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mardi 3 juillet 2018

Infatigables, les Rolling Stones offrent à Marseille une parfaite Satisfaction

Les Rolling Stones


Infatigables, les Rolling Stones offrent à Marseille une parfaite Satisfaction

VIDÉOS - Le groupe de rock britannique à la longévité exceptionnelle a électrisé durant deux heures le Vélodrome dans la ville phocéenne, rempli mardi soir par 58.000 fans survoltés et ravis d'avoir pu assister à l'unique date française de la reprise de leur tournée «No Filter».
Toujours au sommet du rock. Quinze ans après leur dernier passage à Marseille, les Rolling Stones ont enflammé durant deux heures un Vélodrome surchauffé. Les membres du plus vieux groupe de rock encore en activité n'ont rien perdu de leurs talents de showmenUnique date française de la reprise de leur tournée «No Filter», le concert marseillais proposé aux 58.000 fans était d'une parfaite Satisfaction.
Mick Jagger et Keith Richards, 74 ans chacun, Ron Wood, 71 ans, et Charlie Watts, 77 ans, ont notamment servi une brochette de tubes qui ont fait la légende du groupe: Paint It BlackStart Me Up ou You Can't Always Get What You Want. Et pour finir l'inoxydable Satisfaction, repris par les 58.000 spectateurs du stade. Les décennies ont ridé leurs visages, mais l'énergie rock est toujours là, et tout d'abord celle de Mick Jagger, la voix intacte lorsqu'il entonne le «Hey You!» de Get Off My Cloud, titre choisi par le public sur Facebook.
«Est-ce que vous kiffez ? Moi, je vous surkiffe !»
Mick Jagger au public marseillais
Mick Jagger, Keith Richards, Ron Wood et Charlie Watts.
Vêtu successivement d'une veste aux motifs argentés, d'une chemise lilas satinée puis d'un simple tee-shirt au logo du groupe, le Britannique a arpenté tout le concert durant la scène, se déhanchant, sautant, tournant sur lui-même avec une joie non dissimulée. «Ça fait quinze ans qu'on n'est pas venus, mais ne vous inquiétez pas, c'est toujours les mêmes chansons!», a plaisanté, en français, l'insubmersible septuagénaire, leader du groupe. «Est-ce que vous kiffez? Moi, je vous surkiffe!», a encore lancé le chanteur à ses fans, dont beaucoup avaient déboursé entre 100 et presque 300 euros pour leur billet.
Les Rolling Stones à Marseille le 26 juin : les fans français se réjouissent
Ils reviennent pour une date unique en France. Le plus grand groupe de rock de tous les temps, les Rolling Stones, se produisent à Marseille le 26 juin prochain, quinze ans après leur dernier concert dans la cité phocéenne. Un événement qui ra
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Un amour largement partagé, de la fosse aux tribunes: «Ils ont bien vieilli, mais ils sont magnifiques. Et ils restent sauvages. C'était génial!», s'exclamaient à la sortir du concert Patrick, salarié d'Air France de 57 ans, et Hubert, un retraité de 67 ans qui a grandi avec le son des Stones. «C'est la quatrième fois que je les vois, c'était super. C'est de plus en plus commercial, mais ça reste les Stones qu'on a connus», ajoute Philippe, un capitaine de yacht de 49 ans, quatre gobelets en plastique du concert à la main.
Mick Jagger, Keith Richards et Ron Wood.

La première fois à Marseille en 1966, la dernière en 2003

Pendant deux heures, «j'ai eu quinze ans!», se réjouit de son côté Lina, une vendeuse de 57 ans, tee-shirt frappé de la langue écarlate sur le dos. «C'était trop court», ajoute cette Corse, venue au concert avec son mari. Les Rolling Stones étaient déjà venus à Marseille à plusieurs reprises. La première fois en 1966, la dernière en 2003.

La tournée des stades d'Europe «No Filter» se poursuit samedi à Stuttgart (Allemagne) avant Prague le 4 juillet et un dernier concert, à Varsovie, le 8. Une première édition de «No Filter», en 2017, s'était conclue par trois concerts, à guichets fermés, à l'U Arena de Nanterre. Les Stones avaient ensuite décidé d'ajouter 11 nouvelles dates à leur tournée européenne. Les concerts passent et une question demeure: Les Stones sont-ils éternels?
Les Stones enflamment le stade Vélofriome le mercredi 26 juin.

mardi 4 juillet 2017

"Mes 48 heures avec Mick Jagger"

Mick Jagger




FESTIVAL DU CINÉMA AMÉRICAIN DE DEAUVILLE

"Mes 48 heures avec Mick Jagger"

Paris Match||Mis à jour le 
Mick Jagger au Festival de Deauville.Universal Pictures
Notre reporter a passé deux jours avec le Rolling Stone. Récit.
Mick Jagger a faim. Très faim. «Les buffets sont magnifiques, si on se  trouvait une table tranquille, je déteste manger debout ! » La Villa Cartier, privatisée ce soir pour célébrer la sortie du biopic sur la vie de James Brown « Get on Up » mis en scène par Tate Taylor, qu’ il produit avec Victoria Pearman présidente de sa compagnie Jagged Films avec qui il travaille depuis 20 ans, est définitivement ce soir le seul endroit où il faut être. Les invitations, une cinquantaine incluant les acteurs du jury Cartier présidé par Audrey Dana, ont été distribuées au compte-goutte.  
Arrivé à l’hôtel Royal la veille en fin de journée accompagné de son premier cercle (assistante personnelle, Chadwick Boseman l’acteur du film, le metteur en scène, son attache de presse et un garde du corps), le leader des Rolling Stones est venu en tant que producteur soutenir le film qui sortira en France le 24 Septembre. Il a, par sa seule présence, électrisé d’un coup ce quarantième Festival du Cinéma américain de Deauville assez morne malgré le soleil, il faut le dire, nous laissant tous nostalgiques de ces  brillantes années passées. Après avoir pris possession de la suite Robert Mitchum au troisième étage du palace, le chanteur, accompagné de toute l’ équipe de Universal, une quarantaine de personnes, est allé dîner à la « La chaumière », à Honfleur, qui avait été aussi  privatisée pour l’occasion, gardée par plusieurs agents de sécurité et la police d’Honfleur, qui a récupéré deux jeunes fans venus d’ Allemagne qui avaient tenté de se faufiler dans la propriété par la mer.

"James Brown était une véritable bête de scène"

Soirée feutrée, éclairée à la bougie. Sur le coup de minuit, avant de retourner à son hôtel, le chanteur  n’a pu s’empêcher de faire un détour avec tous ses invités au «Brumel’s», la boite du Casino. On ne se change pas. Le lendemain avant de se rendre à la conférence de presse où les gens se piétinaient littéralement dessus pour entrer, Jagger, en T-shirt blanc à manches courtes, comme si de rien n’était, s’est pointé sans prévenir pour déjeuner au bord de la piscine de l’hôtel, faisant la queue au buffet comme presque tout le monde.
Puis vint la conférence de presse où il s’est exprimé dans un français parfait. «La première fois que j’ai vu James Brown à L’Apollo, j’avais 20 ans. Il faisait cinq spectacles par jour. J’étais très impressionné par la façon qu’il avait de contrôler le public, de chanter et de danser. Il m’a dit: "C’est bien de faire le show mais il faut aussi faire du business". James Brown était une véritable bête de scène. Je lui ai tout volé! ». Répondant à un journaliste qui lui demandait si on allait voir bientôt un biopic sur les Stones, Mick Jagger est dubitatif: « Ca m’étonnerait, on m’a donné plusieurs scripts à lire mais ils sont tous très mauvais! » 
Le soir même, à la première du film qui sera très applaudi, éclipsant les autres actrices ,Julie Gayet, lumineuse et souriante fait un passage très remarqué sur le tapis rouge. Brian Grazer, associé de Ron Howard, coproducteur de « Get on Up », avec Victoria Pearman, 43 nominations aux Oscars et 149 aux Emmy awards, recevait avant la projection un hommage auquel assistait Mick Jagger, à qui la salle, d’un même élan, a fait une standing ovation .



Mick Jagger et Brian Grazer lors du photocall de "Get on up".© Nicolas Briquet/ABACA
Costa Gavras, président du jury du festival, Abel Ferrara, les uns après les autres, tous viennent s’entretenir avec la star aussi charmeuse que charmante qui, pour un soir, a troqué ses paillettes pour son costume de producteur. «Mister Dynamite », le documentaire qu’il a produit sur James Brown, sera diffusé, explique-t-il, sur HBO le 27 octobre. Quant au pilote que vient de tourner Martin Scorsese, aussi pour HBO, sur la musique des années 70 il faudra attendre encore un peu  pour la suite avant d’avoir le feu vert définitif . 

Tout le monde parle d'Oscar pour Chadwick Boseman

Béatrice Wachsberger, qui règne sur le lieu une coupe de champagne à la main, passe de groupe en groupe pour s’assurer que tout va bien. Les fumeurs s’exilent sur la terrasse où, près du buffet, depuis plus d’une demi-heure, Jagger, veillé de loin par deux armoires à glace, joue au chat et à la souris avec Olga Kurylenko qui roucoule. Elle est venue présenter «November man» avec Pierce Brosnan, en train de se resservir de risotto. Chadwick Boseman, remarquable dans le rôle de James Brown, accepte avec une grande modestie les félicitations des invités (dont Vincent Lindon) sortis juste de la projection, tous emballés par le film mais surtout par sa performance. Tout le monde lui parle d’Oscar.
Quelques invités se lâchent sur la musique montée d’un cran, hallucinés de voir la star se joindre à eux et danser comme si de rien n’était. Sur le coup de deux heures, un cachemire violet sur les épaules,  Mick Jagger s’éclipse dans la nuit. Samedi, après une dernière collation au bord de la piscine avec son entourage, il remercie tout le personnel de l’hôtel «pour ce délicieux séjour» et regagne l’aéroport de Deauville où un jet privé  l’attend pour Londres.  


jeudi 29 juin 2017

APRÈS LE SUICIDE DE L’WREN SCOTT / L’année "très difficile" de Mick Jagger

Mick Jagger




APRÈS LE SUICIDE DE L’WREN SCOTT

L’année "très difficile" de Mick Jagger

Paris Match||Mis à jour le 
Le 18 juillet, Mick Jagger a rendu visite à Martin Scorsese sur le tournage de «Rock N Roll», son projet pour HBO, à New York.GSI/ABACA
Pour la première fois depuis le suicide de sa compagne L’Wren Scott, Mick Jagger a évoqué ce douloureux événement lors d’une interview.
«Ça a été dur». Pour sa première interview accordée depuis le suicide de sa compagne L’Wren Scott, Mick Jagger a évoqué en quelques mots son état d’esprit: «Je vais bien. Ça a été dur, vous savez, une année très difficile, mais je me suis remis dedans en travaillant sur la tournée européenne avec les Stones, et en faisant d’autres choses, comme ce super film», a-t-il expliqué à l’animateur de l’émission «Today» Matt Lauer, faisant allusion au film «Get On Up», un biopic de James Brown dont il est producteur. Il a poursuivi en assurant avoir reçu «beaucoup de soutien» de la part de ses amis et de sa famille.
L’Wren Scott, qui partageait la vie du rocker depuis plus de 13 ans, s’est suicidée le 17 mars dernier dans leur appartement new-yorkais. Mick Jagger s’était alors rapidement exprimé dans un communiqué: «Je lutte encore pour comprendre comment ma femme et meilleure amie a pu mettre fin à ses jours d’une façon aussi tragique. Nous avons passé de merveilleuses années ensemble, et menions une vie géniale… Je ne l’oublierai jamais.» 
Trois mois à peine après la mort de L’Wren Scott, Mick Jagger a choqué en étant photographié dans les bras d’une jeune femme, la danseuse classique Melanie Hamrick, sur la terrasse d’un hôtel de Zurich, en Suisse. «Ma sœur méritait tellement plus que ça. Mick a fait une chose horrible. C’est triste. Sa vie continue comme si rien ne s’était passé. Il est toujours de sortie avec des femmes, alors qu’une énorme partie de notre famille a disparu. Elle avait fait tant de choses sans lui. Elle était géniale aux yeux de tant de monde», avait alors critiqué Jan, la sœur de la défunte créatrice de mode, dans les colonnes du «Mirror».
Mick Jagger est resté muet à ce sujet, mais un de ses proches a déclaré au «Daily Mail» en juin dernier que «la fille de Zurich n’était qu’un bref flirt, mais elle n’est pas la première et ne sera pas la dernière»: «La façon de Mick pour gérer la mort de L’Wren était de remonter sur scène aussi vite que possible. Il n’a pas fallu longtemps pour qu’il reprenne ses vieilles habitudes. C’était un tombeur bien avant de commencer la chanson, et il l’est toujours. Il ne connaît rien d’autre. […] Pour lui, coucher avec une femme est comme ouvrir le frigo et prendre une bière. Ce n’est pas un acte significatif».