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mercredi 17 juin 2026

La Fondation Carmignac

 

La Villa et ses jardins sont ouverts du 25 avril au 1er novembre 2026. 


jeudi 23 octobre 2025

5ème république et arts / Politique culturelle en France

 

Arc de Triomphe bientôt empaqueté (Centre Pompidou, Paris). Georges Pompidou s’est particulièrement attelé à redonner à Paris sa place de grande capitale culturelle et à mis en valeur l’art contemporain © Jean-Pierre Dalbéra, CC BY 2.0


5ème république et arts

Politique culturelle en France

8 NOVEMBRE 2023, 

L’art a, de tout temps, servi le pouvoir en place. À partir de la renaissance, utilisé par les princes et les rois, au XXème siècle par les présidents. En France, Louis XIV, en créant l’académie de peinture et de sculpture en 1648, officialise la relation entre art et pouvoir, le second encadrant alors officiellement le premier.

dimanche 5 octobre 2025

Dans les replis du temps

 

Dans les replis du temps, vue d'exposition. Avec l'aimable autorisation d'ICICLE


Dans les replis du temps

20 mars — 15 mai 2025 au ICICLE à Paris, France

Jusqu’au 15 mai, l’espace culturel ICICLE de Paris accueille Dans les replis du temps, une exposition dédiée à l’artiste chinoise Shi Qi.

samedi 10 décembre 2022

Lumières sur la novlangue

George Orwell


Lumières sur la novlangue


Yann Diener ·
Mis en ligne le 5 janvier 2019 ·
Paru dans l'édition 1381 du 5 janvier 2019

 

George Orwell a inventé le terme newspeak – novlangue, en français – pour désigner une opération de torsion du langage organisée par un système politique. Il avait observé que l’hitlérisme et le stalinisme avaient d’abord été des entreprises de manipulation des mots pour mieux tordre les corps et manipuler les masses. Dans le roman 1984, le parti au pouvoir diffuse des messages comme «  La guerre c’est la paix  » ou «  L’ignorance c’est la force  » .

Orwell avait un don d’observation et d’anticipation, mais il n’avait pas prévu que les réseaux sociaux participeraient largement à la constitution d’une très efficace novlangue populaire . (Le syntagme «  réseau social  » est une formule mensongère, un mot courant de la novlangue contemporaine : l’entreprise Facebook ne se cache même pas d’avoir comme but de transformer tout lien social en une relation commerciale.)

Avec des outils comme Facebook, la production de mots tordus et la perversion du langage connaissent une formidable extension et peuvent servir plus que jamais à tout embrouiller dans tous les domaines. Si la langue de bois sert à ne pas parler de quelque chose, à contourner un problème – et ça s’entend –, la novlangue est plus active, plus violente, plus organisée : il y a une fabrication délibérée de syntagmes destinés à brouiller un message, une pensée, à changer la perception d’une réalité. Ainsi, la novlangue néolibérale édulcore et banalise la violence technico-financière, par exemple en parlant de «  plan social  » quand il est question d’un plan de licenciements. ­Terriblement insipide, cette langue est composée d’une succession de glissements sémantiques, d’euphémismes en série et de mots essorés. Une loi pour la répression de l’immigration et le démantèlement du droit d’asile est ainsi nommée «  loi pour une immigration choisie  » .

Cette communication est conçue pour écr ê ter une réalité qui nous serait insupportable si nous devions y faire face dans toute sa brutalité. Salman Rushdie appelle ça le «  langage technologique  » . Il donne l’exemple d’un article du New York Times après un accident d’avion au large de Long Island. Pour dire que les corps n’étaient pas identifiables, et pour ne pas dire que les poissons avaient mangé les visages, il était écrit que les corps avaient souffert d’une «  intervention radicale de la vie sous-marine  » .

C’est dans ce contexte que l’on peut aujourd’hui entendre des formules révisionnistes comme «  L’universalisme est un intégrisme  » – dans la bouche d’un Éric Zemmour – ou comme «  Les Lumières sont un obscurantisme  » . Marion Maréchal-Le Pen estime que «  l’émancipation de l’individu pensée par les Lumières […] est devenue une sorte d’intégrisme de rupture  » . Et Jean-François Colosimo, qui dirige les éditions du Cerf, considère que «  nous sommes aveuglés par la religion des Lumières […] qui ne laissent subsister que  »leur face obscure »  » . Inverser ainsi le sens premier de la philosophie des Lumières pour en faire un obscurantisme est un bon exemple des possibilités de la perversion du langage.

La novlangue n’est pas nouvelle, elle a toujours servi les ­logiques de masse et les raisonnements paranoïaques, et tous les totalitarismes, théocratiques ou non. Mais elle sert aussi bien quotidiennement les pouvoirs qui essayent de rendre acceptables des actes brutaux et inacceptables. «  Bienvenue en France  » : c’est ainsi que vient d’être nommé le tout nouveau programme qui va empêcher les étudiants étrangers et fauchés de venir étudier en France. C’est peut-être de l’humour de droite et en même temps d’extrême droite, mais ça s’appelle du sadisme, il n’y a pas d’autre mot.


samedi 15 août 2020

En France, le masque se porte bientôt partout


Depuis samedi matin, le port du masque est obligatoire sur une partie des Champs-Elysées, notamment

PANDÉMIE

En France, le masque se porte bientôt partout


Alors que la Grande-Bretagne vient d'ordonner une quarantaine aux voyageurs arrivant de France, le pays est gagné par la peur d'une deuxième vague de Covid-19. Les avertissements et les nouvelles mesures se multiplient

AFP
Publié samedi 15 août 2020 à 12:33
Modifié samedi 15 août 2020 à 12:34


Port du masque étendu aux Champs-Elysées, appel de médecins à l'imposer en entreprise, pèlerinage à Lourdes sous surveillance: les initiatives se multiplient pour éviter une deuxième vague du Covid-19 en France.
«En tant que médecin, je pense que la situation est très préoccupante, en tant que citoyen, j'ai peur, je ne suis pas certain qu'on retrouve le monde d'avant», a lâché samedi sur BFMTV le professeur Xavier Lescure, spécialiste en maladies infectieuses à l'hôpital Bichat, à Paris.
Le médecin craint une «deuxième vague beaucoup plus longue, avec plus d'impact sur le plan économique, culturel, global», alors que la Grande-Bretagne vient d'ordonner 14 jours d'isolement aux voyageurs arrivant de France.
Un indicateur inquiète particulièrement. Le nombre de cas de coronavirus est reparti à la hausse: 2846 en 24 heures comptabilisés vendredi, nouveau record depuis mai, mois du déconfinement. Un effet du dépistage massif en cours mais pas seulement, puisque le taux de positivité dans la population augmente régulièrement.


Cette tendance conduit à une multiplication des mesures préventives prises par les autorités. Même si pour le moment le nombre des décès quotidiens est bien loin des heures sombres (18 dans les dernières 24 heures, 30.406 au total depuis le début de l'épidémie) et que la situation en réanimation reste stable (367 malades concernés, soit 7 de moins en 24 heures).

Aux Champs-Elysées

L'obligation du port du masque en extérieur s'étend quotidiennement. Depuis samedi matin, une partie des Champs-Elysées, le quartier du Louvre et celui des Batignolles, sont désormais concernés. Ces zones n'étaient pas comprises jusqu'ici, alors que certaines rues de la capitale sont soumises à cette pratique depuis lundi matin. «On a fait un premier pari, celui de s'en tenir aux zones denses, si ça ne marche pas, nous (étendrons cette obligation) sur tout Paris», a confié Anne Souyris, adjointe à la mairie de Paris en charge de la Santé publique, interrogée sur BFMTV. Paris est classée depuis vendredi, comme les Bouches-du-Rhône, département dans lequel la circulation du virus est active.
A Lourdes (Hautes-Pyrénées), les célébrations de l'Assomption sont bouleversées. L'accès aux lieux de ce pèlerinage de renom mondial a été limité à 10 000 personnes - au lieu de 25 000 habituellement - le masque est obligatoire et de nombreux malades ont renoncé à faire le déplacement. Ceux arrivant par trains médicalisés, souvent âgés et à la santé fragile, en quête de guérison miraculeuse, seront absents cette année. «C'est un crève-coeur de ne pas les accueillir», se désole auprès de l'AFP Vincent Cabanac, directeur du Pèlerinage national.
Mais les espaces publics en extérieur ne sont pas les seuls au centre de toutes les attentions. Les appels du monde médical se succèdent en faveur du masque dans certains lieux fermés fréquentés dans un cadre professionnel ou non. C'est le cas du Haut Conseil français de la santé publique (HCSP) qui en prône le port «systématique» dans «tous les lieux clos publics et privés collectifs».

«Il n'y a pas de fatalité»

Les conclusions du HCSP diffusées ce week-end découlent de l'étude des publications «décrivant les contaminations survenues dans des espaces publics clos (restaurant, bus, bateaux de croisières, répétitions de chorales, etc.) et certains milieux professionnels (abattoirs, etc.)».
Comme un écho, le professeur Bruno Mégarbane, chef du service réanimation médicale à l'hôpital Lariboisière (Paris), a également recommandé le port du masque dans les espaces clos publics et en réunion intrafamiliale, par exemple. «Tous ces moyens (ajoutés aux gestes barrière et distanciation sociale) permettent de prévenir et éviter un rebond», à condition bien sûr d'une application stricte, poursuit le spécialiste.
«Il est urgent de rendre obligatoire le port du masque dans tous les espaces clos, dans tous les bureaux, dans toutes les salles de classe et amphithéâtres, et aussi d'encourager sans ambiguïté le télétravail, les cours à distance et la réorganisation de classes avec des effectifs moins nombreux», écrivent également dans une tribune publiée vendredi par Libération une vingtaine de professeurs et docteurs en médecine. «Le virus ne pense pas, ne se déplace pas, ne saute pas», a souligné pour sa part la Direction générale de la santé dans son bilan quotidien vendredi. «C'est nous qui nous déplaçons, qui entrons en contact avec d'autres, qui parfois nous relâchons en termes de prévention. Il n'y a pas de fatalité».


mardi 17 juillet 2018

Les photos de l'équipe de France à l'Élysée


Les joueurs de l'équipe de France à l'Élysée.

Les photos de l'équipe de France à l'Élysée 

Les Bleus sont à l'Élysée, plus d'un millier de personnes présentes

Toute l'équipe de France, sur le perron de l'Élysée.

Paul Pogba et Brigitte Macron soulèvent la Coupe du monde. 


Les Bleus sont à l'Élysée, plus d'un millier de personnes présentes