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vendredi 9 mars 2018

« Le 15h17 pour Paris » / Clint Eastwood, le terrorisme et nous


« Le 15h17 pour Paris »: Clint Eastwood, le terrorisme et nous

L'accueil reçu par le film montre le déni et l'amnésie d'une certaine presse française

Par Ana Pouvreau
18 février 2018


Le 15h17 pour Paris, le nouveau film de Clint Eastwood sur l’attentat déjoué du Thalys interroge notre capacité à affronter la menace terroriste.


Ovni cinématographique, Le 15h17 pour Paris est à la fois un biopic hors norme et la reconstitution fidèle de la scène d’un meurtre de masse déjoué. Que le film biographique à l’intérieur de l’œuvre, oscillant entre réalisme et pathos, soit jugé bon ou mauvais par les critiques de cinéma français, cela importe finalement très peu tant la démarche du réalisateur est extraordinaire. A 87 ans, Clint Eastwood, ce monument du cinéma américain, à la fois acteur, réalisateur et producteur, dont le parcours est jalonné de quatre Oscars (pour Million Dollar Baby et Impi­toyable), cinq Golden Globes, trois Césars et de la Palme d’honneur à Cannes en 2009 récompensant sa carrière exceptionnelle, berce nos vies de cinéphiles depuis près de soixante ans avec ses quelque soixante-dix films, dont d’innombrables chefs-d’œuvre. En glorifiant le mythe de l’Ouest américain et en forgeant l’image de ses héros (et de ses anti-héros) sur le modèle des pionniers, il est parvenu à façonner à sa manière la matrice de l’homme occidental.
Il réussit là un énième tour de force – et peut-être son dernier film, son ultime legs – en parvenant à mettre en scène six des principaux protagonistes de l’attentat du 21 août 2015 perpétré par le terroriste marocain Ayoub El-Khazzani dans le Thalys Amsterdam-Paris Nord. Les deux militaires américains Spencer Stone (US Air Force) et Alek Skarlatos (membre d’une unité de la Garde nationale américaine), et leur ami Anthony Sadler, qui ont tous trois neutralisé l’assaillant au péril de leurs vies sans toutefois le tuer; l’universitaire américain Mark Moogalian, qui, de sang-froid, s’est jeté sur El-Khazzani et lui a arraché sa kalachnikov avant d’être blessé par balles et son épouse française Isabelle Risacher; et enfin le passager britannique Chris Norman, qui aida à maîtriser le terroriste, jouent tous leur propre rôle et leur prestation est objectivement plus qu’honorable pour des néophytes. La reconstitution de la cérémonie de remise des Légions d’honneur par François Hollande à l’Elysée, sur laquelle viennent se juxtaposer les images d’origine prises le 24 août 2015, est plutôt audacieuse.

Un djihadiste fiché dans trois pays

Pour mémoire, El-Khazzani, piloté par Abdelhamid Abaaoud, terroriste belgo-marocain et « cerveau » présumé des attentats de Paris en 2015, était fiché dans trois pays – dont la France – comme islamiste radical et faisait l’objet d’une fiche S. Il était entré en Europe illégalement avec Abaaoud en se dissimulant dans un groupe de migrants. Equipé de près de 300 munitions, d’une kalachnikov, d’un pistolet automatique Luger (avec lequel il tira à bout portant sur Moogalian), d’un cutter (qui lui permit de taillader le cou de Stone) et d’un demi-litre d’essence, il aurait – comme le mentionna François Hollande dans son allocution – pu commettre un carnage dans le train qui transportait ce jour-là 544 passagers dont plusieurs enfants.

L’avocate voulait censurer le film

Incarcéré à la prison de Bois-d’Arcy, El-Khazzani, 28 ans, est toujours détenu en isolement dans le quartier réservé aux individus les plus dangereux. Lors des auditions, il a maintenu dans un premier temps la version selon laquelle il était un SDF ayant trouvé un sac contenant de l’armement dans un parc bruxellois, ce qui l’aurait incité à venir détrousser des passagers du Thalys ! Il passa ensuite aux aveux mais soutint cette fois-ci qu’il n’avait eu l’intention de prendre pour cibles qu’une poignée de militaires américains à bord du train. Son avocate Sarah Mauger Poliak  envisageait récemment de faire suspendre Le 15h17 pour Paris jusqu’à la fin du procès et d’attaquer en justice la Warner Bros, au motif que le film porterait atteinte à la présomption d’innocence de son client. A noter que maître Mauger Poliak s’est illustrée, dans l’affaire des policiers gravement brûlés lors de l’attaque de leurs véhicules aux cocktails Molotov à Viry-Châtillon dans l’Essonne, le 8 octobre 2016, en assurant la défense de deux mineurs de 15 et 17 ans, soupçonnés d’avoir confectionné les engins incendiaires.

Amnésie et déni de réalité

Dans ce contexte, par contraste avec l’affligeante comédie d’Olivier Baroux Les Tuche 3 qui fait actuellement l’objet d’une promotion tous azimuts et devrait prochainement totaliser 5 ou même 6 millions d’entrées selon les experts (!), l’indifférence voire le dédainaffiché pour le film de Clint Eastwood interroge sur la capacité de notre société à tirer les leçons des événements tragiques qu’elle traverse malgré elle. L’amnésie et le déni de réalité la guettent pour sûr, jusqu’à sa disparition certaine, si elle ne fait pas l’effort de revenir à la raison. « Une nation ou une civilisation qui produit de jour en jour des hommes stupides achète à crédit sa propre mort spirituelle » déclarait Martin Luther King. Il ne croyait pas si bien dire.

mardi 17 novembre 2015

Menace «sérieuse» d'attentat / Le match Allemagne Pays-Bas à Hanovre annulé

Menace «sérieuse» d'attentat : le match Allemagne Pays-Bas à Hanovre annulé

Par Nicolas Barotte
Mis à jour le 17/11/2015 à 21:01
Publié le 17/11/2015 à 20:59

Selon les médias locaux, une « ambulance contenant des explosifs auraient été découverte » aux abords du stade. Le trafic du métro a été interrompu dans la ville.

Correspondant à Berlin
La menace était «concrète». La rencontre de football Allemagne Pays-Bas qui devait avoir lieu ce mardi soir à Hanovre, quatre jours après les attentats de Paris, a été annulée au dernier moment par les autorités allemandes. Le chef de la police, Volker Kluwe, n'a voulu prendre aucun risque a fait état de «plans sérieux d'une attaque à l'explosif» aux abords du stade. Le stade, protégé par des policiers solidement armés, a été évacué dans le calme «mais rapidement». Une unité anti-terroriste s'est rendue sur place. Selon Bild, une «ambulance contenant des explosifs auraient été découverte sur place». Selon l'agence DPA, citant des sources proches de forces de sécurité, la menace serait liée au terrorisme islamiste. Le trafic du métro a été interrompu à Hanovre. Une conférence de presse devait se tenir dans la soirée.

«La menace est vraiment élevée»

Le match devait être un symbole de résistance au terrorisme. La soirée devait rendre hommage aux victimes de Paris. La Marseillaise devait retentir. La chancelière Angela Merkel, entourée des principaux membres de son gouvernement, comme le vice-chancelier Sigmar Gabriel ou le ministre de la Justice Heiko Maas, devait y assister. Elle entendait montrer que l'Allemagne, qui «se trouve dans le viseur des terroristes», comme l'a indiqué le ministre de l'Intérieur, Thomas de Maizière, ne cèderait pas face à la terreur.
«La menace est vraiment élevée», avait-il expliqué dans l'après-midi à Berlin, avant de se rendre pour Hanovre où il devait lui aussi assister au match. Thomas de Maizière était venu rendre compte des multiples interpellations et affaires en cours en Allemagne suite aux attentats de Paris. Sept personnes ont notamment été interpellées à Alsdorf, près de la frontière belge, avant d'être libérées. Aucun lien n'a été établi finalement. Mais le ministre a souligné le climat d'extrême «nervosité» dans le pays.

lundi 16 novembre 2015



Philippe Viggier"Nous sommes entrés dans un troisième conflit mondial contre le terrorisme"

Mis à jour le 16/11/2015 à 18:29
Publié le 16/11/2015 à 12:27

Le président du groupe UDI à l'Assemblée nationale, Philippe Vigier, a déclaré : "Nous sommes entrés dans un troisième conflit mondial contre le terrorisme. Nous ne pouvons pas "entrer en guerre contre le terrorisme" à chaque attentat, nous ne pouvons pas faire porter à une majorité ou une autre la responsabilité de ces horreurs : ayons l'honnêteté de reconnaître que nous avons tous sous-estimé le danger que représentait la bête immonde du terrorisme. Pour le combattre, nous devons apporter une réponse internationale, européenne et nationale. L'exigence, c'est d'anéantir Daech, à n'importe quel prix. Nous pensons qu'une intervention au sol en Syrie ne peut plus être écartée d'un revers de main. Refuser d'aller combattre sur leur sol, c'est se résoudre à ce que cette guerre ait lieu sur le nôtre". 

LE FIGARO



samedi 14 novembre 2015

Paris / Vendredi 13 novembre


Paris

Vendredi 13 novembre 


 
Une femme pleure devant Le Carillon, où douze personnes ont été tuées.