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lundi 8 janvier 2018

Vico et Malebranche / L'ancien art de la mémoire et la science nouvelle de l'imagination / 2ème partie


Vico et Malebranche

L'ancien art de la mémoire et la science nouvelle de l'imagination. 2ème partie

28 FÉVRIER 2017, 
PAOLO FABIANI

Dans l'article précédent L'ancien art de la mémoire et la science nouvelle de l'imagination 1ère partie on est venu à la thèse selon laquelle la rhétorique avec Malebranche et Vico n'est pas perdue mais au contraire elle constitue une clé interprétative de l'esprit humaine (de l'homme devenue esclave du corps): c'est l'esprit humaine même à avoir une propre structure rhétorique et l' aristotélisme dès explication de la réalité devient l'exemple de comme le sens commune sa marche, il devient objet d'études par le psychologique chrétien qui a épuré avec la philosophie cartésienne tous les résidus de paganisme qui restait dans son bagage culturel et dans ses grilles interprétatives. [1]

La force de l'imagination détermine la structure de l'esprit païen et précède la raison dans la détermination des dynamiques de la pensée

Dans le techniques classiques de la mémoire tout ça est évident. Les mnémotechnique efficaces ne brouillent jamais le plan des images avec celui des significations abstraits. La signification ne doit pas se poser au dessus du symbole et le symbole de la chose à se souvenir ne doit jamais être logiquement abstrait et extrait de l'image qui le représente. La signification du souvenir doit être dans la symbole et ce-ci doit naitre naturellement de la chose imaginée. L'imagination vient avant la raison et elle en est complètement indépendante: on ne peut pas comprendre l'imagination si on en étude les produits en les brouillant et en les imprégnant d'abstraction; si comme on ne donne pas des mnémotechnique efficaces en interpolant règles abstraites qui forcent les pensée en s'opposant aux souvenir au couler de l'imagination.
Vico reprendra sous une différente forme la distinction de Malebranche entre esprit païen et esprit chrétien, en affranchissant complètement la deuxième de l'analyse philosophique de la première: dans La Scienza Nuova Vico décrit les sauvages qui pour premiers sortirent de leur condition bestiale et ils se donnèrent une pensée, un langage, ils s'organisèrent dans une société à travers la contemplation de la nature qui, dans ses éléments de splendeur et exceptionnels, comme l'orage, le vent, les tempêtes etc. réveilla en eux sentiments de peur et merveille qui ne débouchèrent pas directement dans une réponse instinctive (comme celle de aller se cacher ou trouver un abri) typique de l'animal, mais, au contraire, ils les retinrent (et arrêtant leur errer sauvage ils se bloquèrent dans la pensée leur idée de la divinité) à assister au spectacle comme s'ils faisaient face à un immense corps animé qui, avec les foudres et les tonnerres, voulait leur dire quelque chose. Les premiers sauvages à penser, ils pensèrent pas à eux même mais à la divinité (Jupiter) qu'ils imaginèrent être l'orage, le vent et en général chaque manifestation de la nature qui révèle la majesté le splendeur, la force et la puissance.

Giambattista Vico

C'est pour ça que Vico les appelait “les poètes théologiens”, c'est-à-dire créateurs des mots (donc de langage et de pensée) à travers la religiosité. Le poète théologien a une conception solipsiste ignorante, la naissance de la pensée dans son esprit se produit à travers un jugé sur la nature qu'il se représente pour la première fois, avec la pensée de Jupiter. Il ne la reconnaît pas comme sa propre représentation, mais il la confond pour une identité vive, donc divine; la pensée autrement dite, nait en pensant à la nature comme quelque chose d'animée et donc tout ce qui bouge, qui avec son propre être démontre un caractère exceptionnel, devient animée, il devient une divinité. Mais au début, selon Vico, toutes les choses ne révèlent pas une divinité, mais LA divinité, étant donné que tout est la manifestation d'une seule entité parce que le primitif a une seule idée dans son esprit pour comprendre tout l'univers mené: Jupiter. Tout l'univers mené est une manifestation de Jupiter, et chaque manifestation de l'homme devient un tribut, une réponse au vouloir de Jupiter.
Donc la nature n'est pas poussée par une volonté, un entité qui est derrière et qui la fait bouger, mais c'est elle-même divine parce que la foudre et le tonnerre sont des phénomènes beaucoup plus puissantes de l'homme, la force de la nature a donc une valeur de puissance extrême, et c'est comme ça que une force naturelle à laquelle on ne peut pas s'opposer, extrêmement puissante, est retenue divine. Donc Jupiter ne bouge pas les choses, il n'est pas la cause de l'orage, il n'est pas distingué de la foudre qu'il lance, c'est Jupiter même à être foudre, vent, orage. La nuage est son corps, la foudre et le tonnerre son langage, le vent est son vouloir, et si un arbre bouge agité par le vent, le poète theologicien ne reconnaitra pas le vent et l'arbre, mais seulement une chose qui bouge et c'est elle-même Jupiter, pas seulement une ramification de la divinité, mais la divinité elle même dans sa révélation universelle. Il y a une identification totale de la fantaisie avec sa signification: le contenu (la pensée de la divinité) est tout dans la forme (l'image de la manifestation naturelle).
Vico s'oppose à la conception allégorique des mythes, il soutien que les mythes naissent comme une fantastique, et donc fausse, interprétation de la nature mené (esperita). Vico, autrement dit, coupe tout sorte de lien “réel” entre la manifestation physique (comme le cas de l'orage qui “réveille” la grosse bête de son errer sauvage) et le mythe que l'homme invente pour l'interpréter ; il coupe tous les liens “matériels” entre le corps et l'esprit (mythologique), pas seulement des liens comme les “simulacres” et les “fantômes” de la scolastique, mais aussi les associations abstraites établie pas l'allegorisme et par l'evemerisme.
Avant le mythe il n'existe pas la pensée, mais seulement l'instinct, on ne peut pas attribuer au mythe, aux images mythologiques, significations abstraites, différents et autres par rapport à ceux qu'elles sont à l'égard de la pure fantaisie, de la fantaisie sensible. La vérité du mythe n'est pas allégorique, elle ne peut pas être interprétée par analogie, à travers similitudes ou métaphores abstraites. Jupiter est sans doute la métaphore de l'orage, mais seulement parce que Jupiter est l'orage, même, le concept d'orage n'existe même pas dans l'esprit du poète theologicien, il existe seulement la pensée de Jupiter, une pensée composée par une image qui a signification seulement dans les émotions de celui qui la pense. Rien d'abstrait. Il en résulte que – si comme les images des mnémotechniques doivent avoir les caractères de la fantaisie, du caractère exceptionnel, de la majesté et elles ne doivent pas contenir des éléments abstraits- alors l'esprit primitif a crée sa pensée avec les éléments de la fantaisie sensible, sans la médiation de l'abstraction, mais avec les caractéristiques du caractère exceptionnel , de la majesté, et surtout de la peur.

L'esprit se structure selon l'ordre de l'imagination et cette-ci procède par “lieux” et “choses” à travers leur visualisation et association

L'imagination est l'espace mentale de la conscience. Dans l'art de la mémoire classique il y a trois éléments fondamentaux : le théâtre, le lieu et la chose. Le théâtre ne devait pas forcement être un “théâtre ”, mais tout simplement un ensemble structuré des lieux, donc une chambre, un parcours, un palais, une rue etc. le concept important à comprendre c'est que le théâtre est l'ordre de la pensée. En effet les souvenirs sont misérables et vagues quand il ne sont pas organisés.
Le théâtre est l'espace à l'intérieur duquel se trouvent les lieux, les endroits où placer les choses qui sont les gardiens des souvenirs. L'ordre et la structure des lieux détermine l'ordre et la structure des choses, c'est-à-dire les souvenirs. Les modalités avec lesquelles le mnemoniste fixe dans son esprit les souvenirs sont semblables, ou, au moins partiellement assimilables, aux dynamiques avec lesquelles les anciens se donnèrent une pensée à travers le mythe, dynamique exposées par Vico dans La Scienza Nuova et les associations d'idées comme les a étudiées Malebranche dans La Recherche : images avec un fort impact émouvant, fantaisies exagérées perçues comme réelles (qui dans l'homme primitif se identifient dans le sens où de réel il y a seulement sa fantaisie mythologique), le devenir même de l'imagination comme “lieu” où se disposent les pensées, forte implication émouvante etc. Mais encore plus intéressant c'est noter comme la hiérarchie des idées dans l'esprit païen reflète l'ordre mental qui le mnemoniste se donne.
Dans La Scienza Nuova on peut noter que le premier lieu de la pensée, la première topique, a été la nature même, mais pas comme concrète expérience de la nature physique, mais comme théâtre de ses propres passions et fantaisies pas du tout intellectualisées. Dans l'art de la mémoire classique nous aurions pu appeler un mythe si défini comme une ou un ensemble de “imagines agentes” c'est-à-dire des images qui agissent et qui se gravent dans la mémoire à cause de leur force fantastique et pour l'action qu'ils accomplissent.
C'est avec sa naissance que l'humanité primitive répond au mot de la divinité, premièrement en s'arrentant dans un lieu, et après en commençant à agir socialement, en se regroupant en familles, tribus, en structurant des cérémonies et des rites, en levant la terre à la foret et en commençant à la cultiver sous les auspices du Ciel. C'est en comprenant l'acte de divinité dans chaque démonstration de la nature ( et seulement ça, pas la nature et elle-même, qui c'est un concept abstrait des hommes modernes qui peuvent distinguer le concept de nature et ceux de divinité) que la pensée aussi commencera à se différer et toutes les choses qui étaient manifestation d'une seule divinité, deviendront une substance à part, une divinité qui agit en manière autonome. On passera donc d'un monothéisme originel («Iovis omnia plena») à un polythéisme dérivé : Junon sera donc le mariage, Hercule représentera le travail du héros (le poète theologicien qui agit selon le vouloir divin) dans la conquête de la forêt, les travaux dans les champs etc.
C'est avec le mythe donc que l'esprit humaine se crée et se structure et il diversifie ses propres procédures de fonctionnement et ses propres contenus de pensée. L'esprit païen crée son propre espace de pensée à travers le mythe, une géographie poétique et, finalement une topique poétique, une logique des lieux mentales. Ce qu'au début était un théâtre de l'imagination composé par un seul lieux et par une seule “imago agens”, il va de plus en plus se diversifier et se structurer en manière complexe et c'est à ce point, et seulement ici, que en se multipliant les images et les liens entre elles commencera l'œuvre qui abstraie l'esprit humaine. Les mythes, autrement dit, sont “imagines agentes” et ils remplissent à l'intérieur de l'esprit païen la même fonction des choses et des lieux dans les théâtres de la mémoire dans la rhétorique classique.
À propos de ces arguments il y a encore beaucoup des choses à dire et ici, je le répète, j'ai fait seulement une très brève allusion; la thèse qui est à la base de tout ça c'est que la pensée païenne comme les stratégies du mnemoniste réfléchissent la même forme de pensée, une pensée fantastique mais, comme les rhéteurs, Vico et Malebranche savent bien ( chacun avec ses propres intérêts, avec de différents objectifs, et souvent en opposition entre eux) une pensée naturelle: un solipsisme du sens commun, ignorant dans l'âme du primitif et de l'homme qui s'abandonne au sens commun et duquel aristotélicien a fait science en restant prisonnier, solipsisme enfin, au moins en partie consciente dans le mnemoniste.
Notes:

[1] Cet article et le précédent sont un résumé du rapport présenté au colloque international The power of imagination in the 16th-18th Centuries, 6-8 December 2010, Paris/Versailles.

Paolo Fabiani

Paolo Fabiani (Florence, 1968), est titulaire d'une maitrise en pédagogie, un 2ème degré de niveau master en psychologie et un doctorat en philosophie de l'Université de Florence, où il a enseigné la langue et la culture italienne. Ses principaux domaines d'intérêt sont Vico, Descartes, Malebranche, l’imagination, l'art de la mémoire de la Renaissance, la pédagogie et la didactique, la psychologie cognitive et les contemporains mnémotechnique. Son œuvre La Philosophie de l'imagination chez Vico et Malebranche a été publiée à la fois en italien et en anglais par Firenze University Press (FUP), en 2002 et 2009. Il a également publié 3 livres en italien à propos de la mnémotechnique et la partie concluante de l'édition anglaise de La Histoire de la philosophie italienne (écrit par Eugenio Garin, Rodopi, Amsterdam / New York, NY, 2008) intitulé: Avec Garin, de la pensée italienne 1943-2004 (par Paolo Fabiani et Giorgio Pinton); et plusieurs articles et essais (un peu de ces traduit en anglais, français et espagnol) dans la philosophie moderne.


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Zénon d'Élée / Considérations de Pierre Bayle dans le Dictionnaire historique et Critique / 1ére partie
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Vico et Malebranche / L'ancien art de la mémoire et la science nouvelle de l'imagination / 1ère partie
 Vico et Malebranche / L'ancien art de la mémoire et la science nouvelle de l'imagination / 2ème partie






dimanche 7 janvier 2018

Vico et Malebranche / L'ancien art de la mémoire et la science nouvelle de l'imagination / 1ère partie

La science nouvelle de l'imagination


Vico et Malebranche

L'ancien art de la mémoire et la science nouvelle de l'imagination. 1ère partie

29 JANVIER 2017, 

According to Malebranche and Vico, it is with the imagination that the human being attributes value to things and all material objects. For these authors the individual person produces its own logic of values and ideas modeled by fantasy and by some other fundamental sentiments, according to the external nature of things. Malebranche defines it “pagan mentality” and Vico describes it as “poetic logic”. Since ancient times, the mnemonic arts have always considered the power of the imagination as the driving engine of memory. Modern thinkers like Vico and Malebranche have made this “acting truth” a metaphysical and scientific axiom of their system of thought. In the “mnemonists”, this strategic engine appears to fix and correlate ideas, concepts, and their representations in the mind, and thus build memories; in Malebranche and Vico, it becomes also the explanation of how thoughts and their representations, setting themselves up in the mind, ultimately organized continuity and permanence within consciousness. The mnemonic artist proceeds in the ways of the pagan using the same mental dynamics; but with the difference that the mnemonist is conscious of this dynamism.
With a comparative analysis of the cognitive processes in the rites of superstitions, pagan myths, and in the fantastic forms described in the works of Vico and Malebranche, by comparing them with the criteria of association between images and concepts, we will identify those “productive images” (imagines agentes) that have been so much in use in the memorization techniques of the Classic and Renaissance rhetoricians and philosophers. [1]

Giambattista Vico

Vico, Malebranche et l’imagination

Surement Vico et Malebranche n'ont pas été les seuls philosophes à soutenir que notre société et notre même vie psychique tournent autour de l'imagination, mais ils sont été peut-être ceux qui nous l'ont expliqué le mieux et d'une façon plus approfondie. J'ai dédié plusieurs études au thème de l'imagination, thème qui il y a dans la philosophie cartésienne et dans Vico desquels, pour des raisons de concision je fais seulement signe et auxquels je renvoie pour toute éventuel éclaircissement relatif aux sources.
Tout après avoir lu pour la première fois le Institutiones Oratoriae de Vico je me suis demandé pourquoi il avait dédié seulement un petit entrefilet au fond de l'œuvre à la quatrième et avant-dernière partie de la Rhétorique, c'est-à-dire celle que régulièrement il fait réserver à la mémoire. Pourtant qu'est-ce qu'il serait toute l'œuvre de Vico si le “sujet” de la mémoire serait enlevé? En vérité la position de Vico à propos de ce sujet représente un point d'arrivé et un paradoxe au même temps ou, au moins, un faux paradoxe. Avec Vico il manque complètement l'art de la mémoire: il l'ignore exprès et sciemment, mais pourquoi? Pourquoi un art qui seulement un siècle avant et dans penseurs comme le Napolitain qui venaient de cours d'études proches et avançaient vers buts intellectuels assimilables les un les autres en arrivant au sommet de la notoriété, cet art terminait pour disparaître presque complètement? Pourquoi un savoir structuré pendant le siècles et spécifique du savoir rhétorique a été complètement ignoré par ceux qui avait crée sa carrière professionnelle et qui a laissé en héritage au monde sa figure de philosophe? Autrement dit: où sont allées les mnémotechniques dans l'œuvre du professeur de rhétorique Vico?
Nicolas Malebranche

En développant la question on peut même ajouter: pourquoi dans la pensée d'un philosophe qui a fait du savoir poétique et des théories de l'imagination le sel de sa pensée, on ne trouve pas la moindre trace des théories de la Renaissance de l'imagination et de la mémoire? Même, on ne trouve aucune théorie de l'imagination et de la mémoire complètement structurée et formulée de façon explicite, il n'y a aucune allusion à l'art de la mémoire sous forme connaissance structurée.
Ma thèse initiale, partagée par une bonne partie de la critique de Vico, c'est que la question de la mémoire transmigre avec armes et bagages dès la rhétorique à la psychologie de la mentalité primitive et par son intermédiaire à la métaphysique de l'esprit tout court. La rhétorique classique et de la Renaissance ne sera plus nécessairement le point de repère de cette nouvelle analyse anthropologique et philosophique, mais il le sera la psychologie de Malebranche, surtout les analyses sur l'imagination de La Recherche. Mais la rhétorique ne survive pas tel que théorie de l'argumentation mais tel que forme logique de la psychologie, comme tableau de référence interprétative de l'esprit humaine: l'homme pense de façon rhétorique ou, mieux, c'est la rhétorique à se constituer comme une forme de savoir valable pendant les siècles parque qu'elle se posait et s'adaptait davantage à la “forma mentis” des peuples. La rhétorique pour Vico (mais pour Malebranche aussi) avant d'être un art du barreau, est une branche de la psychologie pourquoi en suivant la nature de la pensée humaine, démontre d'en avoir une vraie connaissance, elle fournie des connaissances efficaces: si ses principes étaient faux, s'ils se posaient su fausses conceptions de l'esprit humaine, la rhétorique ne pourrait pas exister parce qu'elle n'aideront à convaincre personne.
Ici de suive, brièvement je fais signe à trois questions qui, sans doute, demanderaient une plus large argumentation et qui sont seulement l'exemple de la façon d'aborder une nouvelle analyse des théories de Vico et de Malebranche à propos de ces arguments.



Galilée

Prendre le présent pour réel

Le mnemoniste doit imaginer les choses comme réelles, elles même étant simples produits de l'imagination doivent être crues objectes réels, comme s'ils étaient réellement perçu. L'oratoire doit s'exercer a percevoir ses propres fantaisies mnémoniques: s'il doit se souvenir de “prendre les clés” quand il sort de chez soi, il doit s'imaginer le trousseau de clés dans sa main, il doit s'efforcer de le voir et de percevoir le poids, il doit donner à son esprit la force de voir réellement ceux que en vérité existe seulement dans son imagination et pas seulement le voir, mais percevoir aussi le poids et toutes les autres qualités tactiles. De façon que celle que à l'origine était une figure de style (la synesthésie) devient un instrument psychique de mémorisation.
L'artiste de la mémoire est un visionnaire conscient de l'être, mais pour Vico le premiers hommes qui dans l'antiquité se donnaient une pensée à travers le mythe étaient des visionnaires et la pensée de toute l'humanité – et pas seulement à l'aube, mais à jamais – est le fruit d'une énorme illusion originelle; selon Malebranche tous les hommes et les philosophes aussi avant Descartes étaient et en grand partie ils sont restés des visionnaires. Des visionnaires des sens et, de façon variable selon le cas, visionnaires de l'imagination. Ceux qui étude la philosophie cartésienne sait bien comme ca soit possible, mais quelle importance peut avoir pour une analyse comparée avec la rhétorique et surtout avec l'art de la mémoire?
La philosophie cartésienne comme on sait, veux s'opposer au sens commun et tracer une nette ligne de démarcation avec la mentalité du Moyen-âge (qui se posait sur le sens commun) pour laquelle il y avait une sorte de conscience directe avec les êtres ou, au moins, des correspondances entre le images de l'esprit et les qualités des corps. Avec Descartes et Galilée on a compris que nous nous représentons le monde seulement pour telle qu'est notre structure mentale interne, et qu'il n'y aucun lien, objectif et/ou direct, entre la représentation et l'objet représenté: rien que vient dès sens emmène les qualités propres des corps, encore moins de son propre corps. Avec le mot “fantasma” on entendait, en domaine scolastique, l'image “forgée” par la faculté représentative (la “phantasia”) qui en commençant avec les éléments perceptifs ré-construit dans l'esprit humaine le “simulacre” de l'objet extérieur. Cette icône conceptuelle est justement le “phantasma” qui même en n'étant pas matériel conserve encore toutes les qualités sensibles propres de l'objet physique. Selon Saint Thomas la raison abstraie du “phantasma” un concept plus “pure”, la “species intellegibilis” à travers lequel est possible connaître effectivement l'objet. Ce procès (qui pour les aristotéliciens est “réel” dans le sens que selon eux avec ces procédures l'esprit arrive à une quelque forme de vérité) selon les platoniques a toujours été la vie principale pour tomber en erreur. Pour ceux penseurs aussi l'esprit humaine abstraie les concepts dès les représentations si comme c'est décrit par les aristotéliciens, seulement qu'ils estiment cette opération mental dénué de tout valable fondement.
Dans la tradition néoplatonicienne la fantaisie est strictement liée à tromperie des sens, à l'erreur cognitif et au péché au champ moral. Les cartésiens et Vico, comme on sait, s'inspirent à cette courante de pensée. Selon Descartes l'être pensante a à faire seulement avec les idées de son esprit; il a seulement une représentation des corps ( de tous les corps, y compris le sien), les sensations mêmes sont seulement des représentations mentales d'une réalité ( le corps) qui la transcende; en effet, il affirme Descartes, il n'y a aucune transvasement de la réalité dans notre sensibilité, la sensibilité est une affection de l'âme et pas du corps. La philosophie de l'école cartésienne est bien consciente de le problème de la philosophie moderne qui en résulte: le solipsisme.
Le fait que tout le monde mené soit une interprétation à nous ne signifie pas que nous vivons dans une totale illusion, comme Descartes cherche à démontrer dans “Les Méditations”. Mais il s'agit de quelque chose à démontrer et démontré avec les instruments de la Raison et en suivant les étapes que le système Cartésien propose: qui n'accepte pas les principes et les préceptes (et personne, faites exclusion de Saint Augustin – soutien Malebranche – l’a fait avant) vive dans une bulle d'illusions, convaincue que ceux qu'il perçoit soit vraiment là et qu'il soit comme il le perçoit. Donc l'homme dominé par le sens commune est un solipsiste ignorant, c'est-à-dire ignorant que le monde qu'il perçoit dans chaque des ses aspects et dans toute sa complexité n'est autre que le fruit de sa propre imagination, c'est la fable que la sensibilité et l'imagination racontent à la conscience. C'est dans ce contexte qui, selon moi, doit être insérée la nette distinction faite même par Malebranche entre subjectivisme rationnel et solipsisme à travers l'opposition «esprit chrétien - esprit païen».


Portrait de René Descartes
Frans Hals 

L'esprit chrétien, analysée à la lumière de la purification philosophique menée par Saint Augustin et Descartes, endosse une prospective subjectiviste, c'est-à-dire il sait que sa vision du monde est la vision d'un seul être sous un particulier point de vue et que ceux qu'il y a de objectif en soi même lui vient de la participation à la Raison universelle. Au contraire l'esprit païen endosse une perspective de solipsisme ignorant, c'est-à-dire il croit que sa vision de la réalité ne soit pas sous un particulier point de vue, mais qui lui soit présenté dans sa forme authentique et directement. L'esprit se crée toutes les images qu'il se représente mais il ne le reconnaît pas comme ses productions, il les interprète au contraire comme “émanations” de la réalité qu'il perçoit dans sa authenticité.
Le rhéteur et l'artiste de la mémoire sont donc des solipsistes conscients, ils parcourent à rebut les procès mentales de l'esprit païen, en exploitant les points de forces parce que, notamment si l'esprit humaine n'aurait dans l'imagination sa force persuasive et mnémonique, il ne se serait pas imposé comme “sens commune”. Dans une formule: là où le païen prend le présent pour réel, le mnemoniste rend le fantastique présent pour le pouvoir pensé comme réel, en le souvenant comme ça avec plus de facilité.
La rhétorique n'est pas perdue mais au contraire elle constitue une clé interprétative de l'esprit humaine (de l'homme devenue esclave du corps): c'est l'esprit humaine même à avoir une propre structure rhétorique et l' aristotélisme dès explication de la réalité devient l'exemple de comme le sens commune sa marche, il devient objet d'études par le psychologique chrétien qui a épuré avec la philosophie cartésienne tous les résidus de paganisme qui restait dans son bagage culturel et dans ses grilles interprétatives.
Vous pouvez également lire la 2ème partie le 28 de Février.
Notes:

[1] Cet article et le suivant sont un résumé du rapport présenté au colloque international The power of imagination in the16th-18th Centuries, 6-8 December 2010, Paris/Versailles.



vendredi 5 janvier 2018

Zénon d'Élée / Considérations de Pierre Bayle dans le Dictionnaire historique et Critique / 1ère partie

Zénon d'Élée

Zénon d'Élée

Considérations de Pierre Bayle dans le Dictionnaire historique et Critique. 1ère partie

29 DÉCEMBRE 2015, 
Cet article [1] a pour but la mise en évidence d'un aspect particulier de l'article de Zénon d'Élée, c'est-à-dire la critique du concept de substance. La discussion que je vais entreprendre sera limitée aux arguments nécessaires à montrer où la critique de Bayle de l'étendue se situe dans l'histoire de la philosophie moderne. En effet, sa conception de l'extension se trouve entre le concept d'espace de Descartes (pour qui l'espace est substance) et Kant (pour qui l'espace est la forme pure du sens externe).
Bayle est né à Carla près de Foix, le 18 novembre 1647 d'une famille calviniste. Pour faire ses études de philosophie il est allé au collège des Jésuites à Toulouse. Il est converti au catholicisme jusqu'à la fin de ses études, puis il est retourné vers le calvinisme. Au centre de toutes les polémiques religieuses de son temps, il s'est attiré de nombreuses persécutions qui l'ont contraint à aller de ville en ville, de Genève à Paris, de Sedan à Rotterdam où il est mort le 28 décembre 1706. Ses principales œuvres sont Les pensées diverses sur la comète (1682) ou encore Le Dictionnaire Historique et Critique (1697) qui nous amène à traiter l'article de Zénon d'Élée. Je prends in cette brève étude deux studieux comme point de repère: E. Cassirer et G. Cantelli qui m’a montré la thèse que dans l'article Zénon du Dictionnaire il y a une forme de théorie de l'antinomie Kantienne ante litteram.
Zénon est un des principaux philosophes de l'antiquité. Il fut disciple de Parménide. On dit qu'il fut l'inventeur de la dialectique. En effet, comme Parménide affirmait que l'être est, Zénon répondit que l'être n'est pas. Il faut donc commencer par la conception de l'être de Parménide pour qui l'être est et ne peut pas non être parce que s'il n'était pas il serait contradictoire. Il y a déjà une acceptation implicite du principe de non-contradiction dans cette définition, définition a la suite développée explicitement par Aristote, de la substance comme être nécessaire.
Mais déjà avec l'implicite acceptation du principe de non-contradiction Parménide établit dans la nécessité le caractère fondamental du concept de substance. Nécessité qui se manifestait par rapport au temps en éternité; à la multiplicité en unité, au devenir en immutabilité. Or Zénon reprend et renverse (toujours avec le principe de non-contradiction comme principe méthodologique implicite) la conception de l'être de Parménide montrant comment sa définition de l'être est aussi valable pour le néant. En effet nécessité, éternité, unité et immutabilité peuvent prêcher plus pur le néant que pour l'être. Le néant même est éternel (dans le sens de contemporain toujours à soi-même) parce que s'il eut en un avant et un après, il eut été quelque chose. Même le néant, comme l'être est nécessairement ce qu'il est, c'est-à-dire le néant. Le néant doit être nécessairement rien pour être le néant, au contraire il serait quelque chose.
Mais surtout le néant, parallèlement à l'être est opposé à la multiplicité. Ainsi nous avons tous les éléments pour comprendre le premier argument de Zénon: si l'être est nécessaire, c'est-à-dire substance, alors celui-ci est éternel, un et immuable, mais comme ça il est nul car ce qui est ajouté n'apporte rien (accroitre) et ce qui est ôté ne diminue rien et n'est rien (quod nec additum facit majus, nec detractum reddit minus, nihil est). Le pas suivant part de ce principe et il cherche à nier le concept de substance comme unité abstraite:
S'il y a un être, il est indivisible; car l'unité ne saurait être divisée; or ce qui est indivisible n'est rien, puisqu'il ne faut point compter entre les êtres ce qui est de telle nature qu'étant ajouté à un autre il ne produit point d'augmentation; et qu'étant retranché d'un autre il ne cause point de diminution; il n'y a donc point d'être [2].

Une fois établi qu'il n'est pas possible de démontrer logiquement (avec la seule raison) l'être et, avec l'être, la substance envisagée comme être nécessaire (comme prétendait faire Parménide), il reste à analyser si la substance n'est pas la matière ou mieux l'étendue. Pour Bayle il y a trois façons d'aborder l'étendue: elle est composée ou d'atomes (substances simples indivisibles); ou de points mathématiques (objets privés d'étendue), ou de parties divisibles à l'infini. Dans cet article il y a une réfutation de l'atomisme à travers un sujet cartésien pour lequel si les atomes existaient ils devraient nécessairement être étendus, dans ce cas nous pourrions toujours les diviser en pensée en deux ou plusieurs parties plus petites et les reconnaitre comme divisibles.
En vérité Bayle cherche à cacher la dérivation cartésienne de son argument; en effet il s'exprime comme suit:
Il n'est pas moins impossible ou inconcevable qu'il (le continu) soit composé des atomes d'Épicure c'est-à-dire de corpuscules étendus et indivisibles; car toute étendue, quelque petite qu'elle puisse être à un côté droit et un côté gauche, un dessus et un dessous; elle est donc un assemblage de corps distincts; je puis nier du côté droit ce que j’affirme du côté gauche; ces deux côtés ne sont au même lieu; un corps ne peut pas être en deux lieux tout à la fois; et par conséquent toute étendue qui occupe plusieurs parties d'espaces contient plusieurs corps. Je sais d'ailleurs, et les atomistes ne le nient pas, qu'à cause que deux atomes sont deux êtres, ils sont séparables l'un de l'autre; d'où je conclus très certainement que puisque le côté droit d'un atome n'est pas le même être que le côté gauche, il est séparable du côté gauche. L'indivisibilité d'un atome est donc chimérique [3].

Bayle cache son argument derrière une série de distinctions du type aristotélicien mais le sens est que si les atomes existaient sont étendus, ils ont des parties que nous pouvons séparer. Pourquoi Bayle utilise-t-il cette stratégie de déguiser sa théorie? Parce que l'argument cartésien présuppose la réalité de l'étendue et la divisibilité à l'infini, c'est-à-dire ce que Bayle veut refuser. En effet il ne pourrait pas utiliser les conclusions d'un argument sans en partager les préambules. C'est typique de Bayle utiliser les théories d’autres philosophes et de l’enlever de leur contexte invertissant leur finalité.
La théorie de l'étendue dans l'acception du continu constitué par des points mathématiques (objets privés d'étendue) passe par une réfutation à travers le sens commun (même si la problématique est théorique). Si la matière était composée de points non étendus on ne comprendrait pas comment tant de riens arrivent à faire quelque chose. En fin il y a la réfutation de la thèse de la divisibilité à l'infini soutenue par Aristote et par presque tous les professeurs en philosophie jusqu'à l'époque de Bayle. Il expose sa réfutation à travers le paradoxe du mouvement de Zénon. Or pour comprendre les paradoxes on doit accepter (il dit) deux principes dont l'évidence est donnée par le fait que ce sont tous les deux des applications du principe de non contradiction à la physique.
Le premier est l'impossibilité de l'ubiquité: un corps ne peut pas être en deux lieux en même temps. Le second est: deux parties du temps ne peuvent pas exister ensemble, une doit commencer quand l'autre finit. Le premier de ces deux principes est très évident mais le second demande un peu plus de attention. Si chaque moment était divisible à l'infini, il serait composé de moments infinis intermédiaires et donc ne serait pas passé, il ne passerait jamais. Il n'y a aucune partie du temps, quelle qu'elle soit, qui puisse coexister avec une autre; chacune doit exister seule, chacune doit commencer d' être lorsque la précédente cesse d' être: chacune doit cesser d' être avant que la suivante commence d' être.
Bayle donne l'exemple du mardi qui peut commencer seulement quand le lundi est fini. Chaque moment est simple et indivisible. Ce principe postule que la division à l'infini du temps non seulement n'est pas réelle mais même envisageable. Nous avons comme ça une idiosyncrasie interne à la théorie de la division à l'infini de la matière tandis que la division à l'infini de l'espace est possible comme hypothèse, la division à l'infini du temps n'est même pas envisageable. Cette idiosyncrasie est le centre autour du quelle tournent les trois premiers paradoxes que nous sommes amenés à traiter. La thèse de Zénon et aussi de Bayle est que si la matière est divisible à l'infini le mouvement n'est pas possible.
[1] Cet article reprend une rapport que je présentai à l'Université de Toulouse “Le Mirail” en 1998.
[2] Dictionnaire Historique et critique, p. 379.
[3] Dictionnaire Historique et critique, p. 42.





dimanche 18 septembre 2016

Nicolas Malebranche en Italie / Un penseur original et un écrivain prolifique

Nicolas Malebranche

Malebranche en Italie

Un penseur original et un écrivain prolifique



Par
PAOLO FABIANI

29 oct. 2015


Nicolas Malebranche est considéré comme un des principaux représentants de l'école cartésienne, peut-être celui qui a réussi plus que tous les autres à diffuser entre le XVIIe et le XVIIIe siècles la pensée du Philosophe de La Haye. Mais Malebranche était beaucoup plus qu’un simple disciple de Descartes, il était un penseur original et un écrivain prolifique qui a laissé sa marque dans l'histoire de la philosophie moderne. Presque tous les aspects de sa pensée (l'éthique, la théologie, la métaphysique, la psychologie, l'anthropologie) ont été redécouverts et appréciés par de nombreux chercheurs dans le siècle qui vient de se terminer et ces années du nouveau millénaire. Il a été prêtre oratorien et il a été influencé non seulement par Descartes mais aussi par Augustin. En fait, il a vu dans l'œuvre du Saint d'Hippone le moyen terme, pour ainsi dire, entre la philosophie cartésienne et la religion chrétienne.
La psychologie qu’on trouve dans La recherche de la Vérité (peut-être son œuvre la plus importante) a marqué le début de la science moderne de l'esprit et a eu une influence comparable à celle de Le passions de l’âme de Descartes. Mais Malebranche était surtout un grand métaphysique: la solution qu'il a trouvée au problème de la détermination des relations entre le corps et l'esprit – au moins comme il était posé par la philosophie cartésienne – a donné le nom à une véritable doctrine à la fois métaphysique, philosophique et théologique: l’occasionnalisme.
Au début de La Recherche il est écrit que «L’esprit de l’homme se trouve par sa nature comme situé entre son Créateur e les créatures corporelles». Donc, c’est Dieu qui établit les lois de la nature, tandis que les créatures ne sont pas de vraies causes de leurs mouvements. Ainsi, les causes naturelles ne sont pas de véritables causes, mais seulement des « causes occasionnelles » qui déterminent Dieu, seule vraie cause, à agir par ses lois. Mais les lois divines sont universelles et rationnelles, et ainsi il est possible étudier et d'analyser la nature sans recourir à des conceptions impliquant une puissance d'agir à l'intérieur des choses. Je l'ai exposé ici d'une façon très simplifiée, mais celle-ci est ‘la logique métaphysique’ qui a conduit à considérer la nature du seul point de vue physique en la purgeant de tout animisme résiduel. De cette façon, en détruisant les derniers bastions de la physique aristotélicienne et les pierres angulaires des visions panthéistes de la Renaissance, Malebranche a ouvert la voie à des conceptions plus laïques telles que celles de Berkeley et de Hume. Mais surtout la distinction claire entre la dimension physique et celle psychique et le fait qu'elles ne sont pas liées par quelque chose qui appartient à l’une ou à l'autre, mais par des lois universelles, ont permis de penser l’esprit comme objet d’un étude scientifique qui ne fait pas appel aux notions du vitalisme magique ni à celles d’ordre théologique ou moral.
Malebranche a été engagé aussi dans certaines controverses théologiques qui n’ont pas fait bien comprendre aux philosophes des Lumières combien sa pensée était novatrice. Il a fallu attendre la fin du XIXe siècle avec le mouvement philosophique du Spiritualisme pour avoir une véritable redécouverte de la pansée de Malebranche. Aujourd'hui une très riche bibliographie et un grand nombre de chercheurs de nombreuses universités à travers le monde témoignent de l'importance de la pensée de Malebranche et sont la preuve de la vitalité de sa philosophie.
Nicolas Malebranche est né à Paris le 5 août 1638 où il est mort le 13 octobre 1715, et pour célébrer l'anniversaire de sa disparition des événements et des conférences ont été organisés par la communauté scientifique. Parmi les événements le plus importants en Italie il faut signaler un colloque organisé par le Conseil national de recherche (CNR)-Institut pour l'histoire de la pensée philosophique et scientifique moderne (ISPF: Istituto per la storia del pensiero filosofico e scientifico moderno) de Naples et par l’Université Federico II de Naples Ce colloque porte surMalebranche et ses contemporains et a pour but de mettre en évidence, pour la première fois dans le contexte napolitain, l'importance de ce philosophe pour comprendre la propagation des idées et la formation des grands systèmes métaphysiques entre la seconde moitié du XVIIe siècle et la première moitié du XVIIIe siècle. Plus spécifiquement ce colloque se propose d'étudier les rapports entre Malebranche et ses contemporains et successeurs (de Leibniz à Vico) et prévoit une séance consacrée à la diffusion du malebranchisme en Italie, notamment dans le Royaume de Naples, au cours du XVIIIe siècle. Cet événement est organisé par Giuseppe Cacciatore (Université de Naples Federico II), Raffaele Carbone (Université de Naples Federico II-ENS de Lyon/IHPC) et Manuela Sanna (ISPF–CNR). La conférence se tiendra à l’ISPF, via Porta di Massa 1, Naples (Italie), les 15 et 16 décembre 2015.