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jeudi 6 octobre 2016

Le roi Andriantsoly / La dernière âme de la resistance Sakalava


Une femme de la tribu Sakalava

Le roi Andriantsoly

La dernière âme de la resistance Sakalava


2 AOÛT 2016
par
JACQUES ZENY



Entre 17ème jusqu’au 19ème siècle, le royaume Sakalava était très puissant d’où la période d’expansionnisme du peuple Sakalava. L’expansion du royaume Merina va mettre un terme à la prospérité du royaume Sakalava. La dernière âme de la résistance du peuple Sakalava est le roi Andriantsoly qui a été décédé à l’âge de 47 ans et enterré à Mayotte. Il est devenu l’icône de la sauvegarde de cette prospérité de son royaume. Il s’était converti à la religion musulmane pour qu’il puisse se rapproché trop près de ses alliés Antalaotra. Mais cette conversion et surtout son rapprochement avec les Antalaotra n’est pas bien apprécié par la majorité des notables Sakalava. En un mot, l’histoire du peuple Sakalava est focalisée autour de l’histoire du roi Andriantsoly d’où son vrai nom est Solavola. Le nom posthume d’Andriantsoly est aujourd’hui Andriamagnavakarivo. Pour plus amples informations, voir le Musée de l’Arbre Sacré sis à Mahatsinjo Nosy-Be Madagascar.


Une jeune femme Sakalava



Après l’échec de sa négociation avec le sultan de Zanzibar, Andriantsoly décidait de quitter définitivement Nosy-Be et la presqu’Ile d’Ampasindava. Il avait pris le cap directement vers Mayotte et en arrivant là-bas, il était devenu sultan de Mayotte. Il profitait de sa position en tant que sultan à fin de pouvoir négocier avec l’Amiral De Hell pour qu’il puisse avoir le soutien de la France d’où il a proposé deux choses à la France : - Cession de Mayotte à la France - Protection de Nosy-Be par la France

Une jeune femme Sakalava


En 1841, le Capitaine Pierre Passot, collaborateur de l’Amiral De Hell, était venu en même temps à Mayotte et à Nosy-Be pour la finalisation et la signature des contrats successifs dans les deux Iles. Ensuite, la ville de Nosy-Be est dénommée Hell-Ville c’est-à-dire ville de l’Amiral De Hell et la montagne la plus haute de Nosy-Be est dénommée Mont Passot.

Une femme âgée de la tribu Sakalava


Le roi Andriantsoly après ses échecs successifs à Majunga, il s’était reculé petit à petit jusqu’il arrive à trouver une refuse dans la presqu’Ile d’Ampasibndava, plus précisément à Anorontsanga. Malheureusement, sa tentative de chercher un appui auprès du sultan de Zanzibar est une défaite. C’est pour cette raison qu’il a décidé de quitter définitivement, la presqu’Ile d’Ampasindava en 1832 pour rejoindre Commores et plus exactement Mayotte. Entretemps, le roi Tsimiaro I, roi des Antakarana, se réfugient un moment dans les grottes des Tsingy avant de capituler et de fuir aux Iles des Mitsio au nord de Nosy-Be. Dans ce cas, des milliers de personnes s’entassent sur ces petites Iles de Mitsio.

Tsialana e famille


Par contre à Nosy-Be, la royauté Sakalava Bemihisatra a dirigée par la jeune reine Tsiomeko avec 12.000 personnes Sakalava. Tsiomeko a demandé une aide au Sultan de Zanzibar, mais cette aide restera symbolique et c’est pour cette raison que la Reine Tsiomeko devrait obligatoirement quitter la Grande Terre et se réfugier à Ambariovato (Nosy-Komba actuellement), puis à Nosy-Be avec des milliers de personnes. A l’endroit où elle a mis ses pieds, on a planté un Ficus religiosa, le fameux Arbre Sacré, un banyan spectaculaire et géant allant jusqu’à 1 Ha de superficie actuellement, que l’on peut visiter en tant lieu de culte et de connexion entre Homme et Dieu.

Une femme âgée de la tribu Sakalava


On pourra faire des vœux de toute sorte surtout ceux qui lie l’Homme à la vie durable comme par exemple demander la bénédiction, la richesse, la pérennisation du mariage et de la vie, la progéniture et les enfants, etc… une culture encore praticable par les Sakalavas à l’heure actuelle, en moyenne 100 à 200 pratiquants qui viennent prier à l’Arbre Sacré de Mahatsinjo, sans compter des centaines touristes qui visitent ce lieu par mois.

Jacques Zeny
Jacques Zeny a été né à Hell-Ville Nosy-Be en 1961, ayant aujourd’hui 55 ans; il a fait ses études primaires à l’école publique d’Andavakotoko Hell-ville Nosy-Be, et des études secondaires au CEG de Boulevard Manceau toujours à Hell-Ville Nosy-B;, obtenu son baccalauréat série C au lycée de Diégo en 1983, ayant poursuivi ses études universitaires à la faculté des sciences économiques de Tananarive et obtenu sa maitrise en science économique en 1989 et continue ses études à l’institut des sciences comptables et d’administration d’entreprise en 1996, depuis il est cadre supérieur et chef d’entreprise jusqu’aujourd’hui. Il a suivi des études en socio-historique surtout du peuple Sakalava, la plus grande ethnie à Madagascar.
Depuis 2004, il a créé sa propre entreprise ESPACE ZENY qui gère le tourisme éco culturel de l’Arbre sacré de Mahatsinjo Nosy-Be. Il a réussi avec succès pendant tous ses cursus universitaires et il a travaillé toujours dans des grandes sociétés avant de créer sa propre société, ayant beaucoup d’expériences en matière de gestion et de management d’entreprise.
Maintenant, il est premier vice-président de l’office régional du tourisme de Nosy-Be et son entreprise marche bien dont voir ci-joint l’évolution des visiteurs étrangers du site touristique ARBRE SACRE.

mercredi 5 octobre 2016

Les rituels funéraires du Sakalava / Les funérailles de la famille royale


Les funérailles 

de la famille royale


Les rituels funéraires du Sakalava, le groupe ethnique le plus important à Madagascar



2 JUIN 2016
par
JACQUES ZENY



Les funérailles de la famille royale revêtent chez les Sakalava un caractère particulier. En général, la durée des funérailles est de plus de trente jours. Et durant toute la période de deuil appelée Fanompoagna mafana, les Sakalava devraient obligatoirement respecter toutes sortes des interdits ou fady (les femmes avec des cheveux tressés et portent de Salovagna et kisaly mais sans chemise, pourtant les hommes habillent avec des kitamby et sans chemise aussi ; tous les Sakalava ne portent pas des chaussures et dorment obligatoirement sur une natte et surtout interdit de dormir sur un lit durant le deuil royal).
Le royaume Sakalava s'est construit sur une idéologie politique
où le souverain est en rapport direct avec son ancêtre, Dieu

Lorsque le roi semble très proche de la mort, il faut le transporter hors de son palais royal (Zombavelona), de crainte qu’il n’y trouve la mort. Lorsque le roi Sakalava est mort, on dit que la terre est brisée (Folaka ny tany). Il appartient alors aux Sambarivo, clan chargé d’effectuer tous les travaux dans les Mahabo (tombeaux royaux), ainsi qu’aux Marovavy d’annoncer le décès à tout le monde. Le Manantany (Ministre de l’intérieur) et les Rangahy (conseillers royaux) rangent l’assistance dans la cour à l’ouest de la maison ou se trouve le corps du défunt. Durant plus d’une heure, chacun se prosterne, face contre terre, pour verser des larmes et pousser des cris de lamentations.
Danses traditionnelles

Dès la mort du roi, l’or est introduit dans sa bouche. Cette dernière est ensuite bandée avec une lanière de soie. Les orteils et les pouces sont attachés par des lanières de dalahany (étoffe riche et importée). Le corps devrait être lavé et enduit de miel; le bout d’un doigt de la main droite et une mèche de cheveux sont coupées pour être conservées comme reliques et le corps devrait être enveloppé d’un tissu blanc. Apres le bain de purification ; il faut envelopper le corps du défunt dans des tissus de soie appelées sobahia ou dalahany.
Apres, il faut choisir ensuite un zébu bien gras, et on le tue puis on le dépouille soigneusement de sa peau afin de rouler le corps mortuaire dans cette peau de zébu, que l’on coud solidement. Une ouverture est toutefois prévue afin de laisser s’écouler le pus (nana) appelé exceptionnellement lait, issus de la putréfaction. Durant plusieurs semaines on assure un renouvellement hebdomadaire de la peau de zébu et des tissus de soie qui enveloppent le corps du défunt.
Apres usage la peau de zébu et les tissus de soie sont jetées à la mer ou enterrées ans un endroit interdit étant considéré comme sacré. L’encens (emboko), brule et parfume de façon permanente. Durant toute la période de deuil, le bruit des hazolahy ou magnandria ne cessent de sonner jour et nuit. Pourtant les femmes pratiquent une danse sacrée réservée spécialement aux funérailles royales, une mélopée propre aux funerailles royales, et les hommes, entament la préparation du tombeau royal devraient être accompagner des chants érotiques avec battement des mains bien rythmés.
La viande des bovidés sacrifiés revient exclusivement aux personnes qui s’occupent de la dépouille royale (Sakalava Djingo). Pendant tout le temps des funérailles, les Sambarivo battent sans interruption les Hazolahy ou Magnandria et jouent des Antsiva. Le cercueil est confié aux charpentiers les plus habiles et sa fabrication a été effectuée tous les jours, hormis mardis, jeudis et dimanches qui sont des jours néfastes pour les Sakalava. Le cercueil est creusé dans un tronc de sohihy (arbre très dur) dont l’usage est exclusivement réservé aux funérailles royales. Les charpentiers et chanteurs mettent plusieurs semaines pour le creuser.
Tombe Sakalava

Le rôle et l`intervention des divers clans Sakalava au cours des funérailles royales

Lorsque les ossements du roi défunt sont purifiés de toute trace de chair, on doit procéder à lensevelissement. La célébration du rituel dinversion se déploie ici dans toute sa splendeur ; tout est permis, et point de sanction ni immédiates, pas même ultérieures. Avant d’envelopper le cadavre dans un linceul, il faut prendre soin de le parsemer de bijoux, de pièces dor et dargent, sans oublier les parfums de haute qualité, en un mot tous les effets personnels du roi défunt. On entoure ensuite le cadavre dun nombre variable de sobahia et de dalahany (pièce de soie). Enfin, il faut déposer la dépouille sacrée dans le cercueil. Tous les princes de la famille du défunt se doivent dassister à la cérémonie de la mise en bière.
Rituels funéraires

Avant la fermeture du cercueil, il a eu lieu le mosarafa qui consistait en une distribution d`étoffe blanche aux principaux chefs de clan Sakalava, sorte de cadeau fait par le mort lui-même, ou en son souvenir. Jour et nuit, les manandria et les antsiva ne cessent de retentir. La sépulture doit avoir lieu le vendredi soir et la nuit précédente, ils ont déjà creusé la fosse. Cette activité aussi porte une dénomination propre réservée aux rois défunts: on dit alors mamaky lanitry, creuser ou perforer le ciel. La tombe a environ 2,30 mètres de long, 1,50 mètre de large et 2,50 mètres de profondeur. A la tombée de la nuit, on allume de gros cierges fabriqués à partir du suif des bœufs sacrifiés.
Au terme du fanompoagna mafana c’est-à-dire après l’enterrement, chacun rentre chez soi. Mais auparavant, la prise dun bain collectif et purification reste obligatoire. Durant une semaine encore, après les obseques de LAmpanjaka (ROI), les sujets sabstiennent encore de danser, de chanter et dorganiser de grandes fêtes. Quant aux activités professionnelles, enfin, elles peuvent normalement reprendre.
La famille royale quand elle est morte, est considéré comme Mihilagna, c’est-à-dire dans un instant elle reviendra par le biais de son esprit sur une personne possédée, donc par le truchement du possédé ou medium, elle peut parler et discuter avec les vivants que l’on appelle Tromba. L’enterrement est fait à Mahabo, surtout pendant la nuit et non pas pendant le jour. Il existe trois Mahabo à Nosy-Be (Mahabo Manongarivo ; Mahabo Ambalarafia et Mahabo Mitsinjoarivo) et il y a un évènementiel culturel et traditionnel au moins une fois par an à chaque Mahabo de Nosy-Be dont mois de juillet à Mahabo Manongarivo ; mois d’aout à Mahabo Mitsinjoarivo et mois de septembre à Mahabo Ambalarafia.

Jacques Zeny
Jacques Zeny a été né à Hell-Ville Nosy-Be en 1961, ayant aujourd’hui 55 ans; il a fait ses études primaires à l’école publique d’Andavakotoko Hell-ville Nosy-Be, et des études secondaires au CEG de Boulevard Manceau toujours à Hell-Ville Nosy-B;, obtenu son baccalauréat série C au lycée de Diégo en 1983, ayant poursuivi ses études universitaires à la faculté des sciences économiques de Tananarive et obtenu sa maitrise en science économique en 1989 et continue ses études à l’institut des sciences comptables et d’administration d’entreprise en 1996, depuis il est cadre supérieur et chef d’entreprise jusqu’aujourd’hui. Il a suivi des études en socio-historique surtout du peuple Sakalava, la plus grande ethnie à Madagascar.
Depuis 2004, il a créé sa propre entreprise ESPACE ZENY qui gère le tourisme éco culturel de l’Arbre sacré de Mahatsinjo Nosy-Be. Il a réussi avec succès pendant tous ses cursus universitaires et il a travaillé toujours dans des grandes sociétés avant de créer sa propre société, ayant beaucoup d’expériences en matière de gestion et de management d’entreprise.
Maintenant, il est premier vice-président de l’office régional du tourisme de Nosy-Be et son entreprise marche bien dont voir ci-joint l’évolution des visiteurs étrangers du site touristique ARBRE SACRE.

mardi 4 octobre 2016

Le mariage Sakalava / Les critères de choix et le grand festin

Une femme Sakalava

Le mariage Sakalava

Les critères de choix et le grand festin


2 OCT. 2016
par
JACQUES ZENY



Le mariage constitue après la naissance biologique et sociale un autre temps fort de la vie sociale et humaine du peuple Sakalava. Dès la tendre enfance, le Sakalava est initié au mariage. Le jeune homme choisit, la jeune fille accepte : tel est le principe fondamental à moins qu’il ne s’agisse d’une princesse. Les critères de choix sont de trois ordres : juridique, esthétique, et axiologique. Le premier critère, le plus important de tous et de loin demeure l’interdit de l’inceste. Tant que les partenaires arrivent encore a établir ensemble leur arbre généalogique commun, même s’ils remontent jusqu'à la dixième generation ascendante, ils sont encore frappés par les tabous de l’inceste,atambo sady loza.

Une jeune femme

Le jour du mariage est fixé par le devin ou ampisikidy na Moasy. Autant que faire se peut, il se passera un jour faste pour les deux clans sont issus les jeunes et futurs époux. Les invitations commencent un mois avant la date fixée et indiquée. Les Sakalavas célèbrent le manenga (épouser) en deux temps, d’abord chez la jeune fille ensuite chez le mari. Les festivités commencent dès la veille pour se prolonger le lendemain par les joro, le grand festin, les chants et les danses.
Danses traditionnelles

Toutes l’expédition forte des membres de la grande famille du garçon débarque la veille du jour indique dans le village de la jeune fille. Tandis que celle-ci se trouve d’abord dissimulée par ses sœurs ou cousines parallèles patrilatérales ou matrilatérales, les hôtes sont introduits dans la maison paternelle. Les échanges qui comprennent les salutations, l’expose des motifs du déplacement et l’offrande de la dot débutent alors et la séance est rarement levée avant une heure. Quant aux zébus offerts en dot leur nombre peut s’élever parfois jusqu'à cinquante (50), autrefois ce fut un cas fréquent, aujourd’hui cela devient de plus en plus rare. A l’issue du grand dialogue d’accueil, assure par deux anciens qui représentent respectivement les époux et leur clan respectif, la mère présente la jeune fille parée de ses plus beaux bijoux et habits : elle sort de sa cachette et se montre solennellement à son prétendant. Apres encore le diner ordinaire, les festivités préparatoires au mariage commencent. La veillée dure toute la nuit. Elle est composée essentiellement de chants et de danses traditionnels. Les thèmes de fécondité et de vie font l’objet de la plupart des chansons (chants rythmés et poétiques).
Danses traditionnelles

Le matin après le lever du soleil, tout le village de la jeune fille se rassemble a l’ouest de l’enceinte sacrée. Hospitalité, hiérarchie et restauration vitale dans la solidarité, telles sont les idées maitresses que révèlent les grands festins chez les Sakalava. Au mariage comme à la naissance et aux obsèques, les premiers responsables organisent toujours un grand repas d’honneur ou tous les membres de l’assistance présente sont conviés sans exception. Au-delà des habitudes et des attitudes protocolaires nécessaires, il faudrait sans doute pouvoir lire aussi ici les empreintes de l’hospitalité, vertu très chère au Sakalava. Il est a remarquer, par ailleurs que les repas durant, les hommes mangent a part bien sépares des femmes qui forment a leur tour un groupe distinct des enfants. De plus, a l’intérieur de chaque entité les anciens et les aines jouissent d’un certain privilège. Et curieusement, les anciens se servent et terminent les premiers, tandis que les plus jeunes commencent après tous les ainés et se doivent de terminer en dernier lieu. Hormis les rois, les chefs de clan, les prêtres et les différents devins, le système agnatique Sakalava place, dans sa conception hiérarchique, les hommes au premier rang, les femmes au second, et enfin au dernier rang les enfants.

Jacques Zeny
Jacques Zeny a été né à Hell-Ville Nosy-Be en 1961, ayant aujourd’hui 55 ans; il a fait ses études primaires à l’école publique d’Andavakotoko Hell-ville Nosy-Be, et des études secondaires au CEG de Boulevard Manceau toujours à Hell-Ville Nosy-B;, obtenu son baccalauréat série C au lycée de Diégo en 1983, ayant poursuivi ses études universitaires à la faculté des sciences économiques de Tananarive et obtenu sa maitrise en science économique en 1989 et continue ses études à l’institut des sciences comptables et d’administration d’entreprise en 1996, depuis il est cadre supérieur et chef d’entreprise jusqu’aujourd’hui. Il a suivi des études en socio-historique surtout du peuple Sakalava, la plus grande ethnie à Madagascar.
Depuis 2004, il a créé sa propre entreprise ESPACE ZENY qui gère le tourisme éco culturel de l’Arbre sacré de Mahatsinjo Nosy-Be. Il a réussi avec succès pendant tous ses cursus universitaires et il a travaillé toujours dans des grandes sociétés avant de créer sa propre société, ayant beaucoup d’expériences en matière de gestion et de management d’entreprise.

Maintenant, il est premier vice-président de l’office régional du tourisme de Nosy-Be et son entreprise marche bien dont voir ci-joint l’évolution des visiteurs étrangers du site touristique ARBRE SACRE.

samedi 14 mai 2016

La conception de l'Arbre sacré a Nosy-Be


La conception de l'Arbre sacré a Nosy-Be

À Madagascar, une source d’énergie pour les jeunes mariés



2 AVR. 2016
Par JACQUES ZENY



L’Arbre sacré de Mahatsinjo se trouve à 2,5 km de Hell-Ville Nosy-Be sur la route de l’école française Lamartine, en passant par la cité Seimad, et juste sur la descente vers le site Arbre sacré, il y a une vue panoramique et très fabuleux, donc c’est un lieu superbe pour la prise des belles photos.
Le site Arbre sacré Mahatsinjo est un lieu de culte et de prière où l’on vient pour solliciter des bénédictions de Dieu par l’intermédiaire des esprits de nos ancêtres. La fréquentation des jeunes couples fraichement mariés, surtout en voyage de noce est vivement souhaitée parce que ce lieu donne la bénédiction sur la pérennisation et la durabilité du mariage, parce que cet arbre est une source d’énergie pour les jeunes mariés, voilà le premier aspect mystique et mystérieux de l’arbre sacré.

Aussi l’Arbre sacré, parti d’un seul tronc et devenu maintenant une véritable forêt de 1 ha d’envergure et de superficie, donc c’est incroyable, mais c’est la grandiose de la nature. Ce n’est pas un arbre avec un seul tronc, mais avec plusieurs racines et troncs (en milliers), en fait ce qui est impensable les petites racines comme des lianes dès qu’elles touchent la terre deviennent après quelques temps des troncs et ensuite les troncs donnent des racines et ainsi de suite, donc c’est un cercle infernal sans fin.
Alors, aujourd’hui en moyenne de 150 à 200 personnes malgaches et étrangères par semaine viennent pour y prier dans ce lieu magique. Par contre ceux qui viennent y prier doivent obligatoirement apporter des offrandes telles que des tissus de couleur blanche et rouge; du miel, du rhum, de zebu, de l’argent et des pièces de monnaies, etc... lorsque les vœux ont des résultats positifs. Mais il ne faut surtout pas donner des offrandes pendant le moment des vœux mais après le résultat lorsque celui-ci est positif.
Dans l’opinion culturelle et philosophique Sakalava, l’arbre est roi, les plantes sont reines, disent les Sakalava. Ceci traduit bien la conception du peuple Sakalava de l’Arbre sacré. Autres proverbes relatifs aux arbres sacrés occupent d’un rôle important dans les mythes et légendes transmis de generation en generation et sont omniprésents dans la vie quotidienne et courant du peuple Sakalava.
Mais qu’est que qu’un arbre sacré ? Il n’est pas toujours aisé de lui donner une définition exacte. Il se différencie des autres arbres par son port, sa particularité qui tient à sa physionomie: taille et forme du tronc, positionnement des branches, importances des rameaux et feuilles.
A Nosy-Be, il existe plusieurs types d’arbres. Mais ce que nous voulons retenir ici, ce sont les caractéristiques le lier a l’homme : leur port, leur durée de vie, et le plus important ce qu’il représente dans la culture Sakalava : leur utilisation et leur symbolisme. Les premières caractéristiques à retenir et probablement les plus significatives touchent sa structure qui reflète certaines données cosmologiques.


C’est pour cette raison que l’arbre sacré devient « arbre de vie ou arbre de mort » qui assure la communication entre le ciel et la terre, c’est-à-dire entre les vivants et Dieu par le biais des esprits. Dans la conception culturelle Sakalava, les esprits des ancêtres ou « Razana » vivent dans l’enceinte de de l’Arbre sacré, donc les esprits sont considérés comme des intermédiaires entre Dieu et l’homme. La récompense des esprits, ce sera des offrandes : tissu rouge et blanc, miel, rhum.
L’arbre sacré est choisi délibérément par le souverains pour marquer leur pouvoir et leur autorité. Expressions du pouvoir et symbole de longévité et stabilité, c’est pourquoi ils ont choisi le ficus Religiosa de Mahatsinjo, parce que ce ficus pouvant atteindre jusqu’à plus de 10.000 ans. C’est pourquoi cet arbre fait maintenant l’objet de vénérations d’offrande et de culte. Donc les Sakalava pratiquent toujours cette tradition culturelle et encore une culture vivante...

La Maison Familiale Rurale de Nosy-Be (MFR N)

La MFR N a été créée en 2009, fruit du partenariat tripartite entre "I bambini di Manina del Madagascar" une ONG ONLUS travaillant à Nosy-Be depuis plusieurs années, Espace Zeny société privée de droit malgache œuvrant dans le domaine du tourisme culturel et environnemental et l’union de la maison familiale rurale de Madagascar (UNMFRM). Cette convention de travail a été signée en 2009 et opérationnelle depuis toujours. La MFR N devient actuellement un centre de formation professionnelle et en même temps ferme, il produit des poulets de chair et des poules pondeuses et des petits ruminants (chèvres et moutons). Et ce centre essaie également de développer la formation en éco tourisme et valorisation des patrimoines.

Jacques Zeny
Jacques Zeny a été né à Hell-Ville Nosy-Be en 1961, ayant aujourd’hui 55 ans; il a fait ses études primaires à l’école publique d’Andavakotoko Hell-ville Nosy-Be, et des études secondaires au CEG de Boulevard Manceau toujours à Hell-Ville Nosy-B;, obtenu son baccalauréat série C au lycée de Diégo en 1983, ayant poursuivi ses études universitaires à la faculté des sciences économiques de Tananarive et obtenu sa maitrise en science économique en 1989 et continue ses études à l’institut des sciences comptables et d’administration d’entreprise en 1996, depuis il est cadre supérieur et chef d’entreprise jusqu’aujourd’hui. Il a suivi des études en socio-historique surtout du peuple Sakalava, la plus grande ethnie à Madagascar.
Depuis 2004, il a créé sa propre entreprise ESPACE ZENY qui gère le tourisme éco culturel de l’Arbre sacré de Mahatsinjo Nosy-Be. Il a réussi avec succès pendant tous ses cursus universitaires et il a travaillé toujours dans des grandes sociétés avant de créer sa propre société, ayant beaucoup d’expériences en matière de gestion et de management d’entreprise.
Maintenant, il est premier vice-président de l’office régional du tourisme de Nosy-Be et son entreprise marche bien dont voir ci-joint l’évolution des visiteurs étrangers du site touristique ARBRE SACRE.