Tom Wolfe, l'Amérique au scalpel
Nathalie Crom
Publié le 06/04/2013. Mis à jour le 10/04/2013 à 08h23
Avec “Bloody Miami”, son quatrième roman, Tom Wolfe poursuit à 82 ans sa radioscopie de la société américaine et s'attaque au sujet de l'immigration en Floride. “Télérama” l'a rencontré.
Tom Wolfe n'est pas homme à faire des caprices. Aussi calme et avenant que sa prose est échevelée, ainsi se présente l'Américain, dont le bon plaisir consisterait simplement, en ce matin de mars, tandis qu'il séjourne en France, qu'on lui procure un exemplaire deL'Assommoir - il est, avouons-le, des demandes plus extravagantes que celle-ci... Lit-il le français ? « Non, mais je suis quand même curieux de voir à quoi Zola ressemble en français ; je parierais que ça sonne mieux qu'en anglais. En anglais, c'est brillant bien sûr, mais les phrases, la langue, sont parfois un peu plates... » Tout « plat » qu'il lui semble, Zola est un des maîtres de Tom Wolfe - il se revendique volontiers « le plus grand fan qu'ait jamais eu » le romancier français.
