
La modernité de l’esthétique traditionnelle
Shunga : la quintessence de l’érotisme japonais
06/12/2013
La plupart des gens ont eu l’occasion d’admirer des estampes japonaises pleines de vie et de subtilité, même quand ils ne connaissent pas bien l’art de ce pays. Mais les maîtres les plus connus du « monde flottant » (ukiyo) ne se sont, bien souvent, pas contentés de représenter des lieux célèbres et des scènes et de la vie rurale et urbaine de l’Archipel sur leurs estampes. On leur doit aussi des shunga (littéralement « images de printemps ») qui consistent en des scènes de sexe pour le moins explicites. Ces estampes érotiques pleines de passion et d’humour sont aussi, dans bien des cas, satiriques.
Le British Museum de Londres a organisé une exposition intitulée « Shunga : Sex and Pleasure in Japanese Art », qui a été inaugurée en octobre 2013 et jusqu’au début janvier 2014. Dans les lignes qui suivent, l’écrivain Tony McNicol donne un aperçu de cette manifestation consacrée à l’art érotique japonais, qui connaît un énorme succès.