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lundi 12 juillet 2021

"Black Widow" bat un record au box-office post-Covid


"Black Widow" 

bat un record 

au box-office 

post-Covid


Le film Marvel avec Scarlett Johansson a fait des débuts tonitruants dans les cinémas américains et internationaux, et a aussi engrangé 60 millions de dollars via Disney+.

MARVEL
"Black Widow" bat un record au box-office post-Covid

CINÉMA - Le nouveau film des studios Marvel, “Black Widow”, a fait des débuts tonitruants au box-office américain, empochant 80 millions de dollars de recettes entre vendredi et dimanche, un record depuis le début de la pandémie, selon les chiffres provisoires publiés ce dimanche 11 juillet par un cabinet spécialisé.




Ce spinoff des “Avengers”, dans lequel Scarlett Johansson incarne Natasha Romanoff, tueuse russe devenue super-héroïne, a aussi engrangé 60 millions de dollars via la plateforme de streaming Disney+ et 78 millions à l’international, pour un total ébouriffant de 218 millions. Et le film n’a pas encore commencé à être diffusé en Chine.


 


Retour au cinéma

Suivent trois films produits par les studios Universal: “Fast and Furious 9”, en deuxième position mais loin derrière “Black Widow”, a récolté 10,9 millions, soit moins de la moitié de ses recettes du week-end dernier.

“Baby Boss 2: une affaire de famille” est arrivé en troisième place, avec 8,7 millions de dollars. Ce film d’animation, qui fait suite au carton “Baby Boss” sorti il y a quatre ans, raconte l’histoire d’un “bébé patron” qui ne laisse personne indifférent.

Et sur la quatrième marche, s’établit le film d’horreur “American Nightmare 5: sans limites”, cinquième et dernier épisode de la saga “American Nightmare”. Le film notamment porté par Ana de la Reguera et Tenoch Huerta, a engrangé 6,7 millions de dollars. 


“Sans un bruit 2”, des studios Paramount, s’est classé en cinquième position avec 3 millions de dollars, ce qui porte ses recettes totales en Amérique du Nord à près de 150 millions. C’est la première fois, depuis le début de la pandémie de Covid-19, que le box-office nord-américain totalise plus de 100 millions de dollars de recettes, avec 116,8 millions, soit 20% de plus que la semaine passée.

À voir également sur Le HuffPost: Au Festival de Cannes, “Benedetta” n’a laissé personne indifférent


HUFFINTON POST




dimanche 25 mars 2018

The Defenders saison 1 / Quand Netflix saborde les super-héros Marvel



The Defenders saison 1 : quand Netflix saborde les super-héros Marvel

Mise à jour : 24/03/2018 00:44 - Créé : 21 août 2017 - Jacques-Henry Poucave



Photo , The Defenders
Après avoir pu découvrir avant leur diffusion les quatre premiers épisodes des Defenders, nous avions constaté avec tristesse combien la série avait du mal à s’installer et à proposer quoi que ce soit de valable au spectateur. Et après avoir regardé la saison dans son intégralité, le ratage est tel qu’il évoque plus un sabordage dans les règles qu’un accident de parcours.

FIGHT CLUB MED

Il avait fallu patienter plus de trois heures pour avoir droit à une scène d’action vite expédiée, dans un décor aussi pauvre que désincarné. Une fois son quatuor réuni, le show de Netflix a au moins la politesse de leur offrir de bonnes doses de castagne. Un changement qui provoque logiquement une accélération du rythme et favorise un tempo plus rapide.

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Qui n'a jamais rêvé de se bastonner dans les toilettes d'un Ikéa ?

The Defenders ne se mue pas d’un épisode à l’autre en récit effréné, loin de là, mais les personnages doivent désormais continuellement faire leurs preuves à coups de poings, pieds et autres objets contondants. Hélas, ces joutes physiques font terriblement peine à voir. Si on se souvient des échanges brutaux et chorégraphiés de Daredevil, la disparité des capacités physiques amène ici des combats simplifiés à l’extrême, victimes d’un montage abrupt et d’une conception souvent simpliste.
On peine à voir à quoi peut bien servir Jessica Jones (qui paraît le plus souvent totalement dénuée de super-pouvoir), tandis que Luke Cage apparaît ici et là curieusement sensible à la douleur et que ce pauvre Iron Fist fait son possible pour dissimuler combien il est plus lent et imprécis que le premier cascadeur venu. Ajoutons à cela que Daredevil étant le seul gugusse totalement investi par son rôle et l’unique héros à se trimballer en costume, la mauvaise troupe est beaucoup trop hétérogène pour recueillir notre sympathie ou pour assurer le show.

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"Bah voilà, je suis encore tout seul à mettre un costume. Z'êtes pas cool hein."

GAME OF DRAGON

Avec seulement 8 épisodes, on espérait que Netflix mettrait les petits plats dans les grands pour donner à la première guerre totale contre La Main un véritable cachet cinématographique. Manque de pot, quelqu’un du côté du département artistique doit vraiment être passionné de parkings sous-terrain et autres ensembles suburbains, tant les épisodes multiplient les lieux anonymes et génériques.
Le Hell’s Kitchen crapoteux de Daredevil et les rues malfamées de Jessica Jones ont perdu de leur caractère, tandis que la photographie poisseuse se fait elle aussi plus commune. Le résultat est ainsi tiraillé entre une charte naturaliste désormais banale et une orientation ouvertement fantastique bien trop artificielle.

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"Un menu B12, et que ça saute !"

Par exemple, alors que La Main est censée n’avoir jamais été aussi puissante, elle apparaît étonnamment médiocre et surtout franchement inoffensive. Exception faite d’Elektra, tous les Ninja ont disparus, remplacés par des hommes de mains génériques, incapables de faire trois pas sans se faire péter les rotules. Des hordes de VRP en costard, qui ne représentent jamais une menace ni n’impressionnent la rétine. Il faut dire que leur plan, soit-disant diabolique, se révèle si éminemment couillon et capillotracté qu’il n’intéresse jamais vraiment (en gros provoquer l’écroulement de New York, qui a été bâtie sur les restes d’un dragon, dont les os doivent être utilisés pour créer une poudre d’immortalité).


Kristen Ritter / Jessica Jones


BEEN THERE DONE THAT

Alors que The Defenders se montre incapable d’être à la hauteur des précédentes réussites de son association avec Marvel sur le plan du pur spectacle, comme dans on orientation esthétique. Il en va hélas de même en matière de scénario. Si les personnages secondaires étaient sympathiques dans les séries solo, les retrouver tous concentrés dans cette réunion a un effet d’empilement très désagréable.

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Elektra, seule antagoniste digne de ce nom

Ils alourdissent un rythme déjà bien faiblard, quand ils ne doivent pas assumer des sous-intrigues totalement ratées, à l’image de celle qui fait d’Iron Fist un abruti au bord de la lobotomie, manipulable à souhait. Heureusement, certains dialogues tendent à s’améliorer au fur et à mesure que l’intrigue progresse, et par endroit Jessica Jones parvient même à nous arracher un sourire, quand elle ne participe à des bastons embarrassantes.
Enfin, ce qui achève de ruiner cette kermesse héroïque, c’est la volonté de Netflix de dupliquer encore une fois une recette pas déplaisante, mais beaucoup trop systématique. À ce titre, le traitement de Sigourney Weaver est rageant. Elle a beau être lal plus charismatique de cette hétéroclite distribution, nombreux sont ceux qui vont s’agacer de voir son traitement dans la seconde moitié de la saison. On remercie les scénaristes de vouloir nous réserver des semblants de twists, mais ils ont manifestement oublié que depuis la première saison de Daredevil, c’est la même construction en tiroir qui préside à chaque aventure solo de nos héros, et qu’elle est donc devenue totalement transparente.

Photo
Le quotidien des super-héros

Devant ce ratage, souvent ridicule, toujours ennuyeux, on en viendrait presque à se demander si le divorce annoncé entre Netflix et Disney n’a pas à voir ce piteux résultat. On sait depuis quelques jours que le studio propriétaire de Marvel met fin à cette collaboration pour se lancer seul dans l’aventure du streaming. Conscient de la tournure que prenait l’alliance, Netflix aurait-il baissé les bras en cours de route plutôt que de continuer sur la très prometteuse lancée de ses aventures solo ? On en aurait presque l’impression.



jeudi 22 mars 2018

Jessica Jones saison 2 / La critique



Jessica Jones saison 2 

La critique


Paris Match||Mis à jour le 


Krysten Ritter incarne Jessica Jones.
RÉALISÉ PAR :
S.J. Jackson, David Petrarca, Stephen Surjik, Uta Briesewitz
AVEC :
Krysten Ritter, Rachael Taylor, Eka DarvilleCarrie-Anne Moss
DATE DE SORTIE :
La dure à cuire héroïne Jessica Jones est de retour pour une seconde saison sur Netflix. 

Le synopsis

Jessica Jones, la détective privée la plus dure à cuire de New York, reprend le contrôle de sa vie et se remet peu à peu du meurtre de Kilgrave. Confrontée à une multitude de mensonges, elle remet tout en question afin de découvrir la vérité, d'autant que cette fois-ci, l'affaire est plus personnelle que jamais et l’oblige à retourner dans son passé.  

La bande-annonce

La critique

Jessica Jones n'a pas choisi n'importe quel jour pour faire son retour : le 8 mars, journée internationale des droits de la femme. Tout un symbole pour cette héroïne fragilisée par les traumatismes physiques et mentaux que lui avait fait subir Kilgrave. Dans la seconde saison, le personnage campé par un étonnant David Tennant n'est plus, mais la détective privée Marvel continue de se battre contre les fantômes de son passé. Poussée par sa soeur adoptive et meilleure amie Trish Walker (Rachael Taylor), elle enquête sur IGH, une organisation secrète qui pratique des expériences sur les humains et leur octroie des capacités hors normes. C'est à IGH que Jessica Jones doit ses pouvoirs et elle a bien l’intention de leur demander des comptes sur les expériences pratiquées sur elle. 


Rachael Taylor. © David Giesbrecht/Netflix
Cette quête des origines est nécessaire pour comprendre l'oiseau de nuit alcoolique et solitaire, super-héroïne qui rejette ce titre en bloc, mais elle est parasitée par une foule d'intrigues secondaires qui ralentissent la résolution du mystère et l'étale inutilement. Le résultat donne une saison inégale dans sa narration entre les épisodes du début qui sont longs à entrer dans le vif du sujet en multipliant les rebondissements mineurs et ceux de la deuxième moitié de saison où tout s'accélère. 

David Tennant, J.R. Ramirez et Krysten Ritter. © Linda Kallerus/Netflix
La saison 2 souffre aussi de l'absence d'un méchant de la trempe de David Tennant, sûrement à dessein puisque que comme dans la première saison, la psychologie et l'évolution des personnages, l'exploration de leurs blessures priment l'action. On en découvre plus sur Trish qui s'engage sur une route sinueuse en jouant les héroïnes à la place de Jessica Jones et l'armure de l'avocate Jeri Hogarth (Carrie-Anne Moss) se fendille petit à petit. On applaudit aussi le développement de Malcolm (Eka Darville), qui a connu l'évolution la plus impressionnante entre les deux saisons. De junkie en piteux état dans la saison 1, il est devenu un personnage assez lumineux dans ce roman noir et un assistant précieux pour Jessica Jones. Krysten Ritter elle, excelle toujours dans l'incarnation de la cynique détective à la répartie qui fait mouche et qui, on l'espère, reviendra pour une saison 3.