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jeudi 7 avril 2016

Pour Charlize Theron, c'est dur d'être trop belle à Hollywood

Charlize Theron
Pour Charlize Theron, c'est dur d'être trop belle à Hollywood

MIS À JOUR : 05-04-2016 18:25
CRÉÉ : 05-04-2016 17:29

COUP DE GUEULE - Dans une interview accordée à l'édition britannique de GQ, l'actrice Charlize Theron révèle qu'elle a été recalée pour certains rôles au cinéma parce que "trop belle".

Etre considérée comme l’une des plus belles femmes du monde n’a pas que des avantages, bien au contraire. Charlize Theron en sait quelque chose. Dans une interview accordée au GQ britannique, la star de Mad Max : Fury Road a même laissé entendre qu’être trop belle pouvait même être un sérieux handicap à Hollywood.
Elle déclare en effet que "les rôles avec une réelle profondeur vont aux personnes qui correspondent physiquement et c’est tout. Combien y a-t-il de rôles pour les mannequins d’1,80m, séduisants qui portent de belles robes de soirée ?". Et d’ajouter: "Quand il y a des rôles avec un peu de contenu, j’étais là mais les belles personnes sont les premières que l'on renvoie". 
Trop de standards imposés aux femmes
Sa beauté, l’actrice n’en fait pas qu’un atout puisque la "belle" Charlize Theron n’a pas hésité à s’enlaidir pour Monster (qui lui a valu un Oscar d'ailleurs) ou encore à se raser le crâne pour incarner la redoutable Furiosa dans le quatrième volet de Mad Max
Autre incohérence hollywoodienne qui soulève le cœur de l’actrice : la différence de traitement entre les acteurs et les actrices qui prennent de l’âge. A Hollywood, "les femmes fanent et les hommes vieillissent comme du bon vin", note-t-elle avant d’ajouter : "pendant longtemps, les femmes l’ont accepté, c’est irréel ce standard imposé aux femmes de plus de 40 ans... Comment faire pour paraître plus jeune et âgée en même temps?" se demande l’actrice qui a justement fêté ses quarante printemps en août dernier. 


mercredi 6 avril 2016

Charlize Theron / "Je revendique le droit d'être à la fois une super mère et une super pute !"

Charlize Theron

Charlize Theron : 

"Je revendique le droit d'être à la fois une super mère et une super pute !"


MIS À JOUR : 27-08-2015 16:30
CRÉÉ : 13-05-2015 14:35

RENCONTRE – Attention superstar. Dans “Mad Max: Fury Road”, la Sud-Africaine Charlize Theron brûle la pellicule dans la peau de la sulfureuse impératrice Furiosa. “Metronews” l’a rencontrée ce mercredi, à la veille de la présentation du film de George Miller, hors compétition, lors du 68e Festival de Cannes.


Charlize Theron

C’est face à la mer, dans les jardins privés d'un palace sur les hauteurs d'Antibes, repaire des stars en séjour sur la Croisette, que Charlize Theron, pantalon de cuir et talons hauts, vient à notre rencontre pour parler de Mad Max: Fury Road, réinvention rugissante de la trilogie post-apocalyptique de George Miller. Si le comédien britannique Tom Hardy succède avec conviction au légendaire Mel Gibson, il faut bien avouer que la star sud-africaine lui vole la vedette. Son rôle ? Celui de l’impératrice Furiosa, une amazone chauve et manchote qui se rebelle contre Immortan Joe, le monstrueux leadeur d’une secte où les femmes sont réduites à l’état de simples procréatrices, destinées à engendrer une nouvelle race de super-guerriers.
“C’est formidable que le public réagisse avec autant d’enthousiasme à un personnage féminin dans un film de ce genre”, savoure la comédienne, qui avoue avoir elle-même été surprise de la place qu’occupe Furiosa à l’écran. “Je me rappelle que, lorsque George Miller m’a montré le story board, je m’attendais à découvrir une réinvention super-cool de l’univers de Mad Max. Je savais qu’il y aurait un personnage féminin important, mais quand j’ai commencé à tourner les pages, je l’ai trouvée géniale. Ça m’a fait un choc. Parce que c’est elle qui conduit l’intrigue d’un point de vue émotionnel. Je crois que c’est ce qui surprend les spectateurs aussi. Ils s’attendent à ce que Max soit le leader. Mais, en réalité, c’est cette femme qui bouleverse toute l’histoire en donnant un coup de volant !”

“Impossible de faire ce film avec une queue de cheval”
Pour l’anecdote c’est sur le tournage, dans le désert de Namibie, que Charlize Theron a elle-même suggéré de se raser le crâne pour entrer dans la peau du personnage. “Plus j’ai pris conscience de l’univers dans lequel j’allais évoluer, moins l’idée m’a paru saugrenue, se souvient-elle. Ce qui aurait été bizarre, c’est de garder mes cheveux ! [Rire.] Je ne me voyais pas entrer autrement dans cet univers underground, hypermécanique, avec tous ces mecs autour de moi. Ça me semblait impossible avec une queue de cheval [sourire]. Un jour, j’ai appelé George et je lui ai proposé de me couper les cheveux. Et il a dit O.K. ! Trois heures après, j’étais chauve.”
Ce relooking radical n’a rien de surprenant de la part d’une comédienne qui n’avait pas hésité à prendre plus de 13 kilos pour incarner une tueuse en série dans le terrifiantMonster, le rôle qui lui a valu l’Oscar en 2004. A bientôt 40 ans, celle qui partage désormais la vie de Sean Penn prend un malin plaisir à jouer avec son image. Princesse Dior un jour, héroïne de films d’action le lendemain, pourquoi choisir ? "C’est souvent le problème de la représentation des femmes au cinéma. Ce que j’appelle le complexe de la Madone salope. Soit on est une super mère, soit on est une super pute", dit celle qui a adopté Jackson, un petit garçon sud-africain, quelques mois avant le tournage du film, en 2012. "Eh bien, moi, je revendique le droit d’être à la fois une super mère et une super pute ! [Rire.]"
NOTRE AVIS : Baroque et rock’n’roll, une vraie bonne surprise

Plus de trois décennies après sa trilogie à succès, George Miller réinvente son Mad Max avec un angle original. Au lieu de faire de son héros, désormais incarné par Tom Hardy, le cœur de l’histoire, c’est à une femme, l’impératrice Furiosa (Charlize Theron, ébouriffante), de nous conduire à travers ces deux heures d’action baroque et rock’n’roll. Après s’être rebellée contre l’infâme Immortan Joe, cette héroïne au crâne rasé prend la poudre d’escampette avec ses cinq jeunes épouses. Max, lui, va se retrouver contre son gré le protecteur de cette bande d’amazones poursuivie par une armée de mâles au volant d’incroyables engins mécaniques. Hypernerveux, visuellement stupéfiant, sans temps mort mais pas dénué d’émotion – ni d’humour noir –, ce quatrième volet est une agréable surprise pour les fans de la première heure. Et devrait sans mal convertir la nouvelle génération. J.V. 


METRONEWS



mardi 5 avril 2016

Charlize Theron / "Je n’ai pas à m’excuser d’être une femme"

Charlize Theron
Charlize Theron : "Je n’ai pas à m’excuser d’être une femme"
Richard Gianorio | Le 01 septembre 2014
Beauté angélique et talent monstre, l’égérie de Dior J’Adore depuis dix ans est l’héroïne du nouveau film du parfum signé Jean-Baptiste Mondino. Son couple glamourissime avec Sean Penn, son fils Jackson, sa passion du cinéma…, la star se dévoile.


Charlize Theron_Photo Karim Sadli pour Christian Dior




On rencontre Charlize Theron un après-midi pluvieux de juillet, dans un palace parisien. La veille, elle a électrisé Paris en arrivant main dans la main avec Sean Penn, son boyfriend, au défilé Haute Couture de Dior. Deux souverains hollywoodiens dans l’œil public  : elle, la géante glamour, égérie maison (le parfum J’Adore, dix ans de collaboration) ; lui, l’acteur culte réputé irascible. Leur rapprochement a pu surprendre. Il est pourtant limpide, puisque ces deux fauves partagent un goût égal pour la liberté et le mépris des conventions.
Bien droite sur un canapé, les jambes interminables (refrain connu), Charlize Theron, vamp disciplinée, a la beauté un peu froide des Scandinaves. Elle vient pourtant d’Afrique du Sud, pays qui considère la star oscarisée pour Monster (2004) comme une héroïne nationale. À Hollywood, son étoile brille sans faiblir. Elle mène une carrière grand public (on la verra bientôt dans Mad Max 4 ), mais s’autorise des pas de côté dans le cinéma indépendant. Courtoise et distante à la fois, impassible toujours, miss Theron se plie au jeu de l’interview avec une franchise rafraîchissante.


Charlize Theron

« Nous savons toutes que nous passons par des hauts et des bas, que nous nous sentons plus ou moins belles selon les circonstances de la vie. »

Charlize Theron

Madame Figaro Comment vous sentez-vous ?
Charlize Theron.  C’est toujours merveilleux d’être de retour à Paris. D’autant que ces derniers temps, j’ai voyagé dans des pays difficiles. Par exemple, une mission pour les Nations unies m’a conduite en République centrafricaine (NDLR : elle est messagère de la paix). Ces voyages font partie des expériences qui vous ouvrent les yeux et vous font réaliser à quel point vous êtes chanceux…

"On me demande souvent pourquoi je suis si à l’aise avec la nudité"

Actrice, productrice, militante, vous êtes aussi égérie du parfum J’Adore. Comment envisagez-vous ce statut d’icône de beauté ?
Je ne pense pas mentir en affirmant que ma collaboration avec Dior fait partie de mon existence, joliment et de manière quasi organique. Cela fait dix ans, voyez-vous. Une association aussi longue avec une même maison et ses équipes n’est plus seulement un travail, mais un chapitre de ma vie.
Votre beauté tant célébrée a-t-elle été une arme ou un fardeau ? Une actrice belle a-t-elle davantage à prouver ?
C’est plus compliqué que ça. Toutes les femmes savent à quel point nous sommes complexes. Explorer une idée de la femme à travers ces campagnes Dior est passionnant. Ce n’est pas une approche si superficielle, c’est aussi poser une question de fond : qu’est-ce qu’une femme ? Célébrer la beauté, la comprendre, l’explorer, la combattre parfois. Nous savons toutes que nous passons par des hauts et des bas, que nous nous sentons plus ou moins belles selon les circonstances de la vie.
Vous m’aviez dit précédemment que votre mère vous avait inculqué le respect du corps…
Celui du corps, mais aussi de la sexualité. On me demande souvent ce qui fait que je suis si à l’aise avec la nudité, par exemple. C’est parce que jamais mes parents ne m’ont élevée dans l’idée de la culpabilisation du corps et de la sexualité. Je n’ai pas à m’excuser d’être une femme, une femme avec de l’assurance. La beauté, c’est autre chose. À la maison, elle n’était pas prise en compte et c’était très bien ainsi. On valorisait des valeurs avec un vrai sens : l’éducation et l’accomplissement de soi. Si vous misez tout sur l’apparence, vous allez au-devant de sérieuses désillusions…
Aux États-Unis, la tendance est plutôt au puritanisme, n’est-ce pas ?
Je ne généralise pas. Les gens ne possèdent pas tous le même environnement, le même vécu et donc la même perception des choses. Je respecte toutes les opinions et ce qui est bon pour moi n’est pas forcément bon pour une autre. Si je m’aime en mini-robe, on doit me respecter, comme on doit respecter de la même façon une femme qui serait plus inhibée. Je n’ai pas pour habitude d’imposer mon point de vue, la seule chose dont je sois certaine, c’est que chacun doit trouver sa place, comme il le peut, pour exister dans ce monde.

"J'ai trouvé un équilibre sans me renier"


En quelles circonstances perdez-vous confiance en vous ?
C’est de l’ordre de l’intime, du monde intérieur. Vous êtes au fond de votre lit et sans savoir vraiment pourquoi, vous vous retrouvez en pleurs, à vous détester. Il y a eu des moments dans ma vie où je me suis sentie incroyablement vulnérable. Le courage, c’est de ne pas rejeter la faute sur les autres et d’admettre que c’est peut-être vous la seule responsable. J’ai appris assez vite que j’étais la seule à pouvoir garantir mon intégrité et ma dignité. Cela prend du temps, cela demande des faux pas mais, à un moment donné, vous identifiez très bien les maux, leur origine, et vous pouvez contre-attaquer : non, ce n’est pas dans cette direction que je veux aller ! Il faut apprendre à se regarder, à se connaître, et aller de l’avant.
Dans le clip de J’Adore, vous grimpez à une corde vers un monde nouveau. Une métaphore de l’ambition ?
Une métaphore sujette à interprétation. Je n’y vois pas la femme de pouvoir qui grimpe et qui combat, mais plutôt le parcours enthousiaste d’une femme qui va de l’avant. Elle quitte le sol, son passé, sans le renier, et part vers d’autres territoires, d’autres conquêtes, un autre futur : c’est une femme qui évolue, une femme qui grandit. En cela, je m’y reconnais complètement.

Pour l'espoir, je suis très bonne cliente

Le message du film est « Future is gold »…
C’est-à-dire un message d’espoir. Et pour l’espoir, je suis très bonne cliente.
Quel espoir nourrissez-vous pour Jackson, votre fils adoptif de 2 ans ?
Qu’il ait la santé, la bonté, le sens de l’indépendance et le sens de l’humour. Il a profondément changé ma vie et en même temps, non. Je m’explique : je suis persuadée que je serai une bonne mère si je suis une bonne personne. Et pour cela, il n’est pas question de renoncer complètement à ce qui est important pour moi. J’ai été témoin de cela avec ma mère : tout en m’élevant, elle a continué de vivre pour elle, pas égoïstement, mais en ne renonçant pas à ses rêves et à ses aspirations. Je ne juge pas celles qui auront choisi une maternité exclusive, mais j’ai trouvé un équilibre sans me renier, et c’est cela qui me convient. Le plus difficile n’est pas la gestion des priorités -  mon fils, sans aucun doute possible  - mais la gestion du temps. Toutes les mères qui travaillent vous le confirmeront.

"La vie n'est pas une press junket"


Que s’est-il passé après l’oscar raflé pour Monster ?
C’était il y a dix ans, hier ou une vie déjà ? Des portes se sont ouvertes, des opportunités merveilleuses se sont présentées. Le regard de mes pairs a changé, on m’a accordé plus d’attention, j’ai dû moins me battre pour monter certains projets. Mais avant cela, j’ai travaillé très dur pendant quinze ans…
Est-ce un cliché de dire qu’il y a moins de rôles pour les actrices après 50 ans ?
Non, c’est un problème pour les actrices, bien sûr, mais aussi pour toutes les femmes en général  : la maturité n’est pas respectée dans nos sociétés, et les hommes et les femmes ne sont pas traités à égalité face à l’âge. Un homme qui vieillit, c’est du bon vin ; une femme, seulement une fleur coupée. Je fais en sorte que ma vie aille à l’encontre de cela. Certaines actrices, Helen Mirren, Meryl Streep, Susan Sarandon, constituent de superbes contre-exemples. Mon travail avec Dior est aussi une réponse à ça : j’ai 38 ans et je suis fière de participer à une campagne qui célèbre les femmes de mon âge. Ce ne sera pas toujours ainsi, mais, aujourd’hui, je suis dans une position incroyable : on m’autorise tout, sans aucune limite.

Un homme qui vieillit, c’est du bon vin ; une femme, seulement une fleur coupée

Une dernière chose. Être venue avec Sean Penn au défilé Haute Couture de Dior est un acte fort, non ? Comme si vous vouliez affirmer votre bonheur…
La vie n’est pas une press junket (NDLR : une conférence de presse). Il n’y avait aucune préméditation : les gens savent que jamais je n’ai utilisé ma vie privée à des fins promotionnelles, jamais. Cette famille, ma famille Dior, je voulais la partager avec quelqu’un qui est dans ma vie. Je détesterais l’idée de me priver de moments uniques à cause des médias ou de l’opinion. J’essaie de rester vraie.


Vous êtes très attachée à votre vie privée. Comment allez-vous gérer l’intrusion ?
Je n’ai pas établi de plan. On verra au coup par coup. Si intrusion il y a, je gérerai et rectifierai le tir. Vous savez, il y a une énorme différence entre être attachée à sa vie privée et être secrète. Je ne fais pas de secrets. Les gens qui m’apprécient le savent : il y a chez moi une transparence qui ne s’accommode pas du sensationnel et des gossips. J’ai toujours raisonnablement partagé ma vie avec mon public et je n’ai jamais été agressive avec la presse. Mais il y a des choses qui n’appartiennent qu’à moi. 





dimanche 3 avril 2016

Mad Max / Charlize Theron évoque le tournage houleux avec Tom Hardy


Mad Max: Charlize Theron évoque le tournage houleux avec Tom Hardy


CULTURE / CINÉMA
Par Mathilde Doiezie
Publié le 02/04/2016 à 17:21

Dans une interview pour le Wall Street Journal, l'actrice sud-africaine et le réalisateur George Miller sont revenus sur les relations tendues entre les deux acteurs sur le tournage du film post-apocalyptique.

Le tournage de Mad Max: Fury Road, de George Miller, s'est traîné de sacrés boulets. Il a fallu donner corps aux effets visuels sans trucages voulus par le réalisateur australien, faire face aux écarts de température au milieu du désert de Namibie... Mais aussi, révéle un article du Wall Street Journal, aux tensions entre les deux acteurs principaux:Charlize Theron et Tom Hardy.
Tout n'a pas toujours été au beau fixe entre les deux comédiens, qui incarnent respectivement Furiosa et Max. La fiction prenait-elle le pas sur la réalité? «Je ne dis pas qu'ils se détestaient dès le début, mais la trajectoire de leurs personnages ne pouvait que s'infiltrer dans leur travail, a ainsi décrit George Miller. Quand ils se rencontrent, ils essayent de se tuer. Quand ils se rapprochent par nécessité mais à contrecœur, ils doivent essayer de se faire confiance. Et dans une certaine mesure c'est ce qui s'est passé dans leur relation professionnelle.»
Une mésentente que Charlize Theron confirme elle-même: «De ce que j'ai entendu, il ne se comporte pas comme ça sur tous les films, il y en a où ça s'est bien passé». Pour autant, elle n'en prend pas trop ombrage, arguant que c'est peut-être de cette tension qu'est née la qualité du long-métrage. «Peut-être que le film est ainsi parce que nous avons eu beaucoup de mal l'un avec l'autre et que nos personnages ont aussi du mal à s'entendre. Si nous avions fait ami-ami, le film aurait sans doute été dix fois moins bon», argumente-elle.
Il a donc fallu dépasser ce froid glacial, pour mieux, aujourd'hui, se porter un respect mutuel. L'an dernier, Charlize Theron avait d'ailleurs raconté au magazine Esquire que Tom Hardy lui avait fait un cadeau à la fin du tournage. Sur un autoportrait qu'il avait peint et dédicacé, il lui avait écrit: «Tu es un véritable cauchemar, MAIS aussi putain de géniale. Tu vas quand même me manquer.» Tout est pardonné.



vendredi 12 décembre 2014

Charlize Theron / Il est ironique de construire l'univers de la beauté autour de filles de 20 ans

Charlize Theron
Charlize Theron


"Il est ironique de construire l'univers de la beauté autour de filles de 20 ans"

Le Express
Par , publié le 

Dans un entretien accordé au magazine WWD, Charlize Theron a clairement fustigé l'industrie de la beauté et ses diktats de jeunesse éternelle. 


Charlize Theron: "Il est ironique de construire l'univers de la beauté autour de filles de 20 ans"
Charlize Theron fustige l'industrie de la beauté.
REUTERS/Luke MacGregor
Dans un entretien au magazine WWD publié mercredi 27 août, Charlize Theron, égérie du parfum J'Adore de Dior, s'est montrée extrêmement critique à l'égard de l'industrie de la beauté. Cette dernière se focalise trop sur la beauté juvénile, selon elle. L'actrice de 39 ans a cherché à démontrer qu'une actrice pouvait être belle même à 40 ans, un "bel âge". 

"C'est à 40 ans que les femmes sont au pic de leur sensualité"

Charlize Theron explique qu'il est "ironique de construire le monde de la beauté autour des filles âgées de 20 ans, alors qu'elles n'ont aucun concept de la sagesse, de ce qu'est la vie, des relations avec les hommes, aucune confiance en elles et aucune idée de leur valeur. C'est pourquoi je pense que les gens disent que les femmes entrent dans leur bel âge dans leur quarantième année. Or c'est à ce moment-là que notre société nous délaisse, comme si nous étions des fleurs fânées", a expliqué la compagne de Sean Penn. 
Et de rappeler "Les hommes sont comme le bon vin, ils se bonifient avec le temps. Quelle fausse idée, et que d'opportunités perdues. Car c'est [à la quarantaine] que les femmes sont au pic de leur sensualité." 

Le parfum, un "accès instantané au luxe"

L'actrice revient également sur la mode et son rapport aux vêtements. "Je suis vraiment chanceuse. Des créateurs sont très généreux et m'envoient des pièces. Je ne prends jamais cela comme un acquis. Je ne suis qu'une personne et je ne peux pas tout porter. L'idée que des vêtements soient juste accrochés dans ma penderie et jamais utilisés me dérange. Mon credo est que si je ne l'utilise pas, je le donne à quelqu'un qui l'utilisera." Apparemment, ses amies ne s'en plaignent pas et l'ont surnommée "Narnia", "comme l'armoire qui n'arrête pas de donner". 
Egérie Dior depuis dix ans, Charlize Theron revient également sur les parfums. "J'aime les parfums rien que pour le fait que des femmes en portent juste pour se sentir bien. On n'en met pas pour les hommes ou les autres. C'est un accès instantané au luxe que chaque femme apprécie."