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lundi 14 janvier 2019

Amants célèbres / Gala, Paul Eluard et Dali



Dali et Gala


Amants célèbres
Gala, Eluard et Dali

Quand Paul Eluard fait la connaissance d’Helena Diakonova, dite GALA en 1913 à Clavadel, Helena a 19 ans. Elle vient de Russie (elle est née sur la Volga ) mais parle français et allemand couramment. Ses parents étant séparés, sa mère rencontre un grand avocat qui devient le véritable père d'Helena, lui permettant d'évoluer dans un milieu social favorisé. 


Assez jeune, elle fait preuve d'un certain don pour les études et elle apprend le latin et le grec. Lorsqu'elle rencontre le jeune poète, elle lui sert d'initiatrice en lui enseignant aussi bien la mythologie que l'histoire de son pays. Elle aime beaucoup la littérature russe (Tolstoï, Gorki, Dostoïevski...) et les fait aimer également au jeune homme. 

Dali et Gala




Le rôle de Gala semble donc être pour beaucoup dans l'orientation que prend la vie de Paul Eluard. Inspiré par elle, il écrit de nombreux vers. La guerre les sépare, mais ils finissent par se retrouver pour se marier en 1916, avoir ensemble un enfant et connaître le long désenchantement de la fin d'une passion. En effet, Gala n'est pas fidèle : elle a beaucoup d'aventures et Paul le sait. Il reste toutefois patient, amoureux, conciliant.



C’est lors de son deuxième voyage à Paris en 1929, à l’occasion du tournage du film de Buñuel Un chien andalou, auquel Dali participa vivement au scénario, que Miro l’introduisit dans le groupe surréaliste. Il rencontra pour la première fois la jeune russe Helena Diakonova, Gala , qui est alors la femme de son ami Paul Eluard. Dali invita le couple Eluard à Cadaqués dès l’été dans son refuge de Portlligat. Pendant ce court séjour, Gala et Dalí s'éprennent l'un de l'autre et Gala prend une décision ferme: "Nous ne nous séparerons plus". ("Ya no nos separaremos nunca más".)



Le 8 août 1958 Dali et Gala se marient à la Chapelle des anges en Espagne Dès lors, Gala ne se séparera plus de Dali. Gala devient alors le modèle, la muse et la compagne inséparable d'un des plus célèbres artistes du XXème siècle, qu'elle suivra dans toutes ses errances, en Europe et aux États-Unis.



En 1981, Dali et Gala se remettaient lentement d’une maladie contractée pendant l’hiver à New York. De plus, Dali était terrifié par la mort. Sentimentalement, il était aussi de plus en plus isolé, et ses relations avec Gala se détérioraient sans cesse. Elle restait cependant le centre de l’univers émotionnel du peintre le 10 juin 1982, Gala mourut à Pubol. Dali en fut très affecté.






mardi 16 juin 2015

Paul Eluard / Liberté


Paul Eluard
Liberté


Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs des orages
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes raisons réunies
J'écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom 

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.