Affichage des articles dont le libellé est Valerio Varesi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Valerio Varesi. Afficher tous les articles

jeudi 4 septembre 2025

Valerio Varesi / La main de Dieu / Énigme dans les Apennins

 

La main de Dieu, de Valerio Varesi : énigme dans les Apennins


Énigme dans les Apennins

Suspense (46)

Dans La main de Dieu, le dernier livre de Valerio Varesi, un cadavre est retrouvé à moitié immergé dans la boue sous un des plus vieux ponts de Parme. Le commissaire Soneri, héros mélancolique des six précédents romans de l’auteur, doit alors quitter sa ville pour aller enquêter loin en amont, dans les neiges et les montagnes des Apennins, là où nait la rivière Parma. Il va tenter, dans une bourgade perdue, au milieu d’habitants hostiles, mesquins et taiseux, de résoudre l’énigme.

mardi 11 mars 2025

Valerio Varesi / Lilja Sigurdardottir / Aventures avec ou sans alcool

 

Leye Adenle, Tout va bien se passer
Lilja Sigurdardóttir, Noir comme la neige
Valerio Varesi, L’autre loi,

Nuit à Lagos (Nigeria) © CC-BY-4.0/crashdburnd/Flickr


Aventures avec ou sans alcool

par Claude Grimal
11 mars 2025
Numéro 216

Faisons une virée pleine d’aventures, avec ou sans alcool, à Parme, Lagos ou Reykjavík, grâce à Valerio Varesi, Leye Adenle et Lilja Sigurdardottir.

Valerio Varesi | L’autre loi. Trad. de l’italien par Gérard Lecas. Agullo, 438 p., 22,90 €

Le commissaire Franco Soneri opère depuis vingt-sept ans (littérairement parlant) à Parme et ses environs. Dès sa première apparition, il a séduit ses lecteurs par sa personnalité mélancolique et ironique, son pessimisme politique (il est fils de partisan), et son amour pour la gastronomie locale. 

Dans L’autre loi, un homicide banal le trouble : celui de Hamed un jeune Tunisien qu’on retrouve mort dans l’appartement du vieil aveugle chez qui il habitait. L’extrême droite armée, qui sillonne la ville le soir en 4×4 pour intimider les immigrés, est-elle responsable du meurtre ? Ou s’agit-il d’un règlement de comptes entre trafiquants de drogues, hypothèse probable au vu des nouvelles attaques qui suivent le décès de Hamed ? Pourtant, d’autres pistes, comme celle du radicalisme islamique, apparaissent aussi. En tout cas, tous ceux qu’interroge Soneri mentent : le logeur de Hamed, le déplaisant imam de la mosquée, le timide docteur Ouita, le professeur Pellacini, fasciste enthousiaste… Une seule chose est sûre : la haine grandit entre « communautés » italienne et étrangères comme à l’intérieur de celles-ci.  

L’autre loi est un excellent Soneri où chaque situation est l’occasion de brouiller allègrement l’action, d’évoquer les différentes facettes des tensions politico-sociales, de souligner la puissance des illusions, et de faire alterner le gris et le noir de l’humeur du commissaire. Pas celle du lecteur, réjoui par l’intrigue, pris par l’évocation hivernale de Parme et des contreforts des Apennins, et mis en appétit par les nourritures dont Soneri, même au fond du désespoir, et souvent en compagnie de son amie Angela, fait ses délices. Le tout est arrosé de rouges du pays : Barbera, Bonarda, Gutturnio…


Lilja Sigurdardóttir | Noir comme la neige. Les enquêtes d’Aurora – 3. Trad. de l’islandais par Jean-Christophe Salaün. Métailié, 304 p., 22 € 

Après Froid comme l’enferRouge comme la mer, voici Noir comme la neige, dans lequel enquêtent une nouvelle fois Aurora et le commissaire Daniél Hannson de la brigade criminelle de Reykjavík. Un container renfermant les corps gelés de cinq jeunes femmes est retrouvé au nord du pays dans un champ de neige du Raudhólar.

Des questions professionnelles se posent au commissaire. Qui a organisé ce trafic d’êtres humains ? Comment protéger la jeune Nigériane qui a survécu à ce voyage forcé mais n’est pas en état de parler ? Quels rôles réels jouent les Russes et l’agent infiltrée française qui semblent impliqués dans l’affaire ? À côté de ces questions, s’en posent d’autres, d’ordre familial et amoureux, qui vont évidemment rejoindre les premières. 

Noir comme la neige offre donc tous les plaisirs d’un polar bien ficelé aux personnages sympathiques. Le lecteur sentimental aura de plus la satisfaction d’apprendre qu’Aurora et Daniél amorcent, fatigue d’une enquête bien menée aidant, le rapprochement sentimental attendu, autour d’une bouteille de vin blanc d’une appellation non précisée – on est en Islande, et là-bas, semble-t-il, qu’importe le contenu pourvu que, etc.

EN ATTENDANT NADEAU