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jeudi 23 octobre 2025

5ème république et arts / Politique culturelle en France

 

Arc de Triomphe bientôt empaqueté (Centre Pompidou, Paris). Georges Pompidou s’est particulièrement attelé à redonner à Paris sa place de grande capitale culturelle et à mis en valeur l’art contemporain © Jean-Pierre Dalbéra, CC BY 2.0


5ème république et arts

Politique culturelle en France

8 NOVEMBRE 2023, 

L’art a, de tout temps, servi le pouvoir en place. À partir de la renaissance, utilisé par les princes et les rois, au XXème siècle par les présidents. En France, Louis XIV, en créant l’académie de peinture et de sculpture en 1648, officialise la relation entre art et pouvoir, le second encadrant alors officiellement le premier.

vendredi 24 octobre 2014

Valérie Trierweiler / Ma vie avec François Hollande.

Valérie Trierweiler, "Ma vie avec François"
Valérie Trierweiler à l'Elysée, le 30 novembre 2013.

VALÉRIE TRIERWEILER

"MA VIE AVEC FRANÇOIS"

Notre journaliste Catherine Schwaab a lu en avant-première «Merci pour ce moment» (aux éditions Les Arènes), le livre choc de Valérie Trierweiler sur l’histoire de sa passion avec le président de la République François Hollande.

Par CATHERINE SCHWAAB

Paris Match

Le 03 septembre 2014 | Mise à jour le 11 septembre 2014

«Alors c’est vrai ? » Voilà comment Valérie a affronté la trahison. Assise sur le lit conjugal, dans les appartements privés de l’Elysée, le 9 janvier 2014, à 15 heures. Le regard errant machinalement à travers les hautes fenêtres de la chambre, elle ne réalise pas encore clairement qu’elle ne reverra plus les érables, les sycomores, les marronniers et les tilleuls du parc magnifique qui se déploie, impavide, dans la froideur grise de cet hiver funeste. Le plus horrible moment de sa vie. Une heure auparavant, elle tenait encore son rôle de première dame dans la crèche de l’Elysée. L’établissement a dû en voir passer, des premières dames, en vingt-neuf ans d’existence. Valérie commençait à « intégrer la fonction », comme elle le confiait ; et elle souhaitait, pour ses 30 ans, lui donner un nom, à ce jardin d’enfants : « Danielle Mitterrand ». D’un seul coup, tout s’écroule. Elle regarde François, « son » François.

jeudi 13 mars 2014

Juliet Gayet / Ma vie privée est ma vie privée


Julie Gayet sur François Hollande: 

"Ma vie privée est ma vie privée"

Le Huffintong Post
13 MARS 2014

JULIE GAYET - L'actrice française Julie Gayet a éludé samedi 8 mars à New York les questions d'un journaliste qui lui demandait des précisions sur sa relation avec le président français François Hollande révélée en janvier dernier par le magazine peopleCloser.
"Ma vie privée est ma vie privée", a affirmé Julie Gayet à un journaliste qui lui avait posé une question sur sa vie personnelle lors d'un forum de discussion sur son film documentaire "Cineast(e)s" présenté dans un auditorium de Manhattan sous la houlette de l'Alliance Française.
Julie Gayet avait été invitée pour présenter son film réalisée avec l'acteur Mathieu Busson et mettant en scène vingt réalisatrices s'exprimant sur leur métier.
"Tout va bien"
Les participants ont poussé des huées lorsque les questions sur le film ont dévié sur la vie privée de l'artiste. Ses admirateurs ont applaudi lorsqu'elle a refusé de répondre à ces questions.
"Tout va bien", a déclaré Julie Gayet, arborant un chemisier blanc sur un ensemble noir, lorsqu'on lui a posé des questions sur sa visite à New York. "Je suis seulement un peu fatiguée après le voyage", a-t-elle ajouté.
Julie Gayet a assigné le magazine Closer en justice. Elle réclame 50.000 euros de dommages et intérêts, ainsi que 4.000 euros pour les coûts de procédure. Elle demande aussi une publication judiciaire sur la moitié de la couverture de Closer, propriété de la société Mondadori France.



dimanche 12 janvier 2014

Hollande-Gayet / La presse people se défend


Julie Gayet

Hollande-Gayet : 

la presse people se défend


Le Monde.fr |  • Mis à jour le  |Par Aleandre Piquard

Journaliste au Monde



La une de "closer" dans un kiosque parisien, le 10 janvier.


« Il y a de l'hypocrisie », dit dans un sourire Laurence Pieau, directrice de la rédaction de Closer. Le magazine est la cible de vives critiques depuis qu'il a publié des photographies prêtant à François Hollande une liaison avec l'actrice Julie Gayet. « Il suffit de voir le nombre de personnes qui nous ont appelés et l'ampleur des relais de notre information… », ajoute la responsable du magazine, entre deux interviews d'une journée en forme de marathon médiatique.
D'autres professionnels de la presse people défendent avec aplomb leur confrère ou concurrent : « Closer fait là le coup de l'année », s'anime le photographe Pascal Rostain. « On aurait eu les mêmes photos, on les aurait sorties », déclare Marion Alombert, rédactrice en chef de Voici.

« PAS DE PRESSION » DE L'ÉLYSÉE
Dès la publication du « scoop », jeudi 9 janvier au soir, les élus de gauche,tels Bruno Leroux ou Daniel Cohn-Bendit, ont pourtant attaqué fort : « presse poubelle », « tout simplement dégueulasse »… Marine Le Pen a elle aussi accusé les médias. Peu ont salué les journalistes comme Bruno Le Maire au Figaro : « La presse informe, c'est son rôle. »

Visé, Closer tient à banaliser son coup et nie avoir fait l'objet de pressions politiques pour empêcher la parution des photographies : « On n'a pas eu de contact direct avec l'Elysée ou l'entourage de Valérie Trierweiler. Il y a eu énormément de coups de fil à la rédaction, éventuellement de gens proches de l'Elysée, mais pas de pression », raconte Laurence Pieau, alors que la rumeur d'une publication imminente de photographies a commencé à circuler dans des rédactions à partir de mercredi. La directrice de la rédaction de Closer dit aussiavoir fait imprimer le journal comme d'habitude, et non pas en Belgique.


« L'INFORMATION A-T-ELLE UNE INCIDENCE ? »
Pour expliquer pourquoi elle a monté cette « planque » pour photographier un président, Laurence Pieau remonte à décembre : « Le détonateur, ça a été “Le Grand Journal” [sur Canal+], où la rumeur a été évoquée [par l'humoriste Stéphane Guillon, invité avec Julie Gayet]. On a travaillé sur le sujet Julie Gayet après tout ce qui s'est passé sur les plateaux télé, notamment chez Thierry Ardisson. »
Elle cite également des allusions à des déplacements absents de l'agenda officiel du président, dans un article de L'Espress et un autre du Mundemême s'il est dans ce dernier surtout question de la volonté du président d'avoir un contact plus direct avec les Français. Une explication qui est surtout une manière de renvoyerla balle à la presse généraliste.
Le fond du débat porte sur l'étendue du respect de la vie privée« Pour un juge, la question est : l'information a-t-elle une incidence sur les fonctions du président ? Y a-t-il une légitimité pour les Français à connaître cette information ? » résume Delphine Meillet, avocate au barreau de Paris, selon laquelle si Closer était attaqué, il serait probablement condamné.

UN « PRÉCÉDENT » ?
Laurence Pieau invoque elle les implications sur la « sécurité » de François Hollande, qui se déplace, selon elle, avec peu de protection. Mais le journal a toutefois annoncé vendredi en fin d'après-midi qu'il allait « probablement » retirerl'article de son site Internet, après une demande de l'avocat de Julie Gayet.
Closer crée un « précédent » en exposant « l'aventure d'un président en exercice », souligne Me Meillet. « Si des verrous ont sauté, c'est il y a longtemps :Paris Match a publié sur Mazarine, la fille de François Mitterrand, ou sur la liaison entre Cécilia Sarkozy et Richard Attias », répond une source dans l'hebdomadaire, qui n'est pas certaine que ce dernier aurait publié les photographies de François Hollande — le magazine emploie Valérie Trierweiler, compagne de M. Hollande, comme chroniqueuseLe sujet sur la fille illégitime du président Mitterrand n'est toutefois paru qu'en 1994 et celui sur la femme deNicolas Sarkozy en 2005, alors qu'il était encore ministre.
Une photographie était parue dans Libération pendant le premier quinquennat deJacques Chirac le montrant sur une plage de l'île Maurice en « charmante compagnie », mais elle datait de 1992 et était publiée dans le cadre de la couverture de l'affaire de billets d'avion payés en liquide.

« L'ÉPOQUE DE SARKOZY A ACCÉLÉRÉ LE PHÉNOMÈNE »
« Cela fait plusieurs années que les people et les politiques sont de plus en plus mélangés, estime Marion Alombert, de Voici, citant un sujet sur Arnaud Montebourg et une actrice. Il y a eu les histoires de Rachida Dati et de son enfant... L'époque de Nicolas Sarkozy a accéléré le phénomène. » Pour elle, « la vie privée des politiques est un sujet en soi ».
Laurence Pieau rappelle qu'un autre président a fait l'objet d'une « planque » : Nicolas Sarkozy, quand, à la fin de 2007, ont été publiés des clichés avec sa nouvelle compagne, Carla Bruni, à Euro Disney. La directrice de la rédaction de Closer assure que la prise de vue n'était pas « arrangée », mais on peut au moinsnoter que le président était à l'époque séparé de sa précédente épouse, à la différence de François Hollande aujourd'hui. 
Rompus au débat sur la vie privée des politiques, les acteurs de la presse people se campent aussi en défenseurs de la liberté d'informer : « A partir du moment où un cercle très large en parle, il n'y a pas de raison de garder une information cantonnée dans un milieu », dit Mme Pieau, fustigeant la « connivence » avec les politiques.

« POURQUOI ILS L'ONT LAISSÉ RÉAGIR À L'AFP ? »
Une professionnelle du secteur choisit quant à elle de renvoyer la balle à François Hollande : « S'il avait voulu faire exprès, il n'aurait pas fait mieux », dit-elle en souriant, estimant que le président n'a pas tout fait pour se cacher. Non sans ironie, elle estime de surcroît que l'ampleur du battage médiatique est en partie lié à la réaction du président : « Pourquoi ils l'ont laissé réagir à l'AFP ? Cela a favorisé les reprises du sujet par les médias, les télés… », lâche-t-elle.
A 7 h 18, vendredi 10 janvier, François Hollande a « déploré profondément les atteintes au respect de la vie privée, auquel il a droit comme tout citoyen »,ajoutant qu'il « examine[rait] les suites, y compris judiciaires, à apporter à cette parution » de Closer. La dépêche précisait qu'il s'exprimait « en son nom propre et non pas en tant que président de la République ».

Hollande-Gayet / Ce qu'en dit la presse mondiale

Faute de détails croustillants ou de rebondissements, la plupart se contentent de rappeler les précédents chez les présidents français.
Les médias se sont emparés de la révélation d'une liaison prêtée à François Hollande avec l'actrice Julie Gayet, centrant leurs interrogations sur l'impact de cette affaire.

Hollande-Gayet
Ce qu'en dit la presse mondiale

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

Les médias européens se sont immédiatement emparés de la révélation, vendredi 11 janvier, par le magazine français Closer, d'une liaison prêtée au président français François Hollande avec l'actrice Julie Gayet, centrant leurs interrogations sur l'impact de cette affaire. Faute de détails croustillants ou de rebondissements, la plupart se contentent de rappeler les précédents chez les présidents français ou optant, notamment en Italie, pour une approche légère et people de cette liaison présumée.


Articles consacrés à l'affaire Hollande-Gayet dans le "Times" et le "Financial Times", le 11 janvier 2014.

HUMOUR BRITISH 
A Londres, le site Internet de la  BBC a bondi vendredi sur ces affirmations en les plaçant en dominante mondiale pendant quelques heures dans la matinée avant de les rétrograder en troisième titre international. Les journaux britanniques de samedi évoquent l'affaire en première page, même le très sérieux Financial Times (FT) qui, tout comme le Times, consacre à ces révélations un éditorial soulignant l'importance prise par cette affaire dans l'Hexagone. Le Times s'amuse à publierplus loin dans ses pages une sorte d'agenda fictif du président en franglais, intitulé « My Week », où celui-ci affirme : « Je suis le sexy, dirty chien ! » Le FT, qui publie une photo de l'actrice en première page, prend dans un éditorial la défensedu président français, qui doit pouvoir « manger ses croissants en paix ».
Moins charitable, le Daily Telegraph affirme, lui, que M. Hollande « fait face à une nouvelle crise » : « Avec une impopularité record, la dernière chose dont le président socialiste a besoin est un autre scandale d'alcôve. (…) Les liaisons ne sont pas une nouveauté dans l'histoire des présidents français», relativise-t-il, le tout accompagné d'un dessin satirique.

AFFÄRE RIME AVEC LIAISON SENTIMENTALE
« Oh là là ! » : plusieurs médias allemands ont choisi cette interjection en français dans le texte comme accroche. Evoquant une « affaire d'Etat »  – un jeu de mots, puisque Affäre en allemand signifie également « liaison sentimentale ». Le site Internet de Bild se sent toutefois obligé d'expliquer que « les Français sont particulièrement habitués aux frasques sentimentales de leurs présidents en exercice », en rappelant que Nicolas Sarkozy avait entamé une relation avec Carla Bruni après le début de son mandat, avant de l'épouser. Le quotidien économique Handeslblatt évoque quant à lui « la surprenante réaction unanime des hommes politiques français, qui condamnent la violation de la vie privée du chef de l'Etat », sans « essayer d'exploiter » politiquement l'affaire.
« C'est une tempête dans un verre d'eau », renchérit Jean-Jacques Jespers, expert belge des médias interrogé par La Libre Belgique: « C'est du ressort de sa vie privée, et de surcroît il n'est pas marié à Valérie Trierweiler (sa compagne), il n'y a donc pas d'adultère. » En Belgique, où Closer a été imprimé, on s'interrogeait sur cette maîtresse présumée, une quasi-inconnue à l'étranger.« François Hollande aurait une liaison amoureuse avec une actrice : qui est Julie Gayet ? », s'interrogeait en titre le site de la chaîne de télévision RTL-TVI. Citée dans La Libre Belgique, une avocate spécialisée dans le droit de la presse, Delphine Meillet, juge que Closer a « franchi un pas de plus ». La vie privée, pourtant très protégée par la loi française, « se réduit comme peau de chagrin », ajoute-t-elle, estimant qu'« il y a quelques années, ils ne se seraient jamais autorisés à le faire ».
La plupart des journaux espagnols ont placé vendredi soir le sujet en « une » ou très haut sur la première page de leur site Internet. El País titre : « L'annonce d'une liaison secrète énerve Hollande », ajoutant un lien qui renvoie à un article intitulé « Personne n'aime Valérie Trierweiler ». El Mundo consacre un portrait à l'actrice intitulé « Qui est Julie Gayet ? ». Avec sa photo en « une », le journal catalan La Vanguardia décrit « une femme de talent et discrète ».
Le premier journal italien, Il Corriere della Sera, ne diffuse qu'une galerie de photos sous le titre : « Hollande a une maîtresse. Les photos sur un site people », avant d'évoquer les différentes affaires de cœur de l'Elysée. La Stampa, rappelle que« la France, forte d'une ancienne tradition de libertinage, entre histoire, cinéma et littérature, s'est toujours montrée tolérante à l'égard des histoires conjugales et extraconjugales de ses présidents ».

VIE SENTIMENTALE « COMPLIQUÉE »
Outre-Atlantique, Time magazine publie un court article accompagné d'une photo de l'actrice et intitulé « Qui est Julie Gayet ? ». Le site de CNN publie un éditorial du Canadien Matthew Fraser, professeur à Sciences Po Paris, qui estime que les allégations de liaison « sont une distraction bienvenue » pour les Français et« pourraient même l'aider [le président] dans les sondages ».
Le New York Times écrit : « Une affaire ? La France hausse les épaules, mais le président demande le respect de la vie privée » dans un moment où « les atteintes à la vie privée sont particulièrement nombreuses », en références aux révélations d'Edward Snowden. Le quotidien rappelle ainsi que l'affaire, si elle est avérée, correspond bien à la vie sentimentale « compliquée » de François Hollande.