mardi 14 février 2017

« Je, François Villon », de Luigi Critone d’après Jean Teulé




« Je, François Villon », 

de Luigi Critone d’après Jean Teulé


J’ai eu la chance de gagner cette bande dessinée lors d’un concours organisé par Actualitté autour de l’oeuvre de François Villon. Villon était un poète du 15è siècle, dont le texte le plus célèbre est La ballade des pendus. Il a mené une vie dissolue malgré l’éducation religieuse dont il a bénéficié, car très tôt le Père Guillaume Villon l’a pris sous son aile, après que ses parents ont été exécutés. Son crédo : la liberté. Sans foi ni loi.
Luigi Critone s’est appuyé sur le roman de Jean Teulé pour réaliser cette bande dessinée, dont le premier tome s’intitule Mais où sont les neiges d’antan ? D’habitude je préfère rédiger moi-même les résumés, mais je trouve la quatrième de couverture parfaite et me permets donc de la restituer.
Résumé :  Il est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d’Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a étudié à l’université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les curés, les assassins, les poètes et les rois. Aucun sentiment humain ne lui était étranger. Des plus sublimes aux plus atroces, il a commis tous les actes qu’un homme peut commettre. Il a traversé comme un météore trente années de l’histoire de son temps.

Mon avis : il est toujours intéressant de se pencher sur les destins qui ont marqué l’histoire, ou qui ont une place majeure dans le patrimoine culturel. Cinq siècles plus tard, cet homme que tout destinait à être oublié survit dans nos mémoires grâce à ses poèmes. Il est né le jour où Jeanne d’Arc a été brûlée, le jour où son père est mort pendu, pour avoir volé. Sa mère est morte enterrée vivante, pour vol, elle aussi. Heureusement, Guillaume Villon l’a recueilli et le destinait à devenir clerc. François a bel et bien suivi ses études mais en cumulant les bêtises à côté, et pas de moindres.
Ce premier tome aborde les jeunes années de Villon, jusqu’à ses 21 ans. Joyeux ripailleur, il entraîne ses amis dans des soirées de beuverie et de débauche. On découvre un jeune homme épris de liberté, de libre-arbitre, avec une insolence immodérée. Ce boute-en-train est toujours motivé pour faire enrager les soldats défendant les intérêts des bourgeois. Comme le dit Jean Teulé, François Villon était « infréquentable ».
L’histoire est donc passionnante et instructive. Qu’en est-il des dessins ? Ils sont très beaux, à la fois simples et travaillés : sans trop de détails mais ce qui est dessiné l’est avec finesse. Les couleurs pastels sont très bien exploitées, l’ensemble est doux, très agréable à lire. Même les scènes de sexe restent assez pudiques finalement.
J’ai vraiment beaucoup aimé, j’ai appris pas mal de choses sur ce grand poète, et la vie de l’époque est superbement rendue. Je me procurerai le deuxième tome dès sa sortie, j’ai hâte de connaître la suite de son destin.
Jean Teulé et Luigi Critone sont venus parler de la BD sur France Culture. La partie qui nous intéresse commence à 18 minutes.


lundi 13 février 2017

François Villon / Dernier opus d’une vie dessinée

François Villon, 

dernier opus d’une vie dessinée


PIERRE SERNA
JEUDI, 9 FÉVRIER, 2017
L'HUMANITÉ
Je, François Villon, tome 3, de Luigi Critone, d’après Jean teulé. Éditions Delcourt, 72 pages, 15,50 euros.
Oyez bonnes gens, gueux, pauvres, SDF, réfugiés, mal-aimés de la police et poètes maudits, une bonne nouvelle arrive, le dernier opus de la biographie en bande dessinée de François de Montcorbier, plus connu sous le nom de Villon, est paru. Ce troisième volet est aussi beau, aussi fort dans ses choix esthétiques et narratifs que les deux premiers. Point de fioriture, ou de réinvention d’un Moyen Âge violent de façon inutile, pas de fascination à peine masquée pour une aristocratie féodale nourrissant l’imaginaire. Sobres, poignantes, et vraisemblables dans leur dénuement, nous sont racontées les deux dernières années de la vie du poète, de l’avènement de Louis XI en 1461 et de sa rencontre improbable mais si forte avec le roi, à Meung-sur-Loire, jusqu’à son bannissement de Paris et sa disparition en 1463, peu après l’écriture de son Testament et de sa Ballade des pendus. Les planches sont dignes d’un poème de Villon à lire et à relire. Merci à Critone et Teulé !



dimanche 12 février 2017

John Berger / Pour eux

John Berger : pour eux

JEUDI, 14 OCTOBRE, 1999
L'HUMANITÉ
King, dernier titre de John Berger, roman aboyé à la face du monde. Fable terrible, histoire d'hommes et de femmes jetés loin de tout, puis oubliés. Une littérature qui redonne à voir.
Il est un romancier en colère. Qui expose les faits et dénonce les situations. Chacun de ses livres est un objet rude, brut, dur. John Berger, né en 1926 à Londres, vit aujourd'hui dans un petit village de Haute-Savoie. Sa vie est un mélange de coups d'éclat (en 1972, il offre la moitié du montant de son Booker Prize aux Black Panthers) et de coups de cour (à partir des années quatre-vingt, il écrit une trilogie consacrée aux paysans de la montagne). " Est-ce qu'on sait jamais dire avec des mots ce que l'on croit ? ", interroge l'un des personnages de King. John Berger est à la fois écrivain, critique d'art, peintre, scénariste. Il s'agit d'emprunter mille chemins pour arriver à un seul et même endroit. Celui où l'on parle au plus près de l'homme. Ses beautés, ses laideurs. Et sa capacité meurtrière à oublier d'où il vient.
" C'est pas si mal, non, d'avoir survécu une nouvelle fois à l'hiver ? " King raconte vingt-quatre heures de la vie d'une dizaine de SDF. Qui sont sur le point d'être expulsés de leur terrain vague par un promoteur immobilier. Car c'est l'un des paradoxes de notre société actuelle : ceux qui ont tout veulent tout. L'histoire de ces hommes et femmes, confrontés à un monde dont ils sont de plus en plus exclus, est racontée par King. Tout le roman est bâti sur cette ambivalence. Car King est à la fois un chien (seul un animal peut flairer la détresse humaine) et un homme (la détresse humaine fait de tout être un animal). Mais nous, comment considère-t-on ces hommes et femmes croisés régulièrement dans la rue ?
King est une fable réaliste à la beauté poignante. Magnifique scène finale sur un groupe d'hommes transformé en une meute de chiens sauvages. Le livre est composé de paragraphes coupants et courts. Comme un bloc de pierre dont il ne resterait plus que des morceaux épars. Il y a, tout au long de ces pages consacrées aux SDF, le combat de l'amour et l'évidence de l'amitié. Car la pauvreté soude et sépare en même temps. Leur vie semble avancer pas à pas. Faite d'un terreau sur lequel les rêves se meurent un à un. " D'où vient le courage ? " De la folie et de la nécessité. Nécessité de s'oublier soi-même et folie de croire en la vie. Et l'on se souvient de l'histoire de l'hirondelle racontée par King. L'oiseau s'engouffre, par erreur, dans une pièce fermée. Il ne trouve plus la fenêtre par laquelle il est entré. Ne cesse de se blesser sur une vitre. Mais, épuisé, il se trompe enfin de fenêtre. Et, par erreur, se retrouve dehors dans les airs.
John Berger est un romancier à la fois mystique et politique. Il pourrait faire sienne la phrase de King : " Je m'empare de celui qui souffre, et je grogne si quelqu'un s'en approche. " Car il faut batailler sans larmes et sans cris. Être dans la dénonciation et non dans l'apitoiement. John Berger a refusé que son nom apparaisse sur la couverture du livre. King est un roman entièrement dédié aux sans-domicile-fixe. Il plonge ses racines dans la réalité quotidienne afin de faire bouger concrètement la situation. La situation économique (scandales des opérations immobilières menées avec brutalité) et la situation morale (notre regard de passant ne leur offre aucune humanité mais leur ôte toute intimité). L'un des personnages de l'histoire possède un anneau à l'intérieur duquel est gravée une phrase : " Ne m'oublie pas. " À la lecture du roman, se fait jour un sentiment à la fois émouvant et dérangeant : King est un livre pour eux et contre nous.
King, de John Berger ; traduction, Kayta Andreadakis-Berger. Éditions de l'Olivier. 224 pages.
Photocopies, de John Berger. Traduction, Élisabeth Motsch. Éditions de l'Olivier. 192 pages.

samedi 11 février 2017

Scorsee / Silence / La critique




Silence - la critique Pour et la critique Contre




Par Alain Spira et Yannick Vely
Paris Match
Publié le 07/02/2017 à 23h00 
Mis à jour le 08/02/2017 à 11h29

Adaptation d'un roman japonais, le nouveau film de Martin Scorsese a divisé la rédaction. 

Le synopsis

XVIIème siècle, deux prêtres jésuites se rendent au Japon pour retrouver leur mentor, le père Ferreira, disparu alors qu’il tentait de répandre les enseignements du catholicisme. Au terme d’un dangereux voyage, ils découvrent un pays où le christianisme est décrété illégal et ses fidèles persécutés. Ils devront mener dans la clandestinité cette quête périlleuse qui confrontera leur foi aux pires épreuves.

La critique

Pour, par Yannick Vely ****
Il le répète en interview. «Silence» est son film le plus personnel, une oeuvre dont le sujet le hante depuis qu'il a découvert le roman de Shūsaku Endō. Rarement le réalisateur du «Loup de Wall Street» ne se sera autant confié à coeur ouvert, sur ses doutes en tant que catholique, sur cette foi qui commande aussi sûrement son existence que le cinéma. Si Martin Scorsese a déjà filmé l'expérience religieuse à deux reprises avec «La Dernière tentation du Christ» et «Kundun», il n'avait jamais été aussi clairement LE sujet du film, lui qui voulait être séminariste dans sa jeunesse.
Le Père Sebastião Rodrigues (Andrew Garfield, comme possédé par le rôle) est son évident double de fiction, qui attend fébrilement que Dieu réponde à ses prières sur la conduite à suivre devant la violence des hommes. D'une beauté formelle de tous les plans - Rodrigo Prieto est nommé pour l'Oscar de la meilleure photographie - «Silence» est un film exigeant, dans le sens où il requiert un profond recueillement pour ressentir le dilemme intérieur du héros.
Martin Scorsese filme le chemin de croix des deux prêtes jésuites avec une rare économie d'effets - pas de musique, peu de mouvements d'appareil -, ce qui sublime la Nature, l'autre sujet du film (qui a été tourné à Taïwan, Ndlr), comme une confrontation entre deux manières de penser la religion - la transcendance catholique, l'animisme shintoïsme - symbolisée par ce dialogue sur la vénération du soleil. Si le rythme de «Silence» risque de désorienter les fans du Martin Scorsese des «Affranchis», surtout dans un deuxième acte très répétitif, le «décrochage» narratif du dernier tiers, sa puissance d'évocation vous mettra à genou, prêt à attendre la confession du cinéaste. Et de réfléchir longuement au sort des minorités religieuses, chrétiennes ou autres, contraintes encore aujourd'hui d'abjurer leur Dieu sous la contrainte. 

Contre, par Alain Spira **

Deux jeunes jésuites lancés à la recherche d’un missionnaire disparu au Japon, vont se heurter aux persécutions des chrétiens par l’inquisiteur de l’empereur… Quel beau sujet que la tentative d’implantation du christianisme en terre bouddhiste au XVIIe siècle. Hélas, le grand Scorsese passe à côté et nous impose un film interminable, servi par des stars incapables de rendre crédibles leurs personnages. Même l’accumulation de tortures ne nous arrache pas la moindre émotion. Quant à la fin, elle est grotesque. Mais bon, restons zen… 




vendredi 10 février 2017

Scorsese : “Silence est mon film le plus personnel”






Scorsese : “Silence est mon film le plus personnel”

Paris Match| Publié le 02/02/2017 à 21h47 
Mis à jour le 02/02/2017 à 21h57


Il est l’un des derniers maîtres d’Hollywood. Martin Scorsese était à Paris pour la présentation de «Silence», son dernier et magnifique long métrage. Il a répondu à nos questions.


Sa parole est d’or et son «Silence» une œuvre qui restera essentielle à ses yeux. Martin Scorsese a présenté son dernier film dans le cadre prestigieux Musée Guimet à Paris, le 12 janvier dernier. A 74 ans, le cinéaste des «Affranchis» et du «Loup de Wall Street» a éprouvé le besoin viscéral de parler de son rapport à la foi dans un film passionnant sur la campagne d’évangélisation menée par deux prêtres jésuites dans le Japon féodal du XVIIe siècle. Et le réalisation de «La Dernière tentation du Christ» de s’interroger sur le sens même de l’engagement religieux, lui qui voulait devenir séminariste dans sa jeunesse.

Magnifiquement filmé – le chef opérateur Rodrigo Prieto est nommé aux Oscars qui se dérouleront le dimanche 26 février prochain pour son travail – «Silence» est une œuvre rare, exigeante, qui creuse son propre sillon jusqu’au cœur du spectateur, qu’il soit croyant ou non. A l’heure où des communautés musulmanes ou chrétiennes sont persécutées, en Orient ou en Birmanie, son discours est d’une profonde actualité. Pour Martin Scorsese, il s’agit de son film le plus personnel, dont le sujet le hante depuis qu’il a découvert le roman de Shusaku Endo.


PARIS MATCH




jeudi 9 février 2017

Le grand retour de Jack Nicholson au cinéma

Jack Nicholson

Le grand retour de Jack Nicholson au cinéma

Paris Match||Mis à jour le 
Absent des plateaux depuis 2010, Jack Nicholson pourrait faire son grand retour au cinéma dans un remake américain de «Toni Erdmann» de Maren Ade.
Aucun doute : le rôle lui irait comme un gant. Selon «The Hollywood Reporter», Jack Nicholson devrait reprendre le rôle du père de famille qui se déguise en «Toni Erdmann» pour renouer le contact avec sa fille dans le remake de la tragicomédie de Maren Ade. Hit du dernier Festival de Cannes bien qu'il ne figure pas au palmarès de George Miller, «Toni Erdmann» est le favori de l'Oscar du meilleur film en langue étrangère. Jack Nicholson n'a plus arpenté les plateaux de cinéma depuis 2010 et le film «Comment savoir» de James L. Brooks.

Kristen Wiig

Kristen Wiig lui donnera la réplique

Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, c'est l'excellente actrice américaine Kristen Wiig («Mes meilleures ennemies») qui interprètera le rôle de la fille, «working girl» qui a perdu son sens de l'humour. Le remake sera produit par le duo Adam McKay et Will Ferrell. Si le premier est également réalisateur -il a reçu une nomination aux Oscars pour la mise en scène de «The Big Short - le casse du siècle»-, le nom du cinéaste attaché au projet n'a pas été communiqué. La réalisatrice Maren Ade sera productrice exécutive, ce qui est une excellente nouvelle, quant à l'ambition artistique du film.




mercredi 8 février 2017

Camilla Grebe / Un cri sous la glace / Crimes et sentiments




« Un cri sous la glace », de Camilla Grebe, éd. Calmann-Lévy, 400 pages, 21,90 euros.

Camilla Grebe: Crimes et sentiments


Paris Match| Publié le 07/02/2017 à 07h00
François Lestavel


Avec « Un cri sous la glace », la romancière suédoise réussit un polar psychologique subtil et prenant.
Méfiez-vous ! Un titre accrocheur peut être diablement trompeur. Car « Un cri sous la glace », qui laisse augurer d’un énième avatar de « Scream » à la sauce scandinave, n’emprunte pas les sentiers rebattus du thriller gore. Et si l’on retrouve d’emblée la tête d’une inconnue dans l’appartement cossu de Jesper Orre, riche homme d’affaires de Stockholm parti sans laisser d’adresse, la suite déjoue les pronostics pour céder la place à un roman choral à trois voix, où l’énigme se niche dans les émotions enfouies des personnages. A commencer par celles d’Emma, employée de la chaîne de vêtements que possède Jesper. Une jeune femme éprise de son patron, mais souffrant de son comportement de pervers narcissique… Quant à Peter, le flic taciturne chargé de l’enquête, il est hanté par ses amours ratées avec Hanne, ex-profileuse et ex-amante qu’il a appelée à la rescousse. Une Hanne d’autant plus touchante qu’elle doit se coltiner un mari odieux et dissimuler sa mémoire qui flanche… « Le plus important à mes yeux, confirme Camilla Grebe, c’était de construire des personnages intéressants, sans tomber dans les clichés qui abondent dans le thriller, et de les faire interagir pour mieux explorer les relations hommes-femmes. »
Camilla Grebe

"Quand je me suis lancée dans l’écriture, je ne croyais pas être capable de me débrouiller seule"
S’il y a un final renversant digne de Gillian Flynn, Camilla Grebe sait apporter aussi sa touche singulière dans un genre qu’elle a longtemps pratiqué en duo, notamment avec sa sœur Asa Traff, à travers une série mettant en scène une psychiatre. « Quand je me suis lancée dans l’écriture, confie l’ex-businesswoman, je ne croyais pas être capable de me débrouiller seule, alors j’ai composé des histoires avec Asa. Désormais, j’ai vraiment envie de décider de tout, d’être responsable à 100 %. Même si je sens que ma sœur a eu un peu de mal à avaler que j’aie aussi du succès en solo… » A 48 ans, la Suédoise a enfin assouvi ses désirs créatifs et trouve dans le polar un véhicule idéal pour parler de l’état du monde, notamment de l’homophobie et du racisme galopant qui la révoltent et seront au cœur de son prochain livre. « C’est un genre intéressant car on peut s’en servir pour faire passer des messages et expérimenter beaucoup de styles : y mettre de la politique, le transformer en une histoire d’amour, se contenter d’un simple divertissement ou ajouter des touches poétiques. » Toutes les nuances d’un noir qui lui va si bien.

mardi 7 février 2017

Dakota Johnson / Ses amis, ses amours

Dakota Johnnson

Dakota Johnson : ses amis, ses amours

Paris Match| Publié le 07/02/2017 à 08h05
Margaret Macdonald

Sur tous les tapis rouges pour la promotion du nouveau volet de la trilogie «Cinquante nuances de Grey», la jolie Dakota Johnson intrigue par son charisme naturel et sa discrétion. 

Malgré les nombreuses rumeurs sur une romance entre Dakota Johnson et Jamie Dornan, son partenaire dans «50 nuances de Grey» et «50 nuances plus sombres», les deux acteurs n’entretiennent rien d’autre que des liens d’une solide amitié. Si Jamie Dornan, alias Christian Grey, est marié avec Amelia Warner depuis 2013, Dakota Johnson ne semble pas encore avoir trouvé l’amour.

vendredi 3 février 2017

Oscars 2017 / Isabelle Huppert en lice, "La La Land" nominé 14 fois



Huppert posing
Par Helmut Newton
Cannes,1976


Oscars 2017 : Isabelle Huppert en lice, "La La Land" nominé 14 fois 
  • print
  • © Robyn Beck, AFP | Isabelle Huppert et Paul Verhoeven, réalisateur du film "Elle", le 8 janvier 2017, lors de la soirée des Golden Globes, à Beverly Hills, en Californie.
    Dernière modification : 24/01/2017

    Les premiers finalistes pour la 89e soirée des Oscars ont été révélés mardi. Parmi eux, Isabelle Huppert concourt dans la catégorie "meilleure actrice" pour son rôle dans le film "Elle".

    Après le Golden Globe de la meilleure actrice dramatique, Isabelle Huppert sera-t-elle couronnée aux Oscars ? L’actrice française a été nominée mardi 24 janvier pour son rôle dans le thriller psychologique "Elle", de Paul Verhoeven, adapté du roman de Philippe Djian "Oh..." et produit en France.

    Parmi les films en lice pour un Oscar, la comédie musicale "La La Land" a obtenu quatorze nominations, dont celles de meilleur film et de meilleur réalisateur.
    Déjà sacré lors de la cérémonie des Golden Globes au début du mois, avec sept récompenses pour sept nominations, "La La Land" raconte l'idylle dansée et chantée sur les collines de Los Angeles d'un couple joué par Ryan Gosling et Emma Stone.


    Le film, écrit et réalisé par Damien Chazelle et qui sort en France mercredi, précède au nombre de nominations "Arrival" ("Premier contact"), œuvre de science-fiction du Canadien Denis Villeneuve, qui en compte huit.
    Le nombre de 14 nominations égale le record co-détenu par "Titanic" en 1997 et "All About Eve" (Eve) en 1950.
    Autres films nominés
    Parmi les autres films qui seront en lice le 26 février et sont sortis en France, figure "Manchester by the Sea", de Kenneth Lonergan, où Casey Affleck est nominé dans la catégorie de meilleur acteur pour son rôle d'un trentenaire divorcé appelé au chevet de son frère aîné mourant.
    Les autres films nominés sont : "Moonlight", "Hacksaw Ridge", "Hidden Figures", "Fences", "Hell of High Water" et "Lion".
    Les autres acteurs nominés sont : Andrew Garfield ("Hacksaw Ridge"), Ryan Gosling ("La La Land"), Viggo Mortensen ("Captain Fantastic") et Denzel Washington ("Fences").
    Les autres actrices nominées sont : Ruth Negga ("Loving"), Natalie Portman ("Jackie"), Emma Stone ("La La Land") et Meryl Streep ("Florence Foster Jenkins").
    Avec Reuters


    mardi 31 janvier 2017

    L’acteur John Hurt est mort


    John Hurt


    L’acteur John Hurt est mort


    Nominé aux Oscars pour ses rôles dans « Elephant Man » et « Midnight Express », l’acteur britannique souffrait d’un cancer du pancréas.

    Le Monde.fr avec AFP | 28.01.2017 à 05h32 • Mis à jour le 28.01.2017 à 10h35

    John Hurt, le 13 septembre 2011, pour la première du film « La Taupe » à Londres.
    John Hurt





    Première victime d’Alien, monstre sensible dans Elephant Man, le comédien britannique John Hurt a excellé dans le cinéma de genre, souvent dans des seconds rôles qui ont marqué l’histoire du septième art. L’acteur est mort à l’âge de 77 ans des suites d’un cancer du pancréas, ont annoncé samedi 28 janvier plusieurs médias britanniques citant son agent Charles McDonald.


    Il avait été nominé deux fois aux Oscars, pour son rôle de Max, un Britannique détenu dans les geôles turques dans Midnight Express, sorti en 1978, et pour son premier rôle dans Elephant Man deux ans plus tard.

    Un éclectisme cinématographique

    Anobli par la reine Elizabeth II en 2014, John Hurt est né le 22 janvier 1940 près de Chesterfield, au cœur de l’Angleterre. Sa mère, bien qu’actrice amatrice, lui interdit d’aller au cinéma, qu’elle juge « trop commun » pour un fils de pasteur. A l’école, il découvre le théâtre mais c’est vers la peinture que ce grand admirateur d’Edvard Munch se tourne d’abord, en décrochant une bourse pour devenir professeur de dessin à la Saint Martin’s School of Art de Londres.


    John Hurt






    En 1960, il est rattrapé par sa passion des planches et rentre à la prestigieuse Royal Academy of Dramatic Art (RADA), dont il ressort diplômé deux ans plus tard. Parallèlement à la scène, il fait ses débuts à la télévision où il marque les esprits britanniques avec son interprétation de l’écrivain travesti Quentin Crisp, puis de l’empereur romain Caligula.

    Son modèle, c’est Alec Guinness dans l’Oliver Twist de David Lean. « C’est la première fois que j’ai vu à l’écran un acteur utiliser la tradition théâtrale qui consiste à se mettre au service du rôle et non l’inverse et cela a influencé mon travail jusqu’à ce jour », expliquera-t-il.

    En 1978, il incarne Max, un héroïnomane anglais dans l’enfer des geôles turques dans Midnight Express d’Alan Parker. Il remporte le Bafta, récompense annuelle britannique du cinéma et de la télévision, le Golden Globe du meilleur second rôle et est nommé pour les Oscars.

    L’année suivante, l’acteur longiligne à la tignasse rousse interprète le second officier Kane dans Alien de Ridley Scott. La scène où l’extraterrestre le tue en sortant de sa poitrine – qu’il parodiera dans La Folle Histoire de l’espace de Mel Brooks – est entrée dans les annales du cinéma. Ce dernier lui a notamment rendu hommage sur Twitter, exprimant sa « tristesse » et saluant son « talent magnifique »


    John Hurt



    Il se revendiquait comme « un acteur à louer »


    En 1980, au prix de douze heures de maquillage, il se glisse dans la peau tragique d’Elephant Man, pour le chef-d’œuvre en noir et blanc de David Lynch. Son interprétation lui vaut une deuxième nomination aux Oscars et d’être récompensé aux Bafta Awards comme meilleur acteur. Il en recevra un autre pour l’ensemble de sa carrière en 2012.

    John Hurt excelle dans le cinéma de genre et particulièrement les films d’anticipation, comme 1984 (Michael Radford, 1984), V pour Vendetta (James McTeigue, 2005) ou Snowpiercer (Joon-ho Bong, 2013). Mais sa carrière riche de 140 films l’a aussi amené à interpréter le fabricant de baguettes Ollivander dans la saga des Harry Potter ou le savant fou Oxley dans Indiana Jones et le crâne de cristal.

    « Je suis ouvert à tous les genres cinématographiques, tout m’intéresse. Je suis essentiellement un acteur à louer. »

    Après avoir combattu des problèmes d’alcool, John Hurt avait annoncé le 16 juin 2015 sur son blog qu’il souffrait d’un cancer du pancréas et se disait « plus qu’optimiste quant à une issue favorable ». Marqué par la mort accidentelle en 1983 de sa fiancée depuis seize ans, la mannequin française Marie-Lise Volpelière-Pierrot, John Hurt s’était marié à quatre reprises. Il avait deux enfants.