Affichage des articles dont le libellé est Sting. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sting. Afficher tous les articles

dimanche 14 juillet 2019

Sting, malade, annule tous ses concerts jusqu’à dimanche

Sting, à Paris, le 10 avril 2019.  Le Parisien/Philippe de Poulpiquet


Sting, malade, annule tous ses concerts jusqu’à dimanche

Le chanteur devait se produire mercredi à Munich, puis jeudi à Stuttgart et vendredi en République tchèque. Il avait déjà annulé une date lundi à Gand, en Belgique.

Par Ph.L. avec AFP





Il y a eu la Belgique, puis l'Allemagne et la République tchèque. Le chanteur britannique Sting, malade, a annulé tous ses concert jusqu'à dimanche, selon son site Internet, qui ne donne pas de précisions sur son état de santé. Selon nos informations, il souffre d'une infection à la gorge.
Le site de l'artiste a annoncé successivement ce mercredi, en présentant ses «regrets sincères», que les concerts prévus en Allemagne mercredi soir à Munich et jeudi à Stuttgart, puis en République tchèque, vendredi, à Slavkov u Brna, sont annulés pour les mêmes raisons.
Sting « n'est toujours pas dans son assiette et son médecin lui a conseillé de ne pas monter sur scène », explique le communiqué mis en ligne.
Les prochains concerts de sa tournée sont prévus dimanche aux Pays-Bas, à Weert, et lundi de nouveau en Allemagne, à Bonn.

Ses dates françaises maintenues

Selon nos informations, ses dates en France sont maintenues pour le moment : il doit se produire aux Nuits de Fourvière à Lyon le 17 juillet, à Marciac le 25, à Carcassonne le 26, à Vitrolles le 27 et à la foire de Colmar le 1er août.
A l'automne, sa tournée française doit passer successivement par Paris, Orléans, Lille, Bordeaux, Nantes, Lyon, Nice et Grenoble le 28 octobre, dernier concert annoncé ce mercredi.
Entre ces deux tournées en Europe, il est aussi attendu en Asie début octobre.



Le musicien aux 100 millions d'albums vendus, âgé de 67 ans, avait déjà annulé un concert lundi au festival de jazz de Gand, en Belgique, également sans fournir de détails sur son état de santé.
Star mondiale, il fut la voix du groupe Police au succès planétaire avant d'entamer en 1985 une carrière en solo qui l'a également vu enchaîner les succès.




Sting est aussi un artiste engagé au service de nombreuses causes politiques et écologiques, depuis la libération de Nelson Mandela jusqu'à la protection de la forêt amazonienne.

mardi 9 septembre 2014

Trouble bipolaire / Le mal américain



Trouble bipolaire:

le mal américain

Par , publié le 

Aux Etats-Unis, les bipolaires sont devenus un phénomène de société. Les séries télé s'en emparent, les stars du show-biz n'hésitent pas à témoigner. Une "popularité" à double tranchant. 

Parmi les stars bipolaires, 
Catherine Zeta-Jones a été diagnostiquée il y a plusieurs années.
Reuters

Catherine Zeta-Jones va "beaucoup mieux" après son deuxième séjour d'un mois dans une clinique psychiatrique. Le chanteur Chris Brown, célèbre pour avoir eu la main un peu lourde sur sa copine Rihanna, vient d'annoncer par voie de presse qu'il est, lui aussi, bipolaire ; membre d'un club glamour et créatif qui accueille déjà, parmi d'autres, Sting, le comique Jim CarreyCarrie Fisher - la princesse Leia de Star Wars -, Linda Hamilton -maman guerrière de Terminator - et l'intrépide Jean-Claude Van Damme. 


Les héros "bipolaires" à l'écran

D'autres proclamations devraient bientôt égayer la presse people puisque la pop star Demi Lovato, idole des ados plus connue pour son anorexie-boulimie et sa tendance à l'automutilation, vient de découvrir sa bipolarité au cours d'un internement de routine. "A posteriori, cela ne m'étonne pas, reconnaît l'enfant chérie des studios Disney. J'étais capable d'écrire sept chansons en une nuit et de rester éveillée jusqu'à 5h30 du matin." Britney Spears a eu droit, en 2008, au diagnostic gratuit et irrévocable d'un psy californien commandité par le magazine Peopleassurant (sans l'avoir rencontrée) que "son hypersexualité, ses mauvaises décisions et son impulsivité trahiss[ai]ent un comportement bipolaire classique". 
L'intéressée n'a jamais démenti. Non qu'il y ait matière à chichis dans un pays où près de 6 millions d'individus, soit 2,6 % de la population adulte, selon le très officiel National Institute of Mental Health, souffrent de ces cruels troubles maniaco-dépressifs. Ce taux, le double de la moyenne mondiale, signe une étrange épidémie autant qu'un vrai phénomène de société. 

Les héros "bipolaires" tiennent aujourd'hui le premier rôle à l'écran. DansHomeland, le trouble psychique de Carrie, agente de la CIA obsessionnelle, tient lieu d'intrigue centrale, comme celui de Monica Gallagher, l'imprévisible matriarche du feuilleton Shameless. Une nouvelle production de la chaîne ABC, Black Box, prévue pour avril, reposera entièrement sur les aventures quotidiennes d'une psychiatre bipolaire. 

Surdiagnostic et médication à outrance

De telles entrées dans le showbiz ont pu estomper les stigmates dubipolar disorder, comme l'appellent les Américains. Un peu trop, même. "Aux Etats-Unis, la culture populaire a une influence disproportionnée sur la psychiatrie, rappelait le Dr Stuart Kaplan dans un éditorial décapant en 2011. Elle contribue à la fréquence des diagnostics, comme à l'époque de l''hystérie' au XIXesiècle." En prime, l'industrie pharmaceutique est autorisée à diffuser des publicités pour ses médicaments. Ainsi, BP Magazine, un prospère trimestriel destiné à cette importante communauté de patients, assure à ses annonceurs qu'un quart de ses lecteurs font part des pubs à leurs médecins. 


A ce jeu, le surdiagnostic et la médication à outrance sont inévitables. En particulier pour les plus jeunes. Selon Kaplan, le nombre d'enfants et d'adolescents soignés pour des troubles bipolaires a été multiplié par... 40 en dix ans, passant de 20000 en 1992 à 800000 en 2002. 
Une explosion due en partie à un bestseller, L'Enfant bipolaire, publié en 2000 par le psychiatre Demitri Papolos et sa femme, qui élargissait allègrement les critères de diagnostic au point d'inclure l'insolence, la rébellion, l'hyperactivité et les matins grognons parmi les signes de pathologie. Il n'en fallait pas plus, au milieu du battage des talk-shows de l'après-midi, pour préparer la relève d'une nation bipolaire...*