonnantes qui apparaissent sous forme de chosification ou d’anthropomorphisme. Être jaloux d’objets qui ont été touchés ou qui ont mérité l’attention de « l’être aimé » c’est être pris dans des expériences psychopathologiques. Humaniser les objets (l’anthropomorphisme) : les livres, les vêtements, les voitures, par exemple, c’est les voir comme un prolongement de l’autre, à mesure qu’ils sont choisis et touchés. L’anthropomorphisme est un processus qui annihile les barrières, les limites et les différenciations du réel, de l’existant, pour qu’on arrive à amplifier les peurs, les fantasmes, les affabulations et les syllogismes qui permettent de mettre en équation les justifications des expériences de jalousie. Dans la chosification, l’autre est transformé en objet, centre de l’attention, de l’affection et ainsi, par conséquent, passe à être haï. La métonymie opérant des fonctions dé-personnalisantes.
Être jaloux c’est se plaindre de manière explicite, c’est exposer ses difficultés, ses fantasmes et ses obsessions, et leur reprocher de prendre les commandes, les possibilités de solutions. C’est précisément cet aspect qui caractérise la jalousie qui la contextualise dans l’expérience de peur et d’impuissance. Sans autonomie, avec des difficultés, en voulant de l’aide, on ne peut pas lâcher prise, abandonner ce que l’on a. La moindre menace déclenche la jalousie, le contrôle, les plaintes revendicatrices remplies d’allégations.
La relation structurelle entre jalousie et non acceptation, le problème, la difficulté, enfin, la fameuse mauvaise estime de soi, est très visible quand on a à faire à des communautés économiquement faibles, dans lesquelles les exemples de domination et d’autorité des hommes sont entretenus. Les femmes se soumettent à tout, et vont jusqu’à supporter les coups pour maintenir le droit à la protection et à l’aide apportée par leur partenaire, leur soutient violent. Fragiles, ces femmes personnifient les expériences de jalousie, elles font tout pour garder et contrôler leur partenaire, qui même quand ils les utilisent comme prostituées pour compléter leur fin de mois, ne sont pas jaloux, bien qu’ils les rendent chaque fois plus jalouses.
La jalousie c’est l’impuissance, c’est en général le désespoir de ne plus susciter l’intérêt, de ne plus motiver, de ne plus monopoliser l’autre. Perdre cette influence, laisse désorienté, met à terre, abat, décourage. La jalousie est aussi l’un des indicateurs de vouloir être l’autre, d’attirer les attentions. La situation est antagoniste : on déteste, on hait la source de jalousie, mais c’est ce qu’on veut comme modèle, comme paramètre, comme objet de transformation. Cette division est une duplicité, elle crée victime et agresseur simultanément vécus par le même individu, à partir de là, les situations de jalousie permettent toujours des désirs de vengeance, la haine, l’humiliation et la frustration, à la recherche de soulagement et d’aide contre les maux. Médée avec son histoire tragique et Othello de Shakespeare, avec leurs drames, nous montrent ces aspects, cette polarité agresseur (vindicatif) et victime (immolée), vécus simultanément, qui caractérisent la jalousie, ces éléments fantaisistes et tragiques, des situations toujours d’actualité, des occurrences fréquentes de plaintes en séance de psychothérapie et dans les actualités sur les crimes de la passion.
Traduit du portugais par Gilda Bernard