Le « nous » qui résiste
Le bref récit Tout ce qui nous était à venirtémoigne de la force de l’écriture de Jane Sautière, qui aborde dans une langue précise la question de la fin, sans pour autant exclure celles du renouveau et de l’avenir. En peu de mots, mais avec une très grande énergie et une exigence sans pareille, l’écrivaine se confronte à ce qui est inéluctable, non pour le déplorer mais au contraire pour en tirer toute la puissance, celle d’un « nous » qui s’affirme, voire qui s’impose au lecteur comme le seul avenir digne de ce nom, celui de la lutte. Le « nous » résiste à la fin qui vient, car d’autres prennent le relais, toujours, lorsque les forces diminuent et que le souffle vient à manquer.
