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mardi 25 août 2026

Quand les lieux hybrides transforment Paris

 

Sous une lumière douce et informelle, le coworking redessine les frontières du bureau traditionnel : un espace partagé où l’on travaille côte à côte, sans être seul
Sous une lumière douce et informelle, le coworking redessine les frontières du bureau traditionnel : un espace partagé où l’on travaille côte à côte, sans être seul

Quand les lieux hybrides transforment Paris

De la librairie-café aux ateliers participatifs, une nouvelle génération d’espaces brouille les frontières entre commerce, culture et sociabilité

24 AOÛT 2026, 

À Paris, certains lieux ne se laissent plus enfermer dans une seule catégorie. Sont-ils des cafés, des galeries, des ateliers, des boutiques ? Souvent un peu tout à la fois. Depuis quelques années, une nouvelle génération d’espaces hybrides transforme discrètement la manière dont on occupe la ville. On n’y vient plus uniquement pour acheter ou consommer, mais pour participer, apprendre, échanger, parfois même simplement rester. Le produit n’est plus l’unique finalité : l’expérience devient centrale.

dimanche 5 octobre 2025

Dans les replis du temps

 

Dans les replis du temps, vue d'exposition. Avec l'aimable autorisation d'ICICLE


Dans les replis du temps

20 mars — 15 mai 2025 au ICICLE à Paris, France

Jusqu’au 15 mai, l’espace culturel ICICLE de Paris accueille Dans les replis du temps, une exposition dédiée à l’artiste chinoise Shi Qi.

lundi 29 juillet 2024

Les 10 raisons pour lesquelles la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris était la plus belle de toutes






Les 10 raisons pour lesquelles la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris était la plus belle de toutes


Les attentes étaient élevées, les moqueries aussi. Puis la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris a commencé. Et les rires ont cessé.
PAR LA REDACTION DE VANITY FAIR
 27 JUILLET 2024

1 - La playlist, première médaille d’or française

Qui peut s’asseoir à la table du DJ de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024 et dire : « J’ai de meilleurs goûts que toi » ? Pour nous, personne. Gala, DJ Mehdi, les Daft Punk ont côtoyé Daniel Balavoine, Véronique Sanson, Mylène Farmer, France Gall mais aussi les Rita Mitsouko, Dalida, Justice, Modjo et Claude François, Gojira sur la Conciergerie pour un duo avec Carmen, Rim’K à la tombée de la nuit, Philippe Katerine en Dionysos d’un soir, Axelle Saint-Cirel tricolore pour une Marseillaise chantée depuis les toits de Paris… Bref, la meilleure des soirées de l’été, tout bonnement. Pour la grande arrivée de la délégation française, Que je t’aime de Johnny Hallyday et Lettre à France se sont répondus, et nous avons eu des frissons. Merci au COJO de publier la playlist sur toutes les plateformes, la France en a besoin. Bon, d’accord, surtout nous.

Les plus belles images de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024

 




Les plus belles images de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024

Malgré la pluie, la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024 offre de sublimes images sur la Seine.


PAR LA REDACTION DE VANITY FAIR
26 JUILLET 2024

La pluie n'a pas gâché la fête pour le grand jour des Jeux olympiques de Paris 2024. Le pari de Thomas Jolly, sortir pour la première fois une cérémonie d'ouverture de l'enceinte d'un stade, a tenu toutes ses promesses.

À la direction de la chorégraphie se trouvait Maud Le Pladec qui, sans dévoiler le spectacle, nous avait promis « l’un des événements les plus marquants du XXIe siècle ». Promesse tenue.


Tout ce que vous n'avez pas pu voir pendant la cérémonie des Jeux olympiques





Sur la Seine.


 

Tout ce que vous n'avez 

pas pu voir pendant la cérémonie 

des Jeux olympiques


En plein direct, on ne peut pas tout voir. Voici quelques scènes de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques passées jusque là inaperçues. Qu'elles soient drôles, émouvantes ou à ranger dans la catégorie des impairs historiques…

PAR LA REDATION DE VANITY FAIR

28 JUILLET 2024

Quarante-huit heures après les dernières images de la vasque-montgolfière s'élevant dans le ciel de Paris, la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques fait toujours autant parler d'elle. Et ce sont en général les mêmes séquences qui reviennent régulièrement dans les commentaires : l'émotion Céline Dion, les images fortes de la Garde républicaine dansant et chantant avec Aya Nakamura, la chevaleresse masquée apportant le drapeau olympique, la séquence de Marie-Antoinette décapitée ou encore la prestation d'un Philippe Katerine nu comme un ver, pardon, comme un bleu.

jeudi 2 décembre 2021

Le Palais de la Porte Dorée / Un Musée au Palais de la Porte Dorée

 



Un Musée au Palais de la Porte Dorée

Avec la création de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, désignée à présent sous le nom de Musée national de l'histoire de l'immigration, le Palais de la Porte Dorée est entré dans une nouvelle phase de son histoire en devenant le témoin privilégié de l’histoire de l’immigration.

Le choix du lieu

Entrée du palais de la Porte Dorée

Entrée du palais de la Porte Dorée © Palais de la Porte Dorée, Photo Guillaume Robert

La question du lieu pour un futur Musée de l’immigration s’est très vite posée et l’idée du Palais de la Porte Dorée s’est vite imposée. Les bas-reliefs de la façade, le bureau du maréchal Lyautey, les fresques de la salle des fêtes, tout rappelle la destination première du lieu et très vite le débat s’est porté sur l’assimilation de l’histoire de l’immigration à un sous-ensemble de l’histoire de la colonisation risquant de brouiller le message de l’institution.

L’image de l’immigration est déjà très influencée par un certain paternalisme né durant la colonisation, et les représentations héritées de cette période sont loin d’avoir disparu de l’inconscient collectif français.

Retourner les symboles

Le but du musée est précisément de battre en brèche les stéréotypes, de déconstruire l’imagerie héritée de la colonisation, de retourner les symboles. Il s’agit de montrer que le poète allemand du XIXè siècle et l’ouvrier en bâtiments portugais de la fin du XXè siècle, les mineurs polonais, italiens, marocains et le réfugié espagnol, le travailleur agricole italien et l’exilé sud-américain, l’ouvrier belge et l’étudiant africain font partie de l’histoire de notre pays. Dans ce cadre foisonnant, l’édifice, malgré la force de sa symbolique, ne peut effacer la richesse humaine et la diversité culturelle qu’il donne à voir.

Les salles d’exposition du musée ont pour objectif de faire connaître et reconnaître l’apport de l’immigration en France à travers l’histoire des deux derniers siècles. A partir de documents d’archives, d’images, d’œuvres d’art, d’objets de la vie quotidienne et de témoignages visuels et sonores, l’exposition permanente “Repères”  tente de valoriser la part prise par les immigrés dans le développement économique, les évolutions sociales et la vie culturelle de la France.
L’exposition décrit les mouvements de population dans le monde, les migrations vers la France ainsi que les lieux d’installation des migrants à l’intérieur du pays à partir du XXè siècle. Le parcours muséographique correspond à celui d’une personne qui a quitté son pays et va traverser les différentes étapes de son installation en France à travers sept séquences interactives.

LE PALAIS DE LA PORTE DORÉE





mercredi 1 décembre 2021

Le Palais de la Porte Dorée / Un Aquarium présent dès l'origine

 



Un Aquarium présent dès l'origine

L'Aquarium tropical est créé lors de l'Exposition coloniale de 1931 pour montrer au public la faune aquatique des colonies.

Comme pour le bâtiment, dès sa conception, l’Aquarium tropical est destiné à durer. En effet, de telles installations nécessitaient des investissements considérables et le rassemblement d'une collection de poissons était à l'époque délicat, compte tenu de la lenteur relative des moyens de transport.

Aquarium tropical. Photo Anne Volery

Aquarium tropical. Photo Anne Volery

Intégré au musée des Colonies, l'Aquarium en suit les destinées. Dans le cadre du musée de la France d'Outre-Mer, il bénéficie des apports des gouverneurs qui se font un point d'honneur à ramener des poissons à l'occasion de leur retour en métropole. En 1960, lors du rattachement du musée au ministère des affaires culturelles, l'Aquarium doit son maintien dans l'établissement à sa fréquentation importante.

 
synchiropus splendidus.

synchiropus splendidus

En 1985, la direction des musées de France reconnaît la spécificité de l'Aquarium et sa complémentarité avec le musée : la gestion administrative est modifiée pour tenir compte des urgences imprévues qu'entraîne le maintien d'une collection vivante. La rénovation de l'Aquarium est alors entreprise : toutes les installations antérieures à 1968 sont intégralement refaites avec les techniques actuelles mais en préservant l'aspect historique du lieu.

Les aménagements permettent une nouvelle politique d'acquisition d'animaux aux exigences très spécifiques quant à la qualité de l'eau. Ces nouveaux hôtes sont choisis en fonction de l'information qu'ils peuvent apporter, notamment au jeune public, dans le cadre des missions pédagogiques de l'établissement

La collection compte environ 15 000 animaux et 750 espèces, mais ces chiffres varient continuellement en fonction des reproductions, de la mortalité, des échanges avec d'autres aquariums publics, des achats et des dons.

PALAIS DE LA PORTE DORÉE




mardi 30 novembre 2021

Le Palais de la Porte Dorée après 1931

 


Le Palais de la Porte Dorée après 1931

De 1931 à 1960, le palais change plusieurs fois de noms, mais garde pour fonction de promouvoir la “France d'Outre-mer” ainsi que le rôle de la métropole outre-mer : Musée des colonies et de la France extérieure en 1932 puis Musée de la France d’Outre-mer en 1935. En 1960, il devient le Musée des Arts africains et océaniens (Maao) et enfin le Musée national des Arts d'Afrique et d'Océanie en 1990.

Le 15 novembre 1931, l’Exposition coloniale ferme ses portes et le Palais devient musée des colonies avec une fonction de prestige et de commémoration.
Musée de la France d'Outre mer

Salle d'exposition du musée dans les années 30 © Albert Harlingue / Roger-Viollet

À partir de 1935, le Palais est rebaptisé le Musée de la France d'Outre-mer. Fidèle à ses prérogatives de départ, l’institution perpétue l’esprit de l’Exposition coloniale en alliant expositions esthétiques, pédagogiques et propagandiste vouées à séduire le visiteur et l’inciter à investir dans les produits de l’Empire. Dans la section historique, par exemple, l’histoire coloniale est présentée comme commençant aux Croisades, les étapes de l'expansion française outre-mer semblent se dérouler sans heurts depuis les Croisades jusqu’à la "pacification" du Maroc. Les premières fissures de l'empire colonial ne sont perceptibles à aucun moment.

La partie économique et scientifique présente une somme des résultats de l'agriculture, de l'industrie, de la médecine et de l'enseignement aux colonies, tout en laissant une place aux sciences naturelles, dont l'aquarium reste, avec son succès populaire, l’élément principal. À partir de 1960, et avec les indépendances des colonies françaises, le musée se doit de changer d’orientations. André Malraux, alors ministre des Affaires culturelles, décide d'en faire un musée chargé de promouvoir les arts et les cultures africaines et océaniennes. Il devient ainsi le Musée des arts africains et océaniens. Il révèle au grand public les créations de peuples longtemps présumés sans art. Mais, dès sa restructuration, le musée souffre d'une relative pauvreté de moyens qui restreint ses collections à l'Afrique et à l'Océanie, en délaissant les arts amérindiens et malgaches.

Le Hall d’honneur du Palais en 1935 © Albert Harlingue / Roger-Viollet

Le Hall d’honneur du Palais en 1935 © Albert Harlingue / Roger-Viollet

En 1990, il devient le douzième département des musées de France comme Musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie. Sa mission est alors la conservation des témoignages de l’histoire coloniale et la diffusion des arts non occidentaux. L’aquarium est toujours présent.

En 2003, le musée ferme ses portes et ses collections quittent les lieux pour rejoindre celles du musée du quai Branly, inauguré en juin 2006 par Jacques Chirac. Seul l’aquarium reste alors ouvert au public.

En juillet 2004, le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin décide d'installer au Palais de la Porte Dorée une "Cité nationale de l’histoire de l’immigration". Une nouvelle campagne de travaux est lancée en 2005 et aboutira à l’ouverture de la nouvelle Cité à partir de 2007.

PALAIS DE LA PORTE DORÉE




lundi 29 novembre 2021

Le Palais de la Porte Dorée / L’Exposition coloniale de 1931



L’Exposition coloniale de 1931

Le Palais de la Porte Dorée a été construit à l'occasion de l’Exposition internationale de 1931 : sa vocation première fut d’être un musée des colonies, devant représenter les territoires, l’histoire de la conquête coloniale et l’incidence de celle-ci sur les arts. L’ancienne Salle des fêtes et les salons de réception du Maréchal Lyautey, Commissaire général de l’exposition, et de Paul Reynaud, ministre des Colonies, témoignent encore aujourd’hui de ce passé.
Le Palais change ensuite plusieurs fois d’attribution, tout en maintenant l'Aquarium tropical présent depuis 1931, pour finalement abriter en 2007 le Musée de l'histoire de l'immigration.

Vue aérienne de l’Exposition coloniale de 1931

Vue aérienne de l’Exposition coloniale de 1931 avec, au centre, le Palais des Colonies © Roger Viollet

Inaugurée le 6 mai 1931, l'Exposition coloniale tente de promouvoir une image de la France impériale à l’apogée de sa puissance. Prenant la forme d’un immense spectacle populaire, véritable ville dans la ville, l’exposition s’étend sur plus de 1200 mètres de long et est sillonnée de plus de 10 kilomètres de chemins balisés.
Elle s’inscrit dans la tradition des Expositions universelles du XIXè siècle vouées à promouvoir la puissance des nations européennes. Consacrée exclusivement aux colonies, elle fut présentée du mois de mai au mois de novembre 1931, elle accueillit près de 8 millions de visiteurs pour 33 millions de billets vendus.

“Le tour du monde en un jour”

L’exposition s’étendait depuis la station de métro Porte Dorée (anciennement Picpus) sur tout le bois de Vincennes. Le palais des Colonies, seul bâtiment construit pour survivre à l’événement, constituait le lieu de synthèse de l’exposition, présentant l’histoire de l’empire français, ses territoires, les apports des colonies à la France, ainsi que ceux de la France aux colonies.

G. Goor, plan de l’Exposition coloniale de 1931

G. Goor, détail du plan de l’Exposition coloniale exposé dans la Cité des informations, 1931. Le tableau est actuellement exposé au Palais de la Porte Dorée. Photo : Lorenzö

L’exposition souhaitait donner aux Français la sensation de se promener à l’intérieur d’une France qui ne se limiterait pas aux frontières de la métropole. Invité à faire “le tour du monde en un jour”, le visiteur pouvait découvrir chacune des possessions françaises au travers de pavillons s’inspirant d’architectures indigènes. L’Indochine était, par exemple, représentée par un pavillon à l’image et aux dimensions spectaculaires du temple cambodgien d’Angkor Vat. Le pavillon de l’Afrique occidentale française s’inspirait de l’architecture de la mosquée de Djenné au Mali.

Affiche de l’Exposition coloniale, Victor Jean Desmeures

Affiche de l’Exposition coloniale, Victor Jean Desmeures © Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration

Pour rendre l’événement plus vivant et attractif, des animations étaient proposées aux visiteurs. Les spectacles de danse constituaient l’une des attractions les plus prisées. Dans chaque section, des habitants des colonies donnaient vie aux villages reconstitués. Des artisans travaillaient sous les yeux du public, d'autres tenaient des stands de souvenirs. Bien que le parti pris de l’exposition de 1931 n’était plus de se moquer des coloniaux, comme ce put être le cas lors d’expositions coloniales antérieures, il s’agissait, malgré tout, d’exhiber des hommes et des femmes pour mieux affirmer le pouvoir de la France sur ces derniers.

Exotique, démesurée et fascinante, l’exposition se dématérialisait de nuit sous l’effet des jeux de lumière et des fontaines lumineuses, pour prolonger le rêve de voyage et l’appel d’un ailleurs idéalisé.
Au travers de cette vision idéalisée du monde colonial, transparaît l’idéologie impériale de l’époque promouvant la supériorité de l’Occident. La colonisation était dite pacificatrice, bénéfique aux développements technique, économique, intellectuel et humain des colonies.
Les pans moins glorieux étaient par contre passés sous silence. C’est ce que la contre-exposition intitulée “La vérité sur les colonies”, à laquelle participèrent les surréalistes, un groupe d’artistes et d’intellectuels parmi lesquels on compte Louis Aragon, Paul Eluard ou André Breton, tenta de dénoncer.

Les vestiges de l’exposition coloniale

L’Exposition coloniale a marqué durablement l’urbanisme de l’Est parisien. Les constructions n’étaient pas destinées à durer, il a fallu aménager le quartier de la Porte Dorée pour accueillir le public : l’avenue Daumesnil et le boulevard Carnot ont été élargis, la ligne de métro étendue, les boulevards Soult et Poniatowski transformés en voies de circulation rapide et le bois de Vincennes réaménagé.

L’actuelle ligne 8 de métro a été prolongée jusqu’à l’ancienne porte de Picpus pour accéder à l’exposition coloniale. La nouvelle station s’est appelée “Porte Dorée”, évoquant l’orée du bois de Vincennes.

Statue de Léon Drivier sur les marches du musée permanent des Colonies lors de l’inauguration de l’Exposition coloniale, 1931

Statue de Léon Drivier sur les marches du musée permanent des Colonies lors de l’inauguration de l’Exposition coloniale, 1931. Photographie Henri Manuel / Musée national de l'histoire de l'immigration, Palais de la Porte Dorée, Paris.

Situé en bordure du lac Daumesnil dans une enceinte de 8000 m², le temple bouddhique du bois de Vincennes se trouve dans l’un des vestiges de l’exposition coloniale : l’ancien pavillon du Togo et l’ancien pavillon du Cameroun qui a été restauré en 1977 et transformé en pagode.La statue d’Athéna, réalisée par Léon Drivier, qui surplombe aujourd’hui la fontaine de la Porte Dorée, était à l’origine présentée sur les marches du Palais. Déesse des arts, de l’industrie et de la guerre, cette statue, haute de cinq mètres, coiffée d’un casque gaulois symbolise la France coloniale et impériale. Elle sera déplacée, après l’exposition coloniale sur la place Edouard Renard dans l’axe de la Porte Dorée.

Inauguré en 1934, le parc zoologique, situé au Nord-Est du lac Daumesnil, fait suite au petit zoo temporaire aménagé lors de l'Exposition coloniale dans lequel les visiteurs pouvaient voir des animaux exotiques.

Enfin, il faut signaler, à l’autre extrémité du bois de Vincennes, les vestiges d’un autre lieu de mémoire, le jardin d’Agronomie tropicale, qui accueillit la première exposition coloniale parisienne en 1907, puis les troupes dites “indigènes” pendant la première guerre mondiale.



vendredi 24 septembre 2021

A la Une du New Yorker / William Steig

 

A la Une du New Yorker : William Steig
Bibliothèque Faidherbe


Une exposition de Unes du New Yorker des années 30, illustrées par William Steig grand dessinateur américain.

Exposition à la bibliothèque Faidherbe, du 29 septembre au 29 octobre 2016, de Unes du New Yorker des années 30, issues des collections de la Bibliothèque de l'Hôtel de Ville (BHdV) et illustrées par le dessinateur William Steig qui fera également l'objet d'une rencontre, animée par Teryl Euvremer, artiste-plasticienne et belle fille du dessinateur, le jeudi 29 septembre, à 19 heures.





Cet artiste talentueux, né en 1907 dans le Bronx, est mort en 2003, à Boston. Il se lance dans le métier en collaborant avec la presse dont le New Yorker dans les années 30, puis embrasse tardivement une carrière d'auteur-illustrateur de livres jeunesse dans les années 60, dont le talent a été vite salué. L'un de ses héros les plus connus, Shrek, l'ogre vert, a été porté à l'écran en 2001, par les studios Dreamworks, qui en ont fait un film d'animation remportant un grand succès.

 Autour de l'exposition, la bibliothèque recevra aussi Charles Berberian, l'un des rares dessinateurs français à avoir illustré la Une de ce prestigieux magazine.




Tandem Paris-New York : Depuis leur création en 2011, les Tandems, plateformes d’échanges culturels entre deux villes, se sont imposés, au fil des ans comme une marque de dialogue original : après les Tandem Paris Buenos Aires en 2011, Paris-Berlin en 2012, Paris-Dakar en 2013 et Paris-London en 2015, c'est au tour de Paris-New York de nous surprendre et nous charmer de chaque côté de l'Atlantique jusqu'à l'automne


 L'Original du mois : Chaque mois, une œuvre ou un corpus d’œuvres, un objet insolite d'une bibliothèque patrimoniale est présenté dans une bibliothèque de prêt du réseau parisien

 Entrée libre aux heures d'ouverture de la bibliothèque.


QUÈ FAIRE A PARIS




samedi 15 août 2020

En France, le masque se porte bientôt partout


Depuis samedi matin, le port du masque est obligatoire sur une partie des Champs-Elysées, notamment

PANDÉMIE

En France, le masque se porte bientôt partout


Alors que la Grande-Bretagne vient d'ordonner une quarantaine aux voyageurs arrivant de France, le pays est gagné par la peur d'une deuxième vague de Covid-19. Les avertissements et les nouvelles mesures se multiplient

AFP
Publié samedi 15 août 2020 à 12:33
Modifié samedi 15 août 2020 à 12:34


Port du masque étendu aux Champs-Elysées, appel de médecins à l'imposer en entreprise, pèlerinage à Lourdes sous surveillance: les initiatives se multiplient pour éviter une deuxième vague du Covid-19 en France.
«En tant que médecin, je pense que la situation est très préoccupante, en tant que citoyen, j'ai peur, je ne suis pas certain qu'on retrouve le monde d'avant», a lâché samedi sur BFMTV le professeur Xavier Lescure, spécialiste en maladies infectieuses à l'hôpital Bichat, à Paris.
Le médecin craint une «deuxième vague beaucoup plus longue, avec plus d'impact sur le plan économique, culturel, global», alors que la Grande-Bretagne vient d'ordonner 14 jours d'isolement aux voyageurs arrivant de France.
Un indicateur inquiète particulièrement. Le nombre de cas de coronavirus est reparti à la hausse: 2846 en 24 heures comptabilisés vendredi, nouveau record depuis mai, mois du déconfinement. Un effet du dépistage massif en cours mais pas seulement, puisque le taux de positivité dans la population augmente régulièrement.


Cette tendance conduit à une multiplication des mesures préventives prises par les autorités. Même si pour le moment le nombre des décès quotidiens est bien loin des heures sombres (18 dans les dernières 24 heures, 30.406 au total depuis le début de l'épidémie) et que la situation en réanimation reste stable (367 malades concernés, soit 7 de moins en 24 heures).

Aux Champs-Elysées

L'obligation du port du masque en extérieur s'étend quotidiennement. Depuis samedi matin, une partie des Champs-Elysées, le quartier du Louvre et celui des Batignolles, sont désormais concernés. Ces zones n'étaient pas comprises jusqu'ici, alors que certaines rues de la capitale sont soumises à cette pratique depuis lundi matin. «On a fait un premier pari, celui de s'en tenir aux zones denses, si ça ne marche pas, nous (étendrons cette obligation) sur tout Paris», a confié Anne Souyris, adjointe à la mairie de Paris en charge de la Santé publique, interrogée sur BFMTV. Paris est classée depuis vendredi, comme les Bouches-du-Rhône, département dans lequel la circulation du virus est active.
A Lourdes (Hautes-Pyrénées), les célébrations de l'Assomption sont bouleversées. L'accès aux lieux de ce pèlerinage de renom mondial a été limité à 10 000 personnes - au lieu de 25 000 habituellement - le masque est obligatoire et de nombreux malades ont renoncé à faire le déplacement. Ceux arrivant par trains médicalisés, souvent âgés et à la santé fragile, en quête de guérison miraculeuse, seront absents cette année. «C'est un crève-coeur de ne pas les accueillir», se désole auprès de l'AFP Vincent Cabanac, directeur du Pèlerinage national.
Mais les espaces publics en extérieur ne sont pas les seuls au centre de toutes les attentions. Les appels du monde médical se succèdent en faveur du masque dans certains lieux fermés fréquentés dans un cadre professionnel ou non. C'est le cas du Haut Conseil français de la santé publique (HCSP) qui en prône le port «systématique» dans «tous les lieux clos publics et privés collectifs».

«Il n'y a pas de fatalité»

Les conclusions du HCSP diffusées ce week-end découlent de l'étude des publications «décrivant les contaminations survenues dans des espaces publics clos (restaurant, bus, bateaux de croisières, répétitions de chorales, etc.) et certains milieux professionnels (abattoirs, etc.)».
Comme un écho, le professeur Bruno Mégarbane, chef du service réanimation médicale à l'hôpital Lariboisière (Paris), a également recommandé le port du masque dans les espaces clos publics et en réunion intrafamiliale, par exemple. «Tous ces moyens (ajoutés aux gestes barrière et distanciation sociale) permettent de prévenir et éviter un rebond», à condition bien sûr d'une application stricte, poursuit le spécialiste.
«Il est urgent de rendre obligatoire le port du masque dans tous les espaces clos, dans tous les bureaux, dans toutes les salles de classe et amphithéâtres, et aussi d'encourager sans ambiguïté le télétravail, les cours à distance et la réorganisation de classes avec des effectifs moins nombreux», écrivent également dans une tribune publiée vendredi par Libération une vingtaine de professeurs et docteurs en médecine. «Le virus ne pense pas, ne se déplace pas, ne saute pas», a souligné pour sa part la Direction générale de la santé dans son bilan quotidien vendredi. «C'est nous qui nous déplaçons, qui entrons en contact avec d'autres, qui parfois nous relâchons en termes de prévention. Il n'y a pas de fatalité».