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dimanche 9 mai 2021

Michael Keaton de retour dans le costume de Batman 33 ans après Tim Burton


      Michael Keaton de retour dans le costume de Batman 33 ans après Tim Burton

      L'acteur américain de 68 ans, qui a incarné Bruce Wayne dans deux films au début des années 1990, est en pourparlers pour reprendre son rôle dans The Flash, avec Ezra Miller.



      Olivier Delcroix
      Publié le 23/06/2020 à 13:27, mis à jour le 23/06/2020 à 16:01

      Il y a des rôles qui collent à la peau de certains acteurs. Celui de Batman n'a pas fini de poursuivre Michael Keaton. Et pourtant, cela fait plus de trente ans que le comédien américain n'a plus enfilé la combinaison de latex noire du justicier masqué, défenseur des opprimés à Gotham City, sous l'œil expert de Tim Burton, dans Batman (1989) et sa suite, Batman le défi (1992).

    À 68 ans, Michael Keaton pensait sincèrement avoir remisé au placard la cape et le masque de l'Homme chauve-souris, créé par Bob Kane. Il avait même réussi le tour de force de conjurer le sort qui le maintenait attaché au sombre super-héros vengeur, dans la comédie dramatique Birdman, réalisée en 2014 par Alejandro González Iñárritu.

    La figure d'un Batman auréolé de succès

    Sélectionnée à la Mostra de Venise, Birdman était d'ailleurs centré autour d'un acteur has been, connu pour avoir autrefois interprété un justicier masqué. Le film avait valu à Michael Keaton une nomination pour l'Oscar du meilleur acteur. Malgré ce puissant exorcisme, l'ombre de la chauve-souris aura continué à planer au-dessus du comédien, qui aura donc tenté une tactique radicale... «passer à l'ennemi» chez Disney-Marvel, en incarnant le super-méchant Adian Toomes alias le Vautour dans Spider-Man Homecoming avec Tom Holland sorti en 2017.



     

Pourtant, rien à faire, on ne se défait pas comme ça d'un personnage aussi emblématique. Selon une information du site The Hollywood Reporter, 28 ans après Batman le défi, Michael Keaton est à nouveau en pourparlers avec la Warner pour reprendre le personnage de Batman dans le film The Flash, que DC comics et Warner Bros vont bientôt mettre en chantier.

L'acteur Ezra Miller, qui a incarné le super-héros rouge écarlate plus rapide que son ombre dans Justice League (sorti en 2017) reprend le rôle de Barry Allen, alias Flash. Le long-métrage sera réalisé par le cinéaste argentin Andy Muschietti (réalisateur du remake de Ça d'après Stephen King).

En tout état de cause, Ben Affleck ayant jeté l'éponge (après trois films diversement appréciés, dont deux ont été réalisés par Zack Snyder, Batman v Superman: Dawn of Justice (2016), Justice League (2017), et Suicide Squad (2016), la firme américaine préfère revenir à la figure d'un Batman auréolé de succès dans le souvenir des fans et de la franchise.

Selon les informations de The Hollywood Reporter, le Batman incarné par Keaton dans The Flash aurait plutôt un rôle de mentor. Pour l'instant, Warner n'a fait aucun commentaire.

Selon le site The Wrap, l'histoire du film The Flash se concentre autour du jeune Barry Allen/The Flash (Ezra Miller) qui voyage dans le temps pour tenter d'éviter la mort de sa mère. Par un caprice temporel encore mystérieux, Flash se retrouve dans un univers parallèle protégé par un Batman (Michael Keaton, donc) qui est maintenant plus vieux de 30 ans... Le long-métrage The Flash devrait sortir en 2022.



vendredi 23 avril 2021

Godzilla vs Kong, un grand tour à la fête foraine

D'un côté du ring, le velu King Kong et son uppercut foudroyant. De l'autre l'écailleux lézard japonais radioactif, plus énervé que jamais. Qui va gagner?


Godzilla vs Kong, un grand tour à la fête foraine

CRITIQUE - Divertissement sans aucune prétention philosophique, le film d'Adam Wingard remplit sa mission, en fournissant des combats titanesques entre deux monstres de la pop culture.

Par Olivier Delcroix
Publié le 23/04/2021


Regarder Godzilla vs Kong, c'est un peu comme aller à la fête foraine. On se doute que le spectacle sera au rendez-vous. Mais on a tout de même un peu mauvaise conscience. Une fois que l'on a compris que ce type de blockbuster régressif et enfantin faisait avant tout référence à une mythologie pop joyeuse et désinvolte, plutôt qu'à un sombre traité de théologie grecque, on peut commencer à regarder Godzilla vs Kong pour ce qu'il est : un divertissement géant qui promet un combat de titans distrayant. Et rien de plus!

Depuis le premier film japonais sorti en 1962, puis remaquillé par les Américains en 1963, l'eau a coulé sous les ponts. Une certaine innocence s'en est allée. La naïveté ne fait plus vraiment partie des films à grands spectacles. Pourtant, en ces temps de pandémie, on aurait bien besoin de ce type de «cinéma bis», simple et efficace.

Dans son genre, Godzilla vs Kong respecte scrupuleusement son cahier des charges. Une fois accepté le concept de départ, c'est-à-dire le fait qu'il faille se détacher du chef-d’œuvre poétique King Kong, réalisé en 1933 par Ernest B. Schoedsack et Merian C. Cooper, on peut voir King Kong comme un champion, une créature titanesque ayant intégré une sorte de «Monsterverse», prêt à en découvre avec n'importe quel autre animal fabuleux ou ténébreux chimère.

Comme tous les films qui mettent en scène la rivalité entre deux forces de la nature, Godzilla vs Kong commence par présenter les adversaires. À tout seigneur, tout honneur : le film débute par Kong, qui évolue dans son environnement naturel, sur son île et dans la jungle de Skull Island... reconstituée au brin d'herbe près dans une sorte d'immense laboratoire technologique capitonné. On se croirait dans The Truman Show... King Kong se réveille. Le jour se lève. Une petite fille sourde et muette qu'il a sauvée, vient lui présenter ses hommages du matin, sous les caméras de deux scientifiques, dont la charmante Rebecca Hall. King Kong vit confiné dans une île... On se sent déjà très proche de ce grand singe triste.






Puis, à peine après dix minutes de film, voici qu'apparaît Godzilla ! Ce cher saurien radioactif fait irruption en Floride à Pensacola et ravage les installations hyper-technologiques de la firme Apex genetics. La créature semble avoir basculé du côté obscur de la Force. Que faire? Pour sauver l'Humanité, opposons-lui un autre monstre tel King Kong qui devient le champion des humains...

Sortie en 1963, la version américaine de King Kong contre Godzilla disposait d'un montage différent, de scènes additionnelles et d'une musique alternative par rapport à la version japonaise d'origine sortie en 1962. Everett / Bridgeman images

Connu pour Blair Witch (2016) et Death Note (2017), le réalisateur Adam Wingard, 38 ans, semble s'être bien amusé à chorégraphier les empoignades titanesques entre les deux monstres. On est très loin du carton-pâte et des modèles articulés miniatures des premiers films. Ici, le spectacle est parfaitement régressif, mais spectaculaire.

D'un côté, le velu. De l'autre l'écailleux: au centre, un ring présente soit des porte-avions et autres avions de chasse au milieu de l'océan. Soit un bouquet de buildings comme des châteaux de cartes...





Certaines images sont fortes comme celle de l'arrivée de Kong dans l’Antarctique. On pense furtivement à Un singe en hiver. Puis, en l'espace d'un clin d'œil, on plonge au cœur d'autres souvenirs plus enfantins tels Le Monde perdu de Conan Doyle, ou Le Voyage au centre de la terre de Jules Verne... Et hop! Voilà les ptérodactyles chers au mythe de la terre creuse.

Outre ses références explicites au mythe lovecraftien des Grands Anciens souterrains, l'atmosphère du film oscille entre Pacific Rim et Tron l'héritage. La science-fiction la plus poussée côtoie des mondes engloutis à la Conan le Barbare de Robert E. Howard. Le mélange étonne, mais on n'a pas le temps de s'appesantir!

Surtout, ce que nous enseigne le final monumental de ce divertissement pop-corn, c'est que l'on peut expliquer facilement aux enfants le concept de l'hybris, ce mouvement fautif de dépassement de la limite. Car oui, sans dévoiler l'argument central du film, il est clairement fait référence à cette antique notion grecque, ce péché d'hybris en forme de sentiment violent inspiré par les passions, l'arrogance et l'orgueil.

L'hybris, c'est la démesure de certains humains qui se prennent parfois pour des dieux. Or «connais-toi même» écrit Socrate dans sa grande sagesse . Cette maxime présente à l'entrée des temples signifiait en réalité : «Sache que tu es mortel, et non divin».

En regardant, les peignées colossales que se donnent Godzilla et King Kong, on prend obscurément conscience de la petitesse de notre condition humaine. En cela, le film atteint son objectif : la nature est plus forte que toutes les technologies les plus sophistiquées mises au point par l'homme. Cette leçon vaut bien un blockbuster... aussi enfantin soit-il.

Disponible sur Amazon Prime Video, YouTube, Apple TV ou Canal VOD à 13,99 euros


LE FIGARO


mardi 29 décembre 2020

Gary Oldman / «Smiley, c'est l'anti-James Bond»

 Benedict Cumberbatch et Gary Oldman mènent l'enquête 
pour débusquer la taupe. La Taupe (c) Studio Canal

Gary Oldman : «Smiley, c'est l'anti-James Bond»

INTERVIEW - Le comédien endosse le costume gris du héros de La Taupe: un maître espion aux allures de simple quidam.

Jusqu'à présent, Gary Oldman, 53 ans, était habitué aux rôles de méchants. Le flic sadique dans Léon? C'est lui. Le comte Dracula dans le film de Coppola? Encore lui. Sans oublier son interprétation du sulfureux bassiste des Sex Pistols Sid Vicious dans leSid and Nancy d'Alex Cox. Depuis quelques années, Oldman inverse la tendance, notamment grâce à Harry Potter ou Batman. Aujourd'hui, il est George Smiley, le héros de La Taupe. En incarnant l'espion tranquille créé par John Le Carré, l'acteur britannique trouve son meilleur rôle, qui lui vaut d'être en lice pour l'oscar le 25 février.

LE FIGARO. - Qu'est-ce qui vous conduit à accepter de tourner La Taupe?

GaryOLDMAN. - Un simple coup de téléphone. Tomas Alfredson voulait que je joue George Smiley et souhaitait me rencontrer. Je connaissais son travail sur Morse. J'avais lu les romans de Le Carré. George Smiley n'était pas un inconnu pour moi. J'ai foncé. Je n'ai appris que bien plus tard que la production avait cherché durant 18 mois l'acteur capable d'interpréter Smiley…

Comment s'est déroulée votre rencontre avec Alfredson?

J'ai immédiatement compris que non seulement Alfredson aurait une vision originale du script, mais qu'en plus c'était quelqu'un de gentil, avec un grand sens de l'humour, vous savez, un peu au-dessous du radar (Rires).

De quelle manière êtes-vous entré dans la peau de l'agent secret George Smiley?

La silhouette originelle de Smiley m'a été inspirée par la photographie de Graham Greene avec son trench-coat, que m'avait fournie Tomas. Pour moi, ce fut comme un indice, un début de piste. En réalité, je ne me suis jamais vraiment aventuré en dehors des descriptions de John Le Carré. George Smiley est à l'exact opposé d'un personnage comme James Bond. Il est si réel, banal. Si vous le rencontriez dans la rue, vous ne le remarqueriez même pas. Je veux dire par là que James Bond est le fantasme masculin. C'est tout cet univers de smoking et de belles robes, de bolides luxueux et de femmes somptueuses. James Bond passe son temps à sauter dans le lit de ses conquêtes. Dans La Taupe, c'est l'inverse. C'est la femme de Smiley qui est de mœurs légères. Quant à la paire de lunettes de Smiley, en fait, elles sont iconiques. Elles sont à George Smiley ce que l'Aston Martin est à James Bond!

Comment avez-vous découvert ces étonnantes lunettes?

Par hasard. Tout a commencé en Californie. Mon œil a été attiré par un panneau d'affichage. J'ai d'abord cru que c'était une photo de Marcello Mastroianni. En m'approchant, j'ai découvert qu'il s'agissait de Colin Firth dans A Single Man! Un an plus tard, dans un aéroport, en feuilletant un magazine, je découvre un magasin de lunettes vintage à Pasadena. Me souvenant de l'affiche de Colin Firth, je note l'adresse. Lorsqu'on me propose le rôle de Smiley et qu'il est précisé qu'il lui faut des lunettes, je téléphone au magasin. J'y vais et je trouve les lunettes! Tout s'est enchaîné comme une histoire d'espionnage. Le plus drôle est que j'ai fini par tourner le film avec Colin Firth! Ce qui m'amuse avec cette paire de lunettes, c'est qu'elle me donne l'air d'être un vieux hibou! Dans le film, Smiley voit tout, entend tout. Il ne prononce pas le moindre son avant la vingtième minute. On se demande alors ce qu'il pense. Le personnage reste mystérieux, menaçant. Il peut même être cruel, très manipulateur.

Avez-vous eu des contacts avec John Le Carré?

Oui. Ce fut une rencontre merveilleuse, drôle et intéressante. J'ai pris le petit déjeuner chez lui à Amstead. Il a eu 80 ans en 2011 et termine son prochain roman. Il m'a raconté plein d'anecdotes, d'histoires d'espions. L'homme m'a paru tout ce qu'il y a de plus vivant! Ce fut un grand honneur de le rencontrer et d'avoir sa bénédiction pour Smiley, surtout quand on passe après Alec Guinness!



LE FIGARO



lundi 2 novembre 2020

Sean Connery / Le premier James Bond du cinéma fête ses 90 printemps

 



Sean Connery 

Le premier James Bond du cinéma fête ses 90 printemps

ANNIVERSAIRE - Né le 25 août 1930, le fringant Écossais qui a incarné l'espion de Sa Majesté en 1962 célèbre aujourd'hui son anniversaire. Happy birthday,Mister Bond!

Aujourd'hui, alors qu'il fête ses 90 ans, Sean Connery reste le seul, le vrai, l'unique espion de Sa Majesté. Sa performance dans James Bond a influencé à jamais la vision que les spectateurs ont de l'espion contemporain.
Aujourd'hui, alors qu'il fête ses 90 ans, Sean Connery reste le seul, le vrai, l'unique espion de Sa Majesté. Sa performance dans James Bond a influencé à jamais la vision que les spectateurs ont de l'espion contemporain. DILTZ/ Bridgeman images et Jewel SAMAD / AFP

Il a 90 ans aujourd'hui. Et même s'il a décidé de prendre sciemment sa retraite en 2003, après avoir incarné l'aventurier Alan Quatermain dans La Ligue des Gentlemen extraordinaires, adapté du roman graphique d'Alan Moore, il aura marqué à jamais de son élégance et de son charme -parfois violent- le rôle de James Bond.

Sean Connery reste le seul, le vrai, l'unique espion de Sa Majesté. C'est lui qui apparaît à l'intérieur du canon d'une arme ensanglantée dans le générique créé par Maurice Binder. C'est lui qui prononce pour la première fois le célèbre : «Mon nom est Bond. James Bond.» C'est lui qui commande d'un air nonchalant une Vodka Martini, «au shaker, pas à la cuiller». C'est lui qui possède un permis de tuer 007, et qui dégaine son Walther PPK, tout en conduisant la rutilante Aston Martin DB5, dans Goldfinger, en 1965.

Pourtant, la destinée du plus célèbre des acteurs écossais n'était pas partie pour un tel firmament. Thomas «Sean» Connery naît pratiquement dans la misère. Le 25 août 1930, mariée à Joseph Connery, Euphemia, «Effie» McLean, donne naissance à un fils à la Royal Maternity Hospital d'Edinburgh. Le bébé sera d'abord logé dans le tiroir du bas de la commode, au 176, Fountainbridge, à Edinburgh. Le père de celui qu'on surnommera plus tard «Big Sean» est un solide gaillard qui travaille dans une usine de caoutchouc. Sa mère est femme de ménage.

«Habillé comme un clochard...»

Pour le jeune Sean Connery, le «Bond» en avant se présente à la fin de 1961. Il participe au casting d'un film d'espionnage à petit budget, James Bond et Docteur No. Les deux producteurs Albert R. Broccoli et Harry Saltzman ne s'attendent pas à le voir débarquer. Son entrée dans les bureaux de South Adley Street fait sensation. «Il était habillé comme un clochard, ses vêtements étaient fripés, et il ne portait pas de cravate», rapporte «Cubby» Broccoli.

Sean Connery est venu décontracté et ne veut pas faire de bouts d'essais. «Vous me prenez tel quel ou pas du tout», rétorque-t-il. En réalité, plus Sean Connery s'énerve, plus les deux producteurs sont persuadés d'avoir trouvé l'oiseau rare. «La différence entre Sean et d'autres acteurs jeunes, est la même qui existe entre une photographie et un film. Quand Connery commence à bouger, il vit.»

Même si Ian Fleming, le créateur de James Bond aurait plutôt vu Cary Grant dans le rôle de son maître espion, Broccoli et Saltzman tiennent bon. Sean Connery est engagé. Avant même de l'avoir vu jouer dans le film de Terence Young, Fleming déclare :«Je cherche le capitaine de frégate James Bond, pas un cascadeur à gros bras.» Fleming ne sait pas à quel point il se trompe sur le compte de ce jeune Écossais.

Ambitieux, perfectionniste, un rien misanthrope...

Pour aider Sean Connery à s'imprégner du rôle de Bond, le réalisateur li demande de dormir dans le superbe costume qu'il a fait spécialement créer pour lui par son tailleur londonien Turnbull and Asser, du côté de Saville Row.

Aujourd'hui, du regretté Roger Moore à Daniel Craig en passant par George Lazenby ou Timothy Dalton, tous les acteurs qui lui ont succédé se sont référés au personnage qu'il aura façonné au fil des sept films où il incarna 007.

Ambitieux, perfectionniste, un rien misanthrope, aussi exigeant avec les autres qu'avec lui-même, Sean Connery a tout réussi dans sa vie, y compris à faire oublier qu'il fut James Bond.

Au début de sa carrière, une fois mis en orbite par la «Bondmania», il est engagé entre deux tournages par Alfred Hitchcock pour jouer dans Pas de printemps pour Marnie, avec Tippie Edren. En 1975, c'est L'homme qui voulut être roi, sous la direction de John Huston. La quintessence du film d'aventures adapté du roman de Rudyard Kipling. Sean Connery joue enfin avec son complice et ami Michael Caine. Le film reste encore aujourd'hui un indubitable chef-d'oeuvre.

En 1983, il renfile une dernière fois le smoking de James Bond dans Jamais plus jamais, avant d'incarner le moine franciscain Guillaume de Baskerville dans l'adaptation par Jean-Jacques Annaud du roman d’Umberto Eco Le Nom de la Rose.

On le retrouve également dans le rôle d'un immortel dans Highlander, dans celui d'un flic dur à cuire chez Brian de Palma pour Les Incorruptibles, sans oublier son rôle d'espion évadé dans Rock de Michael Bay, en 1996.

Sean Connery aura passé sa vie à incarner un personnage de défenseur des causes perdues, un idéaliste aux idées généreuses défendant des valeurs morales séculaires, et se réclamant d'un code d'honneur tombé en désuétude. Depuis qu'il a pris sa retraite, il vit confortablement du côté du sud de la France ou de Marbella avec son épouse française Micheline Roquebrune, qu'il a rencontrée à Marrakech lors d'un tournoi de Golf. Le golf qu'il a découvert en 1964 lors du tournage de... Goldfinger.

Happy birthday, mister Bond!



LE FIGARO