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jeudi 22 juillet 2021

Kate Moss et l'agence Smart Model Management, retour sur 28 ans de collaboration


Kate Moss et l'agence Smart Model Management, retour sur 28 ans de collaboration

Par Jade Serieys, Marion Galy-Ramounot 
Le 04 avril 2016
Après vingt-huit ans d'étroite collaboration, Kate Moss dit « goodbye » à Smart Model Management, l'agence qui a lancé sa carrière en 1988. L'occasion de revenir sur son impressionnante carrière.



Un peu comme il est difficile d'imaginer Chanel sans Karl Lagerfeld, on pensait Kate Moss liée à son agence de mannequinat, Smart Model Management, à jamais. Mais la nouvelle est tombée : la rupture est consommée après vingt-huit ans d'alliance. Retour sur un quart de siècle d'anthologie. 



1988, "a star is born"



Tout commence en juillet 1988 quand Sarah Doukas, fondatrice de l'agence de mannequins Smart Model Management, repère la jeune Kate à l'aéroport de New York. À tout juste 14 ans, la rose anglaise voit une grande carrière s'ouvrir à elle, entre défilés pour les marques les plus prestigieuses du prêt-à-porter et de la haute couture (Dior et Chanel entre autres) et contrats d'ambassadrice pour des marques comme Calvin Klein ou encore pour des parfums comme Opium d'Yves Saint Laurent. Le jeune mannequin a accompli l'ensemble de sa (prestigieuse) carrière sous la houlette de l'agence britannique, qui ne l'a jamais laissée tomber, même lors de la fameuse affaire dite « Cocaïne Kate ». En 2005, des photos embarrassantes montraient la jeune femme en train de consommer de la drogue. Mais Kate Moss a repris les choses en main et la direction des podiums s'offrant le luxe dêtre un top emblématique non seulement des années 1990 et 2000, mais aussi des années 2010.
En somme, entre Kate et Smart Model Management, il s'agissait d'un mariage solide, d'autant plus que l'agence a intégré dans ses rangs la demi-sœur de Kate, Lottie en 2015. Plus qu'un contrat juteux, une affaire de famille. 


Une séparation à l'amiable


Cependant, même les plus belles histoires ont une fin. Et ce vendredi 1er avril 2016 a sonné d'une part le départ d'Hedi Slimane de la maison Saint Laurent Paris mais aussi la rupture du contrat liant Smart Model Management et Kate Moss. En cause, la volonté de l'ex de Jamie Hince de gérer elle-même ses affaires. L'agence a cependant annoncé qu'elle continuait de « s'impliquer activement dans les offres en cours pour le mannequin », révèle le site dailymail.co.uk. Le signe d'un divorce heureux ? Peut-être mais il reste à savoir ce que le top nous réserve pour l'avenir. Contrairement à nombre de ses consœurs, Kate Moss n'a en effet toujours pas choisi de reconversion post-mannequinat.


lundi 23 novembre 2020

On a vu "Le Jeu de la dame" avec Marie Sebag, grand maître international des échecs


 

On a vu "Le Jeu de la dame" avec Marie Sebag, grand maître international des échecs

La prodige française a décrypté pour nous l'irrésistible série Netflix, du jeu agressif de Beth Harmon aux mystères du monde échiquéen. Elle souligne par-ci par-là quelques petits détails moyennement crédibles dans le scénario.


Par Marion Galy-Ramounot

  •  Le 23 novembre 2020

Évidemment qu'elle a vu la nouvelle série Netflix, centrée sur le parcours d'une jeune joueuse d'échecs surdouée. L'histoire de Beth Harmon, l'héroïne (fictive, soit dit en passant) du Jeu de la dame, a passionné les GMI autant que les novices. Par GMI, comprenez grand maître international, éminent titre accordé aux joueurs de très haut vol, crème de la crème du monde échiquéen. Marie Sebag*, 34 ans, fait partie de cette élite depuis 2008. Sacrée GMI à seulement 22 ans, seule Française de l'histoire (dans le monde, elles sont 37) à avoir accéder au Graal...

Comme Beth Harmon, elle a commencé enfant, à 6 ans, dans le club d'échecs de sa mère. Puis tout s'est enchaîné très vite. Championne de France dans la catégorie des moins de 8 ans, puis championne d'Europe chez les moins de 12, 14 et 16 ans... Au cours de sa fulgurante carrière, Marie Sebag a parcouru les plus prestigieux opens et aurait pu se confronter jusqu'aux plus grands joueurs du monde, si elle avait voulu en faire son métier. Actuellement en Master 2 de psychologie à Paris-8, la prodige espère en réalité devenir psychologue pour enfants. Coïncidence ou pas, le centre médico-psychologique de Flandres (Paris XIXe), où elle fait son stage, s'intéresse tout particulièrement au rôle des échecs dans l'amélioration de la santé mentale. En parallèle, elle continue de donner des cours au club Petit Pouchet, à Paris.

Madame Figaro. - Beth Harmon débute par hasard à l’âge de 9 ans dans le sous-sol de son orphelinat et est très vite incroyablement douée. C’est crédible ?
Les enfants très doués sont généralement découverts rapidement. Peut-être pas en un mois, mais en six mois, un an, on voit très vite des enfants qui visualisent très bien l'échiquier, qui cherchent à calculer, à refaire leurs parties pour trouver comment améliorer leur jeu, un peu comme Beth Harmon dans la série. En revanche, le fait de gagner une partie en simultané après seulement quelques semaines de pratique, comme le fait Beth Harmon dans la série en affrontant dix garçons dans une école, ce n'est pas possible. Il faut vraiment connaître beaucoup de positions, beaucoup de parties, avoir énormément de schémas en tête, ce que l'on appelle «chunks» en psychologie cognitive, c'est-à-dire des informations stockées dans la mémoire à long terme.

"Le Jeu de la dame", la bande-annonce

"Le jeu de la dame", la bande-annonce
"Le jeu de la dame", une série de Scott Frank, Allan Scott, avec Anya Taylor-Joy, Jonjo O'Neill, Johannes Franke. À voir sur Netflix.
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Comment ça s'est passé pour vous ?
J'ai commencé à 6 ans, dans l'association dans laquelle jouait ma mère, Un poumon pour Saint-Blaise, dans le XXe arrondissement. Contrairement à Beth, lors de mon premier tournoi, j'ai tout perdu (Rires)... C'est un an plus tard, à l'âge 7 ans, que j'ai commencé à être forte. Je jouais très vite, de manière très «attaquante», j'ai d'ailleurs été championne de France des moins de 8 ans. Ma force, c'est que je n'hésitais pas, j'avais une posture très confiante, ce qui est important aux échecs.

Est-ce qu’il faut être une bête en maths pour être un maître en échecs ?
Je ne l'ai jamais été, en tout cas ! Mais j'ai une bonne mémoire visuo-spatiale. En résumé, un bon joueur d'échecs a une excellente mémoire et une grande capacité de concentration.

Beth est littéralement hantée par les échecs, ne pensant qu’à ça, visualisant un échiquier sur son plafond chaque nuit… C’est normal, ça ?
C'est sûr qu'après une partie qui a duré quatre ou cinq heures, on va se la rejouer. D'autant que maintenant, les parties sont enregistrées et on peut les étudier grâce à des moteurs d'analyse, voir ce qu'on aurait pu faire, ce qu'on n'aurait pas dû faire... En tournoi, on passe nos soirées là-dessus, et, oui, parfois, ça m'empêche de dormir. Surtout quand j'ai perdu, et que je pensais gagner.

On imagine qu’en regardant la série, vous aviez les yeux rivés sur les échiquiers, cherchant l’erreur ou guettant la faille dans la série...
En réalité, j'ai reconnu beaucoup de parties célèbres, comme celles de Fisher (l'Américain Bobby Fischer, champion du monde dans les années 1970, NDLR) ou de Kasparov (Garry Kasparov, considéré comme le meilleur joueur de l'histoire, NDLR). Des parties que j'ai souvent étudiées auparavant, parce que comme on le voit dans la série, aux échecs on analyse beaucoup les parties de grands maîtres. Les parties ne m'ont donc pas posé de problème. En revanche, on ne joue pas aussi vite dans les vrais tournois. Surtout, on n'enchaîne pas les victoires comme le fait Beth. Il n'y a pas de vrais leaders imbattables ; en réalité, il y a beaucoup de parties nulles, c'est moins sensationnel.

À lire aussi » Le grand et sublime échiquier d’Anya Taylor-Joy sur Netflix

Enfant, Beth est assez isolée, pas sur la même longueur d’ondes que les autres. En parallèle, on a cette image des clubs d’échecs très intellos, très «geek». Comment avez-vous vécu cette période, vous ?
Effectivement, les échecs n'ont jamais été le loisir le plus populaire... Adolescente, ce n'était pas quelque chose que je partageais beaucoup avec les gens de mon âge. Ce qui les impressionnait, c'est que je voyageais beaucoup à l'étranger à l'époque, mais quand je racontais que j'avais passé mes quinze jours au bout du monde à analyser des parties d'échecs, ça les faisait moins rêver.

En 1998, vous avez remporté le championnat d’Europe des moins de 12 ans, puis des moins de 14 ans un an plus tard, puis des moins de 16 ans. Elles ressemblaient à quoi vos journées, à cet âge-là ?
Tous les jours, je m'entraînais après l'école. Je ne faisais pas que ça non plus, mais au moins une heure par jour. Je lisais beaucoup de livres sur les grands joueurs, j'aimais bien appréhender leur vision du jeu, j'étais friande des petites annotations laissées en commentaires des parties, comme dans Mes 60 meilleures parties, de Bobby Fisher. Ensuite, il y a eu l'arrivée de l'informatique quand j'ai eu 14 ou 16 ans, et j'ai commencé à travailler avec des logiciels appropriés comme ChessBase, et jouer contre l'ordinateur. Cela a transformé mon jeu.

Les champions d'échecs sont très superstitieux paraît-il. C'est quoi votre petit «tic» à vous ?
Quand j'étais enfant, je ne remettais jamais le chouchou porté lors d'une défaite. C'est un entraîneur m'avait conseillé de faire ça pour ne pas conserver des doutes ou un sentiment d'échec, et ça m'est resté longtemps. De manière plus générale, je reprends beaucoup les parties que j'ai perdues, j'analyse mes coups. Qu'est-ce que j'ai mal fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ce jour-là ? Est-ce que j'ai mal dormi ? J'essaie surtout de ne jamais reproduire le même type d'erreurs.

"C'est vraiment un jeu qui réunit tout le monde"

Quand Beth Harmon arrive à son premier tournoi d’échecs, les garçons et les hommes la regardent comme un ovni. Vous souvenez-vous du regard qu’on portait sur vous quand vous aviez son âge ?
Tout a beaucoup changé entre les années 1960 et aujourd'hui. On constate à présent une grande hétérogénéité chez les joueurs d'échecs : il y a des aveugles, des seniors, des enfants, des personnes en situation de handicap... C'est vraiment un jeu qui réunit tout le monde. Et même s'il y a deux catégories, féminine et masculine, je n'ai jamais été regardée de travers quand j'ai joué chez les garçons - catégorie dans laquelle j'ai été championne de France moins de 14 ans.

Pourquoi, du coup, faire deux catégories distinctes, féminine et masculine ? Est-ce vraiment utile ?
Oui, parce que la tension psychique pendant quatre ou cinq heures est vraiment très intense. Sur une partie, ça joue pas, mais sur neuf ou quinze jours d'affilée dans un tournoi, on peut voir la différence. Il faut une très bonne condition phsyique pour pouvoir résister sur l'échiquier et rester concentré pendant plusieurs sessions de quatre heures. Les meilleurs joueurs du monde font d'ailleurs une à deux heures de sport par jour.

Et vous, en tant que grand maître international, ne faites-vous pas partie de ces meilleurs joueurs du monde dont vous parlez ?
Disons que j'aurais pu en faire partie, si j'avais tout donné à un moment. Mais je n'ai pas cherché à devenir une professionnelle des échecs, en réalité. J'aimais jouer, j'aimais gagner... C'est comme un parcours qui s'est imposé à moi parce que j'étais vraiment douée, mais je n'ai jamais voulu en faire mon métier.

Quelle est la scène que vous avez préférée dans la série ?
Dans le premier épisode, quand lors d'une de ses premières parties avec M. Shaibel, elle perd sa dame et il l'oblige à abandonner. J'ai trouvé que c'était important parce que ça fait vraiment partie des règles implicites du jeu d'échecs. C'est une question de respect vis-à-vis de l'autre joueur.

Dans la série, on dit que Beth Harmon joue «à l'instinct». C'est quoi votre style de jeu ?
Comme Beth, j'ai un jeu d'attaque. Mon ouverture favorite, c'est d'ailleurs la sicilienne Najdorf, comme elle. Dans le milieu des échecs, j'ai la réputation d'être assez agressive et tactique. Une joueuse d'attaque plus qu'une joueuse positionnelle, qui attendrait juste la faute de l'autre.

"Regarder droit dans les yeux, je ne l'ai jamais fait"

Une partie se joue-t-elle aussi hors de l’échiquier ? Dans l’échanges de regards ? La posture corporelle ?
En quelque sorte, oui. Enfant, je me tenais très droite, ma posture était aussi confiante que mon jeu. Avec les années, et les défaites, le doute s'est installé et ma posture est moins... agressive. Regarder droit dans les yeux, je ne l'ai jamais fait, je ne joue pas sur ce terrain-là, de l'intimidation. Mais certaines joueuses le font, bien sûr.

Votre plus grande victoire aux échecs, c'était quand ?
Quand j'ai eu mon titre de Grand Maître, en 2008. Il faut avoir trois normes de Grand Maître et un classement ELO à plus de 2600 (des calculs savants basés sur les performances du joueur, NDLR). J'ai évidemment de très bons souvenirs des deux fois où j'ai été finaliste aux championnats du monde en 2006 et 2012.

* Aujourd'hui licenciée au club de Bischwiller, en Alsace.

MADAME


jeudi 15 mars 2018

Les deux épouses de Stephen Hawking



Stephan Hawking et sa première épouse, Jane Wilde, 
pour la sortie d'Une Brève Histoire du temps, en 1988.


Les deux épouses de Stephen Hawking

Par Marion Galy-Ramounot | Le 14 mars 2018

Celui que l'on surnommait «l'autre Einstein» est mort ce mercredi à 76 ans. Atteint d'une maladie incurable, il a révolutionné la cosmologie, s'est marié deux fois et a eu trois enfants.

Jane Hawking / 'Living with Stephen made me suicidal but I still love him'
Ceux qui ont vu le film de James Marsh, Une Merveilleuse Histoire du temps, savent déjà. Frappé à 22 ans d'une maladie neurodégénérative incurable, dite de Charcot, cloué très tôt à son fauteuil électrique, privé petit à petit de la parole, Stephen Hawking a eu deux femmes dans sa vie - publiquement, en tout cas.
Il vient d'intégrer la prestigieuse université de Cambridge, option cosmologie, quand il rencontre Jane Wilde, étudiante en poésie espagnole médiévale, lors d'une fête dans le campus en 1962. C'est un mois seulement avant que Stephen ne soit diagnostiqué de sclérose latérale amyotrophique. On lui donne deux ans à vivre. Contre toute attente, Jane reste. «J'étais jeune, pleine d'énergie et d'optimisme, se souvient-elle dans le Telegraph en 2015. Je voulais faire de mon mieux pour lui, et j'ai pensé que je pouvais facilement consacrer deux ans de a vie à quelqu'un que j'aimais - et qui avait tant de potentiel.»

Jane Wilde, la mère courage

Ils se fiancent en 1964, se marient un an plus tard et emménagent à St Albans, dans le nord de Londres. Trois enfants suivront, Robert en 1967, Lucy en 1970 et Timothy en 1979, au rythme de la lente dégénérescence de Stephen. Jane Hawkins est femme au foyer jour et nuit, mère et infirmière à plein temps. Elle admet plus tard avoir plusieurs fois envisager le suicide. «La vie était parfois si épouvantable, si éreintante physiquement et mentalement, que j'ai souvent pensé à me jeter dans la rivière - ce que je me suis empêchée de faire, pour les enfants», continue-t-elle au Telegraph. Le triomphe du physicien, après la publication de sa Brève histoire du temps en 1988, empire les choses, «ramenant trop de nouvelles personnes dans notre cercle et rendant notre quotidien intolérable». Stephen Hawking a déjà vécu vingt-cinq ans de plus que prévu. Il se renferme sur «les trous noirs» (son objet d'étude par excellence), et Jane se sent de moins en moins admise dans son monde. Ils se séparent en 1990, pour divorcer cinq ans plus tard.

Stephen Hawking se marie avec Elaine Mason, son infirmière, le 16 septembre 1995 à Londres.

Elaine Mason, l'infirmière désapprouvée

En 1995, Stephen Hawking épouse Elaine Mason, l'une de ses infirmières, dont l'ex-mari a concu l'ordinateur parlant utilisé par le scientifique pour communiquer. Dans le film de James Marsh, la «nurse» entre dans sa vie au moment où il est encore marié à Jane - «des bêtises», insistent les proches de la famille. Ce second mariage donne lieu à des gros titres embarrassants. Certains dépeignent une belle-mère restreignant l'accès de Stephen Hawking à ses trois enfants. Pour la plupart, ils accusent Elaine Mason d'abus physiques et psychologiques sur son mari paralysé, à partir de 2003. Accusations que niera à jamais la supposée victime. Ses mystérieuses - graves - blessures, une jambe cassée, puis un fémur, ils les justifiera avec humour par des accidents (un choc contre un mur, «c'est le mur qui a gagné»), rapporte Vanity Fair. Sa fille Lucy elle-même se plaint de maltraitance sur son père, mais la loi veut que ce soit la victime qui accuse. «Il m'a demandé de ne plus interférer dans sa vie avec Elaine, raconte-t-elle dans le magazine américain. Mais il n'a jamais démenti les abus». Après onze ans de mariage, en 2006, Elaine Mason demande soudainement le divorce. Les rumeurs parlent d'histoires d'infidélité. De la part de Stephen Hawking.


mardi 27 février 2018

Johnny Hallyday et les femmes / Une grande histoire d'amour


Johnny Hallyday et Sylvie Vartan

Johnny et les femmes, une grande histoire d'amour

Johnny Hallyday et les femmes de sa vie


Par Marion Galy-Ramounot | Le 06 décembre 2017

Avant Laeticia, il y a eu Sylvie Vartan, bien sûr, puis Nathalie Baye. Et Sabina, Babeth, Leah. Retour en images sur les conquêtes de Johnny.


Éternel amoureux. En soixante ans de carrière, Johnny Hallyday a peut-être eu autant de singles que de conquêtes. Des idylles qui ont débuté en même temps que le succès.

Johnny Hallyday et Sylvie Vartan

«La première fille avec laquelle j'ai vécu s'appelait Patricia Viterbo, livre le chanteur dans son autobiographie Dans mes yeux. C'était une jolie fausse blonde que j'ai eu le temps de voir brune.» Elle est morte tragiquement en 1966.
À l'époque, Johnny est déjà dans les bras de Sylvie Vartan, avec qui il restera jusqu'en 1980. Son grand amour. «La vraie veuve», disent certains. Avec elle, il a son premier enfant, David. Laura naît de son amour avec Nathalie Baye, en 1983. «Johnny est désarmant, vous savez, confiait l'actrice à Causette, en 2016. Tout le contraire de ce qu’on pourrait penser. Il est très timide, charmant et peut s’avérer très drôle. On a bien ri ensemble.» Une dizaine d'années - et d'histoires - plus tard, Læticia a apaisé «l'idole des jeunes». Elle est son pilier. Celle qui l'a supporté. Celle qu'il a aimée jusqu'à son dernier souffle.



Patricia Viterbo, 1962. On dit que Johnny a promis le mariage à Patricia, une jeune fan dont il est tombé éperdument amoureux. «C'était une belle fausse blonde que j'ai eu le temps de voir brune», écrit-il dans son autobiographie Dans mes yeux, parue en 2013. Il aurait rompu sous la pression de son entourage, et pour les beaux yeux de Sylvie Vartan. Patricia devient actrice, et meurt noyée dans la Seine après un accident de voiture en 1966.





Sylvie Vartan, de 1962 à 1980. Ils sont présentés par Eddie Vartan, le frère de Sylvie, fin 1961 à l'Olympia. Interrogés sur Europe 1, en 1963 après des vacances aux États-Unis, ils s'affirment : «Jusqu'à présent, on a dit qu'on était copains. Maintenant on peut dire qu'on est presque fiancés.»


Johnny Hallyday et Sylvie Vartan se marient le 12 avril 1965 à Loconville, dans l'Oise, sous les flashs de centaines de journalistes. Un an plus tard, la chanteuse donne naissance à David.



Puis vient le temps du tumulte, la demande de divorce de Sylvie, la tentative de suicide de Johnny, l'accident de la route...


Après des années de reconstruction et un exil aux États-Unis, le couple se sépare officiellement en novembre 1980.



Betsy Farley, 1980. Jeune mannequin américain de 20 ans, elle fera craquer Johnny sous les stroboscopes de l'Élysée-Montmartre, et ce, juste après son divorce avec Sylvie Vartan. L'idylle durera quelques semaines. «Quand je l’ai rencontrée, a avoué le rocker, cela a fait “tilt”». (22 décembre 1980.)





Babeth Etienne, entre 1981 et 1982.Quelques mois après son divorce, Johnny s'affiche avec ce top français de 24 ans. Il l'épouse quelques mois plus tard, en décembre, à Los Angeles. Le mariage durera deux mois et deux jours. (Retour des Seychelles, le 16 avril 1981.)






Sabina, 1982. Encore un model de 20 ans, allemand cette fois, avec qui il part pour une lune de miel improvisée en Thaïlande. (Paris, 17 juin 1981.)



Nathalie Baye, de 1983 à 1986. C'est la femme qui va changer Johnny. L'ouvrir à un monde qu'il ne connaît pas, moins populaire, plus intello. Leur relation étonne.


«Il est désarmant, vous savez, confiait Nathalie Baye à Causette en 2016. Tout le contraire de ce qu’on pourrait penser. Il est très timide, charmant et peut s’avérer très drôle. On a bien ri ensemble.» Quelques mois après leur rencontre dans une émission de télé, elle est enceinte. Laura Smet naîtra en novembre 1983.



Le couple heureux accepte une séance photo avec son bébé pour la presse, même si Nathalie Baye n'est pas très à l'aise avec l'idée. Ils se séparent en 1986 mais restent en bons termes.


Gisèle Galante, 1987. Il rencontre cette journaliste (fille de la grande actrice Olivia de Havilland) lors d'une interview. La rumeur dit qu'ils se seraient fiancés avant que Johnny ne se rétracte, quelques semaines avant le mariage.


Leah, 1988. La jeune Canadienne lui est présentée par son fils David. Résultat : quelques semaines de bonheur sur la Côte d'Azur.


Adeline Blondieau, de 1990 à 1992. Fou amoureux, il épouse la star de Sous le soleil, 19 ans à l'époque, à Ramatuelle en juillet 1990. Le couple fait les unes de Paris Match, sur une Harley ou en tenue de mariage, avant de se séparer en 1992.



Karin Martin, 1993. On ne sait pas grand chose de cette femme de 30 ans sa cadette, qui joue les transitions entre les deux «morceaux de passion» avec Adeline Blondieau. En quelques mois de relation, ils ont quand même le temps de faire une couverture de Paris Match, eux aussi.



Adeline Blondieau, de 1994 à 1995. Après deux ans de séparation, ils se remarient à Las Vegas en 1994, pour en finir en 1995. Vingt ans plus tard, l'autobiographie de Johnny,Dans mes yeux, décrira Adeline comme un «serpent». Elle l'accusera, quant à elle, de viol, mais perdra son procès.



Læticia Hallyday, de 1995 à aujourd'hui. Johnny rencontre le mannequin Læticia Boudou en mars 1995 à Miami. Personne n'aurait misé sur eux au départ. Et pourtant, ils ont formé le couple le plus solide de la people sphère française, et ce pendant plus de vingt ans.




Le 25 mars 1996, elle a 21 ans, lui 52. Nicolas Sarkozy les marie à la mairie de Neuilly-sur-Seine, pour le meilleur et pour le pire. Ils adoptent deux petites filles d'origine vietnamienne : Jade, en 2004, et Joy, en 2008.






«Joyeux anniversaire au plus grand amour de ma vie. Je t'aime mon ange», postait Johnny pour les 42 ans de sa femme, sur son compte Instagram le 18 mars.



«Joyeux anniversaire mon amour», postait à son tour Læticia pour les 74 ans de Johnny, le 15 juin. «Au papa merveilleux que tu es. My soul mate My best friend May All your dreams come true. Mon âme sœur mon meilleur ami Que tous tes rêves soient exaucés.»