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vendredi 6 octobre 2023

Comment la ville communiste de Prague a accueilli les intellectuels latino-américains en quête de réconfort durant la Guerre Froide


Quatre hommes souriant et posant dans un jardin public devant une statue. L'un porte un enfant sur ses epaules.

L'auteur brésilien Jorge Amado avec son fils (quatrième de gauche à droite), et Jan Drda, journaliste et dramaturge tchèque (premier de gauche à droite). Photo prise en 1950, au château Dobříš, qui était à l'époque une résidence pour écrivains tchèques et internationaux. Archive photographique de Paloma Amado, reproduite avec autorisation.

Comment la ville communiste de Prague a accueilli les intellectuels latino-américains en quête de réconfort durant la Guerre Froide

Avant la pandémie de Covid-19, des millions de touristes affluaient chaque année à Prague, attirés par la bière bon marché et la magnifique architecture. Dans les années 1950, Prague était la capitale tchécoslovaque et séduisait un tout autre genre de touristes. Les intellectuels gauchistes du monde entier convergeaient à Prague pour découvrir à quoi pouvait ressembler une vie sous un régime socialiste.

Beaucoup de ces touristes politiques provenaient d’Amérique latine ; et parmi eux se trouvaient des géants de la littérature tels que Jorge Amado et Gabriel García Márquez. Aujourd’hui, la République tchèque redécouvre et réévalue progressivement ce volet de l’Histoire longtemps oublié.

Au fur et à mesure du déroulement de la Guerre Froidel‘Occident et l'Union soviétique se sont engagés dans des efforts de propagande intensifs pour démontrer la supériorité de leurs systèmes politiques et socio-économiques, ciblant généralement des publics en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique latine. L'art a été perçu comme un moyen efficace de transmettre ce message dans les deux camps.

En URSS, la Société pan-soviétique pour les relations culturelles avec l’étranger, ou VOKS selon son acronyme en russe, avait pour mission d'inviter des intellectuels et des écrivains publics du monde entier à rejoindre l'Union soviétique et les pays du Bloc de l'Est. On incitait alors les auteurs à composer sur leurs nouveaux pays de résidence.

Suite au coup d'État du Parti Communiste en 1948, la Tchécoslovaquie a rejoint le Bloc de l’Est ; elle est ainsi devenue une des destinations pour ce tourisme politique. En plus des auteurs de renom comme Jorge Amado et Gabriel García Márquez, le pays a accueilli des auteurs argentins (Raúl González Tuñón), brésiliens (Graciliano Ramos), chiliens (Ricardo Latcham, Pablo Neruda), cubains (Nicolás Guillén), et mexicains (Efraín Huerta, Luis Suárez). Certains voyageaient seuls alors que d’autres choisissaient de se déplacer en délégation.

S’y rejoignaient à la fois les écrivains gauchistes déjà reconnus et des étoiles montantes, à l'instar de Nazım Hikmet, de Turquie et Ilya Ehrenburg de l’Union soviétique.

Une anecdote raconte que Pablo Neruda, né Ricardo Eliécer Neftalí Reyes Basoalto, aurait choisi son nom de plume d’après un auteur, poète et journaliste tchèque du 19e siècle, Jan Neruda. Cette hypothèse, jamais confirmée, se base sur des photos de l’auteur déambulant dans la rue Neruda à Prague et posant devant des enseignes de bars et restaurants « Neruda ».

Photo de l'universitaire Zourek, jeune homme barbu et souriant dans un manteau d'hiver. Il pose devant une forteresse et un pont de briques.

Michal Zourek, photo utilisée avec autorisation

Global Voices a réalisé une interview avec Michal Zourek, un universitaire tchèque qui étudie les liens entre le Bloc de l’Est et l’Amérique latine. Dans son ouvrage intitulé Československo očima latinskoamerických intelektuálů 1947-1959 (également publié en espagnol, traduction libre en français : La Tchécoslovaquie vue par les intellectuels latino-américains, 1945-1989), Zourek explique les raisons pour lesquelles ces intellectuels acceptaient de telles invitations :

À l’époque, l’Amérique latine comptait de nombreux régimes autoritaires qui bafouaient les droits humains au prétexte de supprimer les forces subversives de Gauche. L’Europe de l’Est a alors offert aux artistes latino-américains d’affiliation communiste une forme de soutien matériel et moral. Les récits de voyage témoignent de beaucoup d’enthousiasme de la part des artistes de 1940 à 1950. Certains aspects [des sociétés socialistes] ont laissé une forte impression sur les intellectuels venant des pays en développement, en particulier la scène culturelle en Europe de l'Est. La haute qualité des pièces de théâtre, des infrastructures scolaires et des bibliothèques publiques est mentionnée à plusieurs reprises, ainsi que le haut niveau d'éducation populaire.

Zourek poursuit en expliquant que Prague et Moscou étaient des lieux sûrs pour ces intellectuels, devenus libres de se rencontrer et d’échanger. « Il n’était pas rare que deux intellectuels latino-américains se rencontrent pour la première fois en Europe de l’Est », déclare-t-il. « C’était simplement impossible dans leurs pays d’origine ; les gouvernements autoritaires anti-communistes en place n’autorisaient pas ces contacts. »

L'Europe de l’Est, poursuit Zourek, a joué un rôle crucial dans la littérature latino-américaine. On peut supposer que, sans le mouvement communiste international, la légendaire génération d'écrivains des années 1960 n'aurait pas atteint pas une telle influence, y compris en Occident. « Les œuvres d'auteurs engagés sont sorties dans d'énormes tirages [en tchèque, polonais ou russe], beaucoup plus élevés que ceux dans leur langue maternelle, et tout cela s'est passé derrière le rideau de fer », a-t-il précisé.

Photo citadine d'un buste aux allures de bronze sur socle de granite dans un parterre d'oeillets jaunes. Sous le buste, une plaque explique qu'il s'agit de Pablo Neruda.

Buste de Pablo Neruda dans le centre-ville de Prague. Photo de Kenyh tirée de Wikipedia, sous licence CC BY-SA  3.0.

Terre d’abondance ?

Lors de leurs visites à Prague et ailleurs, les intellectuels gauchistes, essentiellement des hommes, recevaient un traitement VIP : des hôtels de luxe les accueillaient, leurs dépenses étaient prises en charge, des guides bilingues étaient mis à leur disposition ; tout cela en recevant des honoraires d’écriture. De plus, leurs ouvrages étaient traduits en tchèque en en slovaque.

Des résidences d’écriture avaient été offertes à certains d’entre eux, qui y restaient pour de longues périodes. Parmi ces résidences, le château Dobříš [cz], fut le célèbre siège de l’Union des écrivains tchécoslovaques des années 1940 aux années 1990. L’obtention de l’asile politique a permis à certains d’y rester davantage. 

Zourek poursuit :

Leurs frais étaient couverts et leurs séjours soigneusement étudiés les amenaient à découvrir une version idéalisée de la vie locale, dont on leur présentait les meilleurs aspects. En échange, ces invités étrangers publiaient leurs commentaires et renvoyaient une image positive de leur séjour à travers leurs récits de voyage, articles et conférences. Ce « tourisme politique » était un élément essentiel de la propagande soviétique pouvant se définir comme une stratégie bien pensée entamée après la révolution d'Octobre 1917. Ainsi, les intellectuels jouaient un rôle majeur ; l'Union soviétique envisageait de les gagner à sa cause afin de les utiliser plus tard dans sa lutte idéologique contre l'Occident.

Deux hommes emmitouflés dans des manteaux à hauts cols de fourrure posent devant un train.

Jorge Amado (à gauche) et Nicolás Guillén (à droite) lors de leur départ pour la Chine, dans une gare de l’URSS, en janvier 1952. Archive photographique de Paloma Amado, utilisée avec autorisation.

Il existe cependant une exception intéressante à cette vision et à ces descriptions idéalistes : le lauréat du prix Nobel de littérature colombien Gabriel García Márquez, qui a visité L’Allemagne de l’Est, la Tchécoslovaquie, la Pologne, la Hongrie et l’URSS en 1955 et en 1957. Seul durant une partie de son voyage, il s’est arrangé pour esquiver les invitations et les programmes officiels afin de se renseigner par lui-même. Dans son livre De viaje por Europa del Este [en] (Voyage en Europe de l’Est), ses descriptions de l’Europe de l’Est sont beaucoup plus nuancées.

Dans le premier chapitre, l’Allemagne de l’Est y est décrite dans des termes peu flatteurs. Une scène de Marquez entrant dans un restaurant lors du petit-déjeuner dépeint l’ambiance : « La taille du petit-déjeuner était telle qu’elle équivaudrait à un repas complet dans le reste de l'Europe [occidentale] mais en beaucoup moins cher. Cependant, les gens avaient l'air dévasté et amer et mangeaient d'énormes portions de viande et d'œufs au plat sans aucune joie. »

Dans un autre chapitre couvrant Moscou, il raconte le tabou associé au « culte de la personnalité » dont Staline faisait l'objet, en citant son guide russe : « Si Staline était encore vivant [il était décédé depuis 1953], nous vivrions une Troisième Guerre mondiale. Staline était le personnage le plus sanguinaire, le plus rancunier et le plus égoïste de l'histoire russe. »

Trois hommes et deux femmes posent devant la basilique de Basile-le-Bienheureux, sur la Place Rouge de Moscou

Gabriel García Márquez (premier de gauche à droite) sur la Place Rouge à Moscou, en août 1957. Archive photographique de Zourek, utilisée avec autorisation.

Un patrimoine tchèque redécouvert

La chute du communisme en 1989 a transformé la Tchécoslovaquie en deux états distincts, la Slovaquie et la République tchèque, dans lesquels le passé socialiste est associé aux heures noires de l’Histoire, aux violations des droits humains, aux restrictions de voyage et à l’obéissance forcée envers Moscou.

Ces différents points de vue donnent une teinte particulière à l’approche des historiens tchèques et slovaques envers les intellectuels de gauche qui ont visité le pays à cette époque. Zourek, qui a étudié à la fois en République tchèque et en Argentine, ajoute :

Durant mes études universitaires, j’avais entendu parler des visites de Pablo Neruda et de Jorge Amado en Tchécoslovaquie, mais je n’avais aucune idée de l’ampleur du phénomène. Je n’avais pas saisi à quel point les deux régions étaient liées, bien avant la révolution cubaine [de 1959]. Cela est peut-être dû au mépris envers ces auteurs [en République tchèque et en Slovaquie] : beaucoup les considèrent comme des idéalistes ou des idiots utiles qui, par leurs visites, ont soutenu des régimes qui se livraient à la violence et aux persécutions. La question est bien sûr beaucoup plus complexe que cela.

Alors que ces écrivains ont longtemps été célébrés dans leurs pays d'origine en Amérique latine, leur héritage émerge à peine aujourd'hui dans le discours historique tchèque. Le carnet de voyage de García Marquez n’a été traduit en tchèque pour la première fois qu’en 2018 (sous le titre Devadesát dnů za železnou oponou [cz]), et les autres restent encore largement inconnus.

Zourek partage son expérience personnelle pour expliquer pourquoi le processus de réévaluation est si difficile :



Peu de temps après le lycée, j'ai visité le Chili, où l'université regorgeait de drapeaux soviétiques, de portraits de Lénine, et où des librairies vendaient des œuvres de Marx et Engels. Je pensais que cette idéologie était morte et je ne pouvais pas comprendre comment quiconque pouvait admirer une idéologie criminelle qui limitait la liberté d'expression, empêchait les gens d'entrer à l'université, et de réaliser leurs rêves. Cette position antagoniste des deux régions [pays de l’Est et Amérique latine] à l'égard du communisme est principalement due à une expérience historique très différente. C’est pourquoi je pense que le jugement du communisme demande une séparation complète de l’individu et de son expérience personnelle et familiale qui pourrait entacher une vision plus globale et internationale du phénomène. Malheureusement, cette dissociation reste encore difficile pour les historiens tchèques. Ce n’est pas une surprise pour moi de voir que les pays de l’Ouest s'intéressent plus à la période communiste de la Tchécoslovaquie que les Tchèques eux-mêmes. Cela a commencé à changer un peu ces dernières années et je pense que c’est dû à la réévaluation progressive de la période communiste par la société tchèque.
Je crois que dans les années à venir, va surgir une série d'ouvrages montrant que la Tchécoslovaquie communiste a réalisé des choses remarquables dans le monde en développement, qui ont été pour la plupart abandonnées après 1989, notamment dans le domaine culturel.

GLOBAL VOICES

lundi 17 août 2020

Décès de Mercedes Barcha, veuve et inspiratrice de Gabriel Garcia Marquez, à 87 ans





Fundación Gabo lamenta el fallecimiento de Mercedes Barcha Pardo
Mercedes Barcha

Décès de Mercedes Barcha, veuve et inspiratrice de Gabriel Garcia Marquez, à 87 ans

DISPARITION - Ils s'étaient mariés en 1958 et ont vécu ensemble jusqu'à la mort de l'écrivain. Gardienne de l'œuvre du prix Nobel de littérature, elle est décédée samedi à Mexico.
Mercedes Barcha, qui fut l'épouse et l'inspiratrice de l'écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez, est décédée samedi à Mexico à l'âge de 87 ans, a annoncé le secrétariat mexicain à la Culture. «J'ai appris avec une grande tristesse la mort de Mercedes Barcha», a écrit sur Twitter la secrétaire à la Culture, Alejandra Frausto. «Nos plus profondes condoléances». La cause du décès de Mercedes Barcha, qui résidait depuis 1961 à Mexico, n'a pas été précisée officiellement. Selon des médias colombiens, elle souffrait de problèmes respiratoires.
Gabriel Garcia Marquez a connu Mercedes Barcha alors qu'encore enfant il se déplaçait de village en village avec son père pour proposer des médicaments.



Gabriel Garcia Marquez a connu Mercedes Barcha alors qu'encore enfant il se déplaçait de village en village avec son père pour proposer des médicaments. LUIS ACOSTA / AFP

Le président colombien Ivan Duque a adressé ses condoléances à la famille de la défunte. «Aujourd'hui est morte à Mexico Mercedes Barcha, l'amour de la vie de notre Nobel Gabriel Garcia Marquez et sa compagne inconditionnelle», a écrit Ivan Duque, exprimant «toute la solidarité» de la Colombie avec sa famille.



Gabriel Garcia Marquez et son épouse Mercedes Barcha en 2007 dans le train pour Aracataca en Colombie.
Gabriel Garcia Marquez et son épouse Mercedes Barcha en 2007 dans le train pour Aracataca en Colombie. ALEJANDRA VEGA / AFP

La Fondation Gabo (surnom de l'écrivain), de son nom complet Fondation Gabriel Garcia Marquez pour le nouveau journalisme ibéro-américain, a précisé que Mercedes Barcha était morte «dans sa résidence à Mexico, où elle s'était installée avec Gabo en 1961». Garcia Marquez et Mercedes Barcha s'étaient mariés en 1958 et ont vécu ensemble jusqu'à la mort de l'écrivain.
Descendante d'émigrants égyptiens, Mercedes Barcha est née et a vécu à Magangue, en Colombie, où son père tenait une pharmacie. Garcia Marquez l'a connue alors qu'encore enfant il se déplaçait de village en village avec son père pour proposer des médicaments. Le couple a eu deux enfants, Gonzalo et Rodrigo, qui sont l'un dessinateur et l'autre réalisateur et producteur de cinéma et de télévision.
Le décès de Mercedes Barcha a suscité sur les réseaux sociaux de nombreuses réactions des milieux littéraires, culturels et politiques. «J'ai eu le privilège de connaître Mercedes Barcha», a écrit sur Twitter la maire de Mexico, Claudia Sheinbaum, qui a rendu hommage à «une grande et belle femme».
Gabriel Garcia Marquez, né à Aracataca en Colombie en 1927, est décédé en 2014 à Mexico. Il a obtenu en 1982 le prix Nobel de littérature.

mardi 30 avril 2019

Ils ont dit d'Ernest Hemingway


Ernest Hemingway




ILS ONT DIT D’ERNEST HEMINGWAY

Gabriel Garcia Marquez : "Le meilleur roman du nouveau prix Nobel est le roman de sa vie. Un roman si complexe, que, probablement, pour l’écrire il faudrait un romancier supérieur à Hemingway lui-même."

Sa femme, Hadley Richardson : "Il était le partenaire des boxeurs à l'entraînement, l'ami des garçons de café, le confident des prostituées."

Jean Prévost: “L’apport d’Hemingway c’est d’avoir livré ce que les hommes se disent lorsqu’ils sont loin des femmes” 

William Faulkner, son ennemi de toujours: "Il n'a aucun courage, il n'a jamais pris le moindre risque. Il n'a jamais utilisé le moindre mot susceptible d'exiger de la part du lecteur l'usage du dictionnaire."




vendredi 20 octobre 2017

L'amour vu par Gabriel García Márquez / Les vieux amants



L'amour vu par Gabriel García Márquez: les vieux amants




Dans L'Amour aux temps du choléra (1985), Florentino tente de reconquérir l'élue de son coeur, mariée à un autre. Nouvel épisode de notre dossier Spécial romans d'amour.

Dans une petite ville des Caraïbes, Florentino, pauvre télégraphiste, tombe amoureux de Fermina, ravissante écolière issue de la bourgeoisie locale. Ces deux-là sont encore innocents, ils rêvent d'amour éternel et, pendant trois ans, s'échangent mots doux et promesses de mariage. Mais la jeune femme préfère épouser Juvenal Urbino, un riche et solide médecin de campagne. Tandis qu'elle affronte, avec lui, les routines de la vie conjugale, Florentino choisit une autre vie. Malade d'amour, le poète maladroit décide de consacrer sa vie à se faire un nom et une fortune, afin de pouvoir, un jour, reconquérir l'élue de son coeur... 
Citation: "Ensemble, ils avaient dépassé les incompréhensions quotidiennes, les mouvements de colère, les méchancetés réciproques et les fabuleux éclats d'orgueil de la conspiration conjugale. Ce fut l'époque où ils s'aimèrent le plus, sans hâte ni excès, où chacun fut le plus conscient et reconnaissant de leurs victoires incroyables sur l'adversité. La vie leur opposerait encore d'autres épreuves mortelles, bien sûr, mais cela ne comptait plus pour eux: ils avaient atteint leur rivage." 
Circonstances: Au début des années 1980, García Márquez est déjà un auteur mondialement célèbre. Héraut du "réalisme magique", il vient de se voir attribuer le prix Nobel de littérature. Mais avec L'Amour aux temps du choléra, il explore une voie nouvelle, privée d'éléments surnaturels, et bien plus ancrée dans le réel. Ce sera une histoire d'amour au long cours, inspirée par l'assassinat sur un bateau de deux retraités américains, qui se retrouvaient chaque année, en secret, à Acapulco. 
Accueil: Applaudi de toutes parts -y compris par Thomas Pynchon lui-même, qui salua la "folle sérénité" de son écriture-, L'Amour aux temps du choléra a su séduire un large public par son approche aussi romantique que réaliste de la chose amoureuse. Même Oprah Winfrey ira de son soutien, entraînant près d'un million de ventes outre-Atlantique. Seul bémol: l'adaptation cinématographique, plutôt médiocre, qui en a été tirée en 2007. 
Vie amoureuse: Paisible. Gabriel García Márquez est marié depuis 1958 à Mercedes Barcha, avec qui il a eu deux enfants. Quant à l'idylle des débuts entre Florentino et Fermina, elle est directement inspirée de celle de ses parents. "La différence, c'est qu'eux se sont mariés. Après cela, ils n'étaient plus aussi intéressants d'un point de vue littéraire." 
Et aussi:L'Odyssée d'Homère fait figure de première oeuvre littéraire occidentale, mais aussi de première célébration de la foi en l'amour, de la patience et de la fidélité. Plus proche de nous, la Lettre à D.d'André Gorz signe le magnifique témoignage d'amour d'un homme pour la femme qui, pendant près de soixante ans, a partagé sa vie.


jeudi 19 octobre 2017

García Márquez / Le cœur





Gabriel García Márquez 

Le cœur 

Le cœur possède plus de chambres qu'un hôtel de putes.

L'Amour aux temps du choléra


jeudi 18 février 2016

García Márquez / Cette sorte d'amour



Gabriel García Márquez
CETTE SORTE D'AMOUR

Elle pensait alors que cette sorte d'amour détruisait l'autre amour, parce qu'il était dans le tempérament des hommes de répudier leur faim une fois leur appétit comblé.

Gabriel García Márquez
Cent ans de Solitude



mercredi 17 février 2016

García Márquez / Le monde était si récent



Gabriel García Márquez
Le monde était si récent

Le monde était si récent que beaucoup de choses n'avaient pas encore de nom et pour les mentionner, il fallait les montrer du doigt.

Gabriel García Márquez, Cent ans de Solitude





Gabriel García Márquez
El mundo era tan reciente

El mundo era tan reciente, que muchas cosas carecían nombre, y para mencionarlas había que señalarlas con el dedo.

Gabriel García Márquez, Cien años de soledad



lundi 15 février 2016

García Márquez / Du côté du mort.




Gabriel García Márquez
Du côté du mort

Il faut toujours être du côté du mort.


Gabriel García Márquez
Pas de lettre pour le colonel




lundi 8 février 2016

mardi 5 janvier 2016

García Márquez / Vieillesse

Gabriel García Márquez
Poster de T.A.
Gabriel García Márquez

Le secret d'une bonne vieillesse n'était rien d'autre que la conclusion d'un pacte honorable avec la solitude.


Gabriel García Márquez
Cent ans de solitude



lundi 4 janvier 2016

García Márquez / Les gens que l'on aime



Gabriel García Márquez
Les gens que l'on aime







Les gens que l'on aime devraient mourir avec toutes leurs affaires.

Gabriel García Márquez
L'amour aux temps du cholera